Désenclavement du Chablais

Ce
n’est pas que le Chablais qui est enclavé. C’est toute la région,
Annemasse et son agglomération compris. Les communications ne sont
jamais à sens unique, mais à double sens. L’intérêt d’Annemasse
est de pouvoir communiquer facilement avec Thonon.

C’est
pourquoi il est impératif de tout faire pour que la deux fois
deux voies soit réalisée. L’État en aura sa part, et même si en
temps de crise financière (la crise financière est consubstantielle
à l’État, depuis ses origines historiques), les sous sont plus
difficiles à trouver, il lui appartient de respecter ses
engagements.

Une
polémique vient de naître, le secrétaire d’État aux transports, dans un réflexe purement politicien,
accusant l’agglomération de bloquer le projet. Il s’agit d’une
obscure question de financement du déplacement des réseaux.
L’agglomération, qui va dépenser 14 000 000,00 € pour un palais
inutile rechigne à dépenser un ou deux millions supplémentaires
dans l’affaire.

Toutefois,
si ce n’est pas dû ce n’est pas dû, et en cela l’agglomération a
raison. Elle a raison sur le principe, mais en pratique il s’agit d’un détail. Et rien ne justifierait que l’État cesse son
soutien, comme rien ne justifierait que le projet, ultra nécessaire
et prioritaire, ne soit pas réalisé faute d’un million ou deux,
qu’on va gaspiller dans une réalisation inutile.

Teresa Lewis a été assassinée.

Mais pourquoi s’intéresser à une fillette de 12 ans d’âge mental selon les experts, même si son âge biologique était bien plus avancé, alors qu’il y a tant de misères dans le monde, et qu’il est vrai qu’elle était coupable d’un double assassinat dans des conditions atroces ?

Parce que Teresa, 12 ans, 72 de QI, pratiquement débile légère, a été tuée au terme d’une procédure de fausse justice, mise à mort par une bande de dégénérés au QI de limace. Parce qu’il y a un Rubicon que nul ne doit jamais franchir s’il veut faire œuvre de justice.

Là où est l’assassinat (= meurtre avec préméditation), la Justice n’est pas.

Teresa, ta mort ne sert à rien, sauf à nous apprendre que les citoyens de Virginie qui t’ont envoyée au supplice sont de cruels imbéciles, incultes et abrutis,  même si cela on le savait déjà. Un naufrage.  Mon regret aujourd’hui est de n’avoir pas protesté avant que l’irréparable ne fût commis. Peut-être cela n’aurait-il servi à rien, mais la lutte même sans succès est une exigence. En tout cas il faut rester vigilant contre cette barbarie qu’est la peine de mort. Peine est d’ailleurs un mot inapproprié qui sous-entend une légitimité, alors qu’elle n’en a aucune.

Rififi dans les coulisses.

Il y a la face resplendissante, celle promue par le JIM, et si le JIM parlait on entendrait sonner les trompettes de la Gloire, et puis il y a la face cachée, comme la lune, mais en plus sombre encore, où le JIM ne s’aventure jamais, et qui se révèle de temps en temps par des accidents de la communication.

Et voilà comment, à la faveur du départ pour une contrée lointaine d’un technicien de la ville d’Annemasse, on en apprend de belles sur les conditions de travail que la munificente municipalité réserve à ses préposés cachés. Au fait, a-t’il eu la visite de la psychologue qui est payée par le budget communal pour alléger les souffrances des employés confrontés au public ? Suis-je bête : il ne risquait pas puisqu’il était invisible du public, mais aussi des élus.

Il s’exprime dans une lettre ouverte distribuée aux élus, et qui reflète son amertume :

«Cette fois-ci, il était grand temps pour moi de quitter ce service sinistré par le manque de main-d’œuvre qualifiée et qui ne permet pas d’assurer un entretien correct du patrimoine de la ville

J’ai hâte de prendre mon nouveau poste dans un atelier digne de ce nom et avec des moyens humains et matériels bien supérieurs au CTM où il pleut sur les tableaux électriques depuis que je suis à la ville (voir photos) ».

Sur les trois photos, l’une est particulièrement inquiétante, s’agissant d’un tableau électrique.

En somme, ça baigne. (Un peu comme la piscine, toutes choses égales par ailleurs).

D’accord, on va encore alourdir le budget de la ville en effectuant toutes les réparations nécessaires, mais d’un autre côté, on pourrait faire des économies, plutôt que de donner des fortunes à la CGT et autres syndicats bien-pensants, pourquoi ne pas prendre les sous qu’on leur donne pour faire des réparations ?

On devrait faire un référendum sur ce point. Ça coule de source.

La laïcité est vraiment une conquête sur la bête immonde,

Qui sommeille au fond de l’humanité, pour la tirer vers le bas.

Le sous-titre pourrait être : encore une information que les bien pensants de gauche qui écrivent dans le Monde ou Libération, ne publieront pas.

C’était dans l’édition internet du Figaro du 21 septembre 2010. L’article relatait qu’en Algérie, ce même jour, deux ouvriers étaient poursuivis pour le délit de … rupture du jeûne. Ils auraient été surpris en plein Ramadan, le 12 août dernier, en train de se restaurer, à l’abri de portes fermées. Les scélérats. Déférés presque aussitôt devant le tribunal correctionnel, ou son équivalent, le Parquet algérien a requis contre eux… 3 ans de prison.

C’est ça le progrès de l’Algérie. C’est ça le progrès d’un pays vivant sous une religion imposée. 3 ans de prison requis contre des citoyens qui ont pour seul tort de ne pas suivre la religion dominante, et qui ont l’audace de manger – à huis clos – en pleine journée. Un délit. Trois ans de prison. Comme les parquetiers sont toujours très laxistes partout dans le monde, on peut être sûr que la loi doit prévoir des peines encore plus sévères. Quel bonheur de vivre dans ces contrées.

Au fait, où sont les protestations de nos élus de gauche d’Annemasse, maire en tête  ?

Y aurait-il pour eux les bonnes causes, et les autres. Qu’un procureur en Algérie requière 3 ans de prison contre des individus dont le seul tort est de ne pas suivre les oukases de la religion dominante, ce ne serait pas un souci ?

Tartufes.

Vous n’avez d’indignation que pour ce qui heurte votre pensée prêt-à-porter.

Reste que la laïcité est un vrai, un grand progrès. Comme telle il faut la défendre. Et même vouloir l’étendre. Si la laïcité existait en Algérie, de tels faits ne se présenteraient pas.

Dieudonné nous parle de Sakineh. On a le droit de vomir.

Dieudonné, l’humoriste antisémite (humoriste, enfin pour ceux qu’il fait rire) rentre de Téhéran, c’est la Tribune de Genève du 16 septembre 2010 qui nous l’apprend.

Il dit dans une interview «J’ai été reçu au ministère de la Justice par un porte-parole. Il a
ouvert avec beaucoup de gentillesse et de clarté le dossier. J’en
connais un peu plus aujourd’hui
».

Vous voyez ça, un type du ministère de l’injustice iranienne, un sanguinaire, un lapidaire, un barbu, qui a «de (la) gentillesse», lui a dit qu’elle était coupable, alors zut quoi, il faut bien la lapider non ? Ce pauvre Dieudonné nous dit aussi qu’il a été manipulé, au point qu’il avait signé une pétition en sa faveur, ce que manifestement il regrette. Diantre.

Je vais aider Dieudonné à n’avoir aucun regret. Ce serait trop dommage pour cette âme délicate.

Les iraniens ont raison de vouloir lapider cette victime.

– D’abord c’est une femme, nom-d’un-barbu !

– Ensuite même ses avocats comme Dieudonné la donnent coupable, c’est vous dire Madame Bouzig !

– Pour continuer, elle n’est même pas complètement voilée, quelle honte,

– Il y a forcément un complot sioniste derrière, nom-d’un-Himler !

– En plus, elle est photogénique. Le comble.

On en a lapidé pour moins que ça.

Photo non datée de Sakineh Mohammadi- Ashtahi.

Pauvre Dieudonné. Il fait penser irrésistiblement à tous ces compagnons de route des communistes, et aux communistes qui applaudissaient aux purges, qui applaudissaient à la tuerie stalinienne. Et aux collabos délateurs qui acclamaient l’avancée des chars nazis en Russie pendant la guerre. C’est du pareil au même. Une même mentalité de héros. Il a un nouveau rôle, ce bon Dieudonné : collabo des mollahs.

En attendant, si nous pouvons oublier Dieudonné, n’oublions pas Sakineh.

Laïcité.

Parmi les blogs, expression nécessaire de la liberté, des prises de position radicales se manifestent au sujet de l’hypothétique mosquée.

C’est donc l’occasion d’une mise au point.

Nous vivons dans une République, laïque.

Cette laïcité a été conquise de haute lutte, et a constitué un progrès pour l’humanité, du moins l’humanité française.

J’y suis attaché.

J’en tire la conséquence simple que toutes les religions trouvent leur place dans l’espace républicain. La limite à cette liberté fondamentale est constituée par la liberté des autres de pratiquer leur religion, de refuser toute pratique, de changer de religion à leur guise, etc.

Et pour pratiquer sa religion, il faut des lieux. Les lieux de culte. Dès lors il est de la liberté de chacun que les musulmans annemassiens, s’ils le veulent, puissent édifier leur lieu de culte.

Alerte ! le franc suisse flambe, le secret bancaire saute.

Il y a un intéressant article dans le Dauphiné Libéré, version internet.

Le lien est :

« http://www.ledauphine.com/ain/2010/09/05/le-probleme-de-l-emplo »

Tout y est dit en un chiffre. L’euro est tombé à 1,3 CHF. Il est tombé parce qu’il n’y a que quelques mois il était à 1,50.

Et ce n’est pas fini, la chute devrait se poursuivre jusque vers 1,20.

Du coup :

– la situation va s’améliorer pour les frontaliers et on peut s’attendre à une flambée des prix immobiliers,
– en revanche le renchérissement ne va pas aider les ménages modestes qui n’ont pas de salaires suisses, c’est-à-dire beaucoup de monde,

Pour nuancer le tableau, il faut relever que l’immobilier génère de l’emploi en France et l’attraction genevoise de son côté aura un impact sur les salaires français en poussant à leur hausse.

Le Genevois haut-savoyard sera donc affecté par cette hausse du franc suisse si elle est durable. Il risque de l’être par ailleurs bien davantage si le secret bancaire suisse explose. Ce qui paraît en voie de se réaliser.

Et là les conséquences pourraient être extrêmement sérieuses. Le moteur suisse, qui suit une courbe ascendante depuis des décennies, ne repose certes pas exclusivement sur le secret bancaire, le «recel du crime mondial», comme ses contempteurs le dépeignent, mais le secteur bancaire constitue l’un de ses fondements. Il faut toujours se souvenir que la Suisse dispose d’une industrie puissante et concurrentielle, d’administrations performantes, d’un secteur de services de qualité.

Cela étant, si le secteur bancaire devait entrer en crise, l’emploi saignera. La saignée touchera d’abord de plein fouet les frontaliers qui sont toujours sur un siège éjectable. Le droit social suisse étant aussi épais qu’une feuille de papier bible et se résumant à : «Je vous fais votre compte pour demain matin, Monsieur Machin, vous pourrez passer le prendre dès l’ouverture. Excellente soirée». Si bien que l’on peut craindre un choc de notre côté.

C’est pourquoi, et malgré l’impératif éthique qui pousserait à la suppression du secret, le pragmatisme raisonnable nous incite à ne pas nous réjouir de cette catastrophe annoncée. Mais heureusement, en Suisse, le peuple a le dernier mot. Attendons.

Sabotage de la rentrée.

Le chauffeur n'avait pas vu la déviation.

Un quotidien régional du matin a révélé que le lundi 6 septembre 2010, un bus transportant des lycéens s’était retrouvé bloqué parce que le chauffeur n’avait pas vu une déviation. La réalité est légèrement différente.

Une enquête discrète a permis de découvrir qu’il s’agissait probablement d’un sabotage ourdi par des lycéens qui préféraient les vacances à la rentrée. Ils ont sciemment lu à haute voix le dernier article de la majorité municipale dans le JIM, et le chauffeur a fini par s’endormir.

Dernière minute : en protestation des manifestations sont programmées pour mardi 7 septembre à travers toute la France.