Et si on prohibait le tabac et l’alcool ?

En voilà une idée. Au moment où tout lâche, où tout fout le camp diraient certains, où les certitudes s’effondrent et aussi les limites, en ce moment précis de l’histoire où l’abandon est érigée en vertu, d’autres voies s’envisagent.

Car tout n’a pas été dit sur la légalisation de toutes les drogues, des douces au dures, ou selon l’air du temps d’abord pour les douces. On connaît les arguments en faveur de la levée de toutes les pénalisations. La consommation est massive, la prohibition génère de la délinquance et des organisations criminelles prospèrent dans la société. Il n’y aurait finalement que de faibles dangers dans l’usage. Des quartiers entiers vivent économiquement du trafic, et par quoi remplacer cette source fructueuse ? Une honte que cet argument, mais il existe. En revanche on sait moins si les risques d’une consommation massive ne seraient pas systématiquement minimisés.

Il est difficile de résister à la vague contemporaine, qui emporte tout sur son passage, balaye toutes les réticences. Nous y sommes déjà, les esprits ont évolué ces dernières années et même dans le camp conservateur on observe un glissement étonnant. La légalisation du cannabis est pour demain.

Et si au contraire de ce mouvement on instaurait une prohibition totale du tabac, et pourquoi pas de l’alcool ? Haro sur les psychotropes. On sait de source absolument certaine que le tabac tue, coûte en termes de santé publique un Himalaya d’argent. On le sait aussi de l’alcool avec la même certitude. Toute politique sérieuse de santé publique devrait se poser la question de la prohibition absolue de ces fléaux. Bon, allez, avec une exception pour l’alcool festif !