De l’usage des mots, dans le désert de Gobi.

Au commencement était le verbe, celui qui quelques fois s’échappe. Prenez par exemple mon billet de pure humeur sur cette pauvre victime Sakineh. Persécutée par un machisme infantile, qui rêve de nous menacer directement. Et j’ai injurié ces moins que rien barbus. Je ne regrette pas de les avoir injuriés pour eux, ils ne valent pas tripette, mais pour moi. Je suis mal à l’aise de m’être ainsi emporté contre cette vermine. Ils ne méritent surtout pas qu’on augmente son rythme cardiaque, ils ne méritent surtout pas qu’on use la plus petite molécule d’adrénaline. Ils ne peuvent ramper hors du néant, ils y retourneront bientôt.

Il y a même une profonde consolation à les voir s’agiter avec leurs barbes immondes. La vérité c’est qu’ils sont nos meilleurs alliés alors qu’ils se croient nos pires ennemis.

Le paradoxe n’est qu’apparent. Dans la mesure où ils exercent un leadership d’essence totalitaire sur les sociétés qui sont soumises à leur verbe et à leurs imprécations débiles, ils les font régresser. Ils les empêchent d’évoluer. Les femmes sont leurs premières victimes. Ils les battent, ils les bâchent, ils les séquestrent, ils les vendent pubères, ils leur interdisent l’école. Ils leur interdisent d’apprendre. La moitié de l’humanité est ainsi, chez eux, condamnée à l’obscurantisme. Et l’autre moitié, celle qui échappe un peu à la barbe rêve de venir en occident reluquer les meufs. C’est déjà une première défaite des hirsutes. Une moitié est improductive, l’autre est fissurée.

Mais il y a plus encore. Cette autre moitié tout engoncée dans un fatras d’imbécillités théologiques ne peut évoluer. Ne peut penser. Ne peut faire de la science. Ne peut faire de découverte. Peut-on imaginer Einstein rabbin ? Et Pasteur archiprêtre ? Niet. Ce n’est pas un barbu qui a inventé le transistor, ni les avions, ni l’électricité. Même pas la machine à vapeur. Ils n’ont RIEN inventé, les barbus de tout poil. Aucune arme moderne. Rien.

Et c’est là leur problème aux barbus imbéciles qui persécutent une moitié de l’humanité placée imprudemment par la providence sous leur coupe, et briment tellement l’autre moitié qu’elle ne décollera jamais de sa misère. Ils pourront se payer des kalachnikovs, même une bombe. Mais ils ne pourront ni les inventer ni même les fabriquer. C’est pourtant simple une kalachnikov, mais quelles sont les voitures construites chez les barbus ? Pas une seule. Même les machines à laver ils ne savent pas les produire.

C’est pour cela qu’on sera finalement tranquille encore quelque temps, en Europe. Tant que nos deux moitiés d’humanité continueront de respirer dans la liberté et l’égalité, la pensée créatrice continuera d’exister. En face, de l’autre côté, nos ennemis rapetissent et s’effondrent sous le poids de leur rhétorique grossière.