Juré, tout ce qui est dans le JIM est vrai,

Ainsi dans le numéro de cet été du journal d’illusion municipale, pardon d’information municipale, on peut lire :

La vie est ainsi faite qu’il arrive même à un journal aussi sérieux que l’est le JIM de se tromper. Et comme on ne peut évidemment pas soupçonner cet organe de vouloir égarer son lectorat, il ne reste qu’à rechercher les causes techniques de cette annonce, peut-être inexacte.

Deux hypothèses se présentent à l’esprit:

1) Un rédacteur optimiste, anonyme puisque l’article n’est pas signé, a pris ses désirs pour des réalités. Cela se conçoit, car on connaît tout le soutien et le soin que le maire apporte au projet de Chablais parc.

2) Tout était vrai, mais un gigantesque sabotage se découvre, fomenté par des groupuscules cachés dans les plis de la démocratie municipale, dont le résultat est qu’il barre toute l’avenue de la Gare pour interdire mesquinement l’accès à la rue du Chablais par l’étroit boyau urbain pensé par le génial aménageur Virgil.

Que peut faire le maire devant un tel scandale ?

Il pourrait abandonner, démissionner par exemple, ce dont on le féliciterait par avance, mais je viens d’apprendre qu’il ne serait pas d’accord. Tant pis. Il peut ouvrir le couloir à coup de pelleteuses et bulldozers, ce serait une excellente publicité et montrerait que tous les socialistes ne sont pas aussi irrésolus que le premier d’entre eux. Mais serait-ce bien raisonnable de procéder par un coup de force ?

Il pourrait demander à l’un des conseillers de l’opposition de prendre en charge le dossier. Voilà une excellente idée qui devrait naturellement séduire le premier édile, tous les annemassiens, et même les conseillers de la majorité.

Enfin, le maire peut ne rien faire.

Et il aurait raison. L’été porte à la sieste.

Ne rien faire est toute une philosophie dans la vie.

D’autant qu’il y a d’autres difficultés qui se présentent.

L’avenue de la gare est une nouvelle fois éventrée. On recreuse là où on a déjà creusé, on ouvre à nouveau des tranchées toujours pour y faire passer de nouveaux réseaux. Le malheur organisationnel est que la programmation soit aussi déficiente, et que tout ne se soit pas fait en même temps.

Il y a même des gags. Ainsi, apprend-on par de vigilants riverains, il y aurait même une tranchée qui n’a été faite que pour retrouver le passage du chauffage urbain….qui date de deux ans. Mais où sont donc les plans ?

Une chronique de France Culture se termine toujours par : «que les cieux vous tiennent en joie» ! Ce sera nécessaire.