Le tour de la 4° circonscription est lancé !

6 circonscriptions électorales en Haute-Savoie pour élire les députés, un scoop.

La taille de la 4° rétrécit. Notre député pourra enfin en faire le tour en vélo(moteur), sans avoir à franchir des cols hors catégorie. Un roudoudou pour sa réélection. Le monde rural reculant sur le secteur géographique, la sociologie électorale s’en trouvera changée, avec un poids grandissant des «rurbains» dans les urnes, pour peu qu’ils aillent voter.

Le maire socialiste d’Ambilly enfourche déjà son vélocipède (électrique) et risque une collision frontale avec quelques ambitions venues de l’Ouest. Mais qui sera au second tour à gauche ?

Les réunions de rencontre ne sont plus ce qu’elles étaient.

Même sur le thème du Perrier. Même quand c’est le maire d’Annemasse qui vient s’exprimer sur son vivier électoral. Le 7 juillet 2009, une réunion s’est tenue. Les discours se heurtèrent à une vigoureuse résistance. Toutes les ressources de la rhétorique municipale ne suffirent pas à transformer des motos bruyantes à deux heures du matin en doux gazouillis de moineaux. Habitants ingrats, puisqu’on vous dit dans le JIM que tout va bien au Perrier, que les médiateurs médiatisent, les policiers municipaux municipalisent. Et vous-vous plaignez, est-ce pour faire de la peine au premier magistrat, à ses adjoints si nombreux qu’on n’arrive plus à les énumérer jusqu’au bout ? La police nationale qui n’ose plus s’aventurer sans casques lourds, armes en tout genre, déploiements des grandes occasions. Ingrats, le JIM ne vous en parle même pas, et vous osez rouspéter ! Sans compter les barbus, les bur-machins, et le reste.

Heureusement, il nous reste les comptes rendus du Dauphiné Libéré pour ne pas désespérer.

La piscine fuit, la mer monte, et on va tous à la plage,

Au dernier conseil municipal, c’était il y a cent ans, au mois de juillet 2009, le 9, notre premier édile a fait une longue déclaration sur la piscine. Il a expliqué à qui voulait l’entendre que dépenser 600 000 € par an était préférable à dépenser plus, et à ce point tout le monde en sera d’accord. Après, c’est une autre paire de manches. Prenons la critique d’Anne Michel, ou celle d’Erebus, et on en retire l’idée d’un glissement sur une pente savonneuse, vers les abîmes du gaspillage des deniers publics.

En ligne (sur le blog d’Erebus) on trouvera même le discours filmé du Maire le 9 juillet. Et ses interrogations.

Si maintenant on se reporte aux écrits polémiques de M Borrel, leur lecture rassure peu. C’est du genre : fermez la bande d’ignorants. Il ne l’écrit pas, mais il le pense très fort. Et ce n’est pas très convaincant.

Reste le bon sens, et sur ce point je crains qu’il existe une divergence de vues entre les différentes composantes de l’opposition municipale. Personnellement je n’ai encore pas réussi à être convaincu par les excellentes critiques précitées. Je persiste benoîtement (d’accord c’est facile!) à penser qu’il vaut mieux à terme partager les déficits, même si on en conserve une partie, laquelle diminuera en proportion de l’érosion monétaire, et même si par ailleurs Annemasse représente 40% de l’agglomération et donc de ses dépenses futures pour la piscine. Même avec ces limites je crois pourtant préférable de partager le bébé, avec en prime l’eau du bain, plutôt que de le jeter.

Cela étant la piscine fuit, et ça fait monter le niveau des océans.

Il reste encore quelques semaines pour en profiter., les vahinés débarqueront bientôt Quai d’Arve.

Heureusement.

Le 14 Juillet 1789, une prison était prise d’assaut, les geôliers trucidés,

par une foule mise en mouvement par les appels mensongers du marquis de Sade, qui fut transféré vers d’autres lieux d’enfermement, quelques jours avant sa chute. Et pourtant c’est la date fondatrice de la modernité de notre pays. Une révolution accouchée d’une émeute. Ayant accepté son héritage nous en sommes les enfants. Pour l’égalité. Pour la liberté. Pour la fraternité. Contre les tyrannies, toutes les tyrannies. Pour la République. Pour la Démocratie. Pour le meilleur, en évitant le pire. Le pire qui se presse à nos portes. Le pire qui corrompt, qui dissout le ciment social, qui propage sa peste, parfois sous couvert d’exotiques oripeaux.

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À l’ordre du jour du 9 juillet 2009

La première question à l’ordre du jour sera celle de la création d’un douzième poste d’adjoint. Notre maire est encore fâché avec les nombres, à moins que ce ne soit qu’avec les Écritures.

La prochaine scène municipale ressemblera à la Cène.

Une question politique sera celle de savoir qui est le Judas au milieu des bons apôtres.

Une idée : cloner le maire. Comme ça impossible d’avoir un traitre. Avec la génétique moderne, ce n’est plus un problème.

Le conseil ressemblera à un truc comme ça :

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Le seul dommage collatéral sera sur le film d’Erebus : la mise au point sur le maire deviendra impossible, la caméra s’affolera.

Lecture de blog,

C’est le blog hébergé à Genève, d’un animateur politique de la Haute-Savoie du Nord. Il travaille dans la vente, et sans doute en déduit-il qu’il serait naturellement doué en économie.

Il écrit doctement :

«L’économie actuelle n’a plus grand-chose à voir avec l’économie de marché, mais plutôt avec des monopoles ou duopoles privés qui sont pires que les monopoles publics d’État de l’Union Soviétique. Les entreprises concurrentes ont des actionnaires communs qui leurs (sic) posent les mêmes exigences de rentabilité. Des taux de retour sur investissement qui ont conduit ces entreprises à abandonner les marchés ou segments de marches sur lesquels ils étaient en troisième ou quatrième position».

On lit bien que les monopoles ou duopoles seraient «pires que les monopoles publics d’Etat de l’Union Soviétique.»

Il a dû oublier de prendre ses gouttes. Pire que les monopoles publics de l’URSS. Où a-t’il pris ça ce nouveau thuriféraire des soviets ? Et si encore son appartenance politique le plaçait dans les rangs des polpotistes de Besancenot, mais même pas. Il était des nôtres avant de changer de cap. Pire que les monopoles de l’URSS !

Il oublie la misère de l’URSS.

Il oublie la répression par ces pourritures au pouvoir qui faisaient tenir l’édifice dans la peur.

Il oublie la catastrophe économique que fut l’URSS.

Avec de tels délires, il devrait déménager et vite intégrer l’équipe municipale de la majorité annemassienne. Il y serait en parfaite harmonie. Il est déjà dans leur camp.

Une petite chanson pour lui faire plaisir.

Texte de remplacement (courte description)