La bonne monnaie chasse toujours la mauvaise.

C’est un scoop de la dernière séance du conseil municipal.

Il faut pour le comprendre se souvenir de la proposition de M Raymond Bardet, maire de Ville-la-Grand, pour l’urbanisation du secteur de la gare. Il avait proposé la couverture des voies ferrées.

Un nom avait été aussitôt trouvé à son projet : Tsunami. Essentiellement parce qu’il bousculait la doxa annemassienne, appuyée sur ses bureaux d’étude stipendiés. M Borrel alors maire était monté au créneau. Il contestait le projet de M Bardet. « Moi, j’agis au nom de l’ensemble des conseils municipaux et je ne fais aucune opération spectaculaire et unilatérale ! Aucune !…Sachant que ce projet, Monsieur Benoist, il a quand même trois défauts : un, c’est une initiative tout-à-fait personnelle pour laquelle aucun maire n’a reçu préalablement un coup de téléphone pour dire « je fais un projet concurrent du nôtre » ; Deux, ce projet fait plus de cinq hectares -huit hectares sont annoncés- donc il doit obligatoirement être traité par la 2C2A ; trois, lorsque l’on dit que l’on va construire la Défense ou l’équivalent de la Défense sur une dalle qui va couvrir huit hectares de voie ferrée, moi, j’attends de voir..(précision il voulait voir la rentabilité).Tout le monde a le droit de rêver».(12 juillet 2007),

Bref, c’était un rejet. Véhément.

Et voilà qu’au détour du conseil du 12 juillet 2011, quatre ans après, le maire annonce que dans le futur, une fois la gare «biface» réalisée, la couverture serait envisagée.

Ville-la-Grand : 1, Annemasse : 0

Le maire de Ville-la-Grand avait raison. L’équipe du maire d’Annemasse avait tort. La modestie n’est manifestement pas sa vertu cardinale. Non plus que l’imagination, et que dire de ….l’ambition.