On croit rêver quand on lit le JIM de mai juin 2014

Dans le journal municipal d’information, organe de la majorité socialiste payé par le contribuable, le maire étale son autosatisfaction d’être élu. Il soutient dans l’euphorie de sa victoire l’être par une majorité alors qu’il est en réalité minoritaire dans la ville, et il prétend en prime s’élever au-dessus de la mêlée en affectant de rendre hommage à ses adversaires. Il pousse même le cynisme jusqu’à écrire :

«Je resterai le Maire du rassemblement et de l’apaisement, un homme de paix et de  dialogue.

Je remercie de leur engagement les élus de l’opposition et leur exprime ma volonté de travailler ensemble dans l’intérêt de la ville et de tous ses habitants».

D’abord il n’a jamais été l’homme du «rassemblement et de l’apaisement», mais celui des manœuvres en tout genre, ce qui n’est pas la même chose. Ensuite qu’il ose prétendre exprimer aux «élus de l’opposition» sa «volonté de travailler ensemble dans l’intérêt de la ville et de tous ses habitants» est une pure mascarade.

La réalité de son précédent mandat a été au contraire de ne jamais associer l’opposition à aucune décision. Et surtout pas à la préparation des décisions. Jamais il n’y a eu le plus petit commencement du plus petit bout de la plus infime concertation. Même pas pour le choix d’une lampe de bureau. Jamais. Et aujourd’hui il voudrait faire avaler qu’il a la «volonté de travailler ensemble». C’est tellement grotesque que c’en est insultant.

Comment les élus socialistes au conseil municipal d’Annemasse soignent d’abord leurs intérêts

Le 24 avril 2014 une vive discussion s’est engagée entre la majorité socialiste du conseil et l’opposition à propos de la rémunération des élus.

Dans la limite maximum de la loi de 407 000 €, les 29 élus socialistes ont fixé les indemnités du maire, des adjoints, des non-adjoints, bref de la quasi-totalité de leur formation. Ils ont exposé ne prendre sur l’enveloppe moins que la loi ne l’autorise. Fort bien.

Louis Mermet a exprimé son opposition en rappelant le contexte. Ce qui a suscité un spectacle des plus savoureux. Avec des trémolos dans la voix, le premier adjoint et le second, ont dit tout à la fois qu’ils étaient honnêtes, ne volaient personne, et que les indemnités étaient la juste rémunération du sacrifice de leurs soirées, et de la sueur de leur front.

Ce qui a entraîné par Louis la sage réplique que nous aussi nous passions des soirées, sans rien recevoir en contrepartie et que nous ne nous en plaignions pas.

J’ai fait observer qu’ils s’inscrivaient dans l’émotion au lieu de répondre à la question purement politique de la légitimité de leurs rémunérations dans un temps où la classe politique était violemment mise en cause. Ajoutant que la professionnalisation des fonctions politiques était au cœur de cette problématique. Rien n’y a fait, business is business. Le maire est resté discret tout au long du débat, il est vrai que comme Louis Mermet l’avait souligné, la «modestie» de sa rémunération, jointe aux autres «modestes» rémunérations de ses autres fonctions, à l’agglomération, à la région, au total représentait une coquette somme.

On pourrait d’ailleurs relever que la rémunération de maire pour un tiers temps (il est président de l’agglomération, conseiller régional) est au total bien supérieure au maximum légal, s’il devait être divisé par trois pour correspondre au travail effectif.

Ainsi nos socialistes commencent bien la charité par eux même. On pensait qu’ils étaient de purs esprits, qu’ils ne vivaient que pour faire triompher leurs idées, que nenni. Ce qui prime c’est leur intérêt mesquin ! Socialistes mes frères, vous ne pouvez pas savoir comme je vous aime de montrer vos faiblesses ! Vive Cahusac, vive Aquilino Morelle, vive Guérini, vive aussi le mafieux du Nord dont j’ai oublié le nom, vive tous !

Plainte pénale contre X pour faux et usage de faux

C’est la suite logique de la saisine du juge de l’élection.

Une plainte contre X a été déposée en raison du faux et de l’usage du faux. L’enquête dira qui en est l’auteur, et qui en a fait usage.

Encore une fois, sauf à admettre que tout est possible en matière électorale, alors il est nécessaire de réagir. La République est fondée sur des lois, des valeurs, des principes. Le libre jeu de la démocratie suppose en matière électorale que les lois ne soient pas transgressées. Sinon le processus électif devient une vaste farce.

Cliquez pour télécharger la plainte

Scoop : un recours tout chaud.

Le recours contre la liste du front national.

L’étonnant n’est pas que nous l’ayons fait.

L’étonnant est que M Dupessey et le parti socialiste ne l’aient pas fait. Cette abstention est le signe d’une manifeste alliance objective.

Les raisons du recours sont simples. Une élection est une affaire sérieuse. Peut-il être toléré qu’une malade d’Alzheimer soit candidate alors qu’elle ne dispose plus de ses facultés ? Peut-il être toléré qu’elle soit ainsi candidate par définition à son insu ? Peut-il être toléré que sa déclaration de candidature soit rédigée par une autre personne, et surtout signée par une autre personne ? Qu’un faux ait été commis ? Peut-on tolérer qu’il soit usé d’un faux pour compléter une liste ?

S’il était répondu «oui» à ces questions, alors il n’y aurait plus aucune limite. Si cela devait être toléré, alors ce serait une grave atteinte à la démocratie.

C’est contre ce scandale que nous avons formé un recours.

Cliquez pour le télécharger : Recours

Pièces jointes au recours

La face cachée des élections

Il y a une face bien dissimulée des élections. Le point obscur du
discours du maire reconduit le 5 avril 2014 au conseil municipal.

On
a pu l’entendre se congratuler et dire toute l’autosatisfaction qu’il
tire de cette performance inouïe qui veut qu’en réunissant 1/5° des
électeurs il puisse poursuivre son règne sur la ville d’Annemasse et
prétendre continuer de lui imposer le joug des fadaises socialistes.

Mais la face obscure de cette réussite
est pourtant inquiétante. C’est la montée à près de 17 % du front
national au premier tour, descendu il est vrai à 13 % au second. Mais
même 13 % pour un parti qui, localement du moins, n’a strictement rien
proposé, n’a aucun programme local, dont la tête de liste n’a même pas
la plus petite connaissance du B à BA du fonctionnement d’une commune
ainsi que tous ont pu s’en rendre compte lors du débat à MLK, c’est
sidérant. Le seul discours est sur la sécurité, discours d’autant plus
remarquable dans les circonstances locales quand on connaît la
biographie de celui qui le tient.

Aussi le fait que le premier
édile ne dise rien sur cette question est dans un premier mouvement
surprenant. Mais à l’analyse, au final, c’est parfaitement
compréhensible.

Que pouvait dire M Dupessey ? Pouvait-il dire
qu’il doit sa victoire au front national ? Évidemment non. Sans quoi on
l’eût immédiatement soupçonné d’avoir noué une alliance contre nature
avec le front. Le silence était donc la meilleure des défenses. Mais
nous, nous pouvons le juger, et le condamner. Le maire PS doit sa
victoire au FN.