Les transports cristalisent le mécontentement des usagers


C’est pour cette raison que la presse s’en fait l’écho.

Mais bien évidemment, ce n’est pas une raison encore suffisante pour s’en inquiéter. Ce qu’il y a d’inquiétant c’est qu’en même temps que la mairie socialiste dit que tout va bien, dans la réalité quotidienne, sans que ce soit toutefois tragique, il existe des frustrations intenses qui naissent des nombreuses difficultés rencontrées par les usagers.

Par exemple, tous ceux qui doivent prendre un ticket et n’ont pas d’abonnement, faute d’en trouver aux arrêts des distributeurs, font perdre à tous, y compris à eux même, un temps important en devant payer à la montée dans le bus. Il serait pourtant possible d’installer des dispositifs de billetteries automatiques. Cela existe ailleurs, pourquoi pas ici ?.

Dans la perspective de l’amélioration de la condition des usagers, la question du cadencement des bus aux heures de pointe devrait être revisitée.

Il y a enfin une dernière problématique qui est purement idéologique. La municipalité socialiste suit une politique anti-automobile, depuis fort longtemps maintenant. C’est la guerre. En témoigne par exemple le fait d’avoir tout fait pour que les bus s’arrêtent au milieu de la chaussée et bloquent la circulation automobile. Cela au fond est irrationnel, sans aucun profit ni pour les usagers des bus ni pour les automobilistes. La rationalité profonde de ces dispositifs d’arrêt de la circulation est punitive. Bien entendu, cela ne sera jamais avoué, le tout sera servi dans une sauce baignant dans le vivre ensemble et le lien social, avec un zeste de pôle multimodal (oh! c’est beau!), et en sucrerie une touche de mobilité douce. Peu importe, la réalité est là, et devient moins supportable.