Retour sur la vertu

Le 27 février 2014, la dernière séance du conseil municipal a été pour l’essentiel consacrée à l’autosatisfaction de M Dupessey qui nous a dit par son premier adjoint interposé combien il était munificent avec tous les Annemassiens à qui des millions étaient consacrés en une débauche d’équipements tout en ayant la meilleure des gestions si bien qu’en pourcentage il n’y a pas une ville moyenne qui puisse se comparer, tellement il est bon et magnifique notre maire.

Il y a juste un os. Un gros os dans les chiffres. La réalité est toute différente et pour le voir il suffit de considérer les grands ensembles. Le maire, comme son prédécesseur d’ailleurs, chante ses louanges (on n’est jamais mieux servi que par soi même), à longueur de séance du conseil, en martelant que l’endettement est faible, et que le niveau des investissements est élevé, ce que la comparaison avec la «strate» correspondante des villes de même taille, démontrerait.

La fausseté de l’argument éclate quand on remet dans le calcul les 26 % de fonds frontaliers et du casino. Aucune des villes de la «strate», n’a ni fonds frontaliers ni casino. Si bien que la proportion de l’endettement, si on enlève les 26 % de bonus du budget, augmente considérablement. C’est simple, tout fout le camp, à commencer par la vertu.