Suite et pas encore fin sur la racaille(1), et d’autres qui n’en sont pas.

Et si l’UDC avait raison ?

Et si en effet la délinquance à Genève était importée quasi totalement ?

Un blogueur annemassien (Erebus, voir le lien ci-dessous à gauche) a découvert un document exceptionnel : le rapport annuel de la célèbre prison genevoise située à Champ-Dollon. Il faut que tous nous en lisions quelques pages avant de nous lancer dans la dénonciation de l’UDC. Surtout si on n’aime pas l’UDC, parce que plutôt que dire des sottises ou de les écrire, il vaut mieux se renseigner d’abord. Voilà l’adresse :

http://www.geneve.ch/penitent/champ-dollon/pdf/rapport-d-activites-2008.pdf

Que dit ce rapport ?

C’est simple : la délinquance à Genève, dont personne ne contestera que la prison constitue une photographie fidèle, est avant tout étrangère à raison de…tenez-vous bien, 90,6 %.

C’est énorme. Ce chiffre est celui des pensionnaires dans la prison genevoise.

Le détail n’est pas triste non plus. En deux tableaux, tirés des pages 8 et 9 du rapport.

Stats 2

Stats 1

Nous français qui sommes toujours prêt à donner des leçons à la terre entière, on aimerait bien que des statistiques soient fournies sur Bonneville. Remarquez qu’elles seront différentes aussi en raison de l’absorption plus rapide des populations d’origine étrangère qui reçoivent à grande vitesse la nationalité française et perdent du même coup leur extranéité.

Pour le coup, il faut être modeste, et se poser sérieusement la question transfrontalière du traitement de cette délinquance qui s’exporte aussi de notre territoire vers celui de Genève.

C’est en étant sérieux qu’on videra le procès fait par l’UDC à la France voisine de toute sa substance. Mais certainement pas par le déni. Et la prise en compte de la réalité permet accessoirement de mieux défendre envers l’opinion genevoise l’importance pour toute la région du CEVA.

Et de dissocier les frontaliers de toute accusation souterraine. Donc de lutter efficacement contre les insinuations perfides de l’UDC.

Soyons courageux.

(1) J’utilise le terme «racaille» en le reprenant d’un article cité par le Dauphiné LIbéré et tiré du blog dénonçant ce qu’il pensait être l’assimilation des hordes de délinquants débarqués du CEVA aux frontaliers, en écho au slogan calamiteux de l’UDC.