N’en déplaise à M Borrel,

Il n’y a pas que des menteurs sur les blogs.

Erebus vient d’en apporter la démonstration.

Il faut le lire son article : http://www.erebe.org/article-32048322.html

Et se souvenir des tirades de M Dupessey, et de M Borrel lors du conseil municipal du 28 mai 2009. Il faut se souvenir de l’injure faite à Anne Michel traitée de menteuse. De l’injure faite à Erebus, traité de menteur. Je n’étais pas là au début, ayant été retenu par mes loisirs, et donc je ne sais pas si je n’ai pas aussi été traité de menteur. Cela n’a que peu d’importance.

Le débat sur le fond est simple, c’est une question de démocratie. Quand un opposant soulève une question, et même formule une critique, de deux choses l’une : il a tort, ou il a raison. S’il a tort, rien n’est plus simple que de démontrer qu’il se trompe, et il est possible alors de faire l’économie de l’injure. S’il a raison, il vaut mieux se taire que de l’injurier.

Soit donc l’affirmation de quelques «irresponsables» opposants, qui avaient l’audace d’écrire que la ville d’Annemasse avait bradé quelques biens immobiliers à l’agglomération. Tempête, cris d’orfraie, injures : menteurs !

Sauf que. Sauf qu’Erebus démontre que la ville d’Annemasse a bien transféré du terrain, situé en ville, à l’agglomération pour un prix qui défie toute concurrence. À 37,32 € le mètre carré, s’il vous en reste, au fait, je suis acheteur !

Le «menteur» était de trop. Il était ridiculement de trop.

Texte de remplacement (courte description)

Vent divin sur le conseil.

Les copains, encore un effort et nous serons tous morts ! Il suffit de continuer la pièce que veut nous faire jouer M Dupessey, et nous serons morts pour de bon.

Le piège est pourtant grossier. Au dernier conseil municipal d’Annemasse le 28 mai 2009, il a presque fonctionné.

Je n’étais pas là au début, mais on me l’a raconté.

Louis Mermet a lu une lettre qu’il avait préparée. Je l’ai découverte après. Du grand Louis. Il répondait d’abord à la manœuvre de division initiée au dernier conseil par le maire. Division de l’opposition, dont il affecte de penser qu’elle est profonde, puisqu’elle porte sur un projet essentiel de la ville, Chablais-truc. Il répondait qu’il existe au sein de l’opposition des divergences sur ce point, mais qui ne peut effacer les nombreux autres points sur lesquels nous sommes d’accord. Profondément d’accord. Et il a raison. Et le maire à tort.

Puis son écrit s’intéressait à Anne Michel, pour expliquer qu’il ne partageait pas son opinion sur la piscine, les transferts de propriété à l’agglomération. Moi non plus, mais cela n’a aucune importance réelle.

Et enfin, il annonçait qu’il rejoignait le groupe de François Vigny. Pour deux raisons qui seraient 1 qu’Anne Michel fait cavalier seul, et 2 qu’il appartient à l’UMP, moyennant quoi il rejoint François Vigny dont je crois savoir qu’il n’est pas UMP non plus. Quant à moi je serais trop individualiste. Ici le message se brouille. Il faut revenir aux faits simples.

Quand on est élu on n’est jamais propriétaire des bulletins de vote. On accomplit un mandat. Un pacte politique. Lors des dernières élections les voix qui se sont portées sur la liste POUR ANNEMASSE, ne se sont pas portées sur la liste conduite par François Vigny. Et dès lors, en logique, on ne change pas en cours de mandat électif de liste ou du groupe au sein duquel on a été élu. Si on veut le faire, ce qui relève de la liberté la plus élémentaire, alors on démissionne. Comme ça c’est beaucoup plus clair.

Et pour la question principale, celle qui agite tant M Borrel d’une part, et M Dupessey d’autre part, la réponse est aussi très simple. L’opposition continuera d’exister, le plus souvent unie, malgré tout le déplaisir que cela leur occasionne à tous les deux, avec des choix différents sur Chablais-Machin. Elle poursuivra donc son travail en commun, avec ou sans Anne Michel, cela dépend d’elle.

Il faut détruire Carthage, pas Anne Michel !

P.-S. Le risque majeur d’explosion de monsieur le maire qui ne se contenait plus est passé. Je ne me souviens plus s’il y avait l’illustre délégué aux risques majeurs, il aurait dû intervenir. Tant pis.

De la polémique.

Comment naît la polémique ? Souvent simplement de l’excès.

Je me jette immédiatement la première pierre, parce que je suis tout à fait capable d’excès.

Par exemple je ne crains pas de descendre en flamme le projet idiot de Chablais Gare, qu’un esprit saugrenu a rebaptisé Chablais Parc, et au lieu de me concentrer sur lui j’arrive souvent à divertir mon ire pour en faire bénéficier l’architecte qui se prétend génial, alors qu’au fond dès qu’il aura annoncé publiquement qu’il remboursera tous les créanciers de la faillite de sa société parisienne, ce qu’il fera puisqu’il nous a dit qu’il était honnête, il méritera surtout nos éloges pour la noblesse de son action, tout en conservant l’avantage de nos critiques pour son idée de ville bétonnée et surdensifiée.

Autocritique.

Mais je vais inviter François Vigny à faire aussi son autocritique. Il a écrit sur son blog, «Le comportement de Mademoiselle Anne MICHEL à propos des panneaux de l’Agglo est tout à fait répréhensible»

Bigre, «répréhensible». Bigre, le mot est énorme. Je prends la définition dans le Litré qui écrit : «Digne de blâme, en parlant des personnes». Objection votre honneur. Il n’y a pas à blâmer Anne Michel pour l’opinion qu’elle exprime, opinion que personnellement je n’approuve pas sur la piscine. Ce qui reste blâmable en revanche, et totalement condamnable, ce sont les propos venimeux de M BORREL dans sa lettre lue à la dernière séance (sans même la voie d’Eddy). Propos qui nous incendiaient tous en utilisant la vielle technique stalinienne de l’amalgame, de la peur, et du procès en sorcellerie.

Je sais que nous sommes, dans le camp de l’opposition, dans le partage des mêmes valeurs fondamentales. Et en dehors de quelques sujets sur lesquels nous différons, nous n’avons en rien à forcer notre nature pour voter comme nous le faisons. Au-delà des valeurs nous partageons largement l’analyse, mais aussi très largement les solutions politiques. C’est pourquoi nous sommes bien du même côté de l’échiquier politique. Alors, je raye de l’article de François Vigny répréhensible qui me paraît excessif.

Les amis, n’oubliez jamais, il faut détruire Carthage…

19 Mai 2009 à 19 Heures à Martin Luther King

Venez débattre sur l’Europe à l’invitation du Nouveau Centre.

Sous la présidence de M Jean-Paul Amoudry, Sénateur, Loïc Hervé, maire de Marnaz abordera le thème de l’Europe Politique, et Thomas Meszaros, docteur en Science Politique traitera de l’Europe institutionnelle.

Rien

L’élan vers le pire.

Un lecteur du blog m’a interrogé directement par mon mail sur les raisons profondes de mon opposition au projet Chablais Gare. Il me reprochait d’être contre le seul projet existant qui pouvait, à ses yeux, apporter un nouveau souffle à la ville.

Pour commencer, je ne suis pas tout seul. Il y a eu d’abord la liste que j’ai conduite, il y a aussi une association de citoyens qui est contre ce projet.

Au fond, pourquoi refuser ce projet ? Est-ce au risque d’un immobilisme ?

30 ans.

30 ans qu’une équipe de gauche dirige la ville. 30 ans sans rien faire et soudainement les élections approchant, celle de Monsieur BORREL s’est mise à vibrionner en tout sens, et a pondu vite fait sur le gaz de ville, un projet sous forme de ZAC. C’est à dire sous forme de règles d’exception au plan local d’urbanisme. Le PLU est valable partout sauf là. La méthode choisie est donc celle de l’urgence. Cela interroge. Pourquoi l’urgence et la précipitation lorsqu’on a attendu 30 ans ? Gribouille n’est pas loin. Mais l’élection a sans doute été le critère le plus déterminant.

Une ZAC donc, confiée à un aménageur, lequel a changé, mais ce n’est pas le problème.

L’aménageur aménage l’espace, construit les parkings, et la commune paye les équipements publics (voiries etc.). Il n’est pas une entreprise philanthropique, il réalise un bénéfice, ce qui est normal. Puis il vend chaque bout d’espace à des constructeurs d’immeubles, qui eux aussi doivent retrouver un bénéfice en fin d’opération, quand ils ont à leur tour vendu les logements.

Une ZAC sur les deux hectares concernés par Chablais Gare.

Et là, parce qu’on avait choisi cette méthode, se posait alors le problème du financement des équipements publics, qui sans cela se serait posé au fil du temps, et eussent été payés au même fil des ans. Il fallait dès lors trouver 5 millions, mais ça tombait bien puisqu’il y avait un aménageur, et que la ville était propriétaire d’une partie des terrains, vendus à l’aménageur pour ce prix.

Si bien que pour la galerie, ce qui comptait en période électorale l’an dernier, l’idée était simple : l’opération était géniale puisqu’elle ne coûtait pas un centime à la ville qui vendait ses terrains en contrepartie du financement à due concurrence des équipements, et en prime faisait naître tout un quartier. Un nouveau centre.

Et en plus cette absence de tout coût devenait un argument jeté aux visages des opposants. M Benoist, dites-nous comment vous financerez ce projet ! Et les opposants d’apparaître comme des irresponsables.

C’est comme une peinture en trompe l’œil. Cet argument est une illusion.

Car la réalité est que les Annemassiens auront payé les équipements, justement par les acquisitions de terrain antérieures. La ville n’a pas pour vocation d’acheter des terrains, une réserve foncière a pour but de permettre utilement de conserver des espaces. Pour y construire des équipements, ou pour les vendre. Pour les vendre c’est justement ce qui c’est passé.

L’argument manque de profondeur.

Reste le choix de la méthode de l’aménagement aux forceps que la technique de la ZAC permet. Plus de POS, de PLU, de COS, de contrainte. ON PEUT METTRE AUTANT DE M2 QUE L’ON VEUT.

Et il en faut alors des m2. Plein de m2 pour que l’investissement soit rentable :

– pour l’aménageur,

– pour les promoteurs,

C’est la raison ultime de la surdensification.

Le profit de l’aménageur.

Sans même évoquer l’architecte génial, dont on sait les besoins de trésorerie, et dont on sait en prime son immense honnêteté, si bien que nécessairement, il remboursera tous les créanciers de sa faillite parisienne.

Si bien que le discours de l’équipe de gauche, badigeonné de toute une couche d’intérêt général, ressemble comme un frère à la « novlangue » de feu George Orwell dans 1984.

Mais même si on rebaptise en novlangue municipale « beau » des cubes hideux, sans goût ni grâce, ou « intérêt général » un simple intérêt particulier, tout à fait légitime au demeurant (même celui de Robinet-à-béton est légitime puisqu’il va rembourser tous ses créanciers), même si on évoque la « mixité sociale » quand on commence par construire que des logements sociaux, même si on écrit « Chablais Parc », pour faire joli, au lieu de « Chablais Gare », la novlangue a des limites. Elle est impuissante à transformer la réalité. Et la réalité qui se prépare est celle du pire.

L’élan de l’équipe de la gauche municipale, son dynamisme profond sur ce projet, c’est l’élan vers le pire.

Et elle veut stigmatiser les opposants, dont je suis, dont Anne Michel est, et dont Louis Mermet n’est plus, en racontant partout que le projet échouera à cause d’eux.

Avec nos petits bras, on ferait échouer la belle entreprise ? Fantaisie de la novlangue. Quand on échoue, ce qui serait au demeurant pour ce projet une bonne idée, on recherche des responsables. On n’assume rien dans la patrie de la novlangue. Mais il nous restera l’élan vers le rire…

PS : je voulais illustrer le propos avec la chanson du génial Gérard Manset « Vivent les hommes.. », mais je ne la trouve pas sur Deezer. Alors le grandissime Fats Domino, ce n’est pas mal non plus !

Texte de remplacement (courte description)

Je ne résiste pas à en appeler au magnifique Eddy dans le même titre, mais écoutez les paroles, on le sent tout énamouré de Rollinet, notre génie des alpages, et de l’œuvre grandiose de notre bon maire.

Texte de remplacement (courte description)

Futur.

Dans quelque temps il faudra reconstruire une majorité politique à Annemasse pour donner un nouveau destin à cette ville.

Les questions qui se poseront seront celles des positions politiques sur les grands sujets :

– L’urbanisme, ou la ville que l’on voudra pour demain. Celle d’aujourd’hui a été ratée. Il faut chasser les gâcheurs.

– L’économie, ou comment dessiner sa place au sein des politiques locales. Il faut chasser les Kolkhoziens sans imagination.

– Les relations avec la Suisse voisine ; peut-on échapper à la volonté de Genève qui s’arrange si facilement de la croissance démesurée de l’urbain ici, et pousse même le cynisme jusqu’à soutenir cette densification partout ailleurs que chez elle. On pourrait exporter à Genève notre Génie architectural, le grand Rolinet à béton (je ne me souviens jamais si c’est Rolinet ou Robinet). Facile, il y a déjà ses bureaux.

– Les transports qui nous lancent un défi permanent.

– La sécurité. Les « médiateurs » de la municipalité ne constituent pas la seule réponse possible. Même si sous la pression de l’opposition la majorité municipale avance à reculons vers la vidéo surveillance, il faudra mettre en place un système intégré de sécurité utilisant tous les moyens disponibles.

– La démocratie locale. Le principal reste à faire : donner la parole aux citoyens sur chacun des grands sujets. La parole par le référendum, et non uniquement avec des comités de quartier.

Cela étant, la reconstruction n’implique pas que l’on fasse litière de ses convictions, non plus que l’on se couche devant n’importe quelle force utile. Les équilibres seront essentiels à trouver à définir, à respecter.

Vérité en deçà du Perrier erreur au delà

Parmi les autres sujets débattus le 29 avril 2009 au conseil municipal d’Annemasse, figurait le vote d’une garantie d’emprunt à deux organismes de logements sociaux pour la construction de 29 et 32 logements en deux immeubles, qui seront réalisés sur la zone de Chablais Gare. Ce seront les premiers immeubles de logements, construits juste après les surfaces commerciales.

Parce que c’est la crise et que les promoteurs privés n’investissent pas, le social prend donc le pas sur le reste du projet Chablais Parc (Gare).

On se souviendra que le projet de rénovation urbaine du Perrier part du principe qu’il y a trop de concentration de logements sociaux dans le secteur et par immeuble. Le programme s’appuie sur la nécessaire déconcentration du social et sa répartition dans l’ensemble du bâti, épousant en cela une idée aujourd’hui largement reçue.

Mais pas à Chablais Gare.

Au Perrier le programme adopté par Annemasse pose le principe qu’une concentration de 17 000 habitants au kilomètre carré est excessive.

Chablais Gare atteindra une concentration de 1000 habitants sur 2 hectares, soit une densité de 50000 habitants au kilomètre carré. Trois fois plus.

Au Perrier l’idée, tout à fait approuvable, est qu’il faut déconcentrer le social pour atteindre la mixité, objectif raisonnable.

À Chablais Gare on commence par concentrer du social dans deux immeubles qui représenteront 40% des logements sociaux du secteur.

En effet 500 logements sont prévus, dont un tiers de logements sociaux, cela représente 150 logements au total. 61 logements ce sera 40 % de ce total.

Autant dire que le projet part mal. Parce qu’il y a une vérité simple. La concentration du social fait fuir les investisseurs, parce que la concentration du social fait fuir le reste de la population. C’est comme ça. Il ne s’agit pas de dire que c’est bien ou que c’est mal. C’est comme ça. C’est pourquoi l’objectif de la mixité ne peut être atteint que par la répartition du social dans l’ensemble de la construction. A Chablais Gare on fait le contraire.

Mauvais départ.