Chiche !

Un Savoyard sur deux adhère au rêve d’une «Grande Suisse»


Commentant les résultats du sondage, Dominique Baettig, auteur de
la proposition, estime que «le modèle suisse fait fantasmer».L’UDC exagère encore un coup, mais séduit les populations limitrophes de la Confédération. Un sondage lui donne raison, la moitié des Savoyards est en faveur d’un rattachement à la Suisse. (source : http://www.lematin.ch/actu/suisse/vote-rattachement-300018)

Imaginons le destin de notre majorité municipale, noyée dans un nouveau flot de démocratie. Bon, tout ça est à considérer, avec précaution. J’en connais quelques-uns qui rêveront d’une résurrection de la Savoie par absorption dans le monde helvétique. D’autres d’absorber la Suisse dans l’agglomération annemassienne. Ce serait l’occasion de changer en profondeur le régime politique suisse et de le plier à nos grands hommes locaux. Robert Borrel présiderait cette nouvelle construction politique. Le référendum serait aboli, à moins qu’il ne réussisse à abolir nos élites. Que du bonheur. Le sujet est passionnant.

On peut même pousser l’imagination plus loin. Après la nouvelle annexion, enfin le rêve d’implantation des ONG à Annemasse pourra se réaliser avec plus de chance de succès. Dès qu’Annemasse sera en Suisse, elles accourront toutes. Vous imaginez leurs cadres, des salaires suisses, des impôts suisses, des immunités suisses, etc.. La demande explosera. Le monde des ONG est si désintéressé…

Youpi ! Pour une fois qu’il y a une bonne nouvelle, dont se réjouiront tous les démocrates.

Les Sages exigent une réforme de la garde à vue


C’est ici l’occasion de saluer ce progrès concret des libertés, mis en œuvre par le gouvernement et le Président de la République et qui consiste à permettre la saisine du Conseil Constitutionnel par la voie de questions prioritaires de constitutionnalité. Ce ne sont pas les socialistes et leurs alliés qui auront réalisé cette réforme fondamentale (1), et au moment où ils oublient toute pudeur, il faut le leur rappeler.

D’un seul coup aussi notre édifice judiciaire est profondément modifié. Nos institutions judiciaires sont désormais coiffées d’une cour suprême. C’est un immense progrès de la démocratie.

Mais plus délicat reste le sort des procédures pénales en cours qui pourraient connaître des séries d’explosions souterraines. Il est difficile de s’en réjouir parce qu’il y a ici des enjeux colossaux. Imaginez toutes les procédures entamées qui pourraient se trouver dynamitées. En toute hypothèse la réforme annoncée par le gouvernement, qui n’a pas le choix un ultimatum lui ayant été fixé à juillet 2011, va réorganiser le paysage de l’enquête.


(1) Réforme soutenue par le Nouveau Centre et l’UMP.

Ça chauffe rue du Buet ! Mais où sont les médiateurs de nuit ?

Voilà qu’une copropriété, lasse de quelques nuisances, se plaint au maire dans un lettre qui mérite d’être lue.

Je croyais naïvement que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes annemassiens possibles, et des fâcheux fâchés brouillent cette belle image.

«Monsieur Le Maire,



Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à l’angle de la rue du Buet
et de


l’avenue de Verdun, deux bennes de récupération pour papiers et verres
sont


parties en fumée.


Ce lundi matin 26 juillet un vieux matelas traine sur le trottoir
jouxtant le


centre commercial au milieu de détritus ménagers.


Dans les quartiers alentours sous les panneaux intimant les gens à ne
pas


déposer des encombrants tout en les incitant de les porter à la
déchetterie, que


voyons nous ?… tout le contraire, pas un jour sans dépôts orduriers
sous


toutes formes, ce phénomène qui prend une telle ampleur demande de la
part de la


municipalité une réaction à la hauteur du délit.




Dans le dernier JIM, page 8, un article fait allusion à la
sensibilisation de la


population sur la propreté des rues. Peine perdue il me semble, j’en
déduis que


les administrés dans ces quartiers ne savent pas lire ou se fichent
complétement


des directives, car vivre ensemble demande une bonne dose de respect vis-à-vis de


son voisin.




Monsieur Le Maire, cette situation à un coût, plusieurs camions
sillonnant les


rues d’Annemasse avec à bord deux ou trois employés pour nettoyer et
ramasser


ces verrues, d’où une augmentation des impôts d’une année sur l’autre,
cela


n’est plus tolérable. Quelles sont les mesures prises ou à prendre
contre ces


débordements d’incivilités ?


La ville d’Annemasse fait des efforts pour le fleurissement ce que la
grande


partie des concitoyens apprécie, mais n’est-ce pas l’arbre qui cache la
forêt


par rapport à la situation décrite ci-dessus ?




Pour en revenir à ces bennes brûlées et remplacées rapidement, ne
serait-il pas


judicieux de trouver une place plus appropriée? D’après certaines
informations


de bonnes sources, elles n’auraient jamais dû se trouver là. Même si
leur


utilité est reconnue, elles engendrent plus de nuisances pour les
riverains que


de satisfactions: bruits à des heures indues, saletés, dépôts en tous
genres…


et franchement elles sont inesthétiques .


Sous le mandat de votre prédécesseur il nous a été imposé, lors de la
rénovation


des façades de notre copropriété, de ressembler aux bâtiments
environnants afin


d’harmoniser le quartier dans un souci d’intégration, alors que nous
avions un


certain cachet. Il nous semble difficile cette fois de laisser aller
vers une


dégradation de la qualité de vie dans la rue du Buet alors que la
copropriété


fait tout pour rester attrayante. Devons-nous nous adapter aux us et
coutumes de


ces gens irrespectueux de la société et de l’environnement? Une
arborisation


serait bien plus enrichissante pour la vue et redonnerait de la valeur à


l’ensemble immobilier plus que ces bennes sales et débordantes. Pour
mémoire en


1975 il y avait des arbres à cet endroit qui ont hélas péri.




Concernant la rénovation ou le réaménagement du quartier du Perrier, la
rue du


Buet est-elle concernée projet? Si oui en quoi, sinon pourquoi ?






Il y a bien d’autres sujets délicats qu’il serait intéressant d’aborder,
tels


que la pollution sonore dans le quartier du Perrier les Week-End avec
les motos


qui font du rodéo, la conduite sans aucune gêne dans le plus grand des
vacarmes


et dans le dénuement vestimentaire le plus total par rapport à la
sécurité des


usagés.


Le plan routier dans le quartier qu’il serait bon de repenser ou
améliorer.


La drogue qui refait surface.


Les déjections canines sur les places de jeux derrière nos immeubles,
etc.!


Une personne de la mairie s’occupant de ces problèmes serait la
bienvenue pour


en débattre avec nos représentants syndicaux.




Monsieur Le Maire, que comptez-vous faire devant l’exposé de ces faits?
Réagir


en prenant des mesures drastiques impopulaires ou laisser en l’état  »
tout le


monde il est beau, tout le monde il est gentil  » pour éviter des
tensions? Cette


seconde solution n’étant évidemment pas la bonne solution pour résoudre
les


problèmes de la ville.


Soyez cependant rassuré du fait que notre démarche n’a aucune
connotation


raciste ou xénophobe, ayant seulement l’intention de soulever les
problèmes


concernant la rue du Buet et préserver un bien-être social dans
l’intérêt de


l’agglomération annemassienne.


En espérant ne pas avoir trop abusé de votre précieux temps, notre
copropriété


compte sur votre entière compréhension et espère avoir un dialogue
ouvert


prochainement avec les élus de la municipalité.




En attendant une réponse de votre part concernant nos attentes, Monsieur
Le


Maire, veuillez accepter nos salutations distinguées.




La copropriété Les jardins du Perrier, rue du Buet, ANNEMASSE




Lettre envoyée pour information à :




Annemasse ensemble


Monsieur le député Claude Birraux


Monsieur François Vigny


Monsieur Jean-Pierre Benoit


Madame Anne Michel»

Il est urgent que le maire descende dans la rue et prenne la tête d’une manifestation, aux côtés de ses adjoint(e)s préféré(e)s, en hurlant des slogans pour la propreté des rues d’Annemasse. Je les soutiendrai. Et s’il me reste des majorettes depuis la dernière campagne, je les proposerai pour ouvrir le cortège. (1)

(1) Je réponds à une question qui vient d’être posée que certaines adjointes et Gilles R. n’en font plus partie. Gilles R. n’a plus le temps de s’entraîner depuis qu’il a reçu sa nouvelle gameboy.

Touche pas au grisbi Robert ! – La mainmise sur la culture. Par Robert Deprez

Le 17 juin nous avons eu l’assemblée générale du relais culturel Château-Rouge, comme dans toute AG la salle était très peu remplie, heureusement il n’y a pas de quorum sur les adhérents, même les membres du conseil d’administration étaient en petit nombre !

Il y a eu les rapports statutaires, pour les abonnements un plus de 14%, les abonnés d’Annemasse-ville ne représentent que 14% des adhérents et que 1% des habitants de la ville, soit 323 abonnés .

L’essentiel des activités est surtout lié à la musique (non classique) et à la danse, on peut déplorer un manque de théâtre et de « grande musique » mais il vrai que la salle ne se prête pas à ces activités, on ne peut que constater que ces salles polyvalentes sont bonnes à peu de chose!, à quand des scènes spécialisées?

Concernant les finances, le budget total est de plus de 3, 44 millions d’euros, les charges sont de plus de 3,43 millions d’euros soit à la sortie un résultat positif, dans les recettes diverses il faut noter la subvention de la ville d’Annemasse qui élève à 2,187 millions d’euros (!!)

Ensuite nous avons eu le discours de Mme Derôme adjointe à la culture, j’ai suivi beaucoup d’AG, entre autres avec M.Dupessey, alors adjoint à la culture, jamais nous n’avions eu un discours aussi politique, ce n’était pas le lieu.

 Tous et toutes ont été félicités pour leur dévouement en la culture et en la ville, même les bénévoles n’ont pas été oubliés, ils sont plus de 80 à aider bénévolement l’association, enfin avec à la clef les boissons, les entrées gratuites, etc.

Dernière chose, l’élection du tiers sortant, peu de candidats, à force de supplication, des mains se sont levées pour compléter le CA, juste le nombre ! à la demande de certains il a été proposé un vote à main levée, chose contre laquelle je m’opposai,  cela est bien stipulé dans les statuts, le vote des membres du CA doit se faire à bulletins secrets, personne ne connaissait ce règlement, même le président, on procéda à un vote à main levée pour décider du mode de vote du tiers sortant, évidement la majorité n’a pas voulu le vote à bulletins secrets, si bien que les nouveaux membres ont été élus dans la plus stricte illégalité, n’ayant pas un tempérament polémiste, j’ai « laissé » faire.

Concernant ce vote, je dirai simplement ce dicton; ce n’est pas parce que tout le monde est d’accord que tout le monde a raison, et ce n’est parce qu’on n’est pas accord avec cela que l’on a tort.

Ensuite verre de l’amitié où je me suis senti mal à l’aise, en constatant que n’étant de la même couleur politique que la plupart des gens présents, j’étais « exclu »

R.Deprez

La gabegie à 14 Millions d’Euros. Le désordre financier. 100 000 € de plus par an de charges financières.

Le futur hôtel d’Agglomération : présentation
du projet


 

Le palais de l’agglomération.





Bienvenue à
la Cité de la Solidarité Internationale


Les futurs locaux de la Cité de la Solidarité Internationale
Les futurs locaux de la Cité de la
Solidarité Internationale

 Cherchez l’erreur !

Le même dessin est présenté sur les deux sites de l’agglomération (http://annemasse-agglo.fr/) et de l’ineffable Cité de la Solidarité (http://www.cite-solidarite.fr/).

On aura sans doute des explications. Le même dessin, mais en réalité très certainement deux projets. C’est vous qui les payez. Ce gag illustre malheureusement la gabegie insensée des fonds publics.

On va dépenser plus de 14 millions d’euros pour réaliser plus de 5000 m2 en bureaux, en salles de réunion, en bureaux d’élus, en salons d’élus, en locaux techniques, tout ça pour satisfaire des lubies, dans un contexte absolument stupéfiant.

Dans la vidéo projetée sur le site de l’agglo (http://annemasse-agglo.fr/), on peut écouter M Borel qui expose que l’agglomération, qui s’occupe essentiellement de l’eau, succédant au syndicat de communes, qui s’occupait de l’eau, est passée de …4 ou 5 employés à ….350.

350. De 4 ou 5 à 350.

Heureusement, on s’occupe toujours de l’eau. À ce prix-là, on peut d’ailleurs espérer qu’elle soit bonne.

Et nos responsables de l’agglomération (tous les maires sont vice-présidents) d’expliquer que mon Dieu, on est à l’étroit avec seulement 3000 m2 dont, rendez-vous compte, 2000 sont loués pour en gros 100 000 € l’an, ce qui justifie qu’on se mette au large, avec encore de la marge «pour préserver l’avenir», c’est-à-dire pour permettre un accroissement encore du nombre des préposés. D’ici là on paiera (je dis « on » parce que NOUS payons) 100 000 € de plus par an. Un vrai progrès, on passe de 100 000 à 200 000 €, uniquement avec l’annuité de l’emprunt. On sent que nos responsables pensent que l’avenir sera = à 600 employés. Un conseil : prévoyez encore plus large, triplez les surfaces et les effectifs.

Ils n’ont donc aucune limite. La dépense publique se fait sans jamais compter. Ce n’est pas l’argent des élus, c’est votre argent. Un argent qui est gratuit pour eux.

On nous annonce 14 000 000 €. On peut parier en se fondant sur la statistique en matière de construction publique, sur des dépassements budgétaires. Et d’ailleurs sur ce projet on est passé de 6 millions à 14 millions en quelques années.

On nous annonce 200 000 € par an d’annuité, une paille, mais on ne compte ici ni l’amortissement ni le coût de l’entretien. Un immeuble s’amortit traditionnellement en 20 ans, soit 5% l’an. Encore 700 000 €. Mais c’est vrai que c’est purement comptable. Ce qui ne sera pas formel ce sera le coût de l’entretien. Combien ? En tout cas beaucoup d’argent, encore une paille. Votre argent, votre argent gratuit. Et ce qui sera encore moins formel, et qui représentera aussi quelques dépenses ce seront les coûts de fonctionnement.

Les grands travaux d’Annemasse deux ans après leur commencement

Annemasse reste en chantier, le centre est moins accessible, pour rester dans la litote.

Cela n’est pas sans influence sur les différents commerces qui bordent la place de la Libération et la rue de la République, qui ont tous vu leur chiffre d’affaires plonger depuis le début des travaux.

On peut s’attendre en conséquence de cette situation anormale qui les sinistre à ce qu’ils engagent des actions en réparation de leur préjudice devant le tribunal administratif contre la commune.

Sur cette photo diffusée sur le site de la mairie, on voit M DUPESSEY en plein discours sur les avantages électoraux qu’il retirera de son nouveau mandat de conseiller régional socialiste, après avoir vendu aux commerçants d’Annemasse avant l’élection municipale, qu’il s’occuperait de la ville à plein temps, dans la plus parfaite neutralité politique.

Les commerçants voient que les rues inaccessibles se vident des Genevois et de la clientèle habituelle, qui votent avec leurs roues pour aller ailleurs. Ils remercient M DUPESSEY.

Ce n’est pas parce que c’est l’été, que vous pouvez boire du rosé et prendre le volant, sans risquer la garde à vue,

Incroyable.

Vous pensiez que parce que c’était l’été, que les voitures ne brûlaient pas à Annemasse, du moins pas encore, que la gendarmerie n’avait pas été dévastée par des touristes en colère, vous pouviez boire un litre de rosé et partir tranquillement au volant de votre boiture, pardon, voiture.

Impossible d’avoir la tranquillité, et en prime le sourire de la commissaire. Si vous êtes pris, vous ne serez pas félicité, et vous serez placé en garde à vue.

Ce sera une punition, mais non une mesure d’enquête.

Il est temps de comprendre que la garde à vue est un dispositif dont l’explosion s’explique par la face cachée de l’édifice policier et judiciaire : c’est un instrument de pouvoir et non d’enquête.

Et pourtant la loi nous dit que la garde à vue ne peut être ordonnée que pour les nécessités de l’enquête.

Alors que bourré comme vous l’êtes,  au-delà du contrôle de votre haleine «caractéristique» par l’éthylomètre, l’enquête n’a pas besoin de Sherlock Holmes pour être bouclée, et vous par la même occasion.

C’est ce qui pose problème. On vous boucle, vous ne pouvez que la boucler, personne ne vous donnera la parole, vous serez condamné, piétiné, ré-éduqué, informé du danger public que vous êtes, et en hors-d’œuvre on vous aura collé en garde à vue, après vous avoir laissé dégriser pendant un temps qui se mesure comme celui que met le canon pour refroidir, dans le célèbre sketch du regretté Fernand Raynaud.

Même le maire d’Annemasse n’y pourra rien, c’est vous dire.

Alors, à quoi sert la garde à vue ?

La réalité est que ce dispositif est un instrument de pouvoir de l’institution policière, cautionné par l’institution judiciaire, c’est-à-dire un instrument de tout l’appareil répressif.

C’est pourquoi la loi n’est pas observée, sans d’ailleurs que les juges, en théorie protecteurs des libertés, ne s’en émeuvent, ni ne s’en indignent alors même qu’ils ont les moyens juridictionnels de sanctionner cet abus. C’est un abus, car l’immense majorité des gardes à vue ne sert strictement à rien en termes d’efficacité. Le personnage bourré que vous êtes le sait très bien. L’enquête est terminée avant d’avoir commencé. Vous avez commis une infraction, point à la ligne.

Mais la mesure n’est qu’apparemment inutile. Parce qu’au fond elle est au contraire extrêmement utile : si l’on comprend que c’est une mesure de terrorisation de la population, par la sombre menace qu’elle laisse planer sur chacun.

Et l’on ne peut objecter que seuls les méchants pourraient s’en plaindre. Non seulement en matière de circulation elle frappe quotidiennement, vous par exemple et vous n’êtes pas méchant, mais au-delà, pour un oui ou un non, à tout propos vous pouvez être placé en garde à vue, sous le plus petit prétexte, et c’est ce qui fait justement peur.

C’est donc un dispositif de pur pouvoir.

La mesure est punitive et humiliante. Vous déplaisez : pif ! garde à vue. Vous demandez que votre dignité soit respectée, dans la chaleur d’un commissariat obscur, ou d’une gendarmerie éloignée : paf ! garde à vue; on vous enlève votre ceinture, votre montre, votre stylo, votre canif, vos lacets, le dernier éditorial de M DUPESSEY dans le JIM, et même l’intervention de M RIGAUD au dernier conseil municipal (1). Un vrai malheur.

Sans ceinture et sans lacets, vous devenez ce que vous avez toujours été, un fragment des « humiliores », un humble parmi les humbles. C’est ça l’humiliation. Vous rendre à votre vraie humble nature, vous rabaisser. En vous rabaissant, l’appareil répressif se rehausse.

On pourrait penser la mesure inutile. Mais non, elle est infiniment utile, car elle manifeste la puissance de l’appareil répressif, policier et judiciaire. Son pouvoir s’exerce ainsi quotidiennement. Les lois veulent-elles diminuer son emprise ? Aussitôt la contre-mesure survient, le nombre des gardes à vue augmente. Cette augmentation suit trait pour trait l’avancée des droits du citoyen et le recul de l’arbitraire. Elle manifeste mieux que tout dispositif légal la persistance du pouvoir, et au contraire l’augmentation de sa capacité de contrainte.

Personne ne rit de la garde à vue. Tous en ont peur. Et sur cette peur, dans cet intervalle se niche le pouvoir. Le seul vrai pouvoir, le pouvoir de contrainte.

On ne sait pas ce que va décider le Conseil Constitutionnel saisi d’une question préalable. Peut-être va-t’il simplement décider que la loi est conforme à la constitution. Le souci est qu’elle n’est pas respectée.

Il faut (encore) détruire Carthage….

(1) Entre le moment où il avait terminé son jeu sur son Ipad et le moment où il en prenait un autre sur sa gameboy

Le maire d’Annemasse n’arrête pas de descendre dans la rue, les résultats sont là.

Cuba : Castro réapparaît, le maire d’Annemasse descend dans la rue, sept opposants libérés


Dans une interview d'une heure, Fidel Castro a abordé la crise
liée au programme nucléaire iranien.

Alors que l’ancien leader communiste a donné lundi soir sa première
interview à la télé depuis trois ans, un groupe de sept prisonniers
politiques a quitté l’île pour l’Espagne, dans le cadre de la libération
prévue de 52 opposants.

C’est grâce au maire d’Annemasse, et à son défilé dans les rues, flanqué d’une adjointe tonitruante au micro, haranguant la foule avec un keffieh sur la tronche, d’un conseiller municipal hésitant entre un jeu sur son ipad et un jeu sur sa gameboy, que ces 52 prisonniers politiques ont été libérés.

Je me trompe. Les opposants à Castro ne sont que quantité négligeable. Ils ne valent pas un clou, pas un mot quand on vient de l’extrême gauche. Rien. Aucune protestation, aucune manifestation. Il faut garder son énergie uniquement pour combattre Israël. Le fascisme tropical de Castro, soutenu par la gauche annemassienne, n’a tué «que» 10 000 victimes politiques, tandis que 77 000 Cubains se sont noyés en tentant de fuir. Une paille. Heureusement que 1,7 millions ont réussi à rejoindre la Floride et quelques autres destinations. Tous des salauds d’opposants fascistes.

Moralité : la gauche et l’extrême gauche annemassienne n’ont de compassion que sélectivement pour leur camp.

Grâce à la manifestation solitaire du maire d’Annemasse…

Qui a défilé tout seul dans les rues, suivi par quelques conseillers de la majorité municipale, égarés sous le soleil, mais dont le meneur passait de son ipad à sa gameboy.

Un rêve ? Non, un cauchemar. Le maire et sa majorité ont leurs pauvres, leurs victimes, leurs causes. Mais pas celle-là.

Le pire est évité en Iran.

Ce n’est donc pas grâce à eux qu’un supplice programmé n’aura pas lieu.  On ne s’y attendait pas :

‘«Avec notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi

Condamnée à mort par lapidation, Sakineh Mohammadi-Ashtiani aura la
vie sauve. Un haut responsable iranien a en effet annoncé que son procès
était désormais en cours de révision. Il n’a toutefois pas précisé si
Sakineh Mohammadi-Ashtiani sera rejugée par un autre tribunal ou si elle
sera libérée.

En
tout cas, cette décision constitue une marche arrière de la justice
face à la campagne internationale contre l’application de cette peine.

Cette Iranienne de 43 ans a été condamnée par lapidation en 2006,
pour adultère mais aussi pour avoir tué son mari. Elle avait nié à
l’époque ces accusations.

Le chef de la justice iranienne avait demandé au juge de privilégier
des peines de substitution à la lapidation. Ces derniers mois, le chef
de la justice a fait aussi libérer deux femmes, également condamnées à
mort par lapidation…»

Un seul mot : Ouf !

Et si on espérait quand même dans l’humanité ? Pas celle des barbus, mais de tous les autres.

Dans la chaleur de la nuit,

Le conseil municipal du 30 juin 2010, ri-crack pour les délais, a approuvé le compte administratif pour l’exercice 2009. Dans la passion d’un soir d’été, alors que les lampions du 14 juillet s’allumaient déjà, et qu’un conseiller de la majorité jouait sur son ipad, tandis que ligne après ligne on apprenait tout sur l’année comptable écoulée. Ouf. Passé minuit, l’approbation aurait été hors délai. Même l’opposition a approuvé le compte administratif, ses conseillers voulant éviter de passer pour des billes, puisque en langage public il s’agit pour l’ordonnateur de rendre compte annuellement des opérations budgétaires qu’il a exécutées. Pas de quoi s’exciter, du coup tout le monde est resté calme.

Cela étant un chiffre doit retenir l’attention. En 2009, année de crise, année de serrage de ceinture, les charges de personnel de la ville auront augmenté de 1,99 %. Comme le disait le rapporteur, «c’est même moins que le glissement vieillesse technicité» – en langage kafkaïen- ou l’ancienneté en langage de tous les jours. Bref, on fait des miracles, et vous, vous pourrez faire des économies pour payer encore plus d’impôts dès la rentrée, et pour les exercices futurs. Parce qu’une telle progression dans une année de rigueur est le signe du creusement d’un manifeste déséquilibre. Les charges de personnel continuent d’augmenter et nécessairement vos impôts augmenteront, ou plutôt mécaniquement. Mais, dansez, braves gens, les socialistes nous disent tous les jours qu’il suffit de prendre dans la poche des riches pour tout payer. Les socialistes n’évoquent d’ailleurs jamais les ratios entre riches à tondre et besoin de financement.

Par exemple, quand on sait qu’à l’échelle de la France, la dette publique est dans l’ordre des Mille Cinq Cents milliards, que le déficit de cette année sera supérieur à Cent-Seize milliards, on prend peur. Le simple remboursement des intérêts représente le montant de l’impôt sur le revenu. Alors, on peut rêver. Les revenus des riches seraient tels qu’en les spoliant totalement, en leur laissant à ces salauds, qu’une chaussette et une moitié de slip, on pourrait raser gratis. Que nenni ! Dans ce type de proposition d’abruti alcoolique, même en oubliant que 1 % des contribuables supportent actuellement 37% de la charge de l’impôt sur le revenu, même en buvant 10 litres de bière, on ne peut réussir en leur piquant tout à payer les retraites, la vie chère, les déficits, la dette, les indemnités des élus. Même en étant fin saoul on n’y arrive pas. Même si on fait sauter le bouclier fiscal, aujourd’hui, on n’y arrive pas. Imbéciles. Et si on ratisse les entreprises, banque ou pas, d’une part elles voteront avec leurs pieds, d’autre part celles qui resteront seront plombées encore plus dans la compétition internationale.

Et si on n’est pas dans la compétition européenne et mondiale, si on dresse les barrières douanières, on deviendra aussi prospère que la Corée du Nord, ça vous dit la Corée du Nord ? Un îlot de prospérité communiste. Les mêmes abrutis qui proposent de taxer les riches comme recette miracle, généralement sont contre l’Europe, contre la mondialisation, contre la compétitivité. Et pour la Corée du Nord. Et vous ?

Si vous n’êtes pas pour la Corée du Nord, alors vous serez d’accord qu’il ne reste aucune autre solution nationale que la diminution des dépenses publiques. Il n’y a aucune autre solution locale que cette même diminution. L’État doit se concentrer sur ses fonctions régaliennes, et les collectivités locales doivent apprendre la parcimonie.

Ça sera dur au moment de la construction du palais de l’agglomération, un immeuble plus haut que les maisons, de dix étages et même davantage (Gérard Manset), une déraison.

À cette même séance du conseil municipal, il a été question du Programme de Réussite Éducative. C’est du social, du bon social. Il s’applique à la ZUS, où beaucoup d’enfants connaissent même mal la langue française. Dans ces conditions toute scolarité est vouée d’entrée à l’échec. C’est pourquoi il existe ce plan en interface entre l’école et la famille carencée. Ça ne coûte que 180 000 €. Aucun bénévole n’y participe, que des pros gravitant autour de l’éducation. Et ça ne coûte que 180 000 € au lieu de 225 000 € parce que ses animateurs ont su rester raisonnables. C’est bien sûr la faute du gouvernement, et c’est bien parce que je le soutiens que j’ai proposé que la différence soit prélevée sur les subventions qu’on accorde année après année à la CGT, à FO, etc. Plus social, on meurt.

Cela étant il y a un vrai problème.

Le problème est celui de la politique sociale d’une ville, gouvernée à gauche, dans un ensemble urbain gouverné par la droite, et qui ne pratique pas le social, du moins à la même échelle. Cette question a été abordée succinctement par M Borel, qui, sur la proposition de la mutualisation par l’agglomération de cette charge à caractère social, a aussitôt fait remarquer, en sa qualité de président, qu’Annemasse avait toujours été et est toujours en pointe sur toute la politique sociale. Et donc ajoutait-il, et il a raison, si on mutualise en faisant passer cette charge à l’agglomération, Annemasse perdra son leadership, et sans le dire, mais en le pensant très fort au point que cette crainte s’entendait, le résultat en serait à terme une baisse de l’effort.

C’est possible. Mais cela ne résout pas la seconde question qui émerge. Celle du cercle vicieux. Parce que la politique sociale, en isolat, conduit – comme Marie-Pierre BERTHIER le disait – à fabriquer les pauvres. En ce sens que le social attire les populations fragiles, qui à leur tour augmentent la demande. L’offre sociale créée la demande. Ce qui prend la forme d’un cercle vicieux, dans un environnement antisocial (c’est une caricature), où tout le social se fait à Annemasse, et où toute la population dans le besoin de ce social y conflue.

La solution est donc bien dans la mutualisation des efforts.

En attendant, et pour vous débarrasser, c’est vilain, mais vous êtes libres, de la lancinante musique de la nuit, tapez-lui sur la courge. En moins de dix clics, vous avez moins de deux grammes. Bon début, vous pouvez prendre le volant.