Scoop : on a perdu, mais personnellement je n’ai aucun regret

En résumé, Louis Mermet a fait une campagne exemplaire.

Il n’y a aucun regret à avoir. Parce que nous ne sommes pas des politiciens, nous avons collectivement choisi de faire sauter les élections de 2014 parce qu’il y avait eu une fraude, et que nous pensions tous ensemble que la dénoncer et la faire sanctionner était et reste un devoir civique.

Avec une abstention record, du jamais vu, nulle part, les résultats n’ont aucun sens. Très probablement que l’électorat de Dupessey s’est plus mobilisé que celui des autres listes. L’analyse des résultats nous le démontrera. Mais il faut considérer les réalités qui se dégagent du scrutin. En fait ce sont les militants élargis qui ont voté, pas le peuple. Le peuple était ailleurs, on ne l’a pas vu.

Notre échec est en fait l’échec de notre mode de scrutin. En été déplacer les foules, ici en tout cas, est impossible. Au printemps non plus, reste à essayer l’automne, l’hiver. Nous verrons pour les régionales. Mais on peut être pessimiste. Il faut réinventer la démocratie à partir d’un nouveau mode de scrutin.

Si le vote pouvait se faire par internet sans doute y aurait-il plus de votants. C’est à tenter.

Hier soir j’étais tellement en colère que j’ai éructé des insultes envers l’électorat du FN. Maintenant il faut considérer froidement ce qui vient de se dérouler. Au-delà de la colère. Ce que les 11 % de Capasso montrent est que cet électorat ne sait rien des enjeux locaux, voterait pour un pot de géranium si le FN le mettait en tête, ne sait probablement rien tout court. Et il vote de manière réactive, sans aucun intérêt pour les solutions politiques réelles à l’échelle locale : le tracé du tram, par exemple. La seule méthode pour l’inviter à revenir à la réalité est la pédagogie, il en faudra beaucoup.

Le triomphe des socialistes dans cette élection n’annonce que le pire pour la ville et son agglomération. Doit-on baisser les bras ? La réponse est non, il faut continuer, il faut espérer convaincre un jour. Il faudra qu’un jour il n’y ait à la tête de la ville une autre personnalité que celle d’un socialiste venu de l’extrême gauche.

La stratégie du n’importe quoi

Une nouvelle dimension vient d’être donnée à la campagne par le surgissement du fantôme du commandeur, Robert Borrel qui se porte au secours de son dauphin, on le voit sur les marchés, tract à la main, on le voit dans les rues badge à la boutonnière, on le lit même dans les journaux. Dans les journaux il vient de faire un coup d’éclat. Il appelle Alain Juppé à soutenir Christian Dupessey. C’est inédit. Une sorte de facétie politique dont il faut chercher le sens. Une fois qu’on a écarté la loufoquerie imaginaire d’un improbable appel au changement de camp, il reste la politique. Tout devient alors clair.

D’abord c’est peut-être un coup de pub. Le peuple m’ignore, donc je fais un éclat, et ça marche d’ailleurs puisqu’au lieu de parler de Juppé on parle de moi. Mais j’ai du mal à y croire, non qu’il ne soit pas calculateur, mais simplement parce que ce n’est absolument pas comme ça que les lecteurs du Messager ont reçu le message. Ils ont vu qu’un camp politique en appelle à un autre camp pour tenter de remporter une élection, ce qu’ils ont interprété comme l’aveu qu’il a besoin d’alliés et qu’il craint de ne pas la remporter sans cela.

C’est donc extrêmement simple. Ce que cela démontre, c’est la peur, la peur du camp de Dupessey de perdre. Il faut le secours de Borrel, lequel en appelle à une sorte d’alliance des politiques raisonnables pour sauver son successeur.

Mais il y a une difficulté insurmontable sur laquelle Robert Borrel surfe, celle du camp politique. Si Dupessey était apolitique, d’une part cela se saurait, mais il est conseiller régional socialiste, et d’autre part sa liste ne serait pas «divers gauches», comme elle s’affiche, pour ne pas dire socialiste pour des considérations purement électoralistes. Mais que l’on sache, Juppé n’est pas divers gauches. Il est à droite. Donc cette prétention de Borrel est vouée à l’échec, et il le sait. Le message est un appel aux électeurs de la droite de se porter au secours du candidat socialiste en mauvaise posture. L’obstacle à cette stratégie est que Dupessey a toujours combattu la droite, et il a oublié d’être prudent en pensant que la victoire lui était assurée. Les électeurs en décideront, mais l’imprudent a commis une erreur, c’est ce que Borrel nous dit.

Différence de styles

En même temps que Louis Mermet émerge dans la lumière de l’actualité, Dupessey entre dans les ténèbres de l’insignifiance. Le temps de la politique du souterrain est révolu. Le calcul politique, le machiavélisme de boudoir, antichambre du cimetière de la démocratie, font long feu. L’alliance occulte des socialistes et des frontistes était une hypothèse pour la science politique. Elle s’est confirmée comme réalité lorsqu’il fut clair que Dupessey soutenait la même thèse que Capasso sur l’annulation des élections. Mêmes arguties artificielles, même finalité, même discours, même contournement de la fraude électorale qui avait été exhumée. C’est bien ce qu’on désigne par alliance objective. Les manœuvres socialistes à Annemasse se sont poursuivies dans l’obscurité opaque des petits coups misérables.

Comme ils n’avaient en réalité aucun programme sérieux, les dupesséistes ont copié tout simplement quelques thèmes dont ils n’avaient pas même l’idée. Aidés en cela par des fuites et un transfuge, Salah Benattia dont on comprend rétrospectivement le malaise qu’il engendrait par sa présence, sans doute une question de langage corporel dont on perçoit la signification et qu’il est malaisé d’accepter, parce que la figure du traitre est toujours redoutable à admettre. Ainsi le matériel de campagne de Louis Mermet a fait l’objet d’une copie servile.

On ne prête qu’aux riches, et c’est sans doute pourquoi la rumeur rend Dupessey responsable d’un coup de Jarnac. Il y a eu une liste plus à gauche que celle de Dupessey (si, si, c’est possible), la quatrième liste qui se présente à l’horizon des élections. Une coïncidence remarquable a fait qu’à peine déposée, la tête de liste était interpellée par la police, jetée en garde à vue, accusée d’avoir dissimulé de la drogue dans un local qu’elle contrôle, et relâchée peut-être dès qu’il parut difficile de conforter cette accusation par des faits objectifs, mais aussi peut-être parce que les quantités n’étaient pas très importantes. Ce sont des hypothèses puisque personne n’a vu le dossier. Mais le mal était fait.

Sans beaucoup de prudence, le Dauphiné Libéré publie le 23 juin 2015 un article au titre humoristique sur cet évènement, mais sauf si le secret de l’enquête avait été violé par les policiers qui auraient transmis les copies des PV aux journalistes, hypothèse qui n’est étayée par rien à ce stade, par définition avant que l’affaire ne vienne devant la juridiction de jugement, si elle y vient, personne n’en sait rien.

Ce qui est certain c’est qu’une réaction s’est dessinée dès l’annonce de l’interpellation dans le quartier d’où beaucoup de colistiers sont originaires. Et de nombreuses personnes, voire la majorité, ont pensé que ce n’était pas une coïncidence, et qu’on pouvait y voir la main de Dupessey. J’ai beaucoup de mal à suivre ce point de vue, essentiellement parce que je n’aime pas croire en la théorie du complot. Il faut des faits, des faits et encore des faits pour faire avancer une réflexion. Mais il est vrai qu’on ne prête qu’aux riches. Il y a un enseignement à tirer de toute cette affaire, c’est qu’il existe une politique du souterrain et une politique de la lumière. LM a choisi le camp de la clarté, Dupessey a choisi celui de la nuit. Dupessey quand il faisait une alliance objective avec le FN en combattant à ses côtés l’annulation de l’élection pour fraude, savait ce qu’il faisait, et que sa seule motivation était de rester collé à son siège. Je ne sais pour finir s’il est ou non à l’origine de cette judicieuse arrestation, et je m’en moque. On ne prête, donc, qu’aux riches, et même s’il n’en est pas l’auteur, ce que je veux bien volontiers croire, il l’a certainement souhaitée si fort que ses vœux ont été exaucés.

L’étonnante campagne

La campagne électorale qui se déroule actuellement à Annemasse, à la suite de l’annulation des élections en raison de la fraude du FN, restera étonnante.

Quatre listes sont en présence. Celle des socialistes, celle du FN, une liste de gauche dont le centre de gravité est le quartier du Perrier, et la liste de la droite républicaine dont la tête est Louis Mermet.

La polémique fait rage : le passé de la tête de liste du FN fait débat, pour dire le moins, et un autre sujet de polémique se développe entre la liste socialiste et la liste de gauche du Perrier, qui résiste aux manœuvres et assauts dupesséistes.

Mais en dehors de Louis Mermet qui fait depuis longtemps diverses propositions, le sentiment est que l’ex-maire tente de copier toutes les idées qu’il n’a pas.

Par exemple le ridicule de ses propositions sur la sécurité. Le monsieur prenant conscience qu’il y a comme un déficit sur ce point dans son action, barbouille en hâte une belle affiche sur laquelle il promet deux caméras supplémentaires, et un peu plus de policiers. C’est minable.

Il n’a plus rien à dire, il n’a jamais eu d’idée propre, l’intelligence a déserté depuis longtemps le camp socialiste, il est temps qu’il s’en aille.

Doit-on aller vers la fusion des communes ?

Lorsque l’on circule dans la région Annemassienne on est frappé par la continuité du tissu urbain de trois des douze communes formant l’agglomération: Annemasse, Ville-la-Grand, Ambilly. C’est à l’évidence un même ensemble urbain qui se déploie, sans césure.

De cette unité géographique, on pourrait conclure à la nécessité d’une unité politique et administrative. Pourquoi donc devrait-il y avoir dans ce même espace trois collectivités distinctes, alors qu’une seule suffirait amplement ? La réponse est d’abord dans l’histoire, dans le développement de l’urbanisme au fil du temps qui a soudé ce qui autrefois était séparé par des champs. L’extinction de la ruralité et l’émergence de l’urbanité sont les phénomènes marquants des 50 dernières années, ici, aussi bien qu’ailleurs.

Dans ce contexte la question politique se pose de savoir s’il faut poursuivre avec le schéma hérité du passé ou bien tirer les conclusions qui s’imposent éventuellement à l’examen de la réalité.

On peut hésiter, car il y a non seulement des pesanteurs, mais aussi un intérêt au maintien des communes.

L’argument généralement mis en avant pour opérer les fusions est celui de la rationalisation des moyens. C’est un argument intéressant, mais essentiellement bureaucratique, et qui présuppose que la concentration des moyens serait toujours source d’économie. La résistance ne serait dans cette perspective qu’une nostalgie inutile.

Il faut pourtant hésiter devant cette logique qui oublie aussi que plus on concentre les moyens, plus on centralise, et moins on obtient de productivité. Car c’est un mythe de penser que les grandes organisations bureaucratiques sont plus performantes que la juxtaposition de petites structures. Il y a dans tout système du «bruit», c’est-à-dire une perte d’efficacité. L’exemple a souvent été donné dans les grandes organisations des services de photocopies. Sur le papier la concentration de toute la production des photocopies dans un seul service est toujours pensée plus productive que l’éparpillement des services dans chacune des divisions. Et dans la réalité le modèle ne fonctionne pas et le grand service concentré est moins productif que les petites unités séparées.

Comparaison n’est jamais raison, mais il est assez clair que la fusion des communes n’aboutira pas nécessairement à des économies d’échelle en terme de fonctionnement des services. À tout le moins, cela reste à démontrer.

La vraie rationalité de la fusion des communes est avant tout d’ordre politique. L’enjeu est au fond de permettre l’identification d’un espace. Dans le cas d’un continuum urbain, un seul nom, une seule commune peuvent parfaitement se défendre. Mais cela reste discutable. En tout cas cela doit passer nécessairement par le consentement des citoyens intéressés.

(Je vote contre ! – pour l’instant, mais je peux changer).

Jean Capasso le leader maximo local du Front National a été poursuivi pour vol à main armée

C’est une nouvelle extraordinaire, un nouvelle comme on n’en a qu’une par siècle, parce que ce n’est jamais arrivé dans le passé. Un homme conduit une liste pour les élections municipales, et pas n’importe quelle liste, celle du Front National. Il a fait campagne en 2014, il a pourfendu les juges laxistes, il a expliqué que si lui était élu à la tête de la mairie la sécurité serait immédiatement rétablie en ville. Il repart en étant tête de liste en 2015 pour les nouvelles élections qui se tiendront uniquement parce qu’il a fraudé et que le Conseil d’État a sanctionné la fraude. Et cela ne suffit pas. Il repart, mais ne dit à personne d’où il vient.

On peut penser, et on peut discuter de cette idée, que des années après le forfait qui lui a valu d’être poursuivi devant une cour d’assise, celle de la Haute-Savoie, il s’est amendé, et qu’il doit bénéficier de l’oubli. Sans doute va-t-il nous dire «j’ai fait une bêtise». Drôle de bêtise, s’emparer l’arme à la main de la recette, cela ne doit pas empêcher bien entendu de se recycler, d’abandonner les sentiers de la criminalité, parce que c’est un crime. Je suis pleinement d’accord avec cette proposition. Je suis à fond pour la réhabilitation.

Mais il ne s’agit pas de la vie ordinaire, il s’agit de la vie politique. Et la vie politique doit être la plus exemplaire possible. Parce que désormais le soupçon pèse sur le monde politique accusé de corruption, et de mensonge. Les Romains disaient que la femme de César ne devait pas être soupçonnée. Il en va de même pour le monde politique. Il doit être exemplaire, ou périr.

Mais ce que nous dit Jean Capasso, qui est sans doute un homme sympathique, pourquoi ne le serait-il pas, c’est qu’on a le droit en France de dire n’importe quoi, de mentir sur son passé par omission à tout le moins, et de se présenter devant les électeurs en tenant un discours sécuritaire.

C’est cela qui est extraordinaire, qui est inédit, du moins à ma connaissance.

Plusieurs conséquences peuvent être tirées :

– le mépris du FN pour la vérité et les électeurs, aucun parti n’a le droit de taire un passé comme celui de M Capasso,

– le mépris des socialistes qui connaissent tout de la situation et n’en disent rien, espérant passer entre les gouttes, je ne sais pas d’ailleurs si ce n’est pas pire encore que l’attitude du FN.

– et au contraire l’attachement à la démocratie de la droite républicaine.

C’est vrai qu’ils ont raison Jean Capasso et sa lectrice le 14 juin 2015, de craindre toute cette racaille qui traîne dans les rues. Heureusement qu’ils sont là pour donner des gilets pare-balles aux policiers municipaux, sans eux on n’aurait aucune idée des nécessités de la sécurité. C’est d’ailleurs la lecture de ce post sur la page Facedebouc du candidat frontiste qui m’a convaincu qu’il fallait réagir. La réaction de cette dame, le silence de Jean Capasso, qui fait comme si il avait le droit de juger la racaille, tout cela est accablant.

Faut-il craindre que les électeurs du FN votent malgré tout en faveur de la liste Jean Capasso, bleue marine ? Oui, il faut le craindre parce que cela démontrerait un affaiblissement fatal de l’esprit démocratique, naturellement s’ils votaient en connaissance de cause, sinon ce serait simplement l’effet de la difficulté de faire passer l’information.

Pour fonctionner, la République doit mobiliser les meilleurs, pas les braqueurs, même repentis. Parce que la République, parce que la démocratie doivent être des affaires sérieuses. Pas des bonnes blagues pour piliers de bistro, pour biker décérébré. On ne doit pas rigoler avec le fondement de notre vie.

Et si cela devait se passer, on ruinerait un peu plus l’édifice démocratique. Derrière la ruine, il suffit d’observer le monde pour s’en convaincre, il y a tout au fond du fond la guerre civile. Il ne faut pas rejeter les citoyens qui ont commis des fautes dans leur passé, mais il faut qu’il y ait une nécessaire transparence. Et puis il y a faute et faute. Un délit cela peut certes être grave, mais dans l’échelle de la gravité le crime arrive en tête. Si on peut parfaitement oublier le délit prescrit, ancien, accidentel, en revanche on est en droit de s’arrêter sur le crime, longtemps après sa commission, simplement parce qu’entrer n’importe où une arme à la main, ce n’est pas exactement comme commettre un excès de vitesse.

La panne d’idées du discours sans fin

La panne n’est pas celle de Louis Mermet et son équipe, mais celle de Dupessey, ex-maire sorti de son siège par le coup de canon du Conseil d’État. Au fil des jours il apparaît que le seul discours de l’ex-maire consiste à calomnier Louis Mermet, en écrivant honteusement, que l’annulation serait due à ses «manœuvres procédurières», alors qu’il aurait utilisé des procédés contraires à la morale.

Un morceau d’éloquence aussi vide que diffamatoire.

Ce qu’il y a de stupéfiant chez cet intellectuel socialiste, ce sont ses idées fixes, et son discours baignant dans la naïveté la plus sidérale à force d’être stratosphérique.

Même le plus abruti de la création peut se rendre compte de l’imbécilité de la proposition. Ce n’est pas une manœuvre qui a balayé les élections, mais une fraude, que Dupessey connaissait. Louis Mermet lui avait dit ce qu’il en était. Et à supposer qu’il fût devenu sourd, ça nous pend tous au nez, et qu’il n’ait pas entendu, il a nécessairement tout su dès le dépôt de la requête, immédiatement publiée sur mon blog.

Qu’il ne vienne pas dire qu’il ne lit pas mon blog. Il y a fait tant d’allusions ou en a tiré tant de citations, à de si nombreuses reprises aux séances du conseil municipal, que nécessairement, lui ou ses affidés, et surtout les services qui travaillaient pour lui, ont lu et compris.

Un mensonge dit souvent plus qu’un aveu. Ici il nous dit ici que l’ex-maire s’est cru habile en contestant l’annulation, aux côtés du Front National avec qui il est dans un rapport intime d’alliance. Très bien, camarades socialistes, si cela vous convient, allez-y ! Poursuivez votre discours sans fin sur le thème infantile des manœuvres procédurières. Vous en paierez le prix.

C’est surprenant tant c’est minable. C’est surprenant tant c’est irresponsable.

28 juin et 5 juillet 2015

Deux dimanches d’élection. Les élections municipales à Annemasse.

Retenez les dates.

Vous aurez le choix entre :

– voter pour Louis Mermet, qui propose de rendre à la vie la ville étouffée par plus de 30 ans de socialisme municipal,

– voter pour les socialistes, déguisés pour l’occasion avec de fausses moustaches pour qu’on ne les prenne pas pour ce qu’ils sont : des nuls,

– voter pour le FN, c’est à dire voter pour une étiquette nationale, avec au plan local, si le FN réussit à faire une liste, une équipe tirée par un leader maximo, qui ne connaît rien à rien, et qui en est fier,

– voter pour l’extrême gauche, aussi originale que d’habitude avec des slogans nationaux du genre, demain on rase gratis, on fait payer les riches, on élève toutes les barrières douanières, comme le FN mais sauf à l’égard des pays du sud qui ont ses faveurs, sans qu’elle ne s’explique jamais sur le fait que la Corée du Nord, qui applique tout son programme, n’a pas la réputation d’être un Eden, mais plutôt celle d’un camp de concentration.

En résumé le vote sera entre la poursuite de l’expérience de Berlin-Est (mais avec plus d’argent grâce aux frontaliers), dans le formol et la douleur, ou bien un grand rafraîchissement de la ville.