Pour que vive l’Europe, il faut que la Grande-Bretagne s’en aille

Ce qu’il y a de positif dans le Brexit, s’il devait advenir, c’est qu’il enterrera une certaine Europe, et nous donnera, dans la morosité qui alors s’installera, la chance historique d’en rebâtir une autre, plus petite, centrée sur les pays qui nous entourent, sauf la Suisse, une Europe des peuples, avec des institutions véritablement démocratiques qui impliqueront un exécutif responsable devant un vrai parlement élu. Nous avons cette chance devant nous. Merci à la Grande-Bretagne de nous quitter, merci encore. Hostile depuis l’origine au projet européen, manœuvrant avec intelligence pour le torpiller, la Grande-Bretagne a réussi à détruire l’élan vital né dans les ruines de l’après-guerre. Elle a poussé à l’élargissement consciente qu’il conduisait inéluctablement à la dissolution. Le fruit est mûr désormais, son parasite peut le quitter. Bon vent.