De la polémique.

Comment naît la polémique ? Souvent simplement de l’excès.

Je me jette immédiatement la première pierre, parce que je suis tout à fait capable d’excès.

Par exemple je ne crains pas de descendre en flamme le projet idiot de Chablais Gare, qu’un esprit saugrenu a rebaptisé Chablais Parc, et au lieu de me concentrer sur lui j’arrive souvent à divertir mon ire pour en faire bénéficier l’architecte qui se prétend génial, alors qu’au fond dès qu’il aura annoncé publiquement qu’il remboursera tous les créanciers de la faillite de sa société parisienne, ce qu’il fera puisqu’il nous a dit qu’il était honnête, il méritera surtout nos éloges pour la noblesse de son action, tout en conservant l’avantage de nos critiques pour son idée de ville bétonnée et surdensifiée.

Autocritique.

Mais je vais inviter François Vigny à faire aussi son autocritique. Il a écrit sur son blog, «Le comportement de Mademoiselle Anne MICHEL à propos des panneaux de l’Agglo est tout à fait répréhensible»

Bigre, «répréhensible». Bigre, le mot est énorme. Je prends la définition dans le Litré qui écrit : «Digne de blâme, en parlant des personnes». Objection votre honneur. Il n’y a pas à blâmer Anne Michel pour l’opinion qu’elle exprime, opinion que personnellement je n’approuve pas sur la piscine. Ce qui reste blâmable en revanche, et totalement condamnable, ce sont les propos venimeux de M BORREL dans sa lettre lue à la dernière séance (sans même la voie d’Eddy). Propos qui nous incendiaient tous en utilisant la vielle technique stalinienne de l’amalgame, de la peur, et du procès en sorcellerie.

Je sais que nous sommes, dans le camp de l’opposition, dans le partage des mêmes valeurs fondamentales. Et en dehors de quelques sujets sur lesquels nous différons, nous n’avons en rien à forcer notre nature pour voter comme nous le faisons. Au-delà des valeurs nous partageons largement l’analyse, mais aussi très largement les solutions politiques. C’est pourquoi nous sommes bien du même côté de l’échiquier politique. Alors, je raye de l’article de François Vigny répréhensible qui me paraît excessif.

Les amis, n’oubliez jamais, il faut détruire Carthage…