Une erreur historique

Nous n’avons jamais été en faveur de la prolongation du tram en direction du Perrier, nous avons toujours pensé que la voie royale du tram devait conduire ses rails à la rencontre de la gare, centre névralgique des transports en commun. Nous n’avons pas été écoutés par la municipalité socialiste qui pour des raisons purement électorales a toujours voulu favoriser son quartier privilégié, le Perrier. Aussi la nouvelle qui est tombée le 17 janvier 2018 du retrait du financement par Bern a porté un rude coup à l’extension du tram. Nous ne nous en réjouissons pas pour autant. Mais à quelque chose malheur est bon. Ce sera aussi l’occasion de réparer l’erreur historique qui avait été commise et de revoir la copie.

La vitesse à 80 km/h, le mensonge, les fausses statistiques, la confusion mentale entre facteur et cause

Un comité interministériel va en donner demain une illustration. Il va imposer la baisse de la vitesse sur les routes dites secondaires, c’est à dire sur près de 400 000 km en France, à 80 km/h. Au prétexte que cela va permettre en théorie une baisse de la mortalité routière. Rien, absolument rien n’est venu démontrer cette théorie.

C’est un mensonge. Un mensonge alimenté par une idéologie imbécile. Un mensonge parce que si la vitesse est un facteur, bien entendu que c’est un facteur, ce n’est jamais la cause de l’accident. La cause c’est simplement l’erreur de conduite, mais aussi la disposition des lieux, le mauvais état des routes, etc. C’est donc un mensonge honteux. Et au-delà c’est la manifestation d’une confusion mentale d’abruti.

Le plus sûr serait de circuler à l’arrêt. Bande de bananes.

Zut alors, déjà 2018

En somme il ne reste plus que deux ans avant les prochaines élections.

Déjà des candidats s’agitent, des ambitions bouillonnent, et les partis survivants de l’holocauste printanier de 2017 rêvent de retrouver une virginité électorale à l’occasion des municipales.

Devant les candidats annoncés aujourd’hui, et spécialement dans notre ville, il est difficile de ne pas sombrer dans le spleen. Même si demain il pouvait y en avoir d’autres. Ne soyons pourtant pas trop exigeants, restons sobres. L’idéal n’existe pas, il n’existe que des compromis. Il nous appartiendra à nous les électeurs, de choisir entre des nuances de gris, du gris souris au gris rat.

Le dur choix entre d’égales médiocrités n’est évidemment pas enthousiasmant au premier abord, et pourtant il est la voix de la sagesse. Les cimetières politiques sont peuplés d’héros étincelants mais morts, les vivants eux, restent pour boire un coup et saucissonner dans la gaité en devisant sur la pluie et le beau temps. En 2018, soyons réalistes, prudents, et heureux de vivre. Le reste viendra de surcroît à son heure.