Le conseil municipal est un haut lieu d’économies d’énergie.

On en a eu la démonstration le 26 février quand a été discutée la mise en concession de la fourniture de chauffage pour le nouveau quartier en bordure de voie ferrée. Un chauffage collectif avec plein d’énergies renouvelables : moins d’émission de Co2 ce serait même impossible. Le bois viendrait de Cruseilles, par des charrettes attelées. La majorité pensait mettre quelques ânes des oppositions pour tracter les convois, et en voiture Simone !

J’ai bien tenté de suggérer qu’on fasse pousser le bois sur l’espace rebaptisé « Annemasse-Parc», pour soulager la peine de ces têtes de mule opposantes, mais je n’ai pas été suivi. Comme quoi la charité….

Le conseil municipal a abordé un sujet plus délicat. Le budget sera voté au cours du prochain conseil à la fin mars. Le 26 février c’était donc le débat d’orientation budgétaire.

Mauvaise nouvelle : il manquera entre 1,5 et 2 millions d’euros.

Bonne nouvelle : aucune.

Comme par l’effet de la loi il est impossible à une commune d’être en déficit, comme l’a souligné M Bouchet (adjoint au maire chargé de l’urbanisme), il n’y a que trois solutions : soit diminuer les dépenses, soit augmenter les impôts, soit recourir à l’emprunt. Lui voyait une augmentation modérée de 15 € sur la taxe d’habitation, et de 20 € sur le foncier bâti (toujours ces richards de propriétaires). Et donc, il envisageait sans le dire des diminutions ailleurs et nécessairement une augmentation du recours à l’emprunt.

Car le rapide calcul que j’ai proposé, et qui n’a pas été contredit est simple. Sur un budget, en ordre de grandeur, de 40 millions d’euros, les recettes se répartissent en gros entre quatre sources, chacune pour à peu près le quart : les taxes locales, les dotations de l’État, les fonds frontaliers et le casino, et les recettes ordinaires.

Et sur les quatre taxes locales, l’une la taxe professionnelle, ne peut plus être touchée puisqu’elle est désormais perçue par l’agglomération qui reverse à la commune le montant arrêté en 2007. Si bien que si on ne fait aucune économie ailleurs, les trois taxes restantes, Foncier Bâti (FB) Taxe d’Habitation (TH) Foncier non Bâti (FNB) supporteraient les 2 millions supplémentaires. Autant dire que ces taxes exploseraient. 2 millions sur 10 millions de ce quart cela fait déjà 20 %. Mais comme la taxe professionnelle représente la moitié de ces 10 millions, l’augmentation serait en fait de 40 %. Ce qui est d’ailleurs impossible techniquement.

M Vigny a déclaré qu’il fallait penser à diminuer la masse de plus de 4 millions des subventions. Halte ! a répondu le maire. On ne touche pas au tissu associatif. Et pourtant si, vous allez voir, on touchera au tissu associatif. M Mermet a émis l’idée qu’il fallait recourir plus à l’emprunt en période de crise. Vous allez voir, ses vœux ne pourront qu’être exaucés. M Augusto a demandé qu’on ne touche pas au foot. Là, il ne faut rien exagérer.

Désespérez donc votre portefeuille en prendra un coup, salauds de riches. Parce que la dernière bonne nouvelle, salauds de riches, c’est qu’on va en prime vous rendre solidaires. Vous le méritez bien.

Il y a donc le feu. Souvenons en ce point de la thèse défendue par l’ancienne équipe majoritaire, avec en tête M BORREL. (Cette fois-ci je l’écris avec 2 R) Ils avaient, en 2007, augmenté les impôts en prétendant ménager ainsi des marges de manœuvre. Une sorte de poire pour la soif.  En réalité et comme il fallait s’y attendre, les marges de manœuvre ne se sont même pas évaporées, car elles n’ont jamais existé, et l’augmentation est restée, sans même avoir servi à quelque chose d’utile. Un coup pour rien.

L’explosion des finances des collectivités locales.

On cite dans la presse des augmentations de l’imposition locale de plus de 6% sur le territoire français.

Le débat d’orientation budgétaire à Annemasse ne montrera pas ces chiffres.

Mais attendez un peu, et vous verrez, que cela viendra par deux canaux :

– la ville d’Annemasse.

Si son maire a proclamé sa volonté de maintenir le niveau d’imposition, il n’a pas engagé les efforts corrélatifs de diminution des charges courantes. Or, il faut se souvenir que ces dernières augmentent depuis des années plus vite que les recettes. Les recettes suivent en gros la courbe de l’inflation, que ce soit pour la principale qui est la DGF, (Dotation Globale de Fonctionnement) versée par l’État, ou celles extraordinaires des fonds frontaliers et du casino qui représentent ici le quart du budget. Mais les dépenses de fonctionnement croissent d’année en année plus vite que le taux de l’inflation. Si bien qu’à terme cela tendra la situation et réduira les «marges de manœuvre », comme aimait le dire le précédent adjoint aux finances.

– l’agglomération.

Là on entre dans une espèce de spirale imbécile d’augmentation non contrôlée. Par exemple l’augmentation de plus de trente personnes des effectifs, sans qu’il n’y ait un seul poste transféré depuis les communes. Par exemple encore la construction qui se fera bientôt du siège à coup de millions d’euros. C’est stupide et pourtant ce sera fait. D’autres occasions viendront de prendre de nombreuses décisions encore plus intelligentes. Le trait commun de tout cela étant que jamais un élu, et apparemment quelque soit son bord politique, ne se demande et demande si tel ou tel projet n’est pas «trop cher». Jamais. Nous tous nous nous posons toujours cette question qui en conduit beaucoup (ceux qui ne sont pas surendettés) à renoncer souvent à des dépenses. Mais chez les élus, jamais. La question n’a pas de sens. Ce n’est pas leur argent. D’où l’absence de toute limite aux investissements, à l’engagement de personnels, si ce n’est le principe intangible pour les collectivités locales de l’équilibre budgétaire, qui sauf recours à l’emprunt, ou recours à l’augmentation des impôts, oblige à une légère contrainte. Mais les augmentations massives des impositions locales depuis des décennies, souvent au  prétexte du transfert des charges par l’État, sont là pour en témoigner, la limite  n’est pas infranchissable. On la balaye par l’emprunt, et nombre de collectivités qui ne bénéficient pas de fonds frontaliers, ou de casino, en sont des exemples. Et par l’augmentation des impôts.

C’est pourquoi on devrait, devant ces dérives qui tombent si mal en cette période, affirmer un principe général de parcimonie dès que l’argent public est en  jeu. En attendant une réforme en profondeur de tout le système d’imposition français.

Réaction : l’indépendance, vite, pour les Antilles.

Ce n’est pas la vie municipale.

C’est la vie nationale. De temps en temps elle se rappelle à nous.

Depuis que les évènements de Guadeloupe mobilisent les médias, une urgence apparaît aux simples citoyens. Vite, il faudrait que les Antilles fussent indépendantes. Vite, vite, il ne faut plus perdre de temps. On pourrait même ajouter au voyage la Réunion, la Guyane, et tout ce que vous voudrez. La Corse aussi. Votons.

Après leur indépendance, nous serons enfin de vrais touristes. Et d’ailleurs, il est possible qu’on ne s’y rende même pas. Heureusement, nous ne sommes pas irremplaçables, la planète est pleine de touristes potentiels qui auront hâte de connaître l’accueil légendaire de ces contrées. Leur statut ne sera plus une occasion de contrariété. Ils seront libres. Tant mieux. Loin et libres.

Aussi j’adresse une prière à M le Président de la République, ainsi qu’à son premier ministre. S’il vous plait, sires, convoquez le corps électoral et posez-lui une unique question : pour ou contre l’indépendance de ces terres lointaines ? Vous verrez que nous nous déplacerons nombreux pour voter.

Nouvelles du front de la folie – M Rolinet nous sauve du désert.

C’est M Rolinet (1) qui parle :

« Au moyen âge les villes édifiaient des murailles pour se protéger de l’extérieur. Demain il faudra édifier des murailles pour protéger des villes l’environnement extérieur».

C’est toute une philosophie. Elle est partagée par son excellence M BOREL. Il en a administré il y a peu de temps la leçon à la télé suisse dans un débat avec un M KRAMER. Elle consistait pour lui à prédire que dans les villes il n’y aurait plus d’espace vert, et que d’ailleurs ça ne servait à rien. Le vert c’est dehors. En ville, let’s béton.

C’est pour ça qu’ils sont en si parfaite harmonie, au prix de quelques entorses avec la morale commune (2), mais ça qui s’en soucie.

Résultat brutal : le 11 février 2009, lors de la réunion organisée par l’association Espaces Libres (demain elle changera de nom, je propose Espaces d’Antan), le génial Rolinet a exposé qu’il y aurait 1500 habitants si on comptait les étudiants, sur les 2 hectares de la zone Chablais Gare. Les amis 1500 habitants sur 2 hectares c’est 75 000 habitants au kilomètre carré. Annemasse en compte 5 et si on étendait cette densité au reste de la ville, on aurait le bonheur d’être 375 000 habitants.

C’est sûr qu’il faudra mettre des murailles, épaisses hautes et infranchissables pour qu’on ne vote pas avec nos pieds.

Il faudra même les faire garder. Je propose l’uniforme des vopos pour faire couleur locale est-berlinoise. Et en prime ça va relancer la sidérurgie pour fabriquer le fil de fer barbelé.

Éclairés par le génie Robinet-qui-coule-le-béton, nos édiles nous chantent de merveilleux lendemains.

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(1) Leçon d’éthique/architecture/politique/urbanisme administrée le 11 février 2009 par M Rolinet.
(2) Sieur Rolinet est un génie, une sommité en Architecture, un Himalaya de modestie, qui a condescendu (dans tous les sens du verbe) à s’intéresser aux vermisseaux annemassiens. Il a laissé à Paris sa société ROLINET ET ASSOCIÉS, en liquidation judiciaire, et gardant avec « éthique » ses billes d’artiste au dessus des contingences, il a le bonheur d’avoir créé une société à Genève en février 2006, qui porte le même nom, ROLINET ET ASSOCIÉS, la différence étant qu’il s’agit d’une SA (le choix de la Suisse est purement fortuit et tout sous entendu est interdit), pour poursuivre ses Œuvres, dont je serai le premier à vouloir qu’elles lui rapportent beaucoup de biftons afin d’assurer ses vieux jours. Les crétins qui attendaient d’être payés par la société en liquidation ne méritent que de s’en prendre à eux-mêmes d’avoir des lois qui le permettent.

César Birotteau et l’Architecte-le-meilleur-au-monde, et le gand vizir au sommet de sa tour.

Mais qu’est-ce que feu César Birotteau vient fiche à Chablais-Parc ?

César Birotteau, le personnage d’un roman de Balzac, était un commerçant qui avait fait faillite. À cette époque la faillite entraînait la perte de l’honneur. Et tout le combat romanesque du personnage balzacien était cette reconquête de son honneur perdu en remboursant ses dettes, toutes ses dettes. Le roman s’achève sur cette réhabilitation et sa mort.

Contraste saisissant, le plus grand architecte de notre univers, lui, a vu sa société ROLINET ET ASSOCIÉS tomber en liquidation judiciaire. Mais il n’est pas question qu’il rembourse ses dettes.

Et il s’en est expliqué le 11 février 2009 dans une réunion ouverte au public organisée par l’association Espace-Libre, à Annemasse.

Il a dit d’abord qu’il avait le sens de l’éthique. Tant mieux. S’il ne l’avait pas, ce serait terrible. Mais son sens de l’éthique est un peu particulier.

Il a expliqué à toute l’assemblée, que sa société avait déposé le bilan, qu’elle avait des dettes à l’égard des impôts, la TVA, et l’URSSAF. Il ajoutait qu’il était normal de procéder ainsi, et que tout le monde l’avait encouragé en cette voie, y compris le tribunal. C’est alors qu’il compara cela à la coupure d’une branche.

Mais lui, il continuait en toute éthique ses activités, sous le couvert d’une nouvelle société, celle là en Suisse, laquelle apprend t’on est inscrite au RC de Genève depuis le 16 février 2006.

Frisson. On rêve. Ce serait éthique de se débarrasser de dettes en plombant une société ARL à deux sous (30000 € de capital social), pour utiliser une autre à Genève, sous le même nom ou presque, avec le même dirigeant, qui poursuit les travaux précédents ou a été attributaire des marchés, on ne sait à ce stade, mais sans les dettes. Les dettes c’est pour les autres, les petits, les bouseux. Lui il est au dessus de ces contingences.

Et tout le monde, nous a t’il dit, le savait. Il faut en déduire que le maire savait. Que son prédécesseur savait.

Alors même que l’article 12 du code de déontologie des architectes décide que :

  « L’architecte doit assumer ses missions en toute intégrité et clarté et éviter toute situation ou attitude incompatibles avec ses obligations professionnelles ou susceptibles de jeter un doute sur cette intégrité et de discréditer la profession».
 

Intégrité. Éthique. Laisser sa société criblée de dettes, dont notamment celles à l’égard de tous, parce que les impôts c’est bien nous, et l’URSSAF, c’est nous aussi, tomber en liquidation, c’est parfaitement honnête. La mettre en liquidation pour poursuivre les mêmes contrats sous une autre casquette, c’est-à-dire encaisser des horaires, c’est éthique, c’est intègre. Chiche, on explique le schéma à un enfant de 10 ans et on lui demande si c’est honnête !

En tout cas, notre génie aujourd’hui genevois, il y a peu de chances qu’il rembourse le premier sou aux créanciers de sa société. Il est trop intègre ce garçon, en plus d’être si bon, et ça le perdra. Quant à la majorité, elle se prête à un montage que la morale réprouve.

On rend à César ce qui est à César, l’honnêteté. Et on rend au génie ce qui lui appartient. Sa définition de l’éthique. Il n’y a que le grand vizir à qui je ne sais que proposer. J’avais bien pensé qu’on on aurait pu lui offrir les plans d’un minaret au sommet de la grande tour de 17 étages, mais il paraît que notre génie veut y mettre une éolienne.  Un vizir venté, ça ne se fait pas.

Sa Grandeur doit des sous, beaucoup de sous, et va nous en faire perdre.

Le mensonge a commencé avec « Annemasse Parc ». Mais derrière l’arnaque du nom, s’en cache une encore plus grande.

Un lecteur l’a repérée.

Son excellence, le sérénissime prince du crayon, le Glorieux Architecte le plus Génial de la création, le plus Grand des Urbanistes, le prince du béton peint en vert, celui qui compte parmi les meilleurs au monde, et s’il dit ça c’est parce qu’il est modeste, sinon il dirait comme je le pense qu’il est Le Plus Grand au Monde, est banalement un type qui doit assez de sous à travers sa société ROLINET ET ASSOCIES ARCHITECTES ET URBANISTES, pour qu’elle soit en liquidation.

Il faut aller voir sur son site la présentation du projet Chablais Gare :

Il ne nous dit pas que la société ROLINET ET ASSOCIES, etc.. est en liquidation.

Et cela depuis déjà fort longtemps. Bigre bientôt deux ans déjà que le munificent artiste de l’altier projet de Chablais Gare, devenu Chablais Parc, est à la tête d’une société en redressement judiciaire.

Un an bientôt que sa société est en liquidation. On nous a menti. On vous a menti.

(info sur societe.com)

Trop simple ! Vous pouvez être sûr que le maître d’œuvre a déjà changé de nom, de raison sociale et qu’une autre société a conclu les marchés. Mais les avatars des sociétés, on s’en fiche. Ce qui nous importe ce sont les acteurs. Pas les masques, les acteurs, les animateurs, les personnes physiques qui peuvent s’abriter sous toutes les dénominations qu’elles veulent, dont on se contre-fiche. L’important c’est donc l’acteur. Et là…

Annemassiens, on vous a menti.

Annemassiens le projet central de l’équipe majoritaire se fait avec des bras cassés, des faillis. Peu importe qu’ils aient pris d’autres noms de guerre aujourd’hui, hier ils jouaient sous une étiquette qui a coulé. Et l’équipe majoritaire soit le savait et elle a menti par omission, omission d’un élément aussi essentiel que celui de la solvabilité d’un cocontractant. Soit ne le savait pas, et elle doit démissionner immédiatement pour une telle impéritie.

Annemassiens, la fausse monnaie des pédants, même peinte en vert pour faire joli, installera une sur-densité au centre de la ville. Avec tout le cortège de nuisances que cela ne manquera pas de générer.

Annemassien on vous a menti. Le génie est failli. Le mensonge s’installe au cœur de la ville.