La défaite de la gauche extrême en Angleterre

La défaite du Labour, et de son dirigeant réputé « leftist » en Angleterre lors des dernières élections interpelle. Jeremy Corbyn a finalement desservi et la cause qu’il soutenait, les renationalisations, la défense de l’indéfendable, et a desservi toute alternative politique aux populismes qui s’emparent du pouvoir ici ou là, aux États-Unis, en Grande Bretagne, hier en Italie, demain en France peut-être.

Car le vainqueur Johnson est un populiste. Il a menti comme tous les populistes le font, il a développé des idées purement démagogiques, et il a gagné. Si l’Europe suit ce chemin suicidaire, elle régressera de 100 ans et reviendra aux années de plomb de l’entre-deux-guerres, fatales à notre pays, à la paix, à la prospérité. Comme tous les populismes actuels celui de Johson a absorbé la droite. Le même phénomène se déroule sous nos yeux de l’autre côté de l’atlantique. Le parti républicain devient le parti de Trump, et adopte un discours aux antipodes de nombre des idées conservatrices des dernières décennies. Un séisme se produit en politique étrangère par le changement d’alliance.

C’est pourquoi les centristes, tous les centristes, de centre-gauche ou de centre-droit, de centre mou comme nous pouvons revendiquer l’être, doivent aujourd’hui tirer les leçons de la situation. La défaite cinglante de Corbyn et du Labour en Grande-Bretagne marque l’impossibilité de construire sur l’extrême gauche la moindre alternative au populisme.

Seul le centre peut relever le défi, le centre fédérant au-delà de lui-même, le centre rassembleur. L’alternative est donc le centre ou le populisme.
 

Le triomphe de Joseph Goebbels et de Joseph Staline

Plus un mensonge est gros, mieux il passe pour une vérité, surtout à l’heure d’internet.

Le cynisme de cette méthode a causé dans le passé des ravages. Les ravages se sont soldés par des millions de morts.

On pensait que depuis la défaite des nazis et la chute du communisme européen, c’était de l’histoire ancienne. On se trompait. Exemple : Trump. Il ment comme il respire. Il raconte des sornettes. Une de ses conseillères, Kellyanne Conway, a même eu l’audace de défendre ses mensonges en les présentant comme des «alternative facts». Des faits alternatifs, une vérité alternative! C’est-à-dire, est vérité le gros bobard que je dis. Tout serait relatif, les faits n’existeraient pas. S’il fait nuit et que je dis qu’il fait jour, alors je ne mens pas, j’énonce une vérité alternative.

Trump est suivi par 40 % de l’électorat américain, une base qui n’est ébranlée par rien, par aucune démonstration. Il faut donc en déduire que la recherche de la vérité n’a plus aucune importance pour 40 % au moins de cet électorat. Si on y ajoute à l’autre extrême les électeurs d’ultra gauche qui s’inscrivent dans le même sillage partagé de Goebbels et de Staline, Joseph and Joseph, on dépasse peut-être la majorité. C’est effrayant.

Certes ce sont les USA, et ici, en Europe on devrait être à l’abri. C’est faux. Nous sommes autant exposés. Il existe ici aussi des «populismes», répandant les idées les plus sottes et les plus démagogiques, et sottes, parce que démagogiques, sans que rien ne les arrête. Elles sont vomies sur internet, à jet continu.

Il faut prendre peur. Parce que les mêmes causes produiront les mêmes effets. La mort. La résistance c’est d’en revenir aux faits. Les faits sont têtus.

Invasion, vous avez dit invasion?

Qu’on se rassure. L’invasion en question est celle de différentes espèces végétales et animales exotiques. Différentes espèces sont apparues aux abords de l’agglomération d’Annemasse avec notamment la renouée en bord de cours d’eau, l’ambroisie, la berce de Caucase, l’arbre à papillons ou encore le solidage. Des espèces animales ont également été recensées, comme par exemple la chenille processionnaire qu’il est bien normal de suivre. Tout ça ici ! Les espèces exotiques portées par les cours d’eau et se retrouvant sur leurs rives sont étudiées dans le cadre du SM3A (le syndicat de la rivière Arve).

On peut s’extasier sur la poésie des noms. L’ambroisie, quelle belle sonorité. L’arbre à papillons, que j’écris au pluriel, n’est-ce pas une incitation au rêve? La berce du Caucase, j’ignore ce qu’est une berce, mais comme elle vient du Caucase, elle nous invite au voyage. La renouée, quelle belle idée, surtout le fil de l’eau. Bachelard, on pense à vous. Laissons le solidage peu propice aux digressions à la curiosité des botanistes. Une mal-aimée de l’énumération sera sans doute la chenille processionnaire. Outre qu’elle est urticante, elle est chenille et franchement on lui préférera des animaux moins étrangers à notre bipédie ou quadrupédie. En prime elle est en «procession». L’horreur (papiste) intégrale.

Mais il faut abandonner l’éclair poétique et songer aux moyens de lutte. Cela démarre, les collectivités s’y intéressent, et il faut espérer qu’au bout du compte l’explosion de cette biodiversité sera maîtrisée. Au passage on aperçoit que la prosternation devant la Déesse Nature réserve parfois des retours de flamme. Encore un coup de Bachelard.

La vie bureaucratique se manifeste par l’apposition des vignettes

Le changement bureaucratique, c’est toujours.

Que fait donc une administration dans ce mouvement perpétuel, c’est simple, elle invente de nouvelles contraintes dont l’utilité n’a pas à être démontrée puisque par définition elle est d’abord sa production, et ensuite ce qui compte c’est le service de la population, dont le signe le plus clair est la contrainte.

Ainsi l’administration de l’agglomération d’Annemasse, inspirée peut-être par les lumières blafardes d’un édile, a-t-elle inventé la vignette que chacun des agglomérés devra apposer sur son pare-brise pour pouvoir accéder aux déchetteries, vous savez ces lieux devenus indispensables depuis que la vague écologiste d’un côté, le regard de vos voisins de l’autre, vous interdisent de jeter tout simplement votre vieux canapé sur la chaussée, devant chez vous, comme vous en aviez l’habitude.

Il existe des déchetteries, et il existe une administration.

Mais comment faire pour rendre plus contraignant le système, pour le contrôler, puisque ce qui déplaît avant tout à une administration, quelle qu’elle soit, c’est de ne pas contrôler son petit monde.

La réponse géniale est la vignette.

On aurait pu penser qu’une carte de résident de l’agglomération, qu’on peut laisser dans la boîte à gants et produire à la demande éventuelle du préposé, pouvait suffire. Que nenni ! Ce qu’il faut c’est un signe, laid bien entendu, qui vient s’ajouter aux différentes cochonneries que chacun doit impérativement coller sur son pare-brise. Le stigmate de votre soumission.

La vignette.

Est-ce efficace? En voilà une drôle de question. La réponse vous la trouverez en allant à l’une des déchetteries; observez les véhicules, cherchez les vignettes….

Tout ça pour ça. On ne va pas parler du coût, ce serait impoli. L’investissement répondait à vos «besoins». Vos besoins sont toujours en expansion. Et les collectivités s’ingénient à y répondre, si bien qu’il ne doit surtout pas vous venir à l’esprit la mauvaise idée de vous plaindre de l’augmentation des impôts puisqu’ils ne font que couvrir les dépenses appelées par vos besoins. Ingrats que vous êtes.

Le faux problème de l’imprudence des livreurs de pizza

Il est curieux de constater que lorsqu’il n’y a pas de problème, certains édiles en créent, simplement pour apparaître comme les sauveurs de la civilisation, en apportant leur géniale solution. Ainsi récemment a-t-on appris que le maire de l’une des communes de l’agglomération, Ambilly, s’élevait contre les livreurs de pizza et protestait contre leurs violations du Code de la route. Mon Dieu, quel souci. Sans compter qu’il est peut-être lui-même l’un des consommateurs de ces pizzas, livrées à domicile à toute heure du jour et de la nuit aux particuliers assez fainéants et imprévoyants pour n’avoir rien dans leur frigidaire. Restons réalistes. Ces jeunes livreurs qui souvent pilotent leurs mobylettes comme dans un jeu vidéo, masqués sous leur casque, mettent au pire leur vie en danger. C’est assez vrai qu’ils prennent beaucoup trop de libertés avec le Code de la route, mais il existe une police, qui quand elle ne consomme pas leurs marchandises, peut les rappeler à son respect. Il existe aussi l’hôpital qui peut les rappeler à la réalité, celle où on se blesse, celle où l’on meurt, à la différence des jeux sur internet.

Sous le masque encore, mais cette fois celui des politiciens, pointe au-delà de l’indignation sur une question factice, le nez de la volonté totalitaire de tout régenter, de tout régler, de ne tolérer aucun écart à la règle dont par définition le protestataire est le maître. Maintenant, passons aux choses sérieuses. Quelle sera la météo demain?

La décomposition ne s’est pas arrêtée avant Annemasse

Ce que le scrutin du 26 mai 2019 enseigne d’abord pour la bonne ville d’Annemasse, c’est le score impressionnant de l’abstention qui atteint 64,49 %. Seulement 35,51 % de votants. Ce serait à désespérer de la démocratie, si ce n’était que cela.

Le second enseignement est à l’évidence la pulvérisation des partis politiques traditionnels. À commencer par le Parti Communiste avec 1,49 % des voix, à contempler le score misérable des socialistes (6,15 %), la déroute de l’extrême gauche avec les squelettiques 7,47 % de la France Insoumise, ce qui n’a pas suffi à relever la débâcle nationale de ce parti délétère, l’échec ici aussi de M. Hamon avec 3,04 %.

Quant aux Républicains, ils ont perdu leurs électeurs, malgré le renfort du Nouveau Centre dont on peut regretter la mésalliance. Effondrement avec 8,53 %.

Nous avons donc assisté à la Bérézina de l’Ancien Monde politique.

Un nouveau émerge ici aussi. Il comprend La République en marche – 23,29 %-, les écolos – 15%-, et aussi le RN, alias Front National qui arrive second avec 19,91 %. Second, c’est la confirmation d’un ébranlement du paysage politique local.

Les municipales arrivent en 2020. Le RN ne peut prétendre conquérir la mairie, même avec des alliances opportunistes, et à supposer que l’ombre de Wauquier ici le veuille, cela ne suffirait pas. La gauche traditionnelle non plus n’est pas en position d’assaut.

La première force s’établit dans le sillage du Président Macron. Il lui faudra des alliances. Les urnes européennes pointent en direction des écologistes, mais cela ne fait pas non plus la majorité nécessaire, il faudra d’autres apports. Ceux de la gauche sans doute, mais en ce cas l’orientation vers ce pôle pourrait déplaire aux centristes ralliés à Macron par nécessité devant l’effondrement de leur famille. Quant à une orientation à droite, elle sera plus que délicate avec la glissade abyssale des Républicains.

Sauf en cas de triangulaire, ce qui est parfaitement imaginable, l’équation tend actuellement vers une solution encore plus locale et transpartisane: un consensus autour d’une personnalité, sur une liste apolitique, mais qui pourrait rallier les suffrages modérés, ce qui représente en général le cœur de l’électorat. Mais qui? Le maire actuel? Peut-être. La difficulté apparente est son appartenance à l’ancienne planète socialiste. La réalité est son pragmatisme de naufragé, ce qui est le plus souvent la colonne vertébrale de la force politique : une pincée de socialisme en moins, une goutte d’empirisme en plus, et le tour pourrait être joué.

Il faut interdire la grippe

Rendez-vous compte, elle a fait 9500 morts cette année.

Plus que la circulation routière. Un pur scandale. Et sans radar en plus, sans limitation de la vitesse de propagation. Un vrai scandale. Et pas un seul élu de l’agglomération ou de la commune qui ne réagisse, sauf un. C’est incroyable.

Prenez votre plume, écrivez au Président, au Maire, au Diable, dites avec votre cœur à quel point vous êtes indignés. Dites qu’il faut toutes affaires cessantes mettre hors la loi cette calamité.

Pour en revenir aux radars, et surtout aux discours dont les ligues de «victimes» de la route, les préposés à la sécurité routière, le Premier ministre nous ont abreuvés, la réalité si on veut bien la voir est juste là, au coin de leur imposture. Bien visible. La limitation à 80 n’a eu aucun effet décelable. Rien, rien que du vent, du vent d’alibis mensongers et d’escroqueries intellectuelles, déversés à longueur de journaux télévisés. La réalité est que ce n’est pas le 80 qui règle quoi que ce soit. C’est le comportement des conducteurs d’une part, et surtout l’aménagement des routes d’autre part. La suppression d’un point noir a plus d’effets que la plus petite baisse de la limitation.

Il faut interdire la grippe, et l’escroquerie intellectuelle. Et supprimer cette limitation imbécile.

Qu’elle est belle la ville de Nyon!

Et surtout qu’ils sont beaux ses habitants.

Il faut se représenter ce que ses habitants ont fait à la fin de l’année. Ils ont massivement refusé une augmentation des impôts.

C’est extraordinaire et surtout c’est une extraordinaire illustration de la vitalité de la démocratie chez nos voisins. Chapeau.

Rien ne pourrait se passer ainsi dans notre pays. Les impôts sont systématiquement augmentés par les élus, sans jamais, jamais de retour en arrière, ni surtout jamais au grand jamais, de consultation des citoyens. Ils augmentent avec que de bonnes raisons, et surtout la plus massive des bonnes raisons : pour répondre aux besoins.

Les besoins étant toujours croissants, les impôts suivent ce chemin, dans la bonne conscience des élus.

Nos voisins ont dit clairement non.

Il ne faut pas que les approuver, il faut les imiter.

Plaidoyer pour Carlos Ghosn

Je ne connais pas cet homme que je n’ai jamais eu l’honneur de rencontrer. Je ne connais pas son dossier. Il est emprisonné apparemment par un chantage à l’aveu. Il n’y a pas si longtemps cette méthode indigne d’une justice éclairée était pratiquée dans notre pays à grande échelle par nos bons juges d’instruction. Puis un vent salutaire de réformes inspirées notamment par la jurisprudence de la CEDH a soufflé sur notre institution judiciaire qui, après avoir renoncé à la torture, au bûcher pour les sorcières, à la roue et à la guillotine, a adopté progressivement des textes et des pratiques plus civilisés. Ici Carlos Ghosn ne serait probablement pas embastillé. De l’autre côté des océans, sur ces rivages de l’empire du soleil levant que le souffle de la civilisation libérale n’a manifestement pas encore atteint, Carlos Ghosn est confiné dans un réduit. Nous ne savons pas s’il est innocent ou coupable, mais nous savons que tant qu’il n’aura pas été déclaré coupable par un tribunal impartial et indépendant notamment du monde économique, il est innocent et doit dès lors être traité dignement, et pour cela il doit rester libre.