Dieudonné nous parle de Sakineh. On a le droit de vomir.

Dieudonné, l’humoriste antisémite (humoriste, enfin pour ceux qu’il fait rire) rentre de Téhéran, c’est la Tribune de Genève du 16 septembre 2010 qui nous l’apprend.

Il dit dans une interview «J’ai été reçu au ministère de la Justice par un porte-parole. Il a
ouvert avec beaucoup de gentillesse et de clarté le dossier. J’en
connais un peu plus aujourd’hui
».

Vous voyez ça, un type du ministère de l’injustice iranienne, un sanguinaire, un lapidaire, un barbu, qui a «de (la) gentillesse», lui a dit qu’elle était coupable, alors zut quoi, il faut bien la lapider non ? Ce pauvre Dieudonné nous dit aussi qu’il a été manipulé, au point qu’il avait signé une pétition en sa faveur, ce que manifestement il regrette. Diantre.

Je vais aider Dieudonné à n’avoir aucun regret. Ce serait trop dommage pour cette âme délicate.

Les iraniens ont raison de vouloir lapider cette victime.

– D’abord c’est une femme, nom-d’un-barbu !

– Ensuite même ses avocats comme Dieudonné la donnent coupable, c’est vous dire Madame Bouzig !

– Pour continuer, elle n’est même pas complètement voilée, quelle honte,

– Il y a forcément un complot sioniste derrière, nom-d’un-Himler !

– En plus, elle est photogénique. Le comble.

On en a lapidé pour moins que ça.

Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi.

Pauvre Dieudonné. Il fait penser irrésistiblement à tous ces compagnons de route des communistes, et aux communistes qui applaudissaient aux purges, qui applaudissaient à la tuerie stalinienne. Et aux collabos délateurs qui acclamaient l’avancée des chars nazis en Russie pendant la guerre. C’est du pareil au même. Une même mentalité de héros. Il a un nouveau rôle, ce bon Dieudonné : collabo des mollahs.

En attendant, si nous pouvons oublier Dieudonné, n’oublions pas Sakineh.