Mais que s’est-il passé au conseil municipal le 28 octobre 2010 ?

Encore une fois on comptait les absents, les présents, les
futurs absents et le maire se comptait lui-même pour être sûr d’avoir réchappé
aux naufrages idéologiques du XX° siècle. Je confirme qu’il est bien là, et que sa ligne politique est inchangée.

 

Il n’y avait pourtant pas tant de matière à cette séance. À
peine si on allait discuter d’urbanisme avec comme sujet le projet de l’hôpital
du Brouaz. L’hôpital privé comme on le nomme aussi. Voilà que le projet prend
du retard, et voici que l’investisseur, qui s’était réservé le droit de se
substituer un autre acquéreur, le fait en présentant une filiale (nous dit-on),
laquelle va poursuivre la construction, et la Générale de Santé ne s’occupant
désormais que de gérer la machine hospitalière, ce que nous dit-on encore,
constituerait le cœur de son métier. Soit. La réponse à la question que M le Conseiller Louis Mermet posait il y a un an sur l’absence de sécurité juridique pour la commune dans la convention est passée définitivement à la trappe.

 

Le trouble est que le montage paraît de plus en plus obscur.
Pourquoi donc tant de complexité ? L’adjoint à l’urbanisme laisse entendre
que ce serait pour des raisons économiques (c’est moi qui traduis), tellement
indicibles qu’on n’en parle même pas.

 

L’obscurité est le contraire du libéralisme. Le
contournement des règles, s’il s’agit de cela, ce qu’on ne sait pas, est aussi
le contraire du libéralisme. Le libéralisme c’est la règle et la transparence.
C’est vrai que cela surprend plus d’un esprit marqué par l’idéal communiste.
Mais ces esprits n’analysent jamais l’histoire des régimes communistes, car ils
y découvriraient exactement l’obscurantisme, la dissimulation, la fraude à
grande échelle, la falsification, le mensonge permanent, bref, le contraire en
tout du libéralisme, père de la démocratie.

 

Et puis il y a eu l’après-ordre du jour. La question qui
avait été rajoutée en catimini, clandestinement. La question de Chablais Gare.
Absent au début de la séance je n’ai même pas eu l’occasion de demander qu’elle fût repoussée à un autre conseil  pour
permettre à chacun de la préparer. Le reste de l’opposition s’en
désintéressant, et Anne Michel étant comme d’habitude absente, une question
aussi importante sera retenue sans étude préalable.

 

Il s’agissait d’approuver à nouveau le montage et les
acquisitions foncières. J’ai voté contre. J’ai rappelé la manœuvre honteuse de
la demande en dommages-intérêts contre l’association Espaces-Libres. Ce qui a
fait dire au maire que je dérapais. Le seul dérapage est celui d’élus qui
acceptent les procédés inadmissibles utilisés pour museler toute opposition à
leur projet destructeur de la ville.