Le syndrome de la Maison du Salève

La maison du Salève, dont je n’ai pas retrouvé le coût d’aménagement qui n’a pas dû être négligeable et qui a été entièrement financé par l’impôt, est gérée par le Syndicat Mixte du Salève qui réunit une vingtaine de communes.

Le tout est financé par des subventions de chacune des collectivités concernées, qui représentent 3,8 € par habitant dans le cas d’Annemasse, et plus du double lorsqu’il s’agit d’une commune touchant à «notre Salève». Le budget c’est 1 million par an.

Le syndicat, comme tous les syndicats, bruisse d’agitation. Vous pouvez imaginer, des prospectus, des accueils divers, de la «com», etc. Et pour tout cela Madame BOUZIG, qu’y a-t-il ? Seulement, 10 personnes employées.

Là où ça devient intéressant, c’est la structure de ce personnel. 2 sont sur le terrain, 8 ne sont pas sur le terrain. Il y a notamment des animateurs scolaires (en dehors des vacances où ils sont très certainement «surbookés», que font-ils le reste du temps ? Je n’ai pas réussi à le savoir). 10 employés cela nécessite déjà une hiérarchie, La nature administrative ne supporte pas l’absence de hiérarchie. C’est donc sans surprise qu’on apprend qu’il y a une directrice. Je suis sûr qu’il doit aussi y avoir une ou deux secrétaires.

On peut appeler cela le syndrome de la maison du Salève. Les maisons du Salève poussent de toute part sur tout le territoire. Un million de ci, un million de là, et hop ! c’est parti pour la grande glissade des impôts locaux.

Le monde ne va pas s’arrêter pour autant. Mais la France dans le monde va continuer de s’enfoncer, grignotage après grignotage. Il faut nous réveiller.

Où il se révèle que n’ayant pas d’idées, la majorité socialistes les emprunte à l’opposition, ainsi que le démontre l’ordre du jour de la séance du 20 novembre 2014 du conseil municipal.

Hier c’était impossible.

Hier c’était refusé. Au motif essentiel qu’il fallait que l’automobiliste, sous couvert d’égalité, soit sanctionné.

Aujourd’hui, devant l’absurdité de ce refus, et alors que le commerce du centre-ville tend à disparaître, d’un seul coup il devient possible de passer la gratuité des parkings (clos) de 15 minutes à 30 minutes. En voilà une bonne idée ! Sa reprise par la majorité socialiste marque son essoufflement politique.

«III°) La Ville d’Annemasse a souhaité, à l’occasion de ce changement de tarif, augmenter le premier temps gratuit dans les parcs de stationnement, à 30 minutes. Cette première demi-heure gratuite sera appliquée à partir du 12 décembre 2014.

Aussi, il a été institué une nouvelle grille tarifaire en zone orange permettant de compenser la perte de recette occasionnée. Cette dernière entrera en application au 1er janvier 2015».

Ce que nous préconisons depuis très, très longtemps.

Ordre du jour séance 20 novembre 2014

Adieu, Manitas De Plata,

Sentimiento by Manitas De Plata on Grooveshark

Monsieur DUPESSEY perd son sang froid

Pris de vertige, sinon de panique, devant l’annulation des élections municipales, le groupuscule socialiste et son maire M DUPESSEY,  imaginent un contre-feu pétaradant de rhétorique. Ils publient un communiqué.

En introduction à leurs jérémiades, ils avancent une affirmation tonitruante.

«M. Mermet a demandé l’invalidité totale de l’élection dès le 4 avril, et ce, contrairement à ses affirmations, la main sur le cœur, disant qu’il ne s’attaquait qu’à la « tricherie » du FN».

Comme ils ne peuvent évidemment pas nier que dès l’introduction du recours ils savaient à quoi s’en tenir, puisqu’il était écrit noir sur blanc que ce qui était demandé était l’annulation totale des élections, ils croient expédient d’ajouter :

«C’est bien une manœuvre sournoise antidémocratique qui vient de loin, et qui est démontrée par les faits».

Il est difficile de suivre la logique de la proposition : tout le monde savait depuis le début, mais c’est «une manœuvre sournoise antidémocratique qui vient de loin».

Et comme en matière de mensonge politique plus c’est gros, mieux cela passe, ils enchaînent aussitôt en menaçant d’une apocalypse imaginaire.

Voilà-t’y pas que le danger numéro 1 serait que «- la Ville d’Annemasse n’aurait pendant la période électorale qui suit (3 mois maximum) ni maire, ni conseil municipal, et serait administrée par des personnalités désignées par le Préfet, chargées de gérer les affaires courantes».

On comprend l’effroi. Une affreuse pensée surgit : et si en prime ils perdaient leurs indemnités d’élus pendant cette période ? Voire même au delà s’ils perdaient les nouvelles élections. Quelle horreur.

Le drame d’une agglomération privée de sa tête pensante, M DUPESSEY, est évoqué. Comme si un malheur ne suffisait pas, elle serait en prime «fragilisée » parce qu’elle devrait respecter une décision du Conseil constitutionnel qui oblige à proportionner le nombre de représentants à la taille de la population, ce qui est un tout autre débat.

Pour clore le tableau le spectre hideux d’un gaspillage de deniers publics est agité. Une dépense supplémentaire de 200 000 €, coût de la future campagne, va assurément nous ruiner.

Eux qui ne se préoccupent jamais de la dépense publique, qui l’augmentent année après année, qui se contrefichent de sa béance puisque ça ne touche jamais leur portefeuille, mais celui de ces êtres improbables qualifiés aimablement d’administrés, les voilà qui hoquettent que ce serait trop cher.

Ce qu’il y a de bien dans ces cris d’orfraie c’est qu’on voit rapidement où le bât blesse, il suffit de porter son regard sur la réalité que veut masquer cette protestation.

Parce que c’est politiquement simple. C’est en fait la réalité d’une complicité objective avec le FN que ce tapage dissimule. Complicité des socialistes municipaux avec une formation dont la présence les arrange tellement puisqu’elle leur fait gagner l’élection, que comme MITTERAND leur maître, ils voudraient surtout ne rien tenter qui puisse l’affaiblir si peu que ce soit. D’où leur silence alors qu’ils connaissaient la fraude. D’où leur inaction, alors que s’ils avaient eu un tant soit peu de respect pour les principes les plus élémentaires de la démocratie, il eussent agi à nos côtés. On les aurait même accueillis.

C’est peut-être vrai qu’on ne fait pas de politique avec de bons sentiments. Mais il faut préciser de quelle politique on parle. Il ne peut s’agir que de la politique politicienne, celle du cumul des indemnités, celle de la ficelle et du coup de Jarnac, du couteau dans le dos et des manœuvres clandestines. La politique dont plus personne ne veut.

Le grand bluff politique de M Dupessey

Il se répand dans les médias locaux en hurlant à l’injustice devant l’annulation des élections.

Il se plaint. Il est sans doute une victime.

C’est une mascarade. La victime de la fraude ce n’est pas M DUPESSEY, mais uniquement, exclusivement NOUS, la liste de la droite modérée qui a été battue par l’alliance de fait entre les socialistes et le FN.

Sans la liste FN, Dupessey mordait la poussière. Le crime lui a donc profité, et à lui seul.

Ce n’est donc pas une injustice, même si derrière l’annulation on ignore quelles seront exactement les retombées. C’est le contraire, ce n’est que justice, une justice difficile, mais nécessaire, parce que la vie politique ne peut continuer de vivre sur le mensonge, la fraude, la manœuvre des Machiavels de sous-préfecture, surtout ceux drapés de rose bonbon.