Du changement dans l’air

Il n’y a pas que des bonnes nouvelles, chez les centristes.
D’abord qui sont les centristes dans notre département ?

Il y a les centristes réels, ceux qui descendent du MRP, devenu CDS, puis UDF, puis des tas de sigles qu’on oublie rapidement, et aujourd’hui Nouveau Centre.

Ils se situent à droite de l’échiquier politique.

Il y a les centristes imposteurs.

Affirmation certes brutale, mais au fond exacte. Ils sont ceux qui ont suivi F BAYROU en 2007 dans l’aventure du MODEM, le «ni ni», et qui le suivent encore aujourd’hui après sa prise de position nette en faveur de F HOLLANDE au second tour des récentes présidentielles.

Pour les élections à venir ils se présentent non plus sous l’étiquette Modem, mais sous celle, trompeuse, de LCF «Le Centre pour la France».

Dans notre département ils sont présents dans les 6 circonscriptions, et bien entendu dans la 4e, où ils seront représentés par Antoine VIELLIARD. Étiquette trompeuse, car en réalité ce n’est pas le centre qui traditionnellement se situe dans le camp politique de la droite, mais un prétendu centre qui se situera à gauche, comme aujourd’hui son leader. Lequel vient encore d’en rajouter en expliquant que la cohabitation serait une catastrophe. Si la cohabitation est une catastrophe, alors nécessairement quand le président juste élu est de gauche, c’est qu’il pense indispensable une victoire de la gauche.

Aucun des candidats du Centre pour la France, LCF, de notre département, ni ailleurs en France, n’a émis la moindre protestation contre l’idée que la cohabitation, qui suppose la victoire de la droite, serait une catastrophe. Ils adhèrent donc tous à cette ligne politique, et à commencer par Antoine VIELLIARD dans la 4e.

L’étiquette de centre est donc une imposture.

Ce ne serait pas si grave si on considérait simplement que l’aventure de F BAYROU est mal engagée, à commencer pour lui même qui risque de ne pas être réélu. Mais ce qui est grave c’est que la manœuvre trompe une partie des centristes.

L’équivoque fonctionne. Ainsi au conseil général il existe un groupe «centriste», qui comprend surtout des élus du Nouveau Centre, mais qui a également reçu l’adhésion d’Antoine VIELLIARD. Par solidarité ses membres vont soutenir Antoine VIELLIARD, alors même qu’il est impossible de le considérer comme centriste au sens national du terme, puisqu’il se présente dans la mouvance de BAYROU qui lui, choisit très nettement la gauche. Alors que des membres de ce même groupe au conseil général continuent d’appartenir au Nouveau Centre qui s’inscrit fermement dans le camp de l’ancienne majorité.

Soutenir et Antoine VIELLIARD et le Nouveau Centre est s’enfermer dans une contradiction.

Cette équivoque va occasionner des dégâts. Peut-être un divorce entre les quelques troupes authentiquement centristes qui restent. Mais au-delà des militants, un divorce avec l’électorat traditionnel du vrai centre.

C’est le printemps, on ne va quand même pas se suicider, mais il y a déjà un goût d’amertume.

La réponse du «sbire»

Au conseil municipal Mademoiselle Anne Michel, tout engoncée dans un mutisme permanent, rarement entrecoupé de quelques monosyllabes éructés, reste figée des heures durant, limitant sa participation à la prise de notes. Plus tard elle se lâche dans son blog, qui dégouline alors de fiel et de venin. Elle a même de bons articles, mais surtout elle y règle ses comptes. Se pensant la seule opposante à Annemasse, sans doute persécutée, elle n’hésite jamais à se gausser de la liste UMP. Et comme elle ne paraît pas avare, en tout cas en bave, elle n’excepte personne. Je n’en souffre pas, j’ai même maintenu sur mon blog un lien renvoyant à son site, alors bien entendu qu’il n’y a pas de réciprocité. La rigidité et l’intolérance marchent souvent ensemble.

Nos opinions ne sont pas exactement en phase. Par exemple elle soutient l’attachée parlementaire du député sortant, et de mon côté, avec d’autres, je soutiens Claude Deffaugt. Et pourtant nous sommes du même côté politique. Mais elle s’en fiche. Ce qui compte manifestement le plus, c’est d’insulter, en se pensant drôle. D’où l’usage de sobriquets pour qualifier les autres opposants, dans l’imitation maladroite d’un style satirique, avec le talent d’un potache de 4ème. N’étant pas aussi cruel que Louis Mermet, je ne retournerai pas plus la couteau dans le plaie.

Reste le fond.

Elle pose une question intéressante, celle de la division. On peut lui reconnaître quelque science sur ce point, mais sa science est universelle, et je la partage avec d’autres encore.

Claude Deffaugt d’un côté, et Virginie (comment au fait ?) de l’autre. Sauf que Claude Deffaugt s’est déclaré le premier, et que la dame Virginie ne paraît pas avoir tenu compte de cette réalité. Elle se pense légitime de naissance, sans doute. Mais qu’est-ce que cette légitimité ? Celle de l’investiture, obtenue parce qu’elle était l’attachée parlementaire, c’est-à-dire la supersecrétaire du député sortant, qui n’en a pas fini de sortir depuis des décennies, et qui, propriétaire de sa circonscription vient la refiler le moment venu à qui lui chante ? Ce serait cela la légitimité ?

Sauf encore qu’il y a un véritable projet d’un côté, et de l’autre l’ânonnement des instructions de Copé, excellentes au demeurant. Ce n’est pas avec des nouilles (précision : je vise les engagements, pas les personnes) que l’élection se gagnera. C’est avec des caractères trempés. Trempés par la vie, l’engagement dans le monde, la profession, le travail.

Sur le fond on peut toujours débattre. Sur des égarements agressifs, plus rarement.

Le 15 mai 2012 à 20 heures, réunion publique à la salle MLK à Annemasse

Autour de la présentation de la candidature aux élections législatives de :

Claude DEFFAUGT

C’est la candidature d’un homme de terrain, qui a conduit une carrière dans le terreau de notre région frontalière, qui non seulement en connaît les problématiques si particulières qu’elles échappent à l’entendement de nos concitoyens sitôt qu’on a franchi le col d’Evires ou le Mont Sion, mais axe toutes ses propositions et son engagement sur les besoins fondamentaux de notre espace de vie, et qui s’inscrit clairement dans l’actuelle majorité.

Le 6 mai la fête a battu son plein à la mairie d’Annemasse,

Le 6 mai, une superbe réception a eu lieu le soir, après le vote, entre les élus de la majorité, et leurs invités. On comptait parmi les personnalités socialistes, l’improbable maire d’Ambilly, venu fêter avec ses collègues annemassiens l’élection de M Hollande à la présidence de la république.

On peut comprendre leur joie, surtout si l’alcool leur a permis d’oublier les lendemains sinistres qui se profilent.

Mais imaginons que la sauterie ait été financée par l’argent du contribuable annemassien, alors là la fête prendrait une tout autre tournure, puisqu’elle n’était pas réservée aux seuls élus de la ville. J’espère recevoir un démenti m’indiquant qu’elle a été payée grâce aux munificentes indemnités des élus. Sinon, scandale.

Ça y est, on a enfin un président médiocre,

Jusqu’à présent la France de la V° République n’en a pas connu.

Hollande est élu.

Il a aussitôt fait le discours d’un représentant de commerce, celui du fonds de commerce de gauche.

Il a essayé de prendre de la hauteur. Il est resté englué dans sa médiocrité. Dans celle de ses idées.

Il faisait la réclame de son employeur, la gauche. Sous lui à Tulle, on lisait «francoishollande.fr».

La promotion pour la dernière lessive, celle qui ne mentira pas sur la daube qu’elle vend en package tout compris, de Mélanchon-Dufflot-Aubry. Celle du marécage des bobos parisiens, bien sûr pour le vote des étrangers (on n’est pas racistes nous, monsieur), bien entendu pour les 35 heures (ne serait-ce que pour sauter dans le TGV vers Le Touquet), pour les emplois publics, bien sûr encore pour le mariage gai (ou gay), pour l’adoption, pour les réformes «sociétales», demain on va raser gratis, dans la justice.

Hollande a commis son premier discours. À la graisse d’oie.

À en vomir.

Le seul malheur, c’est que c’est en France qu’il est élu.

Ce qu’il y a de bien avec nos amis suisses,

C’est qu’ils ne lésinent jamais pour exprimer leur opinion à l’égard des grandes affaires de leur voisin français.

Et ce qu’ils en disent est simple. Si Hollande et ses crétineries l’emportent, la France périclitera encore plus vite.

Ce ne sera pas la faute des «marchés», les marchés ne font pas de politique, ils ne poursuivent qu’un seul but : leur intérêt. Et une crétinerie même badigeonnée en rose pour les imbéciles, reste une crétinerie. Si bien qu’ils ne vont pas nous faire la moindre guerre, non. Pas de chars. Pas de «mur de l’argent», non plus, ce pur fantasme des abrutis de gauche. Non, ils vont tout simplement nous laisser tomber. Nous prêter au compte-gouttes. Et comme la France sera contrainte d’emprunter, alors que les prêteurs se feront plus rares, et seront plus frileux, inéluctablement les taux monteront. C’est mécanique. Que les taux montent, et qu’ils alourdissent notre dette, les «marchés» n’en ont strictement rien à faire. Mais nous, si.

C’est ce que nous disent nos voisins. Ils ne sont pas les «marchés», ils ont simplement le bon sens élémentaire de comprendre qu’en dépensant plus au lieu de faire comme tous nos copains au-delà des frontières, on se prépare des lendemains qui déchanteront.

On a encore quelques heures pour s’en souvenir et faire le choix qui s’impose : voter pour Sarkosy.

Tout n’est pas beau, ni bien avec lui. Rien n’est parfait en ce monde. Le président Sarkosy n’échappe pas à cette règle. Mais il fait face. Il affronte la réalité. Avec lui on a une chance de s’en sortir. Avec Hollande on précipitera notre déclin déjà bien entamé.

Vive le fendant !

PS. Anticipant la victoire de Karamel Pudding, le maire et son équipe invitent le bon peuple à boire un coup le soir du 6 mai, après le dépouillement. C’est avec l’argent des contribuables, même ceux qui ne votent pas pour leurs imbécilités. Alors, annemassiens, profitez-en ! Allez en masse dans les salons de la mairie. Il y aura du rouge qui tache. Normalement, après plusieurs verres, même si Hollande gagnait cela pourrait être drôle. Mais s’il perdait, alors là. Vive le fendant !

Ce qu’il y a maintenant de sûr, après la prise de postion de F Bayrou…

..c’est qu’il sera difficile de construire un Centre fédérant le Modem et le Nouveau Centre. Où alors il y aura plusieurs Nouveaux Centres… Mais ça, la scissiparité, c’est le mode de reproduction naturel des centristes.

Reste que dimanche 6 mai, pour sauver le pays du danger majeur que lui font courir Hollande et ses sbires, il faut voter Nicolas Sarkosy.

(Il est possible qu’il soit tombé sur la tête, mais la faculté ne s’est pas encore prononcée).