Le nouveau site de la mairie à partir de janvier 2013

Pourquoi diable dépenser plus de 70 000 € pour la modernisation du site de la mairie ?

C’est ce qui aurait été décidé par le conseil municipal il y a déjà quelque temps, encore que je ne me remémore pas qu’il ait voté un tel montant, mais comme je ne me souviens déjà plus du prénom d’Alzheimer, je n’ai pas de certitude.

L’étonnant dans ce montant est qu’il aura fallu dépenser beaucoup pour avoir finalement un site tout à fait banal, on cliquera sur des onglets, on aura la joie de voir la trombine des caciques du conseil à l’occasion de toutes les manifestations, on verra en quadrichromie le conseil municipal, encore que je suis sûr que jamais on ne verra les conseillers pendant la séance tripoter leurs iPads et passer tout leur temps dans la contemplation du petit écran baladeur. Ça ne ferait pas sérieux.

Plus de 70 000 € pour un site, est-ce raisonnable ?

Au cours de la présentation lors du conseil du 20 décembre 2012, l’opposition par mon intermédiaire a simplement demandé où il fallait cliquer pour accéder à sa page. Silence de la présentatrice. Le maire sentant la difficulté a réaffirmé que tant la minorité que la majorité disposeraient d’un espace d’expression, lequel existerait déjà, mais ne serait pas utilisé. Au fait, allez sur le site actuel de la mairie, site qui va poursuivre son existence pendant un mois encore jusqu’à son remplacement fin janvier par le nouveau à 70 000 €, et essayez de trouver la page de l’opposition. Le premier qui réussit pourra féliciter le maire pour son esprit démocratique !

Le site nouveau à 70 000 € sera piloté en direct par le service de communication de la ville, lequel service aurait peut être pu se charger de sa réalisation moyennant un tout petit bout de formation, car rien n’est véritablement difficile en la matière. Mais 70 000 € quand on peut dépenser sans jamais compter, qu’est-ce exactement ? Rien. On n’est pas à 70 000 € près, surtout si on imagine que les concepteurs puissent aussi rendre d’autres futurs services, allez savoir. 70 000 € donc pour la gloire de l’équipe majoritaire qu’on verra enfin, mais pas en trois D, sous chacun des onglets. Il y aura même la météo, une carte de la ville, des vidéos, un espace citoyen, bref tout ce qui existe déjà, mais relooké pour faire plus beau.

70 000 € c’est vraiment donné pour tout ça. Comme je suis rabat-joie, et comme je suis aussi pingre avec l’argent du contribuable, cette dépense me paraît totalement exagérée. La bonne gestion, à commencer par celle de l’image, doit passer d’abord par toutes les réductions de la dépense publique. Contribuables, unissez vous pour bouter hors de la France politique toutes ces équipes dépensières.


Article commun à l’opposition au conseil municipal Nouveau-Centre-UDI, UMP

Article JIM 17 décembre 2012- Espace commun Réussir Annemasse et JP Benoist

2013, Année charnière.

Les Mayas avaient raison, la fin du monde était bien pour 2012. Le monde des illusionnistes socialistes, gonflés de leur démagogie, a été secoué par le tsunami de la réalité.

En 2013 il est peu probable que nous soyons rasés gratis, mais en revanche il est certain qu’on sera tondu par le pouvoir socialiste. On le dit courageux parce qu’il a capitulé devant la réalité, à reculons, à contrecœur, par des demi-mesures, sauf pour les impôts, le véritable ADN des socialistes. Ça ils savent faire, le reste…attendra. Si même le Ministre de l’économie dans un éclair de lucidité, reconnaît qu’il doute pouvoir atteindre en 2013 les objectifs annoncés par son Président, autant dire que le pire reste à venir.

Et si dans ce contexte, mars 2014 et les élections municipales devenaient la première vraie chance de reconquête de la réalité sur le verbe éculé des bonimenteurs ? Partout, et ici aussi à Annemasse. C’est même un devoir que cette prise de la bastille du mensonge.

Notre modeste ambition, changer le logiciel d’Annemasse pour y faire renaître l’énergie créatrice. Détruire le discours pour réhabiliter l’action. Faire vivre la ville, et non les chimères.

Si on prend l’exemple de la Place de la Libération, on remarquera que le verbe est inchangé, ce sera un lieu d’échange, etc. Mais la réalité sera une grande place minérale sacrifiée, large solarium surplombé de ces énormes « échafaudages de bois » à plus de 3 millions d’euros,  au lieu d’un espace vert de respiration, à moindre coût, que toute l’opposition préconisait. L’esthétique socialiste c’est Berlin Est, mais ici, avec plus d’argent. Heureusement les fontaines que nous avons défendues avec vigueur en commission pour donner au projet un peu de cohérence avec la place de la Mairie, et surtout un peu de vie, sont réalisées.

Et sur la méthode, comment ne pas regretter que la population n’ait pas été associée étroitement, par une vraie consultation, et non pas le simulacre des soviets de quartiers ? N’est-ce pas sa place ? N’était-ce pas à elle de choisir ?

C’est pour cela aussi qu’il faudra changer le logiciel, jeter le bébé rose avec toute l’eau de son bain, et commencer d’écrire différemment le futur de la ville.

Elle dérape, notre ville. Même si nous sommes d’accord avec nos amis de la majorité sur le classement  de la ville en zone de sécurité prioritaire. C’est quand même d’abord leur échec. Tout ce que nous proposons depuis des lustres en matière de sécurité, comme la vidéo surveillance qui a fait ses preuves partout, est quasi systématiquement rejeté ici. Le résultat est là. Heureusement que notre député a défendu ce dossier auprès du ministre de l’Intérieur avec efficacité. Le classement est une avancée.

Mais pourquoi en est-on arrivé là ? Pourquoi notre ville connaît-elle un rapport délinquance/nombre d’habitants calamiteux ? Alors que tout de même, Annemasse, ce n’est pas Marseille. Nous bénéficions du projet de rénovation ANRU promu par Jean-Louis Borloo lorsqu’il était au gouvernement, soutenu par Nicolas Sarkozy, dont les effets sur la cohésion sociale et donc sur la délinquance sont encourageants.  Alors aussi que des forces citoyennes existent, partout, dans tous les quartiers, qui s’élèvent contre la stigmatisation, contre la fatalité, parce que les citoyens veulent vivre, paisiblement. Et en tête, les habitants du Perrier, un quartier qui se passerait bien de ce genre de médiatisation-là.

Nous avons devant nous des défis. Nous appelons tous ceux qui partagent nos idées et veulent les relever à rejoindre notre équipe. Un an pour se mobiliser, un  an pour débattre, échanger, proposer une vision nouvelle, constituer une liste unie autour de l’UMP, de l’UDI, du Nouveau Centre, et de toutes celles et de tous ceux non encartés, mais qui partagent ces sensibilités politiques, et le désir de bâtir l’avenir.

Soyez toutes et tous, les bienvenus sur nos blogs. Que 2013 et son printemps vous soient bénéfiques.
François VIGNY & Jean-Pierre BENOIST, Manuel Augusto-Vaz, Caroline Duret-Nasr, Régine Ferdel, JM Joulaud, Louis Mermet
Groupe d’Opposition réuni avec le soutien officiel de l’UMP et du Nouveau Centre


La dynamite est toujours à manier avec précaution

Le titre d’un article du Messager du 20 décembre 2012 était :

«SUISSE VOISINE
A. Vielliard dénonce l’utilisation des impôts payés à la source
»

Le bon Antoine, frontalier de son état, n’hésite pas à cracher dans la soupe, dès lors sans doute que cela pourrait lui rapporter quelques voix, ce qu’il doit penser, et là il touche à un sujet complexe, obscur, bref antidémocratique, car lorsqu’il s’agit d’impôts, c’est-à-dire du nerf de la guerre en démocratie, c’est la transparence qui doit seule primer.

Mais voilà, telle est la situation du sort des impôts payés par les frontaliers (60 000 personnes) à la République et Canton de Genève. De manière dérogatoire à la règle commune aujourd’hui à l’Europe et à celle des autres cantons suisses, leurs impôts sont prélevés à la source au lieu de l’être dans leur pays de résidence. Les frontaliers résidents en France selon cette règle devraient être imposés en France.

Depuis 40 ans le système actuel prévaut. L’impôt des frontaliers est prélevé à la source, et l’État de Genève reverse au Département de Haute-Savoie à et à celui de l’Ain, fraction de l’impôt, calculée de manière absconse sur la masse salariale des frontaliers. Le Département de la Haute-Savoie, pour ne prendre que cet exemple, en prélève une partie pour lui même et finance de grands projets, ce qui permet aux conseillers généraux d’asseoir leur notoriété en passant pour des pères Noël, et il en distribue le reste aux communes frontalières, théoriquement à proportion du nombre des frontaliers. Les sommes sont considérables, à Annemasse par exemple cela représente autour de 15 % du budget de la commune. Grâce à cette manne il n’est pas une commune frontalière qui n’ait pas rénové ou construit sa mairie, etc. Ou même investi dans des trucs encore plus inutiles.

La question qui se pose dans un système critiquable est de savoir ce qu’il adviendrait en cas de suppression dudit système. Et sur ce point, silence sidéral. Mais pourquoi donc cet assourdissant silence ? Parce qu’il n’est jamais facile d’énoncer les catastrophes consécutives aux mauvaises idées. Car l’alternative est simple : ou bien on conserve le système actuel, même s’il n’est pas satisfaisant, ou bien on le supprime. Parce qu’on n’aura pas le beurre et l’argent du beurre. Ce qui implique que l’autre branche de l’alternative, la suppression, doive être attentivement examinée :

– D’une part du point de vue de l’emploi des frontaliers,

– D’autre part du point de vue des communes frontalières.

Le système actuel est certes discutable du point de vue de l’État central français pour qui il est clairement un manque à gagner. Si les frontaliers étaient imposés ici, en raison du niveau de leurs rémunérations, la manne pour l’État serait importante. On pourrait grâce à cet argent supplémentaire continuer de plus belle dans le gaspillage des fonds publics. Mais les retombées ici seraient dérisoires. Du point de vue des communes frontalières ce serait une perte sèche compensée par rien. Cette perte de ressources conduirait immédiatement à une hausse des impôts, parce qu’on est en France et que la réduction de la dépense publique est une pure vue de l’esprit. Ce qui conduirait à un appauvrissement de la Haute-Savoie.

Du point de vue de l’emploi frontalier, on peut craindre qu’il ne le réduise à terme. Le canton de Genève ne fait pas dans le sentimentalisme. Les frontaliers, nos aimables voisins les souffrent, les rejettent, et s’ils pouvaient s’en passer ils le feraient sans délai, et sans état d’âme. Au lieu de frontaliers ils pourraient parfaitement avoir des immigrés. Dans le passé cela a été le cas. Cela peut l’être à l’avenir. Le seul hic c’est le logement. Mais nécessité fait toujours loi, et on peut parfaitement imaginer que Genève se remette à construire. Si l’emploi frontalier diminue, c’est toute notre frontière qui se retrouvera impactée et son économie puissamment affectée. La perte d’emploi c’est une perte de richesses.

Mauvaise idée donc.

Du plomb dans l’aile

Le temps passe, bientôt on ne se souviendra plus de Marc Rolinet, l’autoproclamé génie de l’architecture, qui disait modestement de lui même au cours d’une réunion publique qu’il appartenait aux quelques architectes qui comptaient dans le monde. Il aura été associé le temps de quelques printemps au projet Annemasse-Gare, devenu par la magie de la publicité, Annemasse-Parc. Il ne l’est plus. Cela a été confirmé le 20 décembre 2012 par le maire. Il est tombé en disgrâce auprès du promoteur. Trois autres architectes le remplacent, comptant chacun par conséquent pour un tiers de génie. Ce triumvirat nous a déjà produit une tour toute en béton, c’est du moins ce que M Vigny a montré dans son interpellation du maire, s’offusquant du changement brutal de charte esthétique. Notre excellent maire a aussitôt protesté, mais non ! C’est quoi cette idée ? Jamais de la vie ! L’élu d’opposition a alors brandi une copie de la tour toute bétonnée. Ah ! oui, c’est vrai, mais c’était une esquisse, ne vous inquiétez pas, a répondu le premier des édiles. On va faire exactement ce qui était prévu. On souhaite bien du plaisir au promoteur pour continuer d’utiliser les plans de l’Himalaya de l’architecture qu’est toujours M Rollinet. Il paraît que son humeur est devenue exécrable ces derniers temps, de là à imaginer qu’il ait planté une hypothèque provisoire sur le projet, idée qui pourrait venir à l’esprit s’il était vrai par ailleurs qu’il n’ait pas été payé, il n’y a qu’un pas. Il ne faut pas le franchir immédiatement. Il faut se donner le temps de l’investigation.


Ici Valence, au congrès du Nouveau Centre,

Hervé Morin, extraits :

«….Le plus incroyable, c’est que malgré toutes nos dépenses sociales, nos compatriotes souffrent de cette société de la contrainte, du justificatif, de la procédure, de la norme et en plus de la norme qui change tous les quatre matins, sans pour autant avoir le sentiment d’être protégé comme il faut. D’ailleurs, observation complémentaire, la demande de protection est infinie et plus vous protégez moins c’est assez.

Je n’ai évidemment rien contre le principe de précaution mais sincèrement je lui préfère aujourd’hui le principe de confiance. Et surtout la liberté et la responsabilité.

Camus disait, la phrase est connue, « entre ma mère et la justice, je choisis ma mère » et bien moi « entre l’égalité et la liberté aujourd’hui je choisis la liberté ».

Oui, tellement j’ai le sentiment qu’elle a reculé, tellement j’ai le sentiment qu’elle a été rongée un peu comme une falaise entaillée sous le choc des vagues. Nous sommes drogués à l’État, perfusés à l’allocation, intoxiqués à la règlementation, et nous perdons chaque jour un peu plus le ressort fondamental d’une société, la responsabilité.

« Ils ne mourraient pas mais tous en étaient frappés » de cette maladie de l’État. Regardez l’unanimisme de la classe politique française sur l’idée de nationalisation du site de Florange.

Loin de moi l’idée de défendre le comportement de Mittal ; mais qui peut croire que la nationalisation eût-été une solution dans le cas de Florange ?….

Ce que je vous propose, c’est de faire de la libération des forces créatrices et de la liberté des hommes le projet d’un peuple.

Porter l’idée de liberté c’est dire qu’il n’est pas supportable que la moitié
du fruit du travail des Français soit capté par l’État.
Réduire de 10% le niveau des dépenses publiques et d’autant les prélèvements
obligatoires, ce n’est pas seulement un  impératif économique, c’est
d’abord rendre les Français plus libres.

Libres de faire ce qu’ils
veulent des fruits de leur travail pour épargner, pour consommer, pour
partir en vacances ou pour aider leurs enfants.

Porter l’idée de liberté, c’est dire que les entrepreneurs, ceux qui créent de
la richesse, les gens qui prennent des risques – commerçants, artisans,
professions libérales – ne sont pas d’affreux capitalistes et que c’est
l’entreprise et le travail qui sont les premiers facteurs de cohésion
sociale, d’intégration et  d’épanouissement.

Porter l’idée de liberté, c’est empêcher l’État de tout le temps changer les règles du jeu.

Porter l’idée de liberté, c’est s’opposer à la multiplication scandaleuse des
stages qui remplacent des CDD au moment des pics d’activité – allez dans
les grands magasins au moment de Noël et vous le constaterez par
vous-mêmes – et c’est aussi affirmer qu’il faut plus de flexibilité
dans le monde du travail.

Comment favoriser l’emploi chez un artisan ou
un commerçant quand on a l’angoisse du licenciement en cas de réduction
d’activité ? La vérité, c’est qu’au lieu de les protéger,
l’hyper-règlementation a précarisé les Français.»…

(Applaudissements)