Appel en faveur de Nicolas Sarkosy.

En réalité nous n’avons pas le choix.

D’un côté, un homme d’appareil, dont il est faux de dire qu’il serait incapable de prendre une décision, il suffit d’écouter Mélanchon dénoncer ses manœuvres pour être convaincu qu’il dirigera en utilisant toutes les ficelles des illusionnistes. Il a donné l’illusion de la démocratie dans son parti, tout en se livrant aux plus viles magouilles, sous le regard en fait complice d’un Mélanchon, et de bien d’autres. Il n’y a aucune raison que cette même méthode ne soit pas appliquée au pays tout entier. (Voir billet précédent).

De l’autre un homme politique qui a réussi à réformer, alors que le pays est dans la tourmente. Qui a affronté une campagne de presse quotidienne inadmissible pendant cinq ans. Pendant cinq ans il aura subi tous les outrages, depuis sa taille, jusqu’à son goût supposé pour le clinquant, en passant par la dénonciation imaginaire des pires forfaits. La haine a tenu lieu de ciment à ceux qui la proféraient, mais ce n’est pas de cela que l’avenir pourra être fait. L’avenir ne pourra se construire que dans la poursuite des politiques de réformes, douloureuses, mais nécessaires, avec pour seul horizon immédiat la sueur et les larmes.

Le choix est donc entre la veulerie démagogique et la volonté de survie.

De la Démocratie, de l’Amérique, et des cacahuètes sucrées.

Impossible de traiter en si peu de place des cacahuètes sucrées, il faut donc se résoudre à n’aborder que le thème de la Démocratie et oublier l’Amérique.

Peu le savent, même parmi les conseillers municipaux, mais il existe un règlement intérieur du Conseil municipal, prévoyant notamment le droit des «conseillers n’appartenant pas à la majorité», de s’exprimer dans le JIM.

Or, notre bonne amie la majorité depuis quelques années nous joue la farce de faire semblant d’accorder un espace aux «conseillers n’appartenant pas à la majorité», pour qu’ils puissent exprimer leur position dans les colonnes de la gazette locale, tout en s’en réservant un. La minorité avait protesté. Elle protestait aussi à l’encontre de l’obligation faite d’appartenir à un groupe pour s’exprimer.

La minorité, éconduite dans ses demandes, assista impuissante à l’adoption du règlement. Louis Mermet et moi avons forgé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble.

Par décision en date du 29 mars 2012, le tribunal administratif de Grenoble rejetait le moyen tiré de l’illégalité de l’espace réservé à la majorité, mais en revanche censurait le règlement en ce qu’il obligeait à appartenir à un groupe pour pouvoir écrire dans le Journal d’Information Municipale.

Ce qui n’est pas réglé c’est ce qui pourrait se passer si un conseiller inscrit dans un groupe voulait s’en émanciper pour rédiger son propre article. Ce qui n’est pas réglé non plus c’est le point de savoir si l’espace, 2800 signes actuellement chichement octroyés, est comptabilisé au total pour toute l’opposition, divisé ensuite en parts égales, ou bien si chacun dispose de 2800 signes. Soit ce sera 311 signe par conseiller, soit 2800 x 9 = 25200. Et si tous les conseillers de la majorité s’y mettent aussi le lecteur aura la joie de lire 109200 signes. Dans un cas deux petits paragraphes, dans l’autre un vrai roman. Plus personne ne pourra regarder la télé.

Jugement du Tribunal Administratif de Grenoble du 29 mars 2012

Il va falloir revoter.

Ce sera l’occasion d’évoquer les dépenses importantes faites par le Maire et son équipe pour promouvoir leur image à travers les instruments communaux, le JIM et le site notamment. M le Maire vient d’ailleurs de faire un nouveau chèque de 10 000 € HT pour une énième maquette du site. (Ordre du jour du 24/04).  Pour ce prix j’espère qu’il n’y aura pas que des photos d’Éva Joly à l’île du Levant.