Photo du maire content

Avant 1958, le tramway desservait le centre-ville d’Annemasse et allait jusqu’à la gare.

Puis, par mimétisme avec d’autres villes, alors que l’âge d’or de l’automobile s’ouvrait, il fut supprimé.

Les temps modernes commencèrent, apportant avec eux leur cortège de nuisances et, surtout, les limites de la voiture en matière de transport urbain.

Eureka ! L’idée lumineuse de réinstaller le tram vint irriguer le cerveau assoupi de la gauche annemassienne, fossilisé sur sa seule idée fixe : bâtir du logement social. Mais se posa aussitôt un problème délicat : la quadrature du cercle politique.

L’électorat de la gauche est au Perrier. Un tram cela doit desservir en priorité le centre. Or, le centre est à droite. Comment faire ?

C’est là que le génie politique a frappé : transporter le centre symbolique au Perrier, et faire de ce quartier périphérique, le nœud ferroviaire du pouvoir politique.

Ainsi va le monde sous le soleil.