J’avais devant moi un homme qui a fait l’histoire…

Le profond amateurisme de cette déclaration du «chef de l’État», qui nous fait honte une fois de plus, fera sans doute plaisir aux remugles castristes qui hantent encore les partis de gauche, du parti socialiste aux altermondialistes en passant par les écolos, mais restera aussi incongrue que celle de Laval qui déclara souhaiter la victoire de l’Allemagne nazie. L’imbécilité est de parler, quand seul le silence serait audible. D’abord par respect pour les victimes du tortionnaire Castro. Ensuite par simple calcul politique, parce que les temps changent. De même que le communisme a été emporté dans les anciens pays de l’Est dès que les portes de leur camp de concentration à l’échelle continentale s’entrouvrirent, les statues de sel qui gouvernent l’île sucrée seront jetées, demain, dans les poubelles de l’histoire. Un État, la France en est encore un, en face d’un fantôme baignant dans le sang de ses crimes, se doit de rester au seul niveau international qui compte, celui des relations diplomatiques, et ne pas s’abaisser à cirer les pompes d’un «salaud de l’histoire», comme aurait dit ce bon JP Sartre qui faisait dans la nuance.