inAction

En
ces temps crépusculaires, juste avant que nous ne soyons précipités dans
l’abîme de la récession, avant l’aube blafarde où l’on pourra contempler les
décombres laissés par la dilapidation des ressources, dans laquelle la gabegie
des dépenses publiques tiendra une si large part qu’elle nous en fera oublier
le reste, formons le vœu que l’activité renaisse tel le phénix pour créer les
richesses nécessaires au maintien de notre niveau de vie.

Parce que ni la ménagère Allemande ni la Chinoise, n’accepteront de nous prêter
le moindre centime. Et celle de New York a déjà été ruinée. Nous avons épuisé
toutes nos cartouches, la faillite nous menace. Même une catastrophique sortie
de l’Euro ne résoudrait rien. Nous ne pouvons compter que sur nous même.

Dans un tel contexte il est impératif que tous les acteurs se mobilisent.

À commencer par notre municipalité. Il est vital de renforcer l’attractivité de
la ville, de favoriser le maintien et le développement d’activités en son
centre. Je ne dirai rien des illuminations de Noël.

 

En
2011 et malgré l’afflux sans précédent des Genevois en Haute-Savoie, le
commerce annemassien n’aura pas connu d’embellie significative. Les flux se
détourneraient-ils d’Annemasse ?

 

Il
existe pourtant des réponses. Par exemple un meilleur usage des parkings privés
et publics. La demi-heure gratuite est un puissant incitatif, son absence un
inutile frein. Mais les horaires d’ouverture des commerces jouent également
leur rôle. Tous les acteurs, publics et privés, doivent coopérer pour développer
une meilleure activité.

La réponse de l’actuelle municipalité est plutôt de cultiver des chimères.
L’une qui tient le plus à son cœur est celle de la «Cité des Solidarités». Paraît-il que cela développera la notoriété
de la ville. Annemasse a réussi à transmettre le bébé à l’agglomération, ce qui
signifie en clair qu’un service administratif a été créé, maintenu, et sera
développé, il ne coûte qu’un peu plus de 209 000 € l’an, d’abord pour
promouvoir de beaux discours bureaucratiques, en jargon hermétique, et ensuite
pour «créer des synergies», entendez
pour que d’autres acteurs publics renvoient de la «notoriété». Et une fois qu’on aura cette notoriété, on pourra continuer de payer, parce que tout se résumera
en de nouvelles dépenses, pour que des ONG s’installent dans nos murs. On leur
louera des bureaux, à leur simple coût de fonctionnement en gardant
l’amortissement de l’immeuble et son entretien. Plus une subvention de-ci
de-là, et cela est supposé créer de l’activité.

C’est une erreur. Ce n’est pas cela qui serait susceptible de créer la moindre
richesse. Il ne faut pas confondre agitation et activité. La municipalité est
dans l’illusion. Et le citoyen risque fort d’atterrir durement.

Ce que je souhaite à toutes et à tous pour 2012 c’est d’abord du travail,
beaucoup de travail, de vrais emplois créateurs de richesses. Pour que nous vivions,
et que nos enfants vivent, sans avoir à emprunter pour vivre sur la tête de
leurs arrière-petits-enfants.