Plus minable, il y a la censure.

Si c’est pas beau ça !

Chère Madame la conseillère,

 

J’ai en mains votre courrier daté du 28 avril 2011 et que je
reçois aujourd’hui 3 mai, sur la limite du nombre de signes dans les articles,
2800 exactement, avec une marge de 50.

 

Toutefois jusqu’à présent il avait toujours été possible de
considérer ce nombre de 2800 comme un ordre de grandeur, et non comme une
limite absolue.

 

D’autant plus que vous ajoutez au texte du règlement du
conseil municipal que les signes
comprendraient les espaces et les caractères.

 

Vous noterez aussi que l’article 31 du règlement ne retient
en rien ce nombre de 2800 comme une limite absolue, puisqu’il précise « soit environ un titre et 2800 signes par
groupe »
. Il ne précise pas qu’il faudrait entendre par signe les
espaces et les caractères.

 

Jusqu’à aujourd’hui les dépassements en nombre de signes,
selon votre définition, se traduisaient par des caractères plus petits à
l’impression. La taille des caractères constituant alors une limite toute
physique.

 

Et voilà tout soudainement que vous voulez justifier votre nouvelle
inflexibilité.

 

Ce serait par « équité »
entre les groupes que la limite de 2800 signes s’imposerait, avec une marge de
50 signes !

 

En matière d’équité, la première mesure consisterait pourtant
à interdire au groupe auquel vous appartenez d’étendre de manière indue son
hégémonie à tout l’espace du JIM, en y ajoutant, dans une prétention à la
symétrie, une rubrique pour sa prétendue expression politique, alors que tout
le reste du journal est consacré à la glorification de ses actions. C’est une
pantalonnade.

 

Il pourra donc exister à l’avenir, comme il en a existé dans
le passé, des dépassements, et au delà s’il le faut de 50 signes
supplémentaires.

 

Je revendique d’ailleurs instamment 2800 signes sans
compter les espaces comme signes
.

 

Si vous deviez toutefois refuser un texte en raison d’un
dépassement même minime, il s’agirait alors d’une véritable censure, au
prétexte fallacieux de l’équité.

 

Je me tiens naturellement à votre entière disposition pour
discuter de tous les aspects de cette question.

 

J’en réserve copie à M VIGNY.

 

Je vous prie, chère Madame la conseillère, d’agréer
l’expression de mes sentiments les meilleurs.

                                                      Jean-Pierre
Benoist