L’ex-maire d’Annemasse perd son sangfroid.

On savait depuis longtemps qu’il était entouré de tout un arsenal de conseillers, de personnes «très respectueuses professionnellement» comme le déclarait une éminente ex-adjointe. Ce qu’on ne savait pas c’est que leurs conseils restaient à la porte de l’esprit de l’ex-édile.

Sinon comment comprendre que sur son site, l’ex-maire écrive de telles sornettes ?

Il a commis quelques perles qui sont à la fois touchantes d’ignorance et amusantes de naïveté.

Ainsi écrit-il :«pourquoi n’a-t-il (en parlant de Louis Mermet) pas demandé l’invalidation de la liste FN avant les élections ?»

Là, mon bon ex-maire, vous m’en bouchez un coin. Vous ne savez pas, vous le conseiller régional, vous l’ex-président de l’agglomération, vous qui à longueur de séances du conseil municipal vous posez en connaisseur de tout, de tous les domaines, en donneur de leçons, que c’est le préfet qui enregistre les listes candidates, et qu’il est en charge de l’appréciation de leur régularité, sous le contrôle en référé du juge administratif ? Non, sérieusement vous ne le savez pas ?


Au fait, sur un plan pratique, on fait comment pour demander avant l’élection l’invalidation de la liste ? On campe à la préfecture ? On dort dans le lit du préfet ? Que je sache d’ailleurs c’est vous qui êtes un poteau socialiste du préfet qui n’est sans doute pas anti-socialiste.

Soyons indulgent pour une fois. Vous vous êtes pris, mon bon ex-maire, les pieds dans le tapis. Bon. Mais pourquoi diable ajoutez-vous :«Nous disons aussi que les méthodes employées par M Mermet et son enquêtrice sont moralement douteuses»?

Sans rire, dans votre esprit, c’est celui qui dénonce la fraude qui serait moralement coupable ? Tristes tropiques que ceux où la tribu socialiste oublie la fin, confond les moyens, adoube le FN, et au prix de ce renversement secret d’alliance, s’en prend à celui qui justement dit que le faux est une atteinte à la démocratie.

Ici on peut hésiter, ou bien on plonge dans les abysses de la stupidité, mais je sais que vous n’êtes pas stupide, ou bien dans le gouffre du cynisme politique. Vous êtes sans doute un bon manœuvrier, et il n’y a pas le choix, puisque vous n’êtes pas idiot, vous êtes cynique. Ce qui est totalement immoral, mon bon ex-maire, c’est votre silence alors que vous saviez, c’est votre appel contre l’annulation des élections par la faute du FN, qui vous en a fait l’allié.

Allez en paix.

Les transports cristalisent le mécontentement des usagers


C’est pour cette raison que la presse s’en fait l’écho.

Mais bien évidemment, ce n’est pas une raison encore suffisante pour s’en inquiéter. Ce qu’il y a d’inquiétant c’est qu’en même temps que la mairie socialiste dit que tout va bien, dans la réalité quotidienne, sans que ce soit toutefois tragique, il existe des frustrations intenses qui naissent des nombreuses difficultés rencontrées par les usagers.

Par exemple, tous ceux qui doivent prendre un ticket et n’ont pas d’abonnement, faute d’en trouver aux arrêts des distributeurs, font perdre à tous, y compris à eux même, un temps important en devant payer à la montée dans le bus. Il serait pourtant possible d’installer des dispositifs de billetteries automatiques. Cela existe ailleurs, pourquoi pas ici ?.

Dans la perspective de l’amélioration de la condition des usagers, la question du cadencement des bus aux heures de pointe devrait être revisitée.

Il y a enfin une dernière problématique qui est purement idéologique. La municipalité socialiste suit une politique anti-automobile, depuis fort longtemps maintenant. C’est la guerre. En témoigne par exemple le fait d’avoir tout fait pour que les bus s’arrêtent au milieu de la chaussée et bloquent la circulation automobile. Cela au fond est irrationnel, sans aucun profit ni pour les usagers des bus ni pour les automobilistes. La rationalité profonde de ces dispositifs d’arrêt de la circulation est punitive. Bien entendu, cela ne sera jamais avoué, le tout sera servi dans une sauce baignant dans le vivre ensemble et le lien social, avec un zeste de pôle multimodal (oh! c’est beau!), et en sucrerie une touche de mobilité douce. Peu importe, la réalité est là, et devient moins supportable.

Dupessey dicte tout dans l’agglomération, y compris les communiqués en sa faveur

VUE DE LA VILLE

Le maire éploré d’Annemasse a trouvé des oreilles compatissantes dans ses collègues de l’agglomération qui se sont fendus d’un scandaleux communiqué déplorant l’annulation des élections, qui démontre leur ignorance de la question, et la dissimulation de la réalité des mobiles.

L’ignorance, ou alors si c’est du cynisme c’est encore plus grave, est celle des causes de l’annulation. Dans tout leur communiqué, ce n’est même pas évoqué. Un comble. il faut donc que la pédagogie élémentaire du Conseil d’État atteigne leur esprit. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est la plus haute juridiction administrative française : c’est vilain de tricher !

En l’espèce, comment faut-il le dire pour que le message entre dans les esprits manipulés de l’agglomération, le Front National, dont aucun maire ici ne se réclame, a fraudé. Il a commis un faux, ce qui vaut d’ailleurs à une lampiste de la liste FN d’être poursuivie devant le tribunal correctionnel en septembre. Et le faux, voyez-vous mes bons maires, c’est grave, c’est la mort de la démocratie. Et vous devriez monter comme un seul homme au créneau pour le combattre, au lieu de vous agenouiller devant Dupessey, et signer ce communiqué innommable, au sens étymologique, qui déplore une annulation de l’élection en réussissant ce tour de force de n’en mentionner en aucune ligne sa cause exacte.

Scandaleux.

Il est impossible aussi de ne pas remarquer la dissimulation de votre discours dicté par Dupessey. Oui cette annulation va entraîner de nouvelles élections. Et la conséquence de ces nouvelles élections sera que les organes de l’agglomération devront se mettre en conformité avec la loi, qui a changé, et personne n’y peut rien. Nos concitoyens ne le savent pas, mais vous vous le savez. La conséquence institutionnelle sera qu’il faudra restreindre les effectifs des délégués des communes. Moins d’indemnités seront distribuées, c’est sûr. Est-ce cela qui constitue la cause de votre désarroi ?

Il est impossible encore de ne pas relever la pauvreté indigne de l’argumentation que vous reprenez, soufflée par Dupessey qui l’a déjà entonnée comme un leitmotiv : il y aura des retards catastrophiques, l’agglomération sera paralysée. Le monde s’écroulerait parce que quelques décisions, lesquelles au fait, prendraient trois mois de retard au pire ? Vous vous moquez de qui pour sortir des énormités pareilles ? Le CEVA ne pourrait attendre 3 mois alors qu’il attend depuis des lustres ? Est-ce là un discours de responsables ou d’irresponsables ?

En résumé, vous apportez par votre communiqué, par ce torchon, la preuve malheureuse de la manipulation du maire socialiste d’Annemasse.

Le délire de la circulation à Annemasse : du bus punitif à la gare punitive

Chaque automobiliste constate la progression des bouchons, l’allongement de tous les temps de trajet. Tout automobiliste a appris avec le temps d’une part à être racketté de multiples manières, et aussi à être culpabilisé.

C’est ce que fait le maire socialiste actuel, reprenant le flambeau de son prédécesseur également socialiste. Le discours est simple, et en apparence équitable. Il consiste à dire que si l’usager des transports en commun paye son ticket, en revanche l’automobiliste ne paye pas les routes, les carrefours, les infrastructures, etc. Si bien que l’égalité républicaine commanderait de le taxer, et notamment pour le stationnement, pour ce bon motif que le contribuable n’a pas à payer pour lui.

Ce raisonnement délétère n’a que l’apparence de la rationalité, il est au fond totalement inéquitable et irrationnel.

Il est irrationnel en ce qu’il oublie le coût extraordinaire des transports collectifs, que l’usager ne supporte JAMAIS en totalité. La différence c’est la subvention, et c’est donc le contribuable qui la paye. Si bien que la rhétorique qui consiste à culpabiliser l’automobiliste «qui ne paye pas les infrastructures» est profondément injuste, parce que l’usager des transports en commun et l’automobiliste sont au moins à égalité dans le partage du coût des infrastructures et du coût du fonctionnement, et pire encore, sont tous les deux des contribuables.

Et ce délire n’est pas terminé. Il va même s’accentuer si les socialistes qui empoisonnent idéologiquement l’agglomération restent aux commandes et continuent d’être écoutés.

On a déjà les bus punitifs, par la grâce de la nouvelle configuration des rues où tout est fait pour qu’il soit impossible lorsqu’ils s’arrêtent pour charger les passagers, de les dépasser. Le résultat est simple, la circulation s’arrête derrière eux, sans profit ni pour les passagers ni pour les automobilistes. La rationalité profonde de ce système aberrant est simple, c’est la punition de cet ennemi juré du socialo-écolo qu’est l’automobiliste.

Mais ce n’est pas fini : demain on aura la gare punitive.

Là le délire sera poussé à son paroxysme.

Qu’on se souvienne qu’il y a quelques années l’adjoint socialiste M VIOUD, lançait à grand renfort de publicité et de discours le «péricentrique»«multimodal» (avec l’impasse faite pour des raisons électorales sur le tram qui n’y aboutira pas). Elles s’agglutineront dans des rues étroites pour contourner la gare.

Et cette folie furieuse passe comme une lettre à la poste, et court à travers toutes les instances de l’agglomération.

Qu’avons nous fait pour mériter ça ?

Contre la peine de mort

Cette question n’a rien à voir avec Annemasse et la vie locale.

C’est une pure réaction à l’annonce de plusieurs condamnations à mort récentes.

Plusieurs hommes ont été condamnés à mort ces derniers jours : le crétin islamiste de l’attentat de Boston aux USA, l’ancien président Morsi en Égypte, également crétin islamiste, et le Français condamné à mort en Indonésie, État de crétins islamistes.

Le tout est une gifle donnée à la civilisation, parce que la peine de mort est une barbarie qu’il faut proscrire. L’État doit être un État de droit, ce qui est totalement incompatible avec cette vengeance froide qu’est la peine de mort. Tout système judiciaire qui maintient cette barbarie en son sein est un système barbare. Ce qui est profondément gênant s’agissant des USA.

Les socialistes à la traine.

Nous ne voulons que du bien à nos amis de la mairie, mais franchement, que de laisser-aller. En pensant qu’ils sont à l’abri de tout une fois leur élection acquise, ils se croient tout permis. Ils croient qu’ils peuvent s’adonner à leurs vieilles lunes socialistes, et que le réel n’a pas lieu, comme un philosophe contemporain le souligne. C’est la maladie sénile du communisme et du socialisme, révoquer le réel quand il n’est pas conforme au discours. Tout va donc toujours bien quand ils sont aux commandes. Ils croient qu’ils peuvent cultiver la solidarité internationale pour se tailler une place dans l’histoire, voire prendre du gallon politique. Mais non, le réel est là avec ses trous, ses ordures à deux pas de la mairie, avec ses encombrements quotidiens.

Un scoop à 8 Mt Blanc : M le maire d’Annemasse est sûr que les élections ne seront pas annulées. A-t-il raison ?

C’est toujours bien de connaître l’avenir. Je comprends tout à fait que le maire d’Annemasse soit confiant, comme il l’a déclaré à 8 Mt Blanc après l’audience du 12 mai 2015 à Paris devant le Conseil d’État. Pour lui, et son adjoint, cela ne fait aucun doute, les élections ne seront pas annulées.

L’affaire est en effet venue à l’audience du Conseil d’État. Le Rapporteur public (anciennement appelé Commissaire du gouvernement) a conclu à la confirmation du jugement du Tribunal administratif de Grenoble en toutes ses dispositions. Le jugement avait annulé les élections. Au moins un magistrat, certes qui ne délibère pas, mais qui en général est la mémoire jurisprudentielle de la juridiction, qui ne partage pas l’opinion de Monsieur le Maire.

Il peut toujours arriver qu’une juridiction, le Conseil d’État comme les Cours et Tribunaux administratifs, ne suive pas les conclusions du Rapporteur public. C’est toujours possible.

De même qu’il est parfaitement possible que le Conseil d’État estime que la fraude électorale ne soit pas établie, encore qu’il soit difficile d’imaginer comment ce serait envisageable avec les preuves manifestes qui ont été rapportées. Mais un juge peut toujours dire qu’à midi il fait nuit, et quand il le fait le justiciable est bien désarmé. C’est en tout cas extrêmement rare. Les juges, en général, suivent toujours le plus petit commun dénominateur de la pensée humaine qui est le bon sens.

Il est aussi parfaitement imaginable que le Conseil d’État choisisse de considérer que la fraude même démontrée ne doive pas avoir pour conséquence l’annulation des élections, car ainsi que M le Maire l’a plaidé, ce serait un «déni de démocratie».

L’argument n’est pas faible. Il repose sur l’idée qu’annuler les élections est inéquitable pour la liste qui les a emportées, sans avoir fraudé, elle. Ce qui est vrai. La liste socialiste n’a pas fraudé; mais elle a toutefois profité de la fraude du FN puisque divine surprise, au lieu d’affronter une seule liste, celle de la droite républicaine, elle a a eu le bonheur insigne de voir en face d’elle une troisième liste qui allait nécessairement affaiblir la liste opposante principale.

Tout est donc toujours possible. Mais ce serait tout de même étrange, car si la juridiction suprême française décidait tout de go que la fraude n’est d’aucune importance, alors s’ouvriraient grandes les portes de la tricherie pour toutes les élections à venir. Le mot d’ordre serait : trichez, trichez, de toute manière vous ne risquez rien. Les élections deviendraient alors des monuments de pédagogie à l’usage de tous. Il n’est pas sûr que beaucoup d’esprits aient envie de suivre cette pente.

Nous attendons pour notre part, dans l’apaisement que procure la certitude d’avoir agi conformément aux principes de la démocratie, et œuvré pour son respect.

Une honte, ma bonne dame,

Des petits hommes et de petites femmes en jaune fluo, critiquant la chaussée et « le travail de personnes pourtant très respectueuses professionnellement », c’est une honte. En plus je suis sûr qu’elles sont soucieuses du «vivre ensemble» comme toute votre équipe, débordantes sans doute de solidarité internationale, baignant dans le respect du maire et de ses adjoints. C’est vraiment une honte.

Ils n’ont même pas la pudeur de cacher leur pantalon de costume (sur mesure), ces cuistres. Les dames en jaune sauf une qui s’est distinguée en arborant de l’orange, portaient des jupes Chanel de la collection d’été 2015. Des bourges, moi je vous le dis, rien que des bourges.

Je vous comprends, ma bonne dame. Je m’associe à votre indignation. Juré que je ne mettrai plus jamais de gilet fluo sur mon costard Cardin sur mesure, j’ai trop d’égard pour vos maigres indemnités d’adjointe, qui ne vous permettent certainement pas de vous payer même un mouchoir sur mesure, surtout avec tout cet argent que vous donnez aux œuvres du maire et à la solidarité. Juré, je ne dirai plus rien sur les rues défoncées, et je vous demande pardon. Par contrition je ne mettrai plus qu’un costume signé Che Guevara, et je reprendrai mes pantalons pattes d’éléphant. Juré. Quant aux pétasses en jupe Chanel, je leur ferai arracher le prix qu’elles laissent benoîtement et ostensiblement dessus, juré. Elles ne mettront plus que des sacs H et M pour les prochaines manifs, ou comme vous des toilettes signées Emmaüs.

Heureusement que vous êtes là pour relever le débat, non c’est vrai. J’admire surtout le magnifique élan de votre cœur vers «le travail de personnes très respectueuses professionnellement». C’est tellement bien dit. Ce que je ne savais pas c’est que le bitume des rues n’était pas coulé par des entreprises capitalistes hideuses, mais par ces personnes très respectueuses professionnellement. En plus d’une prose superbe, affranchie du carcan des accords, je vous félicite pour sa richesse informative.

Merci. C’est chouette de discuter avec vous. Remarquez que la réponse est au niveau de votre attaque.

J’avais devant moi un homme qui a fait l’histoire…

Le profond amateurisme de cette déclaration du «chef de l’État», qui nous fait honte une fois de plus, fera sans doute plaisir aux remugles castristes qui hantent encore les partis de gauche, du parti socialiste aux altermondialistes en passant par les écolos, mais restera aussi incongrue que celle de Laval qui déclara souhaiter la victoire de l’Allemagne nazie. L’imbécilité est de parler, quand seul le silence serait audible. D’abord par respect pour les victimes du tortionnaire Castro. Ensuite par simple calcul politique, parce que les temps changent. De même que le communisme a été emporté dans les anciens pays de l’Est dès que les portes de leur camp de concentration à l’échelle continentale s’entrouvrirent, les statues de sel qui gouvernent l’île sucrée seront jetées, demain, dans les poubelles de l’histoire. Un État, la France en est encore un, en face d’un fantôme baignant dans le sang de ses crimes, se doit de rester au seul niveau international qui compte, celui des relations diplomatiques, et ne pas s’abaisser à cirer les pompes d’un «salaud de l’histoire», comme aurait dit ce bon JP Sartre qui faisait dans la nuance.

Le manifeste du macadam

Des citoyens dans la ville s’émeuvent des trous noirs des chaussées.

On peut discuter de tout, des trous, des chaussées, de l’évolution de l’Homme et de la croissance des rayons gammas dans les trous noirs cosmiques, mais pour les dames qui portent des talons, pour les cyclistes qui ont été épargnés par les automobilistes avec qui ils sont en guerre, la présence de ces effondrements sous leurs roues ou leurs semelles, leur parle symboliquement de leur place dans la ville. Tous se disent qu’ils sont bien peu de choses. Et c’est vrai. Les trous noirs se rejoindront et la ville entière sera engloutie dans une gigantesque béance sociale. Le Bronx avant d’être le Bronx était déjà le Bronx, mais en mieux. La chute vers le pire est la crainte que l’on peut tous avoir. C’est pourquoi un trou dans la chaussée n’est pas seulement un obstacle dangereux, mais une charge symbolique. Il nous dit avec une pédagogie irréfutable que l’urbain se dessine en creux dans le macadam. D’où ce pessimisme qui se propage comme les rayons d’un soleil noir.

Un excellent article : Les trous noirs des rues d’Annemasse