Un service de propagande à la mairie + un prestataire extérieur + une chargée de mission + un rédacteur du blog de la majorité (payé par le contribuable) + un journal + un site = la médiocrité absolue.

Très généreusement, son Excellence Monsieur le Chef du Cabinet (je mets des majuscules partout, ça en jette) de l’État Major de sa Sérénissime Grandeur Monsieur le Maire d’Annemasse, bravant notre disgrâce, nous a invité, nous les opposants à la Majorité Municipale, vermisseaux d’entre les vermisseaux, à produire un article de 2000 signes pour le site de la mairie, et pas un mot de plus.

Les vermisseaux sont alors convenus de publier le texte suivant :

«Il y a une réalité dans l’internet, c’est celle de la
liberté. Il y a une réalité dans la gestion de l’équipe majoritaire municipale
de gauche à Annemasse, c’est celle de sa mainmise sur la ville. Elle fait donc
mauvais ménage avec la liberté. La loi l’oblige pourtant à ouvrir les colonnes
de ses journaux et de son site web aux minoritaires.

Plutôt que de le faire loyalement elle veut brider leur
libre expression en la limitant à deux mille signes de manière tout à fait
arbitraire.

Les citoyens qui sont dans l’opposition refusent de se
prêter à ce simulacre de démocratie.

Ils vous invitent à cliquer sur ces liens pour accéder
directement à leur libre expression : (suit le lien)»
.

Non mais !

La bataille continuera sur les blogs.

Quand on parcourt le site de la mairie, fait à coup de fric, entretenu par tout un service, quand on lit le JIM, quand enfin on va traîner son regard sur le blog miteux de la majorité, fabriqué par les mêmes, on reste confondu qu’avec un tel arsenal de moyens ils n’accouchent que de cette minable fadasserie bureaucratique. Je ne crois pas qu’il faille s’en réjouir. Le visage gris muraille que la majorité offre de la ville est une poussée de plus vers l’abîme, une malédiction supplémentaire.