La propagande politique sous couvert de communication. (Prochain article du JIM)


Au conseil municipal du 12 juillet, une question a été posée au maire sur une dépense importante : « .. la décision 11.253, le choix de l’agence pour créer et accompagner la communication du centre nautique pour une somme de l’ordre de 38 000 €, je voulais simplement savoir si cette somme était déjà comprise dans le budget de travaux voté il y a 15 jours ou si c’est au contraire une dépense supplémentaire ? »

Monsieur le Maire : « D’abord, c’est 83 000 €. Il ne s’agit pas d’une dépense supplémentaire, c’est à l’intérieur du dossier global et ça fait partie du travail que l’on fait avec Annemasse-Agglo. En fait, la maîtrise d’ouvrage est totalement pour la ville, mais nous travaillons en lien constant avec l’agglo et il y a le financement que vous connaissez entre ville et agglo. Ça fait partie de l’accord de financement que nous avons voté, c’est à l’intérieur. On met d’ailleurs en général toujours, les frais de communication liés à un projet spécifique à l’intérieur de la globalité des travaux. Là, à l’intérieur des 20 millions TTC. »

(Extrait du procès-verbal de la séance du 12 juillet 2011 du conseil municipal d’Annemasse).

83 000,00 € pour « communiquer », sur la piscine. Inutile gaspillage. Tout gaspillage d’argent public est sinon un crime, du moins une tâche. Une salissure sur la démocratie.

Mais à qui profite le crime ?

Comme le maire et son équipe ne sont pas des imbéciles, qu’il est possible d’emblée d’éliminer l’inadvertance, l’erreur, la surcharge de travail, que sais-je, la pulsion communicante, l’altruisme, l’esprit républicain, reste à mieux analyser cette dépense.

Le crime profite au maire et à son équipe tout simplement parce qu’ils ne communiquent en réalité pas sur la piscine, qui n’en a nul besoin, mais sur eux, et sur eux seuls.

En ont-ils le droit ? Oui parce qu’ils peuvent en effet communiquer en apparence sur n’importe quel thème. Ils ne pourraient évidemment pas se payer une tranche de publicité dans la presse, car on crierait au scandale.

Mais dans la perspective d’un véritable détournement pouvoir, il y a bien scandale en l’espèce puisque ce budget inutile va mécaniquement n’avoir comme seul intérêt que la promotion du maire et de son équipe. Ce qui est en réalité visé dans cette affaire, même si pour les besoins de cette mauvaise cause on met en prime en avant l’agglomération. 83 000,00 € pour dire à quel point le maire est génial.

Il devrait y avoir une limite au gaspillage et à la propagande.

Bye Bye Lybie, bonjour les barbus.

Amère victoire,

 

La Libye vient de déclarer par son gouvernement provisoire qu’elle adoptait la charia, nous voilà devant une nouvelle réalité. Le printemps arabe accouche non pas de la démocratie, comme on le pensait, mais manifestement de quelque chose de fort différent. En même temps que l’annonce de l’adoption de la charia comme socle juridique de la Libye, il a été donné des exemples. Ils font froid dans le dos. Ainsi désormais la polygamie ne sera plus ni encadrée ni surtout proscrite. Ce qui signifie que la femme libyenne restera asservie au mâle barbu de service.

 

La Cour européenne des droits de l’homme, dans un arrêt du 31 juillet 2001- [Cour européenne des droits de l’homme, 3e section, 31 juillet 2001 Prés. : M. Costa. Siég. : MM. Fuhrmann, Loucaides, Türmen (juge turc), Sir Nicolas Bratza, Mme Greve et M. Traja. Greff. : Mme Dollé. Plaid. : MM. Özbudun (pour le gouvernement) et Hincker (pour les requérants). (Refah Partisi – Parti de la prospérité c. la Turquie)-], fait observer l’incompatibilité du régime démocratique avec les règles de la charia.

 

«Concernant le deuxième argument, la Cour européenne se range au point de vue du juge constitutionnel turc. Selon ce dernier la Charia est l’antithèse de la démocratie, de la raison et de la liberté humaine. De plus, pour la Cour européenne, la Charia, en ce qu’elle est bâtie sur des dogmes et reste fidèle à des lois divines, présente un caractère stable et invariable. Elle entre ainsi inévitablement en conflit avec « des principes tels que le pluralisme dans la participation politique ou l’évolution incessante des libertés publiques ». En outre, la position de la femme et la façon dont le droit pénal et la procédure pénale sont organisés dans la Charia sont « difficilement compatibles avec les principes fondamentaux de la démocratie, tels qu’ils résultent de la Convention, comprise comme un tout ». Par conséquent, la majorité de la Cour décide qu’un parti qui défend l’introduction de la Charia ne peut être considéré comme « une association conforme à l’idéal démocratique sous-jacent à l’ensemble de la Convention » (§ 71)».

 

On ne va même pas évoquer la question de la séparation de l’Église et de l’État, ni même la liberté religieuse. Ça fâcherait sûrement. En ce lendemain de fête, la réalité est celle de la gueule de bois.

Cette évolution est dirigée manifestement contre les valeurs européennes les plus fondamentales.

Demain on rase gratis, on ferme le pays, l’Europe, on laisse la retraite à 60 ans, on augmente les retraites,

on démondialise  (tout seul dans notre coin), on interdit les licenciements, on encadre les loyers on impose même des baisses autoritaires, on baisse le prix de l’essence, on créé encore plus de places dans les crèches, on multiplie les professeurs à tous les niveaux, même si les effectifs des élèves baissent, on augmente le salaire des professeurs, des agents de police, des agents de l’administration, on augmente le SMIG, on baisse le prix du ticket de la SNCF.

J’ai le terrible sentiment d’avoir oublié quelque chose. Ça y est ! On fait payer les riches. Comment n’y avais-je plus pensé. Tous ces salauds de riches vont payer pour tout ça, et comme leur richesse est aussi insondable que le tonneau des danaïdes, on ne sera jamais en manque d’argent. D’abord on les enchaînera pour qu’il ne partent pas, si par extraordinaire ils avaient l’idée saugrenue de rester, non de partir. Et de toutes façons on fera payer après les salauds d’allemands, qui sont encore plus riches que nos riches. On tue les vieux pour les retraites (du secteur privé, banane, pas du public, non mais !).

Les primaires socialistes, c’était une idée géniale. Aucune démagogie, que du sérieux. Que du neuf.

On vit une époque formidable. Une nouvelle ère s’ouvre. Le jardin d’Éden à côté était de la gnognotte. On aura cogne mou comme président et une ayatollah de Lille comme premier ministre. En plus, à Annemasse, on aura toujours notre équipe de gauche.

Elle est pas belle la vie ?

Le parking tuerait-il le commerce ?

En tout cas il n’y a pas que les groupes d’opposition qui le pensent. Même les commerçants s’y mettent et écrivent des vilenies au maire. Par exemple ils protestent contre l’augmentation des parkings dans une très récente lettre au maire. Ils ne comprennent pas, mais il n’y a pas qu’eux, il y a aussi plein de gens qui ne comprennent pas, et personnellement je fais partie des gens, ils ne comprennent donc pas toute la philosophie antibagnole véhiculée (je blague) par le maire et son équipe. Je vais essayer d’expliquer aux ânes dont je fais partie, le pourquoi du comment. Soit un usager d’un côté et un contribuable de l’autre. A priori ce sont deux personnes différentes par hypothèse. Le discours de l’équipe de manchots électriques qui gouverne nos destinées annemassiennes pense qu’il faut sacrifier l’usager sur l’autel de la circulation, car sinon on ferait rôtir à sa place le contribuable. Or, c’est à l’usager de payer et non au contribuable. Bien, mais si par extraordinaire l’usager et le contribuable étaient une seule et même personne ? Poser une telle question montre bien qu’on a rien compris à la puissante rhétorique municipale. Et je persiste, comme l’union des commerçants, à ne rien comprendre au tarif adopté par le conseil municipal, parce que je crois à la fois juste et efficace d’accorder la gratuité pour la première demi-heure. Tous les commerçants le réclament. Mais les commerçants sont quantité très négligeable. Comme l’opposition. Reste que les parkings seront de plus en plus cher.

Je suis heureux de n’avoir pas voté l’augmentation.