amnésie et mensonge

Jamais campagne continue de presse pendant de nombreuses années ne fut plus violente contre un homme que celle menée par le camp de la gauche contre le Président de la République Nicolas Sarkosy. Jamais des bordées d’injures n’ont été déversées quotidiennement avec tant de hargne.

Le camp de la gauche est puissant. Il domine les médias qui ont été son relai essentiel. Ainsi dans toutes les radios de radio France, à commencer par France Infos, les attaques les plus outrancières ont succédé aux quolibets les plus pernicieux. Les mêmes professeurs de vertu qui pourchassent toute discrimination et surtout celles qui sont fantasmées n’ont pas hésité à se gausser de la taille d’un homme, que comme des sots ils pensent être une disgrâce, pour ne retenir que cet exemple.

Ces pourfendeurs se présentent comme les héritiers de Mitterrand. Ils pensent tirer de cette ascendance gloire et grandeur, mais leur héritage est avant tout celui du mensonge qui ne peut prospérer que par l’amnésie volontaire qui entoure ce personnage sinistre.

Imaginez un peu ce qu’auraient pu dire nos nains politiques si le président qu’ils vilipendent avait :

–    été ministre du gouvernement de Vichy, on devrait dire de ces saloperies de Vichy, et conservé l’amitié d’ordures de la collaboration,
–    organisé un faux attentat, dit « de l’Observatoire » pour faire parler de lui et tenter d’être élu,
–    entretenu une maîtresse et sa fille adultérine dans les palais de la République, sans jamais le dire aux Français,
–    menti tous les ans sur sa santé,
–    pris tous les ans ses vacances au bord du Nil aux frais du contribuable,
–    eu un ministre dont la maîtresse dépensait sans compter l’argent de la fraude (Dumas),
–    fait faire du fric à des amis proches en les faisant profiter des largesses de l’État (dossier Vibrachoc), perçu lui même avant son élection de gras honoraires de cette société, laissant son fils en bénéficier par la suite,
–    organisé par policiers interposés l’arrestation de pseudo terroristes à Vincennes,
–    mis sur écoute téléphonique plus d’une centaine de personnalités qui restaient critique à son égard,
–    eu un collaborateur proche qui s’est suicidé d’un coup de 357 magnum au plein milieu de l’Élysée,
–    organisé un attentat contre Greenpeace (rainbow warrior) et nié devant les journalistes avoir quoique ce soit à voir avec ce meurtre,
–    eu un premier ministre dont les bonnes affaires ont été dénoncées qui se suicide devant le scandale (Berégovoy),
–    dévalué 3 fois la monnaie, et augmenté l’endettement du pays de 250 %,
–    etc.

(cette liste non exhaustive est reprise de commentaires)

C’est pourquoi le ton injurieux qui pendant près de cinq ans a inspiré l’essentiel du discours de la gauche sur le chef de l’État exhale aujourd’hui le parfum de la fange.

Le mensonge fondamental de la gauche porte à la fois sur ses origines et sur son projet. Sur ses origines elle camoufle d’un côté la montagne de cadavres volontairement accumulée par l’extrême gauche marxiste léniniste et trotskyste, et de l’autre le mensonge mitterrandien. Sur son projet c’est encore plus terrible. Elle sait pertinemment que ce qui est proposé conduirait inéluctablement le pays à son déclin, si jamais cela devait être réalisé.  Mais elle a l’art de la peinture en trompe-l’œil.

Le seul choix est entre le mensonge et l’effort. Le mensonge finira par exploser et l’effort seul paiera.

Mais rien ne dit qu’il ne triomphera pas à court terme, à échelle de quelques mois.

Et pourtant même à gauche il est possible de dire la vérité sur la situation de notre pays, et sur l’état du monde. Ni Michel Rocard ni Jacques Atali, qui tous deux vont soutenir le candidat socialiste, ne mâchent leurs mots. Ils n’ont recours à aucune démagogie. Leurs choix sont critiquables mais pas leur comportement.