Les meilleurs vœux des fonds frontaliers pour 2016

Le DL expliquait ces derniers jours que les fonds frontaliers avaient pris l’allure d’un cadeau de Noël :

«Du côté des communes, Annemasse arrive largement en tête. Avec ses 7 485 travailleurs frontaliers, la cité frontalière empoche la somme de 10 078 088 euros. Parmi les autres millionnaires de la CFG, on retrouve Gaillard (5 244 290 euros pour 5 238 frontaliers), Saint-Julien (4 729 673, 4 724), Reignier (2 184 620, 2 182), Ville-la-Grand (2 085 501, 2 083), Vétraz-Monthoux (2 154 584, 2 152), Ambilly (2 004 404, 2 002), Viry (1 702 042, 1 700), Collonges-sous-Salève (1 460 752, 1 459), Cranves-Sales (1 446 735, 1 445), Valleiry (1 358 630, 1 357), Archamps (1 160 392, 1 159) ou encore Cruseilles (1 053 263, 1 052)».

On ne peut que se réjouir de ce bonus, et regretter que la commune n’en tire pas la conclusion que les impôts locaux devraient baisser à proportion de ces montants d’aide genevoise.

Pour prévenir un argument constamment mis en avant par de bons esprits, les fonds frontaliers ne sont pas principalement destinés à compenser le coût des habitants travaillant à Genève et vivant dans le Genevois haut-savoyard. Pour la bonne et simple raison qu’ils ne «coûtent» pas à la commune, et qu’ils payent des impôts locaux.

Le seul partenaire qui aurait à s’en plaindre est l’état, car il est vrai que les frontaliers au lieu de payer leurs impôts en France les paiement par prélèvement sur leurs salaires à Genève, seul canton frontalier à pratiquer cette retenue à la source.

Mais la ville n’est pas l’État.

10 078 088 euros pour l’année 2015 et 7485 travailleurs frontaliers. Ce qui est d’une importance extrême, et représente près d’un travailleur sur deux.

Cela va-t-il durer ? D’abord la question de l’emploi frontalier dépend totalement de la bonne santé de l’économie genevoise. Si elle devait tousser, l’impact serait énorme. Ensuite ce qu’on ne sait pas c’est si ce régime d’exception peut se maintenir. Sans doute oui si le système du prélèvement à la source se poursuit à Genève, encore que ce ne soit pas absolument obligatoire que les salariés frontaliers soient prélevés à la source.