Vent divin sur le conseil.

Les copains, encore un effort et nous serons tous morts ! Il suffit de continuer la pièce que veut nous faire jouer M Dupessey, et nous serons morts pour de bon.

Le piège est pourtant grossier. Au dernier conseil municipal d’Annemasse le 28 mai 2009, il a presque fonctionné.

Je n’étais pas là au début, mais on me l’a raconté.

Louis Mermet a lu une lettre qu’il avait préparée. Je l’ai découverte après. Du grand Louis. Il répondait d’abord à la manœuvre de division initiée au dernier conseil par le maire. Division de l’opposition, dont il affecte de penser qu’elle est profonde, puisqu’elle porte sur un projet essentiel de la ville, Chablais-truc. Il répondait qu’il existe au sein de l’opposition des divergences sur ce point, mais qui ne peut effacer les nombreux autres points sur lesquels nous sommes d’accord. Profondément d’accord. Et il a raison. Et le maire à tort.

Puis son écrit s’intéressait à Anne Michel, pour expliquer qu’il ne partageait pas son opinion sur la piscine, les transferts de propriété à l’agglomération. Moi non plus, mais cela n’a aucune importance réelle.

Et enfin, il annonçait qu’il rejoignait le groupe de François Vigny. Pour deux raisons qui seraient 1 qu’Anne Michel fait cavalier seul, et 2 qu’il appartient à l’UMP, moyennant quoi il rejoint François Vigny dont je crois savoir qu’il n’est pas UMP non plus. Quant à moi je serais trop individualiste. Ici le message se brouille. Il faut revenir aux faits simples.

Quand on est élu on n’est jamais propriétaire des bulletins de vote. On accomplit un mandat. Un pacte politique. Lors des dernières élections les voix qui se sont portées sur la liste POUR ANNEMASSE, ne se sont pas portées sur la liste conduite par François Vigny. Et dès lors, en logique, on ne change pas en cours de mandat électif de liste ou du groupe au sein duquel on a été élu. Si on veut le faire, ce qui relève de la liberté la plus élémentaire, alors on démissionne. Comme ça c’est beaucoup plus clair.

Et pour la question principale, celle qui agite tant M Borrel d’une part, et M Dupessey d’autre part, la réponse est aussi très simple. L’opposition continuera d’exister, le plus souvent unie, malgré tout le déplaisir que cela leur occasionne à tous les deux, avec des choix différents sur Chablais-Machin. Elle poursuivra donc son travail en commun, avec ou sans Anne Michel, cela dépend d’elle.

Il faut détruire Carthage, pas Anne Michel !

P.-S. Le risque majeur d’explosion de monsieur le maire qui ne se contenait plus est passé. Je ne me souviens plus s’il y avait l’illustre délégué aux risques majeurs, il aurait dû intervenir. Tant pis.