L’Europe : le débat qui n’a pas lieu.

Les ressources politiques, de même que celles de la planète, sont comptées. Une campagne électorale épuise à la vitesse de la lumière les ressources disponibles, sans égard pour le gisement de patience des électeurs.

Le discours de l’élite se heurte en ce moment au mur d’indifférence de la majorité des citoyens-électeurs, à leur inertie formidable dès lors que l’on ne s’intéresse pas directement à leur quotidien.

L’abstention pourrait atteindre l’ordre de 30 % lors des futures élections présidentielles.

Mais la campagne électorale n’est pas terminée, il n’y a pas à l’horizon de coupe du monde de foot, aucun tiercé majeur, les Jeux olympiques viendront dans une période estivale, l’amertume du tiers provisionnel sera passée, et alors il sera temps d’entrer plus profondément dans les problématiques qui sont supposées réellement passionner ceux qui seront appelés à voter.

Ce qui serait fondamental dans la vie, nous dit-on avec raison, est de pouvoir se nourrir, se reproduire, se soigner et fuir la mort.  Sur cela tout le monde s’accordera.

En oubliant toutefois ici que le fondamental s’adosse à tout un ensemble de dispositifs dont certains sont à la fois rébarbatifs, et même contreproductifs dans le discours politique.

Par exemple l’Europe qui n’intéresse manifestement personne, alors que pourtant ce thème devrait être majeur. Elle reste si empêtrée dans les discours démagogiques et populistes, qu’on peut craindre qu’elle ne finisse par disparaître, donnant ainsi raison à Marine Le Pen, à Mélanchon, aux souverainistes.

Le discours politique devrait au contraire dire tout ce qu’elle apporte déjà en termes de paix, de prospérité, de démocratie. L’Europe et les institutions européennes, marchandises politiquement invendables, alors même qu’elles produisent quotidiennement des avancées. Mais c’est si simple de caresser tout l’électorat en la vouant aux gémonies. Le rejet est porteur, donc repris. Alors que les acquis européens qui auront jalonné la route vers un monde meilleur, s’excusent presque d’exister.

Un exemple : les droits de l’homme. Hier encore quand un avocat en France évoquait la dureté des inutiles gardes à vue pour un justiciable, souvent un « nez-rouge », il n’était pas un magistrat qui ne haussât dédaigneusement ses épaules. Quand l’irrégularité au regard des textes mêmes qui la régissait, était invoquée, cela soulevait l’ire des juridictions. Aujourd’hui la France a été obligée de s’incliner devant les juges européens qui auront fait progresser le droit et la liberté. Plus vite, plus fort, plus loin que nos juges.

On ne meurt pas du trop d’Europe, mais du pas assez d’Europe.

Un seul parti, contre vents et marées, contre le populisme de droite ou de gauche, maintient le cap sur ce thème essentiel, et si peu porteur politiquement que c’en est presque du suicide, le Nouveau Centre. Viva la muerte ! Avec ce sujet on est sûr, hélas, que l’abstention passera à 40 %. Mais au nom de quoi éviter les seules questions importantes ? Surtout quand on n’a même plus de candidat.

Aussi ai-je le grand avantage d’informer tous celles et ceux qui veulent oublier la démagogie et se passionner pour la politique, la vraie celle-là, que :

Hervé MORIN, Président du Nouveau Centre

vous invite à un grand débat européen
organisé avec Alternative Libérale et le Bureau parisien du Parti libéral démocrate allemand (FDP)
 
Mercredi 21 mars 2012 de 18h30 à 20h30

à l’Assemblée nationale
(Salle Lamartine – 101 rue de l’Université 75007 Paris)
Entrée gratuite –  Inscription obligatoire / Se munir d’une pièce d’identité

sur le thème :
« Comment réussir l’Europe fédérale ? »
après les discours, passons aux actes !

autour de M. Michael THEURER, Député européen allemand,
Président de la Commission du contrôle budgétaire du Parlement européen

et avec M. Jean-Marie CAVADA, Député européen, Président du Mouvement européen

Ça promet !

Le projet de loi relatif à la majoration des droits à construire a été, en un temps record, adopté définitivement le 6 mars 2012. Déposé le 8 février 2012 à l’Assemblée nationale, ce texte a fait l’objet d’une lecture devant chaque chambre. Devant le désaccord des sénateurs, une commission mixte paritaire a été réunie. Celle-ci ayant échoué le 5 mars, ce projet a fait l’objet d’une nouvelle lecture par les députés le jour même et au Sénat.

Plus haut, plus vite, mais pas forcément plus beau.

La crise passe à l’ouest d’Eden

Et aussi d’Annemasse.

Le 1er mars 2012, une très intéressante réunion ouverte organisée par le Nouveau Centre s’est tenue à Cranves-Sales, sur le thème de l’économie locale.

Des différentes interventions, dont celle de Claude Deffaugt, (candidat à la députation dans la 4eme circonscription), du représentant des commerçants, du dirigeant d’une grande surface, il résulte deux points essentiels :

Le premier est que globalement l’économie locale traverse la crise en bien meilleure forme que le reste du pays, ce qui est une bonne nouvelle.

Le second point est que dans l’analyse commune, les déséquilibres régionaux entre Genève et la Haute-Savoie continuent de s’accentuer, tant au bénéfice d’Annemasse et son agglomération qu’à son détriment. Par exemple la question du logement ne se règle pas faute pour Genève de ne remplir aucun de ses engagements. Pour poursuivre l’exemple, c’est ici que Genève construit dans les faits, et chaque construction génère à son tour une augmentation du trafic pendulaire comme conséquence directe, on peut ajouter, etc.

Mais comment parvenir à un rééquilibrage ? Claude Deffaugt propose qu’on réfléchisse à un investissement majeur dans la formation. L’idée, dans la mesure où je l’aurais bien comprise, est qu’une des conséquences d’une augmentation de l’offre de formation serait qu’elle réagira sur le niveau des salaires à Genève qui pourrait ainsi baisser relativement. Si on considère par exemple le domaine médical, l’augmentation de l’offre de formation permettrait à la fois de pourvoir aux besoins locaux, et aussi d’agir rétroactivement sur le niveau des salaires de l’autre côté de la frontière en diminuant l’attractivité genevoise.

C’est à explorer.