Instituteur, mon frère

C’est hier que la radio et la télé ont mentionné l’existence d’une ubuesque mésaventure d’un instituteur.

Confronté dans sa classe à l’indiscipline et l’indécence d’un tout jeune élève qui montrait son zizi, il l’a réprimandé en menaçant avec un cutter de couper tout ce qui dépassait. Traumatisme. Poursuites, nous dit-on.

Ubu gagne une nouvelle manche.

Instituteur, mon frère, je t’approuve. Je te prêterai même mon Opinel !

Texte de remplacement (courte description)

Bon, on s’éloigne du budget d’Annemasse qui continue de faire du souci. Mais pas tant que ça au fond. Dans l’un et l’autre cas on est confronté au même laxisme profond, au même abandon. La majorité municipale, au lieu de riposter vigoureusement à la crise en ajustant les dépenses à des recettes réduites, préfère la facilité de la hausse des impôts. L’instituteur de son côté, privé du moyen de sa gouvernance (le mot est chic).

En prime donc le citoyen annemassien écopera de la hausse de ses impôts locaux, mais aussi de celle du département et enfin celle de la région.

La note sera salée.

Le pire c’est qu’on ne revient jamais en arrière.

La hausse n’est pas temporaire elle a vocation à l’éternité. C’est une machine à cliquets que la machine de l’impôt local. Pas de retour possible.

Alors même que la période appelle à la rigueur, laquelle ne se peut concevoir en termes de finances publiques QUE par la diminution des dépenses. Et rien d’autre. La relance devant s’opérer par le recours à l’emprunt, qui lui est temporaire.

Instituteur mon frère, je salue ton esprit civique.

Quel beau budget !

2009 sera l’année de tous les efforts budgétaires. Annemasse aussi sert la ceinture, mais mal. Sur les 40 millions du budget, il y a quelques soucis.

Le rapporteur lors de la séance du 26 mars 2009, l’excellent adjoint aux finances M BECQUET, a affirmé que tous les postes de dépense étaient maîtrisés. Il y a bien un ou deux glissements de-ci de-là, mais rien de grave. Cent mille de plus ou de moins, ce n’est pas un problème et en prime ce n’est pas notre argent. C’est celui des contribuables. Toutefois comme il vient à manquer, surtout du fait de la baisse du Casino, ce qui représente quelques cacahouètes, environ 1 million d’euros, il a bien fallu sacrifier sur l’autel de l’équilibre (obligatoire pour les communes, les entreprises, les particuliers, mais jamais pour l’Etat) deux variables d’ajustement : l’emprunt et les impôts locaux.

Pour l’emprunt les capacités de la ville sont très loin d’être atteintes et l’augmentation du recours assez faible.

Pour les impôts, no problem, on augmente les bases. Par exemple la taxe d’habitation (TH) sa base passe de 13,32 à 13,99. Il s’agit de pourcentage de la valeur locative cadastrale de référence. Imaginons (tiens!) une base de 2769 €. On passe ainsi de 2769 x 13,32 % = 368,83 € à 2769 x 13,99 %. = 387,38 € soit une augmentation de 18,55 € ou encore de 5%. C’est justement 5% de hausse qu’on atteint à Annemasse pour la TH, mais avec divers correctifs. Les plus aisés payent plus.

Pour la taxe foncière (TF) l’augmentation de la base est de 15%. C’est vrai que seuls les riches sont propriétaires, pas vrai ?

La réponse de la majorité de gauche est donc simple : on augmente les impôts. Certes il n’y a pas de quoi, devant les chiffres, se rouler par terre et déclencher une émeute. Mais sur le principe d’abord je désapprouve ce budget.

La hausse des impôts est une faute en temps de crise. Elle diminue le pouvoir d’achat au lieu de le maintenir.

Le million supplémentaire d’impôts levés sort de la poche des Annemassiens et c’est tout.

M MINCHELLA, adjoint de la majorité, en réplique aux protestations sur la hausse, a risqué un comparatif. Il a comparé ses impôts locaux au coût d’un banc public, pour sous-entendre que ce n’était rien. Eh bien non, ce fichu banc, c’est beaucoup. Et si l’augmentation pour lui c’est la peinture du banc, c’est trop. Trop pour lui, c’est une somme qui ne sera pas immédiatement dans l’économie. Vous voyez comme je prends soin des conseillers de la majorité, allez dire après cela que je suis un opposant sans foi ni loi….

Mais que proposent les oppositions ?

Simple. Nous proposions de réduire les seules dépenses de fonctionnement sur l’ensemble de leurs postes, pour aller y chercher le million manquant. Nous proposions de garder le niveau d’investissement, et même de l’augmenter éventuellement en recourant à l’emprunt. Un tout petit peu plus d’emprunt, alors surtout que demain l’inflation va repartir, ne nuirait pas aux équilibres financiers à moyen terme. C’est cela une politique locale associée à la relance nationale.

L’idéologie a triomphé. Dommage.

La pelle à la clinique et l’appel à la subvention.

On comprend le maire. Le Dauphiné, ce grand quotidien que le monde entier nous envie, titre pour la clinique au Brouaz : «Premier coup de pelle fin 2009»

Ça baigne. Le type même d’information dont est friande la muse des quotidiens, qu’à juste titre le monde entier nous envie. Le maire est beau. La santé est belle. La pioche est encore plus belle, et les compliments se ramassent à la pelle.

Mais voilà. On lit aussi cette remarque, je cite :

« Un projet à hauteur de 80 millions d’euros. Reste à connaître la part de financement car dans le cadre de la première tranche du plan Hôpital 2012, l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH), n’accorde pas de subvention alors que la GDS attend au moins 30 millions d’euros pour maintenir son projet.»

Pour maintenir son projet…

Tout va donc se résumer et se résoudre dans la subvention. Un vrai sport national chez nous. L’appel à la subvention pour ramasser les cliniques à la pelle. La vie reste belle.

Les 24 heures chrono continuent.

24 heures chrono -suite- Disparition des ONG et du tourisme.

Ça y’est !

Attention mes bons amis. Le chrono tourne inéluctablement, mais les
services de la mairie ont fait des miracles. En moins de trois heures,
d’importantes modifications sont intervenues et le site est *presque* à jour.

M Pirat a été viré. M Foing n’est plus là.

Il est remplacé par M Selahattin Colakoglu.

M Rbeh a quitté le devoir de devoir avantageusement pour le devoir de mémoire.

Mais dans les adjoints on lit :

Ils ne sont rien que deux pour la citoyenneté, un coup éduquée, l’autre pas, et le devoir de mémoire. Soit le secteur est si important qu’il le justifie, soit c’est encore un oubli du rédacteur…allez savoir.

Pour les ONG et le tourisme, sujets majeurs, personne. Passés par-dessus bord. Est-ce à dire que les ONG boudent, les ingrates, et que le Tourisme n’est plus à l’honneur ?

Mais quel sera le prochain secteur à disparaître ? On murmure que ce serait les technologies de l’information. Personnellement je n’y crois pas. C’est sûrement l’idée d’un(e) opposant(e). J’aurais plutôt tendance à voir les espaces verts en tête du concours. Maintenant qu’on a Robinet en chef, on peut peindre les façades en vert, mettre des géraniums sur les terrasses, il n’est plus besoin d’espaces. Attendons.

Suite au prochain épisode. Le compte à rebours continue…

Plus réactif, on meurt ! La nouvelle saison de 24 h chrono.

24 heures pour rectifier l’erreur.

Un record quand on n’a qu’un seul malheureux service à disposition….

Mais c’est vrai qu’avec tout le travail harassant de la préparation du prochain numéro de propagande municipale, 24 heures, c’est un exploit.

Je fais une offre : je m’occupe du site de la mairie. Vous verrez comme il sera beau ! Je jure que j’y mettrai les photos du maire, de ses adjoints, du premier à la 11°. Pas la 11° roue du char, non la 11° chargée de l’économie, une grande priorité de la majorité. (La réflexion n’est pas de moi, mais d’Erebus, et je l’assume tant elle est juste).

Je mettrai même une photo de Gilles en costume de pompier au milieu de voitures rouges, pour illustrer l’action incessante de prévention des risques majeurs. En PDF je joindrai tous les rapports volumineux qu’il a faits. Il n’en a pas fait, vous dites ? Ah bon, mais il en fera. Un sujet : le risque de trou noir urbain dans le quartier Chablais – Gare. Je propose la conclusion : arrêter le Robinet à béton tout de suite.

Et puis aussi une grande photo du Tourisme et de l’implantation d’ONG. Si ce n’est pas beau ça. Mais je ne pourrai pas mettre une photo de M FOING, puisqu’il est parti… Toujours cette délicieuse réactivité de la majorité. Encore 24 heures et il sera viré de la liste. Qui sait.

Je me demandais si les gestionnaires du site avaient noté que M PIRAT n’était plus là. Il me manque personnellement beaucoup, et je n’avais pas suivi M BORRREL (je mets une provision de R des fois que j’en oublie un, vous savez Alza machin), quand il avait dit un vert ça va, deux verts….

Encore 24 heures et tout ira bien. 

Tout fout le camp, même la citoyenneté, mais heureusement

au conseil municipal, la majorité s’en occupe.

Et la preuve qu’elle s’en occupe sérieusement est que sur son site on apprend qu’il y a un conseiller qui en est chargé.

Il y a fort à parier que le rédacteur du site (dont la liste des conseillers n’a d’ailleurs pas été mise à jour), commence lui aussi, à être atteint par la maladie d’Alzeimer (je ne me souviens plus comment on l’écrit, j’en suis aussi une victime), et qu’il avait oublié quel était le devoir dont l’honorable conseiller était chargé. Il a dû chercher, le devoir de … le devoir….et puis zut, le devoir de devoir, ça ira bien. Et puis d’ailleurs qui s’occupe ce ces devoirs de machin, de truc, de ceci ou de cela. On s’en fiche. Ce qui compte avant tout c’est l’harmonie de la présentation, et il faut dire que c’est chouette de lire qu’un conseiller se charge de la citoyenneté.

Que dans la réalité il n’y ait, jusqu’à aujourd’hui, que peu de consistance à ces fonctions n’a strictement aucune importance. Ce qui compte c’est la communication, pas vrai ! Quant à la citoyenneté, si mal en point, qui s’en soucie vraiment ?

Le rapport à la Presse, les blogs et le silence des agneaux.

La majorité n’a pas que le JIM pour s’exprimer.

Elle n’a pas non plus que son seul blog.

Elle dispose en permanence de la chambre d’écho des deux journaux locaux à plus fort tirage, le Dauphiné « libéré », et le Messager. Le Faucigny de son côté cultivant une distance critique, et même parfois polémique avec les potentats locaux.

Les deux organes (sic) ne sont pas dans un rapport strictement égal aux acteurs locaux. Le Dauphiné étant parfois un peu plus « libéré » que son compère le Messager. Mais il ne s’agit là que de nuances. L’un comme l’autre, à les lire, paraissent surtout dévoués à la dangereuse cause du soutien aux pouvoirs en place, et il faut leur rendre cette justice, c’est là tout leur courage, quelques soient leurs bords politiques. À Annemasse ils sont dans la cour de la gauche. À Thonon dans celle de la droite. À Ville la Grand, à Ambilly, à Trifouilli, etc. dans celle qu’ils trouvent. Si un jour le Diable était élu, ils rôtiraient d’aise.

Jamais de vagues, pas de critique, peu de risques. J’aime leur audace. Ils ont un peu la même devise qu’une grande compagnie suisse d’assurance : « prudence, prudence, prudence », c’est à prononcer avec l’accent, naturellement.

Texte de remplacement (courte description)

Bien. Restent les blogs. Tiens, ça tombe bien, le Dauphiné vient de les évoquer. Oh, pas tous. Seulement deux. Celui d’Erebus, et celui d’Anne Michel. Cette sélection procéderait-elle d’un choix politique implicite, ou est-elle la seule conséquence d’une pénurie de moyens ? C’est vrai qu’une enquête de cette nature doit être à la fois onéreuse en ressources déployées, et harassante. Au bout de ces deux blogs, un journaliste même bien trempé n’en peut plus. Selon le blog il rit ou il pleure, et s’il passe rapidement de l’un à l’autre il craque. Ou alors, je reconnais que cette idée est saugrenue, ont-ils été choisis parce que leurs animateurs déversent du vitriol sur la majorité, mais sont absents des débats en séance du conseil municipal ? C’est vrai, Erebus ne peut y prendre la parole puisqu’il n’est pas élu. Anne Michel est élue, mais comme elle ne prend quasiment jamais la parole au conseil, elle a bien raison de s’exprimer sur la toile, soutenue par son comité rédactionnel.

Pour être complet, il faut évoquer les deux autres blogs, celui de M F VIGNY, et le mien. Ils sont différents. Mais posent assez régulièrement des questions qui se peuvent qualifier de politiques. Mais il est vrai qu’ils ne déversent, l’un comme l’autre, que peu d’excès et d’acide. Le style, c’est l’homme disait, un grand auteur. On ne se refait pas. Et même, pourrais-je ajouter, je n’ai pas envie de changer.

Ce qui ne me rend ni complaisant, ni tolérant, ni silencieux. Ni égorgeable. Non mais !

Ce n’est pas parce que l’actuelle majorité au conseil municipal rejette la vidéo surveillance, et préfère couler le béton,

qu’il ne faut pas nous en préoccuper.

Récemment on sait par le « Dauphiné Libéré » qui s’en est fait l’écho, que des commerçants du Perrier souhaitent la mise en place de la vidéo surveillance.

Ils ont été renvoyés dans leurs cordes par le maire, apparemment pour des motifs purement idéologiques.

Récemment au Sénat une question est intervenue sur ce sujet.

Interpellée par un sénateur à propos du programme national
d’installation de vidéosurveillance, la ministre de l’intérieur, de
l’outremer et des collectivités territoriale précise le coût de cette
opération et sa charge budgétaire pour l’État.

« Élément d’une
meilleure sécurité, et donc de protection de nos concitoyens », la
vidéoprotection, dont l’apport en matière de prévention de « la plupart
des délits de proximité » est souligné, doit, selon la ministre, être
développée de manière raisonnée et rigoureusement respectueuse des
libertés.


Concernant la surveillance de la voie publique – qui
implique l’existence d’un centre de supervision urbaine et le transfert
des images, en cas d’incident, au service de sécurité compétent –, il
incombe à l’État de prendre intégralement en charge les équipements
nécessaires au transfert de ces images vers les commissariats de police
ou les brigades de gendarmerie. Sur cette base, l’État finance ses
propres équipements, à hauteur prévisible de 120 millions d’euros sur
les cinq ans à venir. Il accompagne également les collectivités
territoriales et les organismes de logement social qui décident de se
doter d’un système de vidéoprotection. La ministre précise que,
conformément aux engagements pris en juillet 2007, 10 millions d’euros
ont ainsi été mis à disposition par le fonds interministériel de la
prévention de la délinquance en 2008 et que cet effort sera poursuivi
et amplifié en 2009.


Elle indique encore que des fonctionnaires
référents, en place dans les services de police et de gendarmerie de
chaque département, sont aptes à conseiller chaque maître d’ouvrage,
public ou privé, concerné, quant aux choix techniques et d’organisation
dont vont dépendre les coûts de la mise en place du dispositif (dans ce
sens, une boîte de messagerie a été créée et un guide
méthodologiquement devrait bientôt être diffusé).

Une pitié que nous ne fassions rien. Rien du tout. Alors même qu’il existe des aides importantes de l’État.

Non, ici on préfère couler le béton avec l’architecte génial, et renvoyer aux générations futures le choix des moyens de sécurité.