Le futur est déjà là.

Les groupes politiques composant le conseil municipal sont globalement restés dans la même configuration qu’après les élections. Le maire est toujours maire. Monsieur Borel est toujours président de l’agglomération.

Mais ce n’est pas sans évolutions.

D’abord les centrifuges.

Sauf dans le camp majoritaire où pas une oreille ne bouge, dans celui des oppositions, chacun des groupes affiche une réelle diversité.

Le groupe issu de la liste Annemasse – Avenir, liste conduite par M Vigny connaîtra plusieurs modifications notables. Dès son élection la représentante du modem, madame Casas, se retirait. Puis madame Fradet prenait ses distances en l’annonçant avec fracas à une séance du conseil municipal. Enfin et à l’automne 2008, monsieur Pirat démissionnait.

Des deux élus Verts du conseil, l’un dans la majorité, l’autre dans l’opposition il n’en restait alors plus qu’un. Ce qui fut commenté par monsieur Borel par ce bon mot : « un verre, ça va, deux verts…. ». Blague à part, il a bien raison.

L’autre groupe issu de la liste « Pour Annemasse » que je conduisais a également connu un certain changement à connotation centrifuge.

Madame Michel s’est considérablement éloignée. Elle a pris ses bagages, créé un blog, et s’est soudainement retrouvée entourée d’un comité de soutien jailli spontanément de nulle part, et d’une organisation à vocation politique, un temps secrète. Le but est de la constituer en Seule Opposante. L’idée est excentrique (ce que tout centriste ne saurait admettre) et a été déclinée au moyen de divers artifices. Par exemple, et c’est le plus drôle, sur son blog elle passe systématiquement sous silence les interventions de Louis Mermet, ou de moi au conseil municipal.

Si on compte bien, un tiers des composantes de chacun des groupes d’opposition a pris le large (2/6 et 1/3).

Exit.

Mais il existe aussi des évolutions centripètes. (Les centristes, dont je suis, adorent littéralement les forces centripètes).

Une coopération raisonnable s’est progressivement instaurée entre les deux groupes d’opposition. Cette coopération se manifeste désormais à chaque séance du conseil. Le mode coopératif, collaboratif, ou fédératif, ce sont les mêmes idées, est le seul qui convienne à des forces qui conservent par ailleurs leur liberté, tout en agissant de manière réfléchie et concertée sur le terrain politique.

C’est ainsi que commence, en cette nouvelle année, la constitution d’une alternance politique durable. Il faut sacrifier à la mode du durable, mais c’est toujours mieux que l’éphémère…

Reste le rapport à la majorité municipale, dont on sait la diversité, mais dont ni on ne voit ni on n’entend la moindre manifestation. Le mode choisi dans l’actuelle majorité du conseil est celui du monolithisme.

Ce qui en soi pose une question à l’égard de ce que devrait être la démocratie, qui n’est jamais rien d’autre que le lieu du débat. Le moins qu’on puisse dire est que le débat n’est pas ce qui caractérise cette majorité, qui, séance après séance, donne le spectacle d’une troupe au garde à vous.

Avec Louis Mermet, mais aussi à l’époque Anne Michel, le choix que nous fîmes fut celui de la plus grande coopération possible avec la majorité. Dans cette perspective un accord politique fut conclu. La majorité nous ouvrait des places dans les délégations.

Ainsi, Louis Mermet s’est retrouvé délégué à l’agglomération. J’y suis son suppléant. Très franchement je me suis interrogé sur la pertinence de ce choix lors de la première séance à laquelle j’ai participé. 

J’ai fait part de mes doutes, j’ai surtout été extrêmement contrarié par un discours de monsieur Borel, qui déversa toute une rhétorique contre la spéculation, diabolisant au passage un propriétaire en mal de vendre un terrain situé dans une ZAC, car il avait réalisé un “profit“, l’ignoble, par la simple élévation du prix de son bien. Démagogie de pacotille. Reprise d’ailleurs récemment par le même au cours d’une séance du conseil à Annemasse.

Assister à ce genre de philippique, tout en devant rester muet, ce qui fut mon cas à l’assemblée de l’agglomération, est insupportable. Je vais donc proposer au maire de préciser l’accord politique. Ce que je souhaite, c’est, sans remettre en cause le vote qui dans la logique de l’accord initial doit se faire en solidarité avec notre ville,  pouvoir conserver la liberté de parole. Ce n’est pas énorme. Si c’est refusé, je démissionnerai de mon poste de suppléant.

L’année 2009 se présente sous de sombres auspices pour l’économie. Il faut donc réaffirmer le rôle que peuvent occuper les collectivités locales dans le soutien et le développement des activités. C’est quoi le soutien ?  C’est d’abord l’amélioration des infrastructures qui constituent les bases du développement de toute activité. Par exemple, il est urgent d’investir massivement dans les technologies de communication du futur.

Le soutien ce n’est pas la politique aveugle de la subvention qui en réalité a une franche odeur de clientélisme. Le soutien ce n’est pas la faveur, c’est l’investissement.

Si nous conservons le bon cap, nous franchirons les obstacles, et nous serons renforcés par l’épreuve actuelle. Que 2009 vous soit à toutes et tous, salutaire.

Garde à vue : nos libertés sont menacées.

Une infirmière commet une faute.

Sa faute fait une victime. Un enfant est mort. Une tragédie. L’infirmière n’a pas cherché à esquiver. Elle s’est livrée immédiatement.

Elle a été mise aussitôt en garde à vue.

Est-ce normal ?

Je vous dis que non.

La garde à vue est un emprisonnement immédiat, dans un commissariat ou une gendarmerie, pour 24 heures systématiquement prolongées de 24 heures à la discrétion de l’enquêteur, en théorie sous le contrôle d’un magistrat, mais en réalité sans contrôle aucun.

La France connaît une explosion des gardes à vue.

Alors que le code de procédure pénale martèle que cette mesure ne peut être prise que pour les nécessités de l’enquête, la réalité est qu’à tout bout de champ, pour rien souvent, nos concitoyens sont jetés dans une cellule, généralement indécente de saleté, sans lacet, sans ceinture, sans repère.

Bien sûr qu’il y en a beaucoup pour qui la mesure est pleinement justifiée. Les assassins, les violeurs, les ceci, les cela. Vous voyez, vous approuvez. Et pourtant, souvenez-vous que parmi les violeurs soupçonnés, les assassins désignés, sommeille parfois un innocent. Rappelez-vous d’Outreau. Rappelez-vous toujours d’Outreau, de son juge, de son procureur, de ces hommes sûrs d’eux qui vous crachèrent à la figure qu’ils n’avaient aucune excuse, aucune à présenter à quiconque. Rappelez-vous en quand vous penserez à la garde à vue. C’est le début de l’affaire d’Outreau.

La garde à vue fait partie de la technique policière. Un outil parmi d’autres, très fréquemment utilisé.

Et l’infirmière ? Était-ce pour les nécessités de l’enquête ? Certainement pas puisque l’enquête était terminée pour ce qui la concernait elle, immédiatement, puisqu’elle avait tout reconnu, et qu’elle s’était accusée. Alors pourquoi la garde à vue ? et bien pour rien. Ou plutôt pour la galerie. Pour marquer le coup. Pour dire l’émoi. Pour de bons motifs, mais pas ceux de l’enquête.

Pour la punir aussi. Par anticipation, pas comme dans un vrai procès, dans une sorte d’apéritif du procès qui viendra après.

C’est le policier qui en a décidé. Ou le gendarme, peu importe. Et il a eu tort. Il a eu tort parce que ni le Code pénal, ni le code de procédure ne prévoient un tel détournement.

Réfléchissez au delà de l’infirmière. Réfléchissez aux centaines de milliers de personnes qui sont placées en garde à vue chaque année. Sans que l’enquête le nécessite. Sans même qu’il y ait pour leur affaire de véritable trouble à l’ordre public. Vous savez le trouble à l’ordre public c’est la clameur. Je sais bien que pour l’infirmière on pourrait objecter que justement l’ordre public a été troublé. Oui, mais c’est la plus scélérate des notions que celle de l’ordre public, tout entière livrée à l’appréciation des gens de l’appareil judiciaire, sans contrôle véritable.  L’ordre public et son trouble est un des refuges de l’arbitraire.

Alors l’infirmière, quelle que soit sa faute, je la veux libre. Libre jusqu’à son procès, qui viendra. Elle sera jugée, et les juges décideront de son sort. Ça oui, mais la garde à vue, pour elle, non. C’est dans son cas un pur abus. Dans énormément de cas, c’est un pur abus. Un pouvoir grignoté jour après jour par ceux investis de l’autorité, qui plonge les personnes concernées dans leur arbitraire.

Nous sommes à l’orée d’une nouvelle année. Faisons en sorte que les libertés publiques progressent. A Annemasse, comme ailleurs. Nous n’en serons que plus forts.

Le champagne monte à la tête de la majorité.

C’est pour ça que je suis pour la prohibition. C’est la seule mesure de salubrité publique qui permette de juguler les excès. Mais ce sera pour demain.

Aujourd’hui la majorité sur son blog se livre à ce qu’elle pense être une démolition de la position de l’opposition, en prétendant relever ses contradictions.

Elle en voit quatre.

D’abord la voilà qui pleure parce qu’on la critique sur la place de la Libération. On devrait d’ailleurs immédiatement la rebaptiser place de Tizi-Ouzouf, pour coller au désert minéral à 5 millions d’euros, plus quelques babioles, qu’elle nous prépare.

Et voilà qu’on me reproche d’avoir voté contre, tout en appelant à l’amélioration esthétique de la ville.

Je vais dire les vérités qui fâchent.

Jusqu’à présent la ville a été édifiée sans goût ni grâce. La charte esthétique est celle de Berlin Est au temps des camarades, avec juste plus de fric.

Et ce serait une « contradiction » de refuser la place Jaune concoctée par leurs architectes stipendiés et de lui préférer un espace de respiration ?

La seconde « contradiction » est encore plus drôle. C’est la leçon d’économie. Voilà nos camarades qui sont soudainement devenus libéraux, et qui expliquent doctement qu’il faut aider la profession des taxis à Annemasse en lui refilant 10 000 euros pour qu’elle réalise un central téléphonique.

C’est une blague ça. La seule philosophie économique de la majorité est celle de la subvention. Un coup les chauffeurs de taxi, un coup une association. Tous aidés, tous clients, et tous électeurs. Piteux.

Ce n’est pas du développement, c’est du clientélisme.

Ah ! la troisième, qu’elle est belle la troisième.

C’est le coup du foot communautariste. Encore plus piteux. La majorité ne sait plus comment justifier ce qui est pour elle, et pour elle seule, une quadrature du cercle, une aporie du discours, bref une contradiction. Pour le coup c’est le mot juste.

En effet, nos braves pourfendeurs d’opposition réussissent ce prodige de réaffirmer leur soutien indéfectible au club USA, tout en favorisant en sous-main, un club né à la MJC du Perrier, et dont il n’osent avouer qu’il a un caractère « communautaire ».

Le plus drôle aura été leur tentative de dissimulation de la subvention de 3000 € pour le club. Ils sont passés par la technique de la subvention indirecte. Pour donner au club, ils donnent à la MJC, laquelle justifie sa demande de subvention par les frais exposés pour le club !  Bravo pour le montage. Mais il faut être un peu léger pour penser qu’une si grosse ficelle ne sera pas débusquée. J’ai voté contre, et je revoterai contre demain.

Et puis il y a la quatrième. Un chef-d’œuvre celle-là. Voilà qu’ils reprochent à Louis Mermet et moi d’avoir engagé un recours administratif contre le règlement intérieur sur le point qui nous fâche : la tribune que la majorité s’arroge dans sa Pravda passée à 24 pages en quadrichromie, depuis le dernier conseil.

Ils n’osent venir sur le fond, parce que sur le fond ils auront du mal à justifier 24 pages de dithyrambes sur leurs belles actions, plus une d’expression. Mais là ne serait même pas le problème. Le problème n’est pas sur le fond du droit d’expression de la minorité, réduit à une portion congrue. Aux yeux du doux rédacteur de l’article, le problème et la contradiction seraient notre appel à une gestion rigoureuse, alors que ce recours obligerait à engager des frais d’avocat.

Mais le rédacteur ne doit pas savoir que le recours à un avocat n’est nullement obligatoire pour la commune.

C’est l’article R 431-3 du code de justice administrative qui le précise.

C’est pourquoi j’invite le maire à présenter lui même sa défense. Je l’invite à expliquer pourquoi il aurait besoin de s’exprimer dans un journal tout entier consacré à sa gloire, numéro après numéro, et en prime de s’y exprimer dans un espace supplémentaire.

Il pourrait même aller présenter ses observations, quand l’affaire viendra à l’audience du tribunal administratif, en s’y rendant en vélo. Comme ça les seules dépenses seront celles des timbres pour la correspondance.

Si ce n’est pas une bonne idée d’économies ça !

Retour sur le conseil du 19 décembre 2008. Quand l’insignifiant le dispute au minime. Et quelques questions implicites importantes. Sus aux koulaks !

Lors de ce conseil, il y eut plusieurs échanges, parfois vifs,
sur des sujets dont l’importance immédiate était très relative, tout en
révélant sur le fond, l’empreinte idéologique.

Ainsi pour
l’aménagement de la place de la Libération. L’assiette des honoraires
du maître d’œuvre est passée de 4 à 5 millions, et je m’en étais ému
dans ce blog. Mais c’est uniquement l’assiette qui a été modifiée, si
bien que la dépense globale, elle, n’a pas bougé. Pas de quoi se mettre
à dos la SPA en fouettant un chat ! (Surtout, même pour les questions
importantes, ne frappez pas les animaux. Frappez plutôt vos conjoints,
et courrez chez un avocat pour être immédiatement défendu). La question
était minime. La véritable question était ailleurs : dans la définition
des travaux concernés, tout orientés sur l’extension d’un désert urbain
aux rues périphériques. Les amis, on nous prépare le désert, glacé ou
torride selon les saisons, du parvis du collège aux fins fonds de la
rue de la République, en passant par le monument aux morts. Cette
question-là n’était pas en débat. C’est elle qui est importante.

Ainsi
aussi de la fixation d’une indemnité d’expulsion pour le dernier
« agriculteur » d’Annemasse, au Brouaz. On lui paye le foin perdu, à ce
koulak, ce qui est bien normal. Mais insignifiant. En revanche, ce qui
était puissamment significatif était le discours accompagnateur de
monsieur Borel, qui est intervenu aux débats pour dire tout le mal
qu’il pensait de la propriété. Pour lui il est anormal que les
propriétaires s’enrichissent des plus values de leur bien. La propriété
pour lui devient un vol, comme je l’ai résumé. Louis Mermet est aussi
intervenu pour exposer dans la clarté que la propriété était ce qui
était le plus taxé en France : par les impôts fonciers, par les taxes
sur la plus-value, par les droits frappant les ventes, par les droits
frappant les successions, par l’impôt sur la fortune. Et il a raison.
La question était marginale, mais les propos de monsieur Borel, reflets
d’une idéologie caricaturale étaient plus inquiétants.

Cela
m’inquiète parce que le président de l’agglomération ne rate pas une
occasion pour dire tout le mal qu’il pense de la propriété. Pour
l’atteindre, il pourfend la « spéculation ». Mais qui n’est pourtant
rien d’autre que l’effet mécanique de l’élévation des prix due à la
raréfaction des biens dans les centres urbains. Si on laissait à
monsieur Borel un pouvoir législatif, il nous corrigerait tout cela en
fixant de manière autoritaire et dérisoire la valeur des biens, bref en
procédant à leur spoliation, mais sans indemnité préalable. Tous des
koulaks ! Il reste à les déporter en Sibérie. Les morceaux choisis de
cette idéologie ne seraient pas inquiétants si monsieur Borel était  un
simple citoyen. Mais il a été maire pendant des décennies. Et surtout
aujourd’hui il préside aux destinées de l’agglomération. C’est pourquoi
j’ai eu tant de mal en juillet à surmonter ma nature pour voter comme
Annemasse, au cours d’une séance où je remplaçais Louis Mermet, pour
une autre spoliation, après le discours de son président. Identique à
celui servi au conseil municipal. Je n’irai plus au conseil
communautaire.

Ainsi aussi des questions qui ne seront pas
posées. Par exemple sur les cantines, on pouvait craindre que derrière
la réduction de 5 plats à 4 se profile la question des menus « halal »,
avec la proposition inacceptable qui fut faite au stade d’une
commission municipale par des conseillers de la majorité, de la
suppression de toute viande pour éviter l’infraction à des
prescriptions religieuses d’un autre monde, d’un autre temps. La
question, si elle n’est posée aujourd’hui, se posera demain. Elle
conduira à un véritable choix de société.

Ainsi pour le JIM. Il
va passer à 24 pages en quadrichromie, toutes dévolues à la gloire de
son excellence le premier magistrat, et de ses acolytes (ne lisez pas
 »alcooliques ». D’abord je ne l’ai pas écrit, ensuite je ne le pense
pas, et enfin si j’y insiste c’est que je connais quelques conseillers,
et conseillères, qui seraient bien capables de faire une confusion). Le
tout pour des dizaines de milliers d’euros pour l’impression et autant
pour la distribution. La seule proposition raisonnable est sa
suppression. Surtout au temps d’internet et à l’heure où tous les sous
municipaux devraient être employés sur la question prioritaire du
développement. La majorité a refusé l’idée de cette économie. Tant pis
pour elle. Elle sera emportée aux géhennes de l’histoire quand son
heure viendra.

Et puis il y a au moins une question de
consensus. Celle de la vidéo surveillance. La question n’était pas en
débat, mais s’est introduite subrepticement à l’occasion de remarques
faites par votre serviteur sur le dispositif de la médiation. La
majorité n’ose plus aller contre un projet qui est approuvé en réalité
par quasiment toutes les couches de notre société. Le maire y avance à
reculons, mais y avance tout de même. Il freine. Nous devons maintenir
nos efforts sur ce point. Il y viendra avec sa majorité composite.

Ainsi va le monde, munificent et municipal.

Conseil municipal de 19 décembre 2008. Le foot communautariste. Réaction.

Une question se posait. Anodine en apparence. Celle du financement d’une nouvelle équipe de foot pour seniors. Alors que la politique jusque-là consistait à soutenir un seul club, l’USA .

L’enjeu était une subvention, et au delà une conception du sport et de son rapport à la ville. L’enjeu était aussi une question de méthode.

La méthode choisie était simple et artificielle. La question posée avait été artificiellement séparée en deux points : d’abord l’approbation d’une convention. Et en second lieu le vote sur la subvention.

L’adjoint des sports affirma tout d’abord que pas un centime de subvention ne serait donné. Rien.

Mais c’était faux. Deux pages plus loin dans l’ordre du jour, il y avait justement une subvention de 3000 € prévue. L’astuce consistait à soutenir qu’il n’y avait pas de subvention pour ce club de foot. Mais simplement une subvention à la MJC Sud, de 3000 €. Justifiée uniquement par le fait que ce club de seniors coûtait 4000 € par an, et qu’une fois déduites les licences pour 1000 € restées à charge (il faudrait encore voir) des joueurs, il manquait 3000 €. Moyennant quoi l’adjoint, sans croire mentir, pouvait oser dire publiquement qu’aucune subvention ne serait versée au nouveau club, et feindre d’ignorer la question mise un peu plus loin dans l’ordre du jour. Astucieux, non ? Plutôt piteux.

Et si ce n’était que ça, ce ne serait encore pas bien grave. Le plus grave est ce qui se profile sous la pointe de l’iceberg.

L’enjeu c’est un club « communautaire » en réalité. Et qui le dit ? Borel lui-même en séance, qui est venu souligner ses réticences devant un tel processus. Il va pourtant voter pour, mais il a plaidé contre.

Le club en question est donc défini comme un club « communautaire », ce qui signifie que créé au sein de la MJC Sud, il n’est probablement formé que de membres appartenant à une seule communauté. Bravo l’esprit républicain ! Et au fait, la MJC Sud, qu’est-elle exactement ?

Cette création est donc celle de la fracture. Celle de l’hostilité. Celle qui porte en germe les pires dérives.

C’est une atteinte majeure à l’esprit sportif. C’est un virage de la politique sportive. La défaite de l’idée républicaine de la citoyenneté.

Enfin de la lecture pour le week end.

Ordre du jour du conseil municipal du 18 décembre 2008.

Ne mourrez pas complètement idiot : lisez, c’est splendide ! Pas tant pour le contenu que pour le style. Stendhal disait que son modèle était le code civil et qu’il en avait toujours un sur sa table de chevet, nous on a l’ordre du jour, c’est bien mieux, et il faut impérativement le laisser au milieu du salon. (Une autre idée…?)

Première partie

http://www.jp-benoist.fr/public/oj1208_1_.pdf

Deuxième partie

http://www.jp-benoist.fr/public/oj1208_2_.pdf

En prime sous forme de fichier word, (si c’est pas beau ça! mais c’est pas tous les jours Noël).

http://www.jp-benoist.fr/public/ordredujour1208.doc

Au passage, vous admirerez la justesse des évaluations de France Domaine, qui proposait une mirifique valeur pour l’indemnité d’éviction de l’exploitant de la parcelle de 1,7 ha au Brouaz….2 700 €. L’ingrat a eu l’audace de négocier, et d’extorquer 14 500 € de la commune. Et vous verrez que le conseil approuvera.

Vous apprendrez que le coût prévisionnel de l’aménagement de la place de la Libération explose : il passe de 4 000 000 € HT à 5 000 000 € HT, soit une fulgurante augmentation de 25 %. Le rédacteur de l’ordre du jour ne trouve pour sa part que 23 % d’augmentation. Comme je suis aussi ignorant en matière de chiffres que de style, je lui fais confiance. Je n’irais quand même pas imaginer qu’il veuille minimiser.

On y apprend aussi que la célèbre Pravda (j’imite Erebus), va passer régulièrement à 20 pages. Il faut au moins ça pour diffuser la pensée municipale.

Etc.. que des sujets passionnants.

La lanterne (rouge) de la Haute-Savoie

C’est malheureusement Annemasse.

On tient le sommet de l’affiche, on ne le lâche pas, et avec tout ça il va falloir qu’on passe de bonnes fêtes.

Je propose une alliance locale entre tous les groupes politiques démocratiques de notre ville, pour aider de toutes nos forces, à ce qui est essentiel aujourd’hui.

Ce qui est essentiel c’est pour l’heure l’économie.

Il nous faut tout mettre en œuvre pour développer au maximum de nos forces et de nos atouts, car nous en avons, l’activité DANS notre ville, DANS notre agglomération.

Tous les groupes cela signifie opposition et majorité.

Quand les associations de citoyens montent en puissance….

La constitution de contre pouvoirs dans une ville gérée par une même équipe de gauche pendant des décennies est difficile. L’espace politique y est tout entier occupé par le pouvoir local, dont les ramifications s’étendent dans toutes les directions. Un solide enracinement dans le terreau des associations est pour lui un gage de survie.

Mais quelques fois il rencontre sur sa route des jaillissements spontanés de la vie citoyenne. Le heurt est toujours salutaire à la démocratie.

Ainsi, Espaces Libres est une association qui s’est constituée spontanément, en réplique au projet d’alors, c’était l’été 2006, de réaliser un mausolée administratif sur la place du marché couvert. La place du marché couvert a failli être transformée en place Rouge d’Annemasse, sans Nathalie.

Feu la 2C2A, devenue aujourd’hui communauté d’agglomération, avait eu l’idée saugrenue d’édifier son siège en plein milieu de cet espace central à Annemasse. Suivant en cela les vœux de M Borel, alors maire de la ville, et aujourd’hui président de l’agglomération. Programme insensé.

Contre lui une association s’était constituée. Elle proposa une pétition qui obtint en un temps record des milliers de signatures.

Cette association s’appelle Espaces Libres.

Le maire recula. Le projet ne se réalisera finalement pas au milieu des trois places d’Annemasse. Il va se réaliser dans le nouveau quartier d’Étoile-Gare. Il est toujours aussi pharaonique, aussi inutile, mais il ne viendra plus défigurer un espace qui doit avoir une autre vocation que celle d’être parasité par le gris, le glauque, l’inerte, l’inutile, le prétentieux, le laid, l’administratif.

Espaces libres est un contre-pouvoir. Pas un soviet de quartier.

Espaces libres vient d’être agréé par un arrêté préfectoral en qualité d’association d’usagers en matière d’urbanisme. Ce qui implique qu’à l’avenir il sera consulté sur tous les projets de la ville.

L’urbanisme doit être une œuvre collective. Le mieux serait bien sûr de soumettre tous les grands projets aux suffrages populaires, c’est justement pour cela qu’il existe dans les textes la possibilité d’organiser un référendum local, dont ne veut surtout pas la majorité actuelle. Mais en attendant des jours plus démocratiques, on peut déjà se féliciter de la montée en puissance d’une association comme Espaces libres.

Et si on parlait des associations ?

Une dimension extrêmement importante des dépenses municipales est celle des subventions aux associations.

Il y a toutes sortes d’associations de tout poil, de toute dimension, dans tous les secteurs qui reçoivent l’argent public de la Commune.

Des associations sportives, des associations culturelles, des associations à vocation sociale, des associations de dimension internationale.

Elles constituent les briques élémentaires de la démocratie. Elles doivent être encouragées et soutenues.

Mais la rigueur démocratique exige que cela se fasse dans la plus grande transparence.

Or, on constate que les élus, en séance du conseil municipal, ne disposent lorsqu’ils votent les subventions que de très peu de renseignements. Il est vrai toutefois qu’en amont la commission existant au sein du conseil, est supposée avoir reçu les informations indispensables.

Mais ce n’est pas suffisant. La transparence exige aussi que tous les citoyens soient pleinement informés. Car c’est de l’argent public qui est attribué aux associations.

En conséquence, il faut que tous les comptes des associations qui bénéficient de subventions soient publiés. Qu’on puisse facilement les consulter dans une rubrique à créer sur le site web de la ville. Les comptes, et non pas seulement les bilans qui présentent un caractère trop synthétique.

Chaque citoyen doit pouvoir connaître exactement le type de dépenses engagées par les associations, leur ventilation, leur montant, également leurs recettes, leur provenance, etc.

C’est ce que je vais demander au maire et au conseil municipal.

Pour la transparence et la démocratie. La légitimité est à ce prix.

La mise à mort économique d’un commerçant

Cela se passe à Annemasse.

La première réaction, quand on connaît l’histoire, est de se dire que les banques sont formidables.

Elles font toujours les bons choix, et nous font quotidiennement bénéficier de leur munificente générosité en n’hésitant pas à s’installer au cœur de nos villes.

D’ailleurs, c’est bien simple, il n’y aura bientôt plus que des agences bancaires dans nos rues. Les commerces ferment. Sauf les chaines de fringues, de bijoux, de parfums, qui occupent les espaces laissés par les banques.

Ainsi place de la poste. Un bistrot ferme. Une banque ouvre. Il n’y en a rien que 3 autour de la place, et si on ajoute la poste, on se dit qu’on est chanceux, et qu’enfin on va connaître toute l’animation de quartier que les financiers nous procurent.

Les commerces traditionnels, eux, ferment.

Ainsi, celui Rue des Vétérans. Un commerce de presse. Un couple travailleur l’animait depuis quelques années. Un bon chiffre d’affaires, des bilans annuels tous positifs, mais un récurrent problème de trésorerie.

La trésorerie est ce qui permet d’ajuster les recettes et les dépenses. Et de deux choses l’une : ou bien l’acteur économique dispose de fonds propres, ou bien il obtient un crédit de son banquier.

Ce commerce ne disposait pas de fonds propres suffisants. Il recourait donc à la banque. Le couple de commerçants expose que les premières années c’était sous forme d’un découvert classique, puis que depuis l’an dernier le banquier leur avait imposé un autre mode de financement, par un emprunt.

Un prêt dit de « restructuration » était intervenu, et dès lors ils n’eurent plus aucun découvert autorisé.

La vie continuait cahin-caha, avec de temps en temps des découverts malgré tout, qui généraient des frais financiers colossaux, et qui étaient résorbés les jours suivants.

Puis vint la catastrophe. La rue des Vétérans au lieu d’être fermée au mois d’août le fut en septembre par les travaux entrepris. Du coup le chiffre d’affaires enregistra -30%. Un coup de fusil ou presque.

C’est alors qu’on peut comprendre à quel point les banques sont de merveilleux acteurs.

Les commerçants racontent. Pour faire face à cette chute brutale et exceptionnelle, il leur fallait un tout petit découvert. En proportion moins de 1% de leur chiffre annuel. Autant dire rien. Et en plus, ils sont cautions de leur affaire. Mais leur banquier, dont ils louent la profondeur de vue, l’intelligence, la sagacité et le courage, vit arriver un chèque qu’ils avaient tiré pour payer leur principal fournisseur sur lequel il manquait quelques centaines d’Euros. Epsilon rapporté au chiffre d’affaires.

Et leur banquier, dont ils ne peuvent penser que du bien, sauf à être des ingrats, ce qu’ils ne sont pas, rejeta le chèque. Un vrai geste courageux. Car il faut être courageux pour appuyer sur la détente d’une arme pointée sur un blessé.

Ce qui entraine aussitôt l’inscription du commerçant sur les fichiers de mauvais payeur. Ce qui a pour conséquence de lui interdire en pratique de changer de banque.
Piégé. Voilà le couple piégé.

Toutes leurs démarches, leurs suppliques, l’intervention des médiateurs, l’intervention du maire, l’intervention des organismes nouveaux, toute leur énergie, tout se heurta au refus de leur banque.

Coulés. Après avoir été piégés, ils étaient coulés. Ils ont depuis dû fermer, n’étant plus livrés.

Quand on pense aux orientations retenues par le gouvernement, par le Président de la République, on imagine le succès que de tels plans recevront. Mais, aux acteurs de la cité de se souvenir. Des gens courageux d’abord. Et de la banque ensuite. Quand on choisit un partenaire, financier ou non, mieux vaut tout considérer.

Toutes forces politques confondues, nous devons par des démarche communes, sauver notre économie locale. Je l’appelle de mes vœux.

Le Maire, le Commissaire, la densité, et le Citoyen.

Au cours de la campagne la liste POUR ANNEMASSE avait exposé son hostilité à la densification de la ville.

En substance il lui avait été répondu par la majorité actuelle que la densification était une nécessité sociale. Il fallait réaliser des logements sociaux, et dans son opinion, cela passait et passe encore, par une densification.

Hélas, ceux des citoyens qui sont allés aux urnes, ont décidé de lui faire confiance.

Mais la vie est pleine de rebondissements. Ainsi le conseil municipal du 21 novembre 2008 a voté une révision mineure du PLU. Pas de quoi y passer des heures, c’étaient des erreurs graphiques qui devaient être corrigées.

Pour cela il aura quand même fallu une enquête publique, c’est obligatoire. Le commissaire enquêteur a bien entendu donné un avis favorable. On imagine difficilement un avis défavorable sur une question aussi insignifiante.

Toutefois il y a une perle dans son rapport : son appréciation sur la densité urbaine à Annemasse.

Il rappelle que le PLU autorise 45 mètres de hauteur pour les immeubles….et il rapporte qu’un habitant lui avait laissé cette remarque :

« La densification prévue dans l’îlot Chablais Gare, renforcée avec la dérogation .de hauteur de construction d’un bâtiment jusqu’à 45 m, va à l’encontre du PADD, fait peu de cas du facteur humain et sera créatrice des problèmes sociaux, que les autres, villes cherchent à éliminer ».

Et le commissaire alors de répondre :

« AVIS DU COMMISSAIRE ENQUETEUR 


La densification concerne tout le centre-ville et donc le projet Chablais Gare. La modification n°1 n’introduit pas d’éléments nouveaux sur ce point. Je partage cependant l’inquiétude manifestée par cet habitant de la cité sur la concentration importante de populations en plein centre-ville. L’organisation de ce nouvel ensemble, l’équilibre entre les logements, les commerces et les équipements publics, la gestion des problèmes de sécurité, de transports et de circulation nécessiteront un engagement important de la commune en termes financiers, d’équipements et de personnel ». 

La liste « Pour Annemasse » avait raison.

Son opinion rejoint ici l’avis du Commissaire.

Le maire actuel, son prédécesseur, leur liste avaient, et ont ajourd’hui encore, tort.

Et l’électeur a été grugé.

On lui a vendu du côté majoritaire un discours simple : il faut den-si-fier c’est une nécessité, urbaine, sociale. En fait on lui a vendu une illusion. Une mauvaise recette. Au bout du compte il sera perdant.

Il sera perdant sur la sécurité.

Il sera perdant sur la qualité de la ville.

Son portefeuille souffrira.

Et au delà d’Annemasse c’est toute l’agglomération qui perdra. Les implosions, ça fait des dégâts.

Moïse et le monolithisme

Un vrai régal que de lire la tribune d’expression de la majorité municipale à Annemasse dans le dernier numéro du JIM (novembre 2008), journal municipal en quadrichromie, chargé de diffuser l’évangile selon Dupessey.

Voici que la majorité se plaint d’être confrontée à une « opposition en miettes ». Et voici cette même majorité qui affirme réussir ce prodige de ne parler que d’une seule voix, tout en restant « fort(e) de sa diversité ».

Et nous serions une vraie bande d’ingrats si nous ne rendions pas grâce à ce tour de force d’une diversité s’exprimant par l’organe de l’Unique. Nous resterions confinés dans notre émiettement, nos fractures, nos expressions polémiques, bref notre néant, au lieu de connaître les joies sans fond du monolithisme le plus absolu, sous la houlette du véritable Moïse, fondateur de la nouvelle religion municipale.

Et alors même que nous avons été invités à ces agapes des délégations extérieures. Dont on peut rediscuter, parce que cela ne fonctionne pas comme on l’attendait.
Donc, se plaint-il, aucun dialogue ne serait possible dans cette cacophonie. Il propose alors sa recette pour le dialogue, dont implicitement il admet la nécessité, pour rester dans le moule démocratique : les soviets de quartier, rebaptisés Conseils Consultatifs de quartier et autres réunions « parlez nous franchement ». La bonne nouvelle y sera diffusée dans le futur comme dans le passé.

Même Moïse peut être dans l’erreur. Il risque l’enfermement dans ses certitudes. A l’inverse la vraie richesse de l’opposition est sa réelle diversité. Nous ne sommes pas toujours du même avis. Nous avons des réactions différentes. Et nous les exprimons. Nous sommes pluriels. Et c’est ça la liberté.

Pour ce qui me concerne, je n’exprime rien dans un esprit polémique, mais tout et toujours dans un esprit constructif. Sans tabou. 

À la sortie d’Égypte, le grand fondateur trouvait les tables de la loi. J’invite ici le fondateur de la nouvelle religion municipale à soutenir la vie démocratique de la cité. Et oserais-je suggérer, à commencer par promouvoir cette démocratie au sein de ses propres troupes. On serait bien aise de connaître les discussions intra majoritaires. Et si par extraordinaire il n’en existait aucune, de le savoir également.

En second lieu, il serait bon que l’humilité soit mieux partagée. Il arrive que la majorité ait tort sur des sujets importants, et que l’opposition ait raison. Un peu de respect ne ferait pas mal.

Prenons un exemple. Celui des trois places. Celui des parkings. Hier, lorsque l’opposition avait lancé l’idée de les aménager et celle de réaliser les parkings souterrains, elle s’était heurtée aux ricanements et aux sarcasmes majoritaires. Aujourd’hui qui doute de cette nécessité ? L’opposition a donc aussi de bonnes idées. Écoutez-la. Et pour l’écouter, il faut la respecter.

On en revient au point central du débat. D’un côté le monolithisme, de l’autre l’éparpirllement. Éclatement temporaire et qui peut parfaitement se fédérer, se confédérer, se retrouver du même côté de la salle du conseil. Au fait je présente la demande de rassembler tous les opposants du même côté de la salle du conseil municipal et non de les séparer par des troupes majoritaires. L’opposition trouvera ainsi la possibilité géographique de se concerter pendant les séances. En dehors des séances, ce n’est pas une nouveauté.

Le monolithisme n’est pas sain. Il écrase tout, y compris ses propres troupes. Il nie tout, et même l’intérêt général, tant il est incapable d’envisager un point de vue différent du sien. On n’est encore pas sorti d’Egypte.

Des ONG comme si il en pleuvait.

Notre maire veut remplir les cubes qui se construiront en rangs d’oignons dans le futur quartier Étoile-Gare (à ne pas confondre avec Chablais-Gare). On trouvera de tout dans les cubes. Il s’agit de les remplir. Pour l’un ce sera le siège de la Communauté d’agglomération. Pour les autres, c’est un peu plus compliqué.

Annemasse va se doter d’un « quartier d’affaires ». Sic. Et au milieu
d’icelui il y aura la « cité de la solidarité qui accueillera les ONG.
C’est tellement évident comme alliance, un peu comme la carpe et le
lapin, que c’est à se demander pourquoi cela ne fleurit pas partout
ailleurs. La réponse est qu’ailleurs ils ne sont pas aussi intelligents
qu’à Annemasse. Nous on va faire l’affaire des ONG. Qui seront au milieu du centre d’affaires.

Mais un centre d’affaires est il semblable à un centre d’ONG ? Certainement pas. Il y a une différence majeure. Les centres d’affaires abritent des entreprises qui produisent des richesses, de la taxe, bref de tout ce qui fait l’activité économique.

Un centre d’ONG, ce qui n’existe pas encore, produira  de la renommée. Et c’est tout. En revanche il consommera :

–    des subventions,
–    des aides directes,
–    des aides indirectes.

Soit par exemple l’organisation WECF citée par le maire dans son interview bidon du dernier JIM (novembre 2008). Accrochez-vous. C’est Women in Europe for a Common Future. La branche française vient d’être créée en mars 2008 et a un siège à Vétraz-Monthoux. Comme c’est une villa avec piscine, on suppose que c’est au domicile de la présidente française.

Personnellement je ne trouve qu’à me féliciter de cette fondation à ce stade.

Mais si on examine d’un peu plus près, la perspective est moins rose.

En réalité c’est si difficile de les faire venir, ces sacrées ONG, qu’il faut les appâter avec des avantages importants. C’est vrai qu’on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre. Pour faire venir  WECF, par exemple, on a commencé par loger la dulcinée dans des locaux procurés par la mairie. On ne va quand même pas parler de loyer, ce serait déplacé.

A cela s’ajoute qu’à la MED (Maison de l’économie), une charmante hôtesse a été engagée l’an dernier en qualité de chargée de mission, spécialement pour courtiser les ONG, les convaincre de venir s’installer à Annemasse.

Donc les ONG ont déjà un coût.

Et ce n’est pas fini. Cela ne fait même que commencer. À ces coûts initiaux s’ajouteront tous les autres, ceux qu’on dira, et ceux qu’on ne dira pas.

Ceux qu’on dira, ce sont les inévitables subventions. Ce qui console c’est que tout le monde, c’est-à-dire le contribuable pour finir, mettra la main au portefeuille. De la région à la commune en passant par l’État, le département ou l’Europe, vous verrez, la manne financière équilibrera les comptes qui ne produisant rien, ne peuvent que recevoir.

Et il y aura les autres coûts. Les coûts induits. Une idée en est donnée par le maire d’Annemasse dans son interview au Journal d’information municipale de novembre 2008.

«  Pour favoriser leur implantation, de nombreux dispositifs d’aide à l’installation sont prévus : accueil individualisé, aide à l’implantation des familles des salariés des ONG pour trouver un logement, un emploi pour le conjoint, inscrire les enfants à l’école, etc. »

Conscient qu’il s’engage sur un terrain délicat il ajoute aussitôt qu’il ne s’agit pas toutefois d’une œuvre philanthropique, car dit-il, « elles ne sont pas accueillies gratuitement. Les ONG sont considérées comme de véritables entreprises, sources de retombées économiques pour toute la région. Leurs salariés seront ainsi autant de consommateurs potentiels en plus pour tout le tissu économique local ».

Manquerait plus qu’ils aillent consommer à Genève ! Mais les retombées, c’est un vœu pieux. S’il s’agit que des dépenses des salariés des ONG dans la vie locale, alors c’est limité. En dehors de ce seul exemple des salariés et de leur consommation locale (espoir) il n’y a strictement aucun autre exemple cité par le maire. Ce qui laisse craindre qu’il n’y en a pas.

Le très haut débit ; la loi à la rescousse.

Nous sommes tous d’accord sur sa nécessité.

Le ministre Éric Besson a présenté son plan de développement de l’économie numérique qui comprend 154 mesures pour une France numérique en 2012. Parmi celles-ci, le volet sur l’accès à internet haut débit renforce le rôle des collectivités territoriales en tant que prestataires de ce service et dans l’aménagement numérique du territoire.

Le Plan veut créer un service universel du haut débit qui devra être satisfait à un tarif économique Dès 2009, un appel à candidatures sera lancé pour la fourniture de cette prestation en 2010 et le droit d’accès au haut débit sera alors opposable aux opérateurs retenus. Les collectivités locales et leurs délégataires pourront y répondre.

Le plan envisage une concertation entre l’État et les collectivités territoriales et préconise la construction par les collectivités de schémas directeurs locaux d’aménagement numérique. La Caisse des dépôts et consignations devrait aider financièrement les collectivités dans la définition de ces schémas directeurs. Par ailleurs, une mesure envisage d’autoriser les collectivités à intervenir comme investisseur minoritaire au sein de sociétés d’économie mixte gérant des réseaux ouverts.

Allez, il faut se retrousser les manches. Tous les moyens seront donnés par la loi. Et même sans, et même dans l’échec de la situation actuelle, on peut parfaitement investir l’avenir

Zut alors, les séances du conseil municipal vont durer toute la nuit.

Question n° 29620 de M. Wojciechowski André

Ministère interrogé : Intérieur, outre-mer et collectivités territoriales

 

Question publiée au JO le 19/08/2008, page 7051

Réponse publiée au JO le 07/10/2008, page 8619

 

Texte de la QUESTION

 

M. André Wojciechowski attire l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur le fait de savoir si le règlement intérieur d’une commune de plus de 3500 habitants peut prévoir de manière générale que le droit d’expression de chaque conseiller municipal est limité à un maximum de 3 minutes par point à l’ordre du jour.

 

Texte de la REPONSE

 

Les conseillers municipaux tiennent de leur mandat électif le droit de débattre des affaires de la commune inscrites à l’ordre du jour des séances du conseil municipal. Si la mise en œuvre de ce droit peut être limitée pour tenir compte notamment de la nature et du nombre de questions inscrites à l’ordre du jour, sans préjudice de l’exercice des pouvoirs de police de l’assemblée par le maire, il apparaît qu’une mesure générale d’un règlement intérieur limitant le droit d’expression de chaque conseiller à trois minutes par point inscrit à l’ordre du jour peut, dans certains cas, restreindre de façon excessive le droit d’expression des membres du conseil municipal. Sous réserve de l’appréciation souveraine du juge administratif, la limitation à trois minutes du temps de parole accordée aux conseillers pourrait en effet être considérée comme portant atteinte à leur droit d’expression, par exemple lors du débat d’orientation générale du budget, de l’examen du projet de budget ou de toute autre affaire présentant un enjeu important pour la commune.

 
On peut pousser le raisonnement plus loin:  Soit le bulletin municipal, ou la feuille de choux locale. Qu’est-ce qui sérieusement oblige à limiter l’espace de la tribune de l’opposition ou des oppositions ?

 

Les sous, la pub, et l’agglo

Voici que l’agglomération sous la signature de son président informait toutes les entreprises (celles qui payent la taxe professionnelle, pas les autres), de ce qu’elle voulait réaliser une vaste opération de publicité, dans un magazine prestigieux.

Pensez, « France Collectivités ». Un must en matière d’édition. Le public se l’arrache tant que personne ne réussit jamais à en trouver en kiosque. Vous non plus je suppose.

C’est pourquoi le président de l’Agglo a mis en août la main au stylo pour demander aux entreprises de réserver le meilleur accueil à France Collectivités ; c’est à dire donner des sous.

À l’heure actuelle, le bilan n’est pas encore connu.

Quelque part on peut avoir le sentiment, à lire la demande présentée, que la taxe professionnelle n’est pas encore assez élevée, et que les entreprises devraient spontanément se l’augmenter, en se payant des pubs dans une feuille que toute la France lit sans doute, les soirs d’insomnie.

Un site internet serait peut-être une meilleure idée, allez savoir !

C’est déjà Noël, et on est encore dans les brumes.

Et on ne sait toujours pas quels cadeaux les temps d’airain nous réservent.

Le siècle commence à peine, et aussitôt une crise se profile, la peur s’installe, les riches sont moins riches (ils ont vu pour certains leur fortune divisée par deux sans même avoir divorcé) les pauvres toujours aussi pauvres. Notre horizon s’obscurcit.

Dans la tourmente qui se prépare, la question des finances municipales devient stratégique. On sait qu’une cinquantaine de collectivités en France se retrouvent piégées par des emprunts critiques. Un mécanisme simple. Un organisme financier, Dexia selon la presse, a proposé il y a quelques années aux collectivités locales des crédits mirifiques qui présentaient comme caractéristique alléchante de faibles taux d’intérêt. Mais il fallait lire les petites lignes. Qui le fait ? Ni les particuliers ni même les collectivités. On signe. Une cinquantaine en France on signé. Et les petites lignes en tout petit caractère ont révélé toute leur toxicité. Elles cachaient les taux variables. Après le démarrage de l’amortissement de l’emprunt, le taux fixe devenait soudainement variable. Autour de 8 à 10 %. Indexé sur la poudre de perlimpinpin, le yen, et en prime sur d’autres produits financiers. Personne n’est vraiment capable de dire sur quoi, mais le résultat est catastrophique pour les collectivités concernées.

Nous savons depuis le 25 septembre et la réponse du maire à la question de Louis Mermet, qui voulait savoir si notre ville avait souscrit ce type d’emprunts sulfureux, qu’il n’en est rien. Tant mieux. Ce n’est d’ailleurs pas par vertu, ni par prudence, mais parce que notre ville n’avait pas besoin d’emprunter. La ville d’Annemasse est riche.

Mais ce n’est pas tout. Il reste que nos finances sont de moins en moins saines, d’année en année plus déséquilibrées. Pourquoi ? C’est simple. Les dépenses de fonctionnement ne cessent de progresser sur un rythme plus élevé que celui des recettes. Les dépenses représentent au total 38 982 147 € dont 4 341 226 € sont affectés à l’autofinancement de l’investissement et aux amortissements. Les recettes atteignent 38 982 147,00 € en 2008. Lesquelles présentent à Annemasse la particularité de compter environ 25% de produits exceptionnels, le Casino et les fonds frontaliers.  12,83% pour les fonds frontaliers, 12,06% pour le Casino, soit ensemble 24,89%, soit encore 9 702 656 €, ce qui est énorme comparé aux autres villes.

Mais voilà, ces recettes sont fragiles, structurellement fragiles. Et pour rester dans la structure, même si on suppose leur permanence, on doit remarquer que la masse globale des recettes progresse moins vite que celle des dépenses. Dès lors, le déluge arrivera inéluctablement, et même plus vite encore en cas d’accident budgétaire. Par exemple : la diminution importante de la masse des frontaliers. Idée hélas fort possible, car si Genève tousse, elle crachera d’abord ses frontaliers, comme on l’a déjà vu. Le droit social suisse est simple : je vous fais votre compte pour demain matin monsieur Duchnoque, excellente soirée! Quant à la charité, c’est un vrai gros mot.

Le souci étant que si on enlève ces 24,86% à la totalité des recettes, ces dernières sont alors de 38 982 147 € – 9 702 656 € =  29 279 490 €.

Soit moins que les dépenses de fonctionnement qui sont de 38 982 147 € – 4 341 226 € = 34 640 921 €

Et en ce point la gestion dont se vante l’équipe dirigeante d’Annemasse devient soudainement beaucoup moins glorieuse.

On peut même considérer qu’elle est risquée si l’on se livre à une analyse très simple.

En effet dans toutes les autres villes de moyenne importance il n’existe ni fonds frontaliers, ni Casino. Les recettes sont assurées par quatre taxes (taxe foncière qui se divise en taxe sur les propriétés bâties et non bâties, taxe d’habitation, taxe professionnelle), et la dotation de l’État appelée DGF (dotation globale de fonctionnement). A Annemasse les impôts locaux produisent 26,31% des recettes, et la DGF 22%.

Si on n’avait que cela comme ressources, alors les impôts locaux
directs devraient être augmentés dans une proportion considérable.

Ce seraient uniquement les 26,31% des impôts locaux qui pourraient être ajustés en cas d’absence de fonds frontaliers et de Casino, la DGF restant par définition identique.

Ils devraient alors passer de 10 256 202 € (26,31% de 38 982 147 €) à …..10 256 202 € + 9 702 656 € = 19 958 858 € pour compenser cette absence. Soit une augmentation de 95 %.

Si bien que pour comparer ce qui est comparable, on serait en tête de toutes les villes moyennes pour le poids des impôts, et on ne s’en féliciterait pas véritablement. Notre ville n’est pas gérée rigoureusement.

Heureusement, en ces temps de fin d’année, on peut toujours espérer. Espérer que le rhume n’atteigne pas la Suisse, ou qu’il épargne Genève. Que les recettes du Casino perdurent.

Mais plutôt que d’espoirs il vaudrait mieux vivre d’actions. Et la première consiste à maîtriser immédiatement les dépenses de notre collectivité, par une gestion parcimonieuse.

Et dégager encore plus de ressources pour les investissements productifs de valeurs comme le câble par exemple.

Dans quelques années ce seront les propositions politiques qu’il faudra faire à nos concitoyens, une fois dissipé le rideau de fumée de la rhétorique de l’équipe majoritaire.

Le fiasco du câble et son urgence.

Annemasse n’a pas eu de chance avec l’opérateur du réseau câblé.

La ville adoptait il y a dix ans un plan sous le régime de la concession. Mais voilà, le concessionnaire est défaillant. 334 foyers reçoivent la télévision par câble, alors que la ville en compte 5000 et que l’objectif était naturellement de les desservir tous.

L’alternative, comme cela a été exposé au conseil municipal le 16 octobre 2008, est simple : négocier ou aller au tribunal (administratif). La négociation, entre nous, on voit mal ce qu’elle pourrait donner. La procédure aboutira nécessairement, mais dans plusieurs années, avec des expertises, etc. Le but étant de se débarrasser de la concession qui s’étend encore pour une durée de 15 ans, et aussi de récupérer au prix qui sera fixé l’infrastructure.

Car c’est bien d’infrastructure qu’il s’agit.

Pendant la campagne notre liste avait souligné l’importance du câble, c’est à dire des tuyaux de la modernité et du transfert ultra rapide des données.

C’est urgent. Très urgent. Sans cela nous perdrons jour après jour des activités qui formeront demain le tissu de l’économie. Et surtout nous n’en gagnons pas. Elles se déportent ailleurs.

Un plan très haut débit serait lancé, et le département s’y mettrait aussi avec l’aide de la région. 27 millions d’euros pour le plan concernant les « provinces du nord » de l’ancienne Savoie, c’est à dire notre Genevois Haut-Savoyard et le Chablais. Mais rien n’est décidé. Et on peut aussi s’attendre à ce que tout traîne, alors qu’il y a urgence.

La solution passe donc par un investissement rapide là où on peut agir immédiatement, c’est-à-dire notre échelle et celle de l’agglomération. On dispose des gaines. Il faut les alimenter.

On n’avait pas le choix !

M. Alain Marleix, secrétaire d’État à l’intérieur et aux collectivité
locales, a détaillé les principales mesures sur l’intercommunalité du
projet de loi relatif à la modernisation de la démocratie locale, lors
de la convention nationale de l’intercommunalité de l’Assemblée des
communautés de France qui s’est tenue le 10 octobre 2008 à Montpellier.
Les lignes directrices sont les suivantes :

• achever la carte
intercommunale en demandant aux communes non encore membres de
l’intercommunalité de choisir une communauté de rattachement avant
2014. À défaut, le préfet, après concertation, procédera au
rattachement.
Rappelons qu’aujourd’hui, l’intercommunalité couvre 92 %
des communes et 87 % de la population ;

Bigre, nous n’avions plus le choix !

Sauf toutefois que rien n’obligeait à la fusion des communautés existantes. Mais c’est une autre affaire, et de toutes façons maintenant la direction est prise.

Les autre propositions sont les suivantes :

• rendre plus
opérationnel le dispositif de fusion en donnant la possibilité aux EPCI
de fusionner même en cas de refus de l’un d’entre eux afin de rendre
effectifs des projets actuellement bloqués en instaurant un mécanisme
reposant sur l’obtention de conditions de majorité qualifiée ; (re-bigre !)


faire évoluer la maîtrise du droit des sols en étendant aux communautés
d’agglomération et aux communautés de communes de plus de 50 000
habitants le dispositif relatif aux compétences de plein droit en
matière de plan local d’urbanisme réservé actuellement aux communautés
urbaines ; (important)

• renforcer la légitimité des intercommunalités en augmentant leur représentation au sein des instances où elles siègent ; (Ce qui est tout un programme, notamment au regard de la représentation des minorités)


donner une légitimité démocratique aux intercommunalités en instaurant
une élection au suffrage universel direct des conseillers
communautaires mise en place lors des élections municipales de 2014.
L’électeur voterait alors à la fois pour le conseiller communautaire et
pour le conseiller municipal.

Et cela changera TOUT. Il faut donc suivre attentivement ce projet.

Les relations financières entre
l’État et les collectivités territoriales ont également été évoquées
par le secrétaire d’État qui a annoncé la progression des concours de
l’État aux collectivités territoriales de 3,2 % en 2009. Enfin, M.
Alain Marleix a annoncé une réforme relative à la dotation de
solidarité urbaine. Celle-ci progressera de 70 millions d’euros par
rapport à 2008.

Je vous le jure, je ne ferai pas de colère,

pour n’avoir pas été invité à tirer des cartouches à la cible du Salève ! C’est un truc très important et je n’y étais pas. Zut. Heureusement j’ai pu lire un rapport.

J’ai lu sur son blog, sous le titre « Le champs « d’actions »(sic) de la Censure instaurée par Monsieur le Maire s’étend », que Mme Anne Michel fustigeait le maire d’avoir omis de l’inviter à cette manifestation, à laquelle pourtant tous les élus de l’agglomération avaient été conviés. Sauf l’opposition à Annemasse.

Personnellement je préférerais «Le champ d’action… », mais à la réflexion je me dis que c’est peut-être une nouvelle syntaxe politique qui s’élabore, et que les mot « champ d’action » devraient s’écrire alors justement au pluriel, même si la grammaire commandait le singulier.

Non, c’est pas mal de mettre action au pluriel.

C’est bien d’actions qu’il faut parler en cet automne commencé.

Mais il faudrait mieux, à mon avis, recentrer l’action de la commune dans les domaines où elle peut espérer une petite efficacité. Car nous sommes pris tous, ici et dans toute l’Europe, dans les mailles des difficultés économiques venues du grand large. Et les moyens d’agir pour une commune sont limités.

– La première orientation à privilégier doit être l’économie.

Tout doit être fait maintenant  pour nourrir les activités productrices de valeurs, qui sous-tendent la croissance. L’action de la commune doit se déployer tant dans son périmètre, car rien n’interdit de continuer à nous doter des infrastructures nécessaires à l’investissement, que dans le cadre de l’agglomération qui a la compétence économique. Par exemple, et pour ne prendre que celui-là, il est indispensable d’équiper la ville en très, très haut débit. Aujourd’hui c’est un argument de marketing pour recruter de nouvelles entreprises gourmandes en cette technologie, c’est-à-dire celles qui sont insérées dans l’économie de demain.

– La seconde nécessité est de maîtriser plus que jamais le budget de la ville et de lutter contre son grossissement.

Si en plus de tout ça les conseillers de l’opposition ne sont même pas invités à tirer, franchement où va t’on ?

PS : Relisant le blog de notre active et vindicative conseillère ce matin, je constate que le pluriel pour champ est abandonné.

La double imposture

Il faut lire les blogs. Je dois à celui d’Erebus d’avoir clarifié un point.

Celui de la double imposture du discours de la majorité.

Au conseil du 25 septembre 2008, François Vigny a évoqué le prix des parkings, et de mon côté j’ai rappelé que nous avions 30 ans de retard pour la réalisation des parkings souterrains.

Réponse du maire : silence sur le prix, et pour expliquer les retards «nous avons eu d’autres priorités, les Annemassiens qui nous ont réélus en sont d’accord ».

Sur le prix : le silence s’explique. Comment en effet expliquer que ce soit le prix le plus élevé du département ?

Sur le retard : c’est faux.

Eh oui, souvenons-nous. Pour justifier du choix de la société SAGS pour la réalisation des parkings par la technique de la concession, l’argument du César d’alors, monsieur Borel, était simple : c’est l’usager qui paiera et non le contribuable, ce qui serait injuste. Position idéologique, la bagnole = les riches.

Et donc benoîte question (pardonnez-moi), si ce n’est pas le contribuable pourquoi attendre 30 ans puisque si c’est l’usager qui paye, alors la question de la priorité de l’emploi de l’argent public ne se pose plus ?

Réponse : c’est un bobard. Une imposture du discours. Erebus a raison, mais pour une fois il est trop gentil.

25 septembre 2008 : un beau conseil municipal plein de conseillères et de conseillers, et deux maires.

A Annemasse, c’est plus chic qu’ailleurs. Ailleurs, il n’y a qu’un seul maire. À Annemasse on en a deux.

D’abord le nouveau, l’excellent monsieur Dupessey.

Et puis l’ancien, le non moins excellent monsieur Borel.

Lors de la séance du 25, on a pu débattre de l’obscure clause qui permet à la majorité d’avoir, en sus de la vingtaine de pages quadrichromisées vantant toutes ses belle réalisations, un espace concurrent de celui, fort congru, laissé par l’effet de la loi aux minorités. Monsieur Borel est venu au secours de monsieur Dupessey, qui à mon avis n’en avait pas besoin. Mais que voulez-vous, le naturel est arrivé au galop.  Monsieur Borel a même dit qu’il voulait répondre à chacune des interventions de l’opposition. Ça promet. On terminera plus tard, au milieu de la nuit ou au petit matin. Je réclame d’avance des petits pains, des croissants, du café, à prendre naturellement sur les indemnités des élus.

La principale défense consiste pour la majorité, à soutenir que Thonon et Annecy feraient pareil. Mais ce n’est pas un argument. Ce qui n’est pas acceptable ne l’est pas plus à Annecy (mon bord politique) qu’à Thonon (mon voisin politique). De cela je me fiche comme de l’an 40. Ma démarche s’inscrit dans une perspective qui est purement démocratique, et celle de Louis Mermet aussi.

Louis Mermet va exercer un recours. Je le suivrai.

Madame Anne Michel (qui m’ignore désormais dans la ville comme elle le faisait déjà dans son blog) a ajouté une idée intéressante : un espace pour l’opposition sur le site internet de la mairie.

L’idée est en tout cas à étudier, mais je lui vois un inconvénient. Ledit site deviendra rapidement une foire d’empoigne. En effet le rythme d’un site internet ou d’un blog n’est pas exactement celui de la presse écrite, plus long, plus prévisible.

Je serais plutôt d’avis de demander à la mairie de mentionner les liens de nos blogs respectifs.

Exit le règlement. Une fois saisi le tribunal administratif dira le droit. Puis la cour d’appel administrative, puis le conseil d’Etat. Je n’ose pas évoquer la cour européenne des droits de l’homme, CEDH. On sera facilement en 2014.

L’autre grand moment fut celui du budget supplémentaire. Budget d’ajustement nous déclara son rapporteur. Mais budget qui manifeste la fragilité de nos finances locales, dans le contexte de crise internationale actuel.

(Mon œil !)

On relève que les fonds exceptionnels du Casino, baissent. Monsieur Borel nous a d’ailleurs déclaré que le Casino était une bénédiction, un cadeau du Ciel. Je vais avoir du mal à situer le ciel exactement au même endroit que lui, c’est sans doute pour cela que je ne suis pas de son bord. J’éprouve personnellement toujours un grand malaise à l’égard de ces fonds. Ils proviennent du jeu. Le jeu c’est la misère. Il suffit de regarder le parking dudit Casino, un jour de semaine à 10 heures du matin pour se convaincre qu’il draine une partie de la population qui n’est pas réellement la plus favorisée. Que monsieur Borel se rassure, et le Casino aussi. Je ne vais pas proposer de le fermer ! Hypocrite que je suis, je vais continuer de tourner la tête quand les fonds arriveront, pudiquement. J’assume ma contradiction, je la regrette, et si un jour je suis pris d’un élan suicidaire (politiquement) je proposerai même qu’on se passe de ces fonds. Je ne veux pas fermer la machine à faire des sous, elle existe. Et chacun est libre. Sous cet aspect, je défendrai même vigoureusement son droit à exister, bec et ongle. Parce que c’est la liberté. Mais de là à tirer profit, collectivement, de cette institution qui génère à sa marge un cortège de drames, je reste d’avis qu’il faut y réfléchir.

Comme l’a dit monsieur Borel, le Casino c’est  le centre Martin Luther King, la maison des sports, c’est l’extension de Château Rouge. Impressionnant. Au moins, cet argent est utilisé à des fins utiles.

Mais les fonds baissent. Ils sont liés à la conjoncture, la conjoncture est mauvaise. Elle risque d’empirer.

Restent les fonds frontaliers. Ils augmenteront l’an prochain, parce qu’il y a un décalage et que le nombre de frontaliers à augmenté. Mais si Genève plonge, ils plongeront aussi.

D’où la nécessité d’être de plus en plus prudent dans la gestion des fonds publics.

À cet égard je note un réel changement dans le discours. Le maire actuel, contrairement au past-président, nous dit pour la première fois qu’il faut veiller à maintenir les effectifs d’agents municipaux constants. Objectif dur à atteindre, compte tenu des réalisations qui s’achèvent et qui nécessiteront du personnel pour leur fonctionnement, leur entretien.

C’est d’ailleurs une dimension de l’investissement qui est quasi complètement ignorée lors des débats. Combien de fois nous a-t’on présenté les coûts de fonctionnement, capitalisés sur les 20 ou 30 années suivantes ?

Les finances des collectivités locales vont devoir nécessairement être révisées, maîtrisées, et on n’y est pas encore.

Et c’est en ce point qu’on peut regretter, comme je crois l’avoir plusieurs fois dit en conseil, ainsi qu’à cette séance, que les investissements majeurs, utiles, nécessaires que sont les parkings ont été différés pendant 30 ans. 30 ans de retard. 30 ans après les principales autres villes de notre département.

Avec Louis Mermet et Anne Michel nous n’avons pas voté le budget supplémentaire, parce que très simplement il ne s’inscrit pas dans les perspectives de l’heure. En plus, c’est le budget de la majorité, et nous n’en sommes pas.

Heureusement qu’il y a deux maires à Annemasse. Un pour chaque opposition, si ce n’est pas beau ! Le problème viendra quand on sera un, ou deux, ou trois groupes de plus. Mais grâce à l’ubiquité de nos édiles, aucun problème. Ils se démultiplieront comme ils le font déjà dans le JIM. Ils seront partout.

règlement intérieur

Tout chaud, il vient de sortir. 

http://www.jp-benoist.fr/public/SKMBT_C35208091909470.pdf

– le délai de communication de l’ordre du jour passe à 6 jours francs,

– le délai pour la remise des articles dans le JIM de 15 jours au projet passe à 5 jours.

Ce sont les uniques améliorations obtenues le 11 septembre 2008.

C’est pourquoi je ne voterai pas le règlement.

J’ai protesté contre cette idée absurde pour la majorité d’occuper une demi-page dans SON journal d’information pour exprimer son point de vue. C’est purement loufoque comme idée. Elle possède déjà plus de 20 pages en quadrichromie pour s’exprimer, elle n’abandonne qu’une demi-page à chaque composante de l’opposition, et en prime elle se rajoute une demi-page…

Scoop sur la rue des Vétérans

Samedi 13 septembre 2008 M le Maire s’est rendu chez quelques commerçants pour les rassurer. Tout va bien, tout va très bien, et d’ailleurs il a toujours été prévu que l’entreprise de TP mandatée ferme au mois d’août. Tous des ânes qui ne savent pas lire ! Entre les lignes c’était évident. Puisqu’on vous dit que tout va bien. Circulez (euh, zut) non, enfin, y a rien à voir.

Clarification, suite.

Il n’y a pas qu’au CERN qu’on dispose d’accélérateurs de particules qui risquent de recréer les trous noirs de l’univers. À Annemasse aussi nous disposons de ce type de matériel. La preuve en est donnée par l’annonce de la constitution d’une association intitulée « Cercle réflexion et avenir». (Le Messager 11 septembre 2008)

On apprend que c’est une association qui entoure Anne Michel, dans le but de préparer les futures élections municipales. Voilà qui est beau, qui est bon.

Son président est M Alain Nibut, colistier de Pour Annemasse.

Finalement il n’y a aucune surprise puisque l’existence de cette société, un temps secrète, avait été annoncée sur son blog par notre colistière Anne Michel.

C’est ce qui avait provoqué ma demande de clarification ici même.

Anne Michel m’avait répondu :

« Les personnes qui m’entourent et avec qui je travaille les dossiers qui sont discutés et/ou votés en commission sont des personnes proches du mouvement politique auquel j’appartiens d’une part et de personnes issues de la vie civile en grande majorité d’autre part.


Comme l’a assuré le Président de cette Équipe de travail, l’ouverture y est normalement pratiquée comme dans toute Équipe non sectaire. »

J’avais bien noté l’affirmation que l’équipe serait «non sectaire».

Car juste quelque temps avant l’annonce d’Anne, apprenant la constitution du « Cercle », j’avais demandé à celui qui est présenté dans le Messager comme son président de m’y admettre. Juste pour voir.

Refus :

« Ton intention d’adhérer au Cercle est tout à fait louable, mais je crains qu’elle ne soit pas adaptée à ta démarche politique, voire spirituelle,…
Lors d’un de nos entretiens au cours de notre campagne commune, tu m’as souligné être réfractaire à toute hiérarchie et/ou chef … ».

Un niet franc et massif. 

Et avec ça il n’y a aucun sectarisme, nous sommes rassurés. Que serait-ce s’il existait ?

Un vrai trou noir politique.

Lettre ouverte : fermeture de la rue des Vétérans.

Comme je sais que la municipalité munificente lit les blogs de l’opposition, j’en profite pour faire une économie de timbre et au lieu d’acheminer cette lettre ouverte par la poste, je sacrifie au Dieu de l’internet.

Le sujet est la rue des Vétérans.

Vous la connaissez tous, je ne vous la présente pas. Elle est dans le prolongement de la rue Molière, laquelle est, comme vous le savez, en travaux pour être piétonnisée.


La mairie a adressé aux riverains de la rue des Vétérans un numéro spécial du JIM pour les informer de sa fermeture du 28 juillet au 25 août 2008.

Tous les commerçants se sont alors organisés pour cette période de fermeture de la rue qui a pour conséquence de tarir le trafic. Tout le trafic, les vélos, les autos, les piétons.

Mais au lieu de respecter le calendrier, on a pu observer que l’entreprise adjudicataire des travaux a cessé tout travail au mois d’août. Vacances.
Et au mois de septembre, depuis le 2 le chantier a repris, et la rue est fermée !

Ajouté aux autres travaux notamment de la place de la Libération, le résultat est qu’on ne circule plus dans le centre, on y reste coincé dans des bouchons, on le fuit donc.

Le commerce annemassien qui ne se porte pas exactement comme un charme encaisse ainsi, gratuitement, un mauvais coup. Les urbains d’Annemasse et des environs subissent des désagréments en plein dans la rentrée. Chouette maman, on va faire les courses et de la nintendo dans les embouteillages !

Alors monsieur le maire, je crois qu’il serait utile que pareille désorganisation ne se reproduise plus à l’avenir. Pour cela une méthode très simple : les marchés de travaux devront comporter un calendrier d’exécution précis, au millimètre, calculé pour qu’ils perturbent le moins possible la vie de nos concitoyens, et l’économie locale. Plus de congestion. Un rêve ? Non, une nécessité.

Projet de règlement intérieur

À vos stylos, copieurs, graveurs, ordinateurs et toutes ces bonnes choses avant l’heure.


cliquez ici pour la première partie
cliquez ici pour la deuxième partie
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À relever : tous les points permettant de museler l’opposition.

Vous lirez avec intérêt la proposition d’un espace d’une demi-page pour chaque « opposition », ce qui va constituer un « progrès » relativement à la situation actuelle qui n’est que d’un tiers de page. Le tout avec 2800 mots, et une date apparemment impérative pour communiquer l’article, 15 jours au moins avant la clôture. Naturellement la majorité se réserve un même espace. Si bien que le progrès n’existe tout simplement pas. Déception !

Chômage à Annemasse : au secours !

Les Chiffres sont têtus et résistent toujours aux discours.

Vous vous souviendrez du discours de l’équipe municipale dirigeante sur le chômage. Annemasse à l’entendre, connaît un chômage très modéré. Ce n’est pas le cas.

Les journaux locaux font état de la progression du taux à Annemasse. Fulgurant.

Annemasse compte 3739 demandeurs d’emplois (source : chiffres du Dauphiné Libéré du 8/08/08), c’est déjà 12 % de la population totale.

Le taux a en outre progressé de 19,6% sur l’année. C’est énorme. On peut rougir de toutes les comparaisons. On peut avoir honte de cette situation.

Du côté du Messager les chiffres sont aussi catastrophiques, l’hebdomadaire affichant un taux de chômage de 16,34%, taux impressionnant.

– Annemasse est la ville la plus dense du département,

– Annemasse bat tous les records du chômage.

Marie-Pierre Berthier interpelait le conseil en lui lançant «vous fabriquez les pauvres!». On doit craindre qu’elle n’ait définitivement raison.

Le défi à relever sera encore plus important en 2014.

Quel droit d’expression pour la minorité ?

Ce sera l’un des thèmes du prochain conseil municipal.

Nous savons déjà que la majorité veut réviser le règlement intérieur du conseil, et y ajouter des dispositions concernant ce droit.

Le droit d’expression de la minorité, prévu par la loi, va essentiellement se résumer à la question du journal d’information municipale.

Comme il est difficile d’imaginer que la majorité propose une égalité entre les groupes, laissant par exemple un espace proportionnel dans le journal municipal à leurs résultats électoraux, ce qui serait pourtant l’équité, on doit plutôt s’attendre à ce qu’elle maintienne la fiction de la neutralité de son journal, en n’allouant aux groupes qu’un espace réduit.

Et pourtant, un traitement équitable serait de réserver 18 % à POUR ANNEMASSE, 30 % à l’autre composante de l’opposition, si bien qu’au total toute l’opposition devrait bénéficier de 48 % des 20 pages du JIM…… Allez, Monsieur DUPESSEY, chiche !

Hommage aux braves tombés sous les balles des crapules.

De jeunes français viennent de perdre leur vie dans le combat mené contre la lèpre humaine.

Le deuil de leurs familles est le nôtre.

J’espère que le conseil municipal sera unanime en septembre pour partager cette peine et exprimer sa solidarité avec les militaires français engagés dans un juste combat essentiel pour notre civilisation et nos valeurs.

Clarification

Je connais Anne Michel, je ne connais pas son équipe. Voilà qu’un nouveau groupe est fondé,  Annemasse Avenir.

On peut se féliciter de cette création. La seule question politique qui se pose est de savoir comment ce groupe, car il s’agit bien de cela, s’articulera au groupe actuel issu de la liste POUR ANNEMASSE.

Mon sentiment est que l’articulation sera difficile sinon impossible.

Par exemple, pas une seconde je n’ai été convié à la moindre réunion de ce groupe. J’apprends même sa constitution par la seule lecture du site d’Anne Michel. Je me suis renseigné auprès d’amis de la même liste POUR ANNEMASSE, qui eux non plus n’ont jamais reçu la moindre invitation.

Dont acte. Avec regrets. Cette création a donc fonctionné comme une exclusion . Et je suis manifestement exclu. Tant pis, mais je poursuivrai ma route au conseil municipal.

Au fait, le groupe POUR ANNEMASSE, que devient-il ? Continuera-t’il comme un sous-groupe inclus dans le groupe AVENIR ANNEMASSE ? Personnellement je ne pense pas suivre un tel chemin. L’inverse est-il envisageable, AVENIR ANNEMASSE, représenté au conseil par Anne Michel, deviendra-t’il une composante de POUR ANNEMASSE ? Difficile à ce stade de le dire.

Ce qui est certain, c’est d’abord qu’aucune O.P.A ne peut être réalisée par un groupe extérieur au conseil qui viendrait absorber un groupe politique constitué. Si c’est ce qui est envisagé par la création d’ANNEMASSE AVENIR, alors ça ne marchera pas. Je ne suis pas d’accord pour être phagocyté par Anne et son équipe, quelques soient leurs qualités.

Anne Michel a parfaitement le droit de constituer autour de sa personne une équipe dont elle prend la tête. Mais alors elle rompt volontairement l’équilibre du groupe POUR ANNEMASSE. Elle en prend la responsabilité. Elle l’assume, et elle quitte alors ce groupe. La clarification est nécessaire.

Le menu sans viande à l’étude d’une commission municipale

Tétanisés. Nos dirigeants municipaux sont tétanisés. Aucun n’a dénoncé cette friponnerie majeure qu’un compte rendu d’une commission municipale, la commission « Service aux habitants » du 28 mai 2008, révèle en page 5/6. Le document a été publié par Erebus sur son site.

Les faits sont les suivants.

1100 repas sont servis à des enfants dans les cantines scolaires. Un tiers des enfants est apparemment de confession musulmane. En conséquence, ils ne supportent pas le porc. Voilà que des repas sans porc sont aussi servis.

Mais ce n’est pas suffisant. Peut être y a-t’il contamination.

Un conseiller municipal, M RBEH a manifesté son désir de voir de la viande « hallal » servie.

Mais ce n’est pas si simple. Alors, l’idée lumineuse du FCPE (syndicat de supposés parents d’élèves, très marqué à gauche) a été reprise et il a été proposé des menus sans viande. Pas de viande, pas de viande pour tout le monde.

C’est madame l’adjointe LIBERSA qui a soutenu le 28 mai 2008 cette belle idée.

On lit dans le compte-rendu :

« Mme LIBERSA propose d’enlever la viande de tous les menus pour tous les enfants ».

La commission proposera prudemment  l’étude des attentes des familles (on suppose celles concernées par la problématique, ce qui laisse deviner le résultat), et la production de deux repas simultanés, avec et sans viande.

Il faut réfléchir à ce que contient la proposition de Mme LIBERSA, 9e Adjointe aux Solidarités, à l’Économie sociale et solidaire,  au Tissu associatif social,  au Logement.

Il y a d’abord cette énormité : 33% des enfants seraient musulmans, et les 67% qui ne le sont pas devraient se priver d’un aliment TRADITIONNEL, pour ne pas fâcher, sans doute.

Il y a ensuite cette autre énormité. On est en République. Notre République est LAÏQUE. Il y a 103 ans elle séparait l’Église de l’État, pour le bien commun.

Cette laïcité signifie d’abord que les religions doivent rester à la porte de l’école publique, qui ne peut accepter que des accommodements mineurs.

Et Mme LIBERSA, sans même mentionner M RBEH, dans une nouvelle forme de capitulation complaisante, de vouloir renforcer non seulement un signe majeur d’appartenance religieuse, le tabou alimentaire, mais plus encore DE VOULOIR L’IMPOSER A TOUS.

Une majorité n’est pas concernée par le tabou. Mais cela importe peu aux yeux de la solidaire de service. La majorité se verra imposer le respect de l’interdit. C’est cela la « solidarité » pour Mme LIBERSA. On abandonne notre culture, nos traditions, notre être, notre identité.

Prodigieux scandale.

Le vote sur la ZAC des ERABLES lors du conseil de l’agglo le 25 juillet 2008

Sur la ZAC des Érables, je vais expliquer mon vote. J’ai dû voter pour, la mort dans l’âme, et pour respecter l’accord politique passé en début de mandat avec la majorité municipale. En échange de délégations, ce qui rend le travail de conseiller municipal intéressant, nous, c’est-à-dire la liste POUR ANNEMASSE, avons accepté que pour la principale, celle de l’agglomération, on fasse passer le patriotisme annemassien (si on peut le dire) avant nos opinions politiques. En conséquence, remplaçant Louis Mermet délégué titulaire qui était absent, j’ai dû voter ce machin.

Un vote qui a du mal à passer. Pour moi.

Pas tant le vote d’ailleurs que les  discours à la noix qui l’ont entouré. Et je veux distinguer les deux.

Sur l’exercice du droit de préemption, prévu par la loi, et qui n’est pas pour plusieurs raisons une expropriation, je crois qu’il a simplement une utilité en soi. Il permet la réalisation d’opérations d’urbanisme, c’est une technique.

Mais en l’espèce ce n’est même pas le débat. Savoir si la zone des Érables pouvait ou non se passer des terrains des consorts PL, est encore autre chose. Le maire d’Etrembières a fait observer que l’utilité publique n’était pas démontrée.
C’est déjà un premier souci, parce que devant le tribunal administratif, ce sera la question.

Mais le pire, l’abominable, c’est l’idéologie qui a entouré cette décision, prise, il faut le dire, dans le SILENCE absolu de TOUS les conseillers de l’agglomération. A l’exception de Maurice GIACOMINI, le maire d’Etrembières, suivi sans doute par ses troupes qui se sont abstenues. À cette exception près, TOUS ont approuvé, moi compris. Mais si mon vote est serve, ma parole reste libre et je peux dire ce qui ne va pas dans ce vote

Je reste atterré par les motifs qui ont été avancés par le président. Pour les résumer, c’est essentiellement qu’il lui paraissait anormal que des propriétaires (un gros mot) puissent avoir refusé de vendre à 21 € le m2 en 1991, pour oser prétendre, les faquins, vendre aujourd’hui au prix du marché.

Vous me lisez bien, AU PRIX DU MARCHE. Une honte quoi, Madame Bourzigue, un truc totalement anormal, si anormal qu’il fallait immédiatement les punir d’être propriétaires en leur jetant une préemption en pleine poire. Vous vous rendez compte, ils n’ont rien fait, ils ont attendu, et maintenant voilà que leur propriété vaut 750 000 €. Un scandale. Ils réalisent une plus-value. Autre gros mot.
Il fallait donc les punir. Punir d’être propriétaires. Punir de trouver une occasion d’une bonne affaire. Punir d’avoir eu l’audace de résister. Et il a été ajouté, par le grandissime président, si on les préempte, la morale y trouvera son compte. Parce que ce n’était pas NORMAL.

Comme ce n’était pas normal, on préempte. Le maire d’Etrembières a raison, la procédure devant le tribunal administratif, ça promet.  S’il faut démontrer au tribunal administratif que l’intérêt général commande d’empêcher des propriétaires vendeurs d’encaisser une plus-value, ça promet . Il faudra au moins un avocat parisien pour faire avaler une telle connerie à un tribunal. Et en plus, il faudra un tribunal configuré avec exclusivement des cégétistes. Qu’on se rassure, ça existe, parfois.

Moi, j’appelle ce sentiment qui s’exprime ainsi, tout simplement de l’envie. Il n’y a strictement aucune rationalité, mais un rapport haineux à l’argent. Si on veut condamner toute plus value de propriétaire, il faut en effet instaurer d’urgence la grande société socialiste. Il faut commencer par réquisitionner tous les biens immobiliers des membres du conseil municipal, vite les vendre au prix fixé par les domaines (on va rigoler), et distribuer l’argent honteux à ses pauvres, ceux dont Marie Pierre Berthier disait qu’ils étaient fabriqués par M Bouchet.

J’ai lu sur un commentaire du blog d’Erebus, un certain JLS74, un autre concombre masqué, que si les domaines avaient dit 320 000 € au lieu des 750 000 € vendus par les scélérats propriétaires, et bien la collectivité ne pouvait pas offrir plus.

Imbécillité complète. Les domaines donnent un avis, rien d’autre. Les collectivités peuvent offrir le prix de vente, elles peuvent aussi offrir moins. En ce cas, c’est le juge des expropriations qui tranche, à charge d’appel, sauf si les vendeurs acceptent le prix offert par la collectivité.

Alors quand les domaines disent 320 000 quand le prix du marché, je dis bien du MARCHE, est à 750 000, c’est d’abord une honte. Mais quand la collectivité par la voix de son président explique qu’il aurait été anormal de laisser la vente se faire à ce prix, c’est encore plus honteux.

J’ai l’impression ici que c’est l’envie qui est le ressort de ce type de proposition. Il a un beau jouet, c’est anormal, je le lui casse.

Mais vous verrez, on survivra !

Jean-Pierre BENOIST

La farce de l’été : (feuilleton)

Quelques jours après cette décision ubuesque de “suspendre“ les espaces d’expression des «groupes politiques » dans le journal d’information municipale (JIM), il devient possible de faire le bilan de l’expression politique annemassienne dans sa dimension communale.

Un rapide tour d’horizon des organes d’information qui s’intéressent à notre échelle communale permet de constater l’impressionnante carence de la plus élémentaire pluralité.

Toutes choses égales par ailleurs, une telle situation serait impossible dans l’espace national, et ne l’est que dans les quelques dictatures qui traînent encore aux quatre coins de la planète, de Cuba à la Corée du Nord, en passant par la Chine.

L’inventaire de l’offre médiatique à Annemasse est rapide :

–    absence quasi permanente des médias audio visuels qui ne s’intéressent à la ville qu’en de rares occasions,
–    présence de trois organes de presse : le Messager, le Dauphiné  – Libéré, et le Faucigny. Au total deux hebdomadaires, et un quotidien. Il faut y ajouter de temps en temps la presse genevoise.
–    Le JIM, mensuel luxueux dont le rédacteur est le maire, l’éditeur le maire, la mise en page assurée par les services de la mairie, et le contenu franchement subversif.

Inventaire terminé.

Sous l’angle de la pluralité et pour limiter l’observation à trois des quatre organes, le constat devient confondant.

Le Faucigny est à part. S’il manifeste constamment un sens critique suraigu, et transgresse parfois les limites que la prudence imposerait même à la polémique, ses deux autres frères en presse, le Messager et le Dauphiné, eux, ne risquent pas d’apparaître trop iconoclastes. Ils sont essentiellement respectueux des petits pouvoirs locaux, et ils ne donnent la parole quasiment qu’à leurs potentats. Pas bégueules, ils se contrefichent de savoir s’ils sont de gauche ou de droite, ce qui importe c’est qu’ils sont, et surtout qu’ils sont en place. Pas de vague, jamais de vague.

Il faut les excuser en cela uniquement qu’ils sont indispensables à la vie locale, et qu’ils doivent survivre économiquement, ce qui n’est pas une mince affaire pour cette presse qui ne peut pas en plus se payer le luxe d’exprimer une opinion au risque de fâcher une partie de son lectorat.

Reste le JIM. Fondé par Sa Majesté Borel 1er, il connaît aujourd’hui un développement en quadrichromie, et un nouveau Seigneur est à ses commandes. Le JIM c’est d’abord le journal officiel de la bananeraie annemassienne. Le pouvoir local s’y montre, s’y remontre, s’y étale, s’y donne en spectacle, s’y interviewe, s’y congratule.

Et c’est dans ce contexte que l’expression de la minorité se trouve suspendue. Ce qui serait drôle ce serait que le prochain JIM soit tout blanc. 20 pages blanches. Ou alors avec un seul bandeau : expression suspendue. Ça aurait de la gueule. La majorité offrirait pour la rentrée à tous les écoliers une liasse de papier, et en prime on la prendrait au sérieux quand elle annonce qu’elle suspend l’expression politique des groupes. Elle commencerait par elle même et dès lors renoncerait aux 20 pages intimistes de son expression mensuelle.

Mais ça ne se passera pas comme ça. Ils sont courageux, mais ils n’auront pas la témérité de se suspendre eux même.

Suite au prochain numéro…

Rappel : vous pouvez voter ci-contre !

Scoop : la censure existe !

Incroyable ! La censure existe. La voilà:

cliquez sur le document pour le télécharger.

On résume :

– la minorité a un DROIT d’expression,

– la majorité a l’OBLIGATION de lui permettre cette expression, c’est la loi qui le veut.

Mais un droit, cela ne se SUSPEND pas.

Nous sommes ici dans le registre du pur abus.

Un abus qui vous concerne aussi.

Commence ici la protestation nécessaire. Cette protestation ne s’arrêtera pas.

Les ONG emportées par le Tsunami ?

Pas le réel. Celui initié par Raymond Bardet à Ville-la-Grand.

L’idée de la couverture des voies ferrées.

Les quelques 1,5 km de long sur 200 mètres de largeur de voies qui tranchent l’agglomération en deux, en traversant Ville-la-Grand, Ambilly et Annemasse, pourraient être couvertes en tout ou en partie, une vingtaine d’hectares.

Ce serait l’occasion de transformer le cœur de notre espace urbain. D’y développer un quartier, qui, compte tenu de l’investissement, ne pourrait qu’être dédié à des activités économiques génératrices de taxes locales.

Un tout petit pas timide se fait jour dans les esprits annemassiens, qui iraient jusqu’à concéder un peu plus que la simple traversée des voies. Il faut aider à ce progrès. Il faut convaincre le reste de l’agglomération de l’intérêt de faire dans ce secteur un pôle économique majeur, plutôt que d’y mettre des logements.

Quant aux ONG, selon une info non vérifiée, elles demanderaient des sous et des études pour venir. Une ONG aurait même demandé pour commencer 400 000 € pour réaliser une étude. Si c’est vrai, ça promet. De toutes façons il faudrait expliquer comment on pourrait marier un quartier d’affaires avec une « vitrine » d’ONG.

La position ferme prise par le Conseil d’Etat sur la laïcité

Un arrêt du Conseil d’Etat à lire :

cliquez pour charger le document

Le ministre chargé des naturalisations est approuvé en ce qu’il a refusé l’accès à la nationalité française à une femme qui « a cependant adopté une pratique radicale de sa religion, incompatible avec les valeurs essentielles de la communauté française, et notamment avec le principe d’égalité des sexes « .

Je n’ai pas pu lire les conclusions du commissaire du gouvernement, mais il faut supposer qu’il s’agit du voile.

Quels sont les enseignements locaux que l’on doit tirer du rappel de l’impératif de laïcité ?

La plus haute juridiction administrative française dans la décision rendue le 27 juin 2008, a souligné deux exigences :

–    le respect dû aux valeurs essentielles de la « communauté française », et assurément on doit placer en leur cœur la laïcité,
–    l’égalité entre les sexes.

C’est donc un devoir qui nous est fait de les respecter.

On peut observer aussi dans la formulation retenue par le Conseil d’État le rejet implicite du communautarisme. Il y a une communauté française, comme il y a une République indivisible, mais non des « communautés » plurielles.

Ce qui nous impose au plan local :

–    d’accueillir toutes les expressions religieuses personnelles de manière égale, c’est-à-dire dans la tolérance. A cet égard toutes les religions doivent pouvoir être pratiquées, et donc doivent pouvoir trouver les lieux adéquats.
–    De rester strict sur l’impératif de la laïcité, mais aussi sur celui de nos valeurs communes, au rang desquelles le Conseil d’Etat place de manière privilégiée l’égalité entre les sexes.

Et tant sur le plan national que local, nous ne pouvons, ni surtout ne devons, rien faire qui puisse mettre en cause de quelque manière que ce soit, même de la manière la plus infime, ces impératifs.

Même les Persans nous envient notre pôle Etoile – Annemasse – Genève.

Comment ne pas succomber au charme de ce programme de pôle multimodal, et multi machin, porté par les plus hautes instances transfrontalières, et qui accouchera bientôt, CEVA oblige, d’une gare secondaire pour Genève, d’un quartier nouveau rempli d’ONG de tout poil – du moins dans le discours – d’un centre d’affaires, de commerces, et dans sa partie Sud-Ouest de l’immeuble hérité de feu la 2C2A, dont le projet est repris par Annemasse Agglo, et qui ne coûtera que quelques millions d’euros ?

Une question tout d’abord ne se pose plus, celle de la nécessité de restructurer l’espace autour des voies ferrées, espace qui coupe l’agglomération. Ambilly, Annemasse, Ville-la-Grand en sont d’accord, naturellement. Mais les autres communes aussi.

La seule question qui se pose est celle de savoir si le projet de Ville la Grand et celui d’Annemasse, refilé à l’agglo, sont vraiment conciliables. D’un côté, il y avait l’idée, excellente, de la couverture des voies, de l’autre celle plus ringarde d’immeubles en rang d’oignions.

Et le désespoir s’abattait sans appel sur ce pauvre monde qui espérait tant de l’architecture, et de l’urbanisme municipal.

Un clash. Une contradiction. Quelle horreur !

Même la novlangue annemassienne ne parvenait pas à cautériser la plaie. Vous savez la novlangue, c’est cette langue qui substitue le signifiant ronflant au signifié banal, par exemple la « concertation » à la simple information. La municipalité de gauche d’Annemasse est championne dans cet exercice. Mais là le morceau était trop gros. Alors, on mit au point une parade : le silence. Plus un mot sur la contradiction.

Mais tout n’était pas fini. Tout n’est jamais fini.

L’espoir renaît, tel un Phoenix au tournant de la dernière mouture du projet du « pôle de prospective territoriale de l’agglo ». La rhétorique change de cap.

La réflexion au niveau de l’Agglo, de ses commissions, notamment de celle de l’aménagement/SCOT/PLU, avance dans une direction intéressante.

Il est d’abord question de découper temporellement le projet Etoile en plusieurs phases. Dans une phase 1 on assurerait un franchissement des voies.  Puis plus tard, dans une phase ultérieure, l’idée d’une couverture, dans une proportion que les études permettront de déterminer, n’est plus reçue comme une hérésie, mais est retenue comme une idée.

De ce point de vue une partie du pari de Ville la Grand est repris incidemment par le projet global.

C’est une évolution. Pas encore une révolution. Il faudra attendre que le projet prenne de la maturité et soit validé par l’instance délibérante de l’Agglo pour y voir plus clair. Pour l’instant, suivons avec sympathie le frémissement d’un renouveau.

Intéressant également l’accent mis dans les discussion de la commission sur le positionnement économique, qui proclame que la priorité du projet est la réalisation d’un quartier d’affaires, s’appuyant sur le CEVA .

Toutefois il est ajouté, que ce quartier d’affaires aura pour vitrine « la Cité de la Solidarité Internationale ». La question est de savoir si c’est bien conciliable.

Le sentiment qu’inspire cette proposition, contradictoire, est qu’en fait la priorité est un centre d’affaires, mais que, pour atténuer la rupture avec le discours annemassien sur les ONG, on conserve en vitrine la solidarité. Nos ONG ne sont pas encore sorties complètement du champ de la rhétorique, mais elles ne constituent plus la priorité, simplement une vitrine.

Resterait à démontrer la compatibilité d’un quartier d’affaires avec une vitrine de Solidarité Internationale. Dans l’ordre du discours, rien n’interdit les plus prodigieux mots valises, les plus audacieuses apories, mais dans l’ordre du réel, c’est plus douteux.

On relèvera dès lors qu’elles ne constituent plus la priorité, que les ONG glissent déjà vers la sortie. Et puis, une fois que Noël est passé, on refait les vitrines, n’est-ce pas ?

Scoop : Les services municipaux lisent les blogs

Anne Michel, conseillère municipale d’opposition, a très justement attiré l’attention des Annemassiens sur l’état pitoyable du parc de la Fantasia, dans lequel la majorité municipale allait organiser des happenings estivaux.

Erebus a décollé en même temps, et prenant de la hauteur a ouvert sa soute à bombes en fonçant sur nos camarades syndiqués de l’équipe municipale.

Laquelle aussitôt a dépêché ses troupes pour tenter de reprendre le contrôle.

Ce qui présuppose un renseignement bien organisé. Un appareil. C’est à dire du personnel. Dans notre cas, on voit le directeur du cabinet du maire, M Collomb, intervenir dans le fil du blog d’Anne pour feindre de s’étonner de ce que l’opposition s’intéresserait au parc.

Il faudrait lui offrir les vidéos de la campagne. C’est mieux que prison break. Il pourrait ainsi se familiariser avec nos idées, mais je vais lui résumer tout ça. Nous étions la seule liste qui prenait au sérieux l’enjeu environnemental dans la dernière campagne. Et nous sommes aujourd’hui exactement dans le même état d’esprit. C’est pourquoi le parc de la Fantasia à l’abandon provoque tout ce mouvement. Parce qu’un lieu qui pourrait constituer un havre de calme, un lieu de respiration dans la ville, est naturellement dans l’ordre de nos préoccupations.

Et si demain on avait des tapis volants ? (Réunion du 8 juillet 2008 de la commission d’aménagement de l’agglomération/SCOT).

Le 5 décembre 2007, est survenu un événement très important pour tous les Annemassiens.

Souvenez vous. Ce jour là a été signé un important traité qui engage notre avenir.

Il s’agit de la convention qui a donné naissance à une agglomération transfrontalière de 750 000 habitants, qui court de Nyon à Evian, en passant par Annemasse après avoir inclus le pays de Gex et St Julien dans son arc.

L’agglomération Franco-Valdo-Genevoise, devient ainsi un centre d’essai de coopération transfrontalière dans une matière où la simple coopération interne à la France, des villes et de leurs communautés d’agglomération, aura pris des décennies pour accoucher d’institutions administratives compliquées, comme pour celle d’Annemasse Agglo.

Tout l’important travail de préparation est disponible en ligne : http://www.projet-agglo.org

C’est une nouveauté administrative, mais dans la seule mesure où l’histoire récente, c’est à dire celle depuis la guerre de 14 – 18, a séparé un pays de sa ville centre. Le genevois savoyard et le pays de Gex, jusque-là vivaient en parfaite symbiose avec la ville de Genève, la Ville, devrait-on écrire pour elle avec un peu d’exagération. Mais on ne refait pas l’histoire et la période contemporaine avait accouché ici d’un monde schizophrénique. Une nouvelle histoire s’écrit désormais qui renoue avec la réalité profonde, géographique et humaine tissée depuis des siècles.

L’objectif temporel du projet est 2030. Ce n’est pas demain, et c’est justement cette échelle de temps qui est à la fois nécessaire, car rien ne peut se faire dans la courte durée, mais aussi problématique, car les hypothèses de départ peuvent fort bien devenir totalement inadaptées.

Là on entre dans le côté passionnant du débat. Tout paraissait évident hier, tout aujourd’hui devient plus opaque.

On commencera par le magnifique plan de déplacement. Il repose sur une hypothèse de croissance de la population qui n’est déjà pas mince, 200 000 habitants de plus pour 2030 dans l’aire géographique concernée répartie pour moitié à Genève et le reste dans la couronne française, mais aussi repose-t’il sur une propension d’augmentation des déplacements. Chacun se déplacera plus outre le fait que  nous serons plus nombreux. Au total 46% de hausse des déplacements.

Ça c’était avant l’envolée du prix du pétrole. Mais que se passera t’il en cas de quadruplement du prix 2007 du carburant ? On va bientôt le doubler. Si on le multiplie par 3, 4 voire 5 ou plus, comment ferons-nous ? Et surtout que ferons-nous.

Réponse : nous prendrons le bus… encore faut-il qu’il y en ait, avec des trams, des trains des RER, etc.

Et nos vélos.

Ou alors nos voitures électriques, à gazogène, à hydrogène, à air comprimé, que sais-je. Justement, je n’en sais rien, et vous non plus, et les autres non plus. Personnellement je préfèrerais les tapis volants, mais il paraît que la technologie n’est pas encore au point.

C’est en ce point qu’on se rend compte de l’insuffisance des meilleures projections. Le futur est toujours d’abord dans nos esprits une projection de notre présent. Mais c’est en ce point aussi qu’on se rend compte de l’immense intérêt d’y réfléchir, pour anticiper les changements nécessaires. Sans crainte, même si on se trompe. Mais tous ensemble, car cela doit être aussi une œuvre collective.

C’est cette problématique qui se pose à la commission d’aménagement de l’agglomération aux travaux desquels je suis invité à participer, ce que je compte faire dans la mesure de mes moyens.

Sondage, sondage, mais que pensent les sondés ?

Le résultat du sondage proposé depuis une semaine, aujourd’hui 8 juillet 2008, est assez spectaculaire.

La question est de savoir si les lecteurs du blog trouvent la place de la Libération, comme elle est projetée, et comme probablement elle se réalisera, totalement à leur goût. La réponse est manifestement non. La place « jaune » ne séduit personne. Du moins pour l’instant. Pour la rendre plus drôle, il faudrait au lieu du marbre, choisir le sable. Avec des palmiers autour du monument aux morts ce serait formidable.

Il faut comprendre les sondés.

On leur propose un choix cornélien. Ou bien la cuisson au soleil de midi sur la place jaune, ou bien le rejet de cette solution.

Je passe sur l’offre de glaces gratis, l’été est là, la plage toute proche, et la lutte contre l’excès de poids continue.

Ainsi donc, la proposition urbanistique actuelle est rejetée par le lectorat du blog. Il nous faudrait donc revoir la copie de cette place.

Et ce que dit le sondage, c’est que le seul parti acceptable est l’anti-minéralisme.

Je risque le néologisme, et vous invite à continuer d’adhérer à ce parti qui veut des arbres, de la végétation, du vert, et moins de béton. Anti-minéralistes de tous les pays, unissez-vous et combattez pour une juste cause !

En attendant, allez en paix pendant la trêve estivale, et souvenez-vous sur vos plages brûlantes de cette belle place jaune qu’on mijote à Annemasse.

PS : Et si on transformait les bords de l’Arve pour y réaliser Annemasse-plage, ce serait bien non ? Un peu de sable, un ou deux palmiers piqués à la place jaune, on trouverait bien un maître nageur parmi toutes celles et ceux qui nagent dans les eaux troubles de la politique municipale, M Becquet à la caisse…. Et l’inauguration en grande pompe en même temps que la piscine. Chouette ! On aurait un discours du Député, du Maire, du Président de l’Agglo. Quelle belle journée.

Le JIM et le Diable

Le maire l’a annoncé au conseil du 3 juillet 2008, le prochain conseil votera un nouveau règlement intérieur qui portera notamment sur la question du JIM.

Rien de décisif à en attendre.

Dans un style de casuiste qui est allé rechercher une décision du tribunal administratif de Tour pour l’opposer à celle invoquée par Louis Mermet, il a expliqué que s’il reconnaissait que la majorité ne pouvait s’exprimer sur la même page que l’opposition, rien ne l’empêchait de le faire en un autre lieu du journal.

Louis Mermet a promis que le débat sera tranché par le tribunal administratif.

Je m’associerai à ce recours.

La réponse donnée par la majorité reste inacceptable démocratiquement. Il est abusif qu’elle ait 20 pages d’expression tous les mois plus une demi page.

Au fait saviez-vous qu’elle refuse qu’on agrémente nos articles de photos ? Eh bien oui. Il nous faut nous contenter de la seule prose. A eux la couleur, à nous la sécheresse des caractères. Il n’y a pas de petit détail. C’est dans les détails que niche le Diable.

Vite fait sur le gaz : un laboratoire et la place jaune.

En un peu plus de trois heures le conseil municipal du 3 juillet 2008 aura accouché d’une décision majeure, et de quelques curiosités.

La décision majeure est celle de la mise en chantier de la rénovation urbaine.

Le groupe Pour Annemasse s’est associé à cette entreprise, les survivants du groupe de M VIGNY non.

Je vous avoue ne pas comprendre leur position. Ont ils suivi M PIRAT qui vitupère le boulevard urbain ? Probablement. Et pourtant ce n’était pas l’essentiel.

L’essentiel est de forger des réponses aux défis posés par la lente dérive des « cités », dans d’autres villes, de la ZUS du Perrier dans notre cas.

On a le choix entre le processus de dégradation du quartier et à terme on débouchera sur la ghettoïsation, ou la tentative de rénovation soutenue par l’Etat.

Ce qui est passionnant dans la démarche choisie par le conseil, c’est l’inscription de la réponse dans tout un ensemble d’efforts qui paraissent cohérents, et dont la suite nous dira s’ils le sont, d’efforts qu’on pourrait qualifier de sociaux.

Le bâti vieilli des années 60 sera rénové. La barre du Livron, pour prendre un exemple, sera détruite et remplacée par des immeubles modernes, intégrants les techniques nouvelles du bâtiment. Haute qualité environnementale et tutti quanti.

Mais le projet de 50 millions d’Euros, une paille, ne s’arrête pas à ce seul aspect. Il s’insère dans un dispositif social déjà existant, et il y ajoute une visée majeure d’intégration des habitants de la ZUS dans la cité de deux manières. D’abord en dé-densifiant la zone, (tiens donc), et ensuite en panachant les types de logements dans ce qui sera reconstruit ou rénové. Sans oublier spatialement la liaison que sera aussi le boulevard urbain.

Je n’aime pas le terme de mixité, qui est l’objectif recherché, et je préfère celui d’équilibre.

Il faut rechercher un équilibre entre le logement locatif aidé, et celui libre. Entre l’accession à la propriété et le locatif. Etc. C’est ce que nous avions soutenu pendant la campagne.
Alors logiquement nous avons voté des mesures qui vont dans ce sens.

Il y aura quelque chose de passionnant dans ces mesures. Un laboratoire tant urbanistique que social est lancé.

Je souhaite que nous réussissions tous ensemble, cette expérience.

Pour ceux que cela intéresse, il faut se procurer les documentations éditées par la mairie sur ces questions. Elles ont été remises aux élus, et j’espère qu’elles seront mises en ligne. Sinon j’essaierai de le faire avec mes petites mains.

Et nous aurons aussi au cours de ce même conseil examiné la couverture des accès au parking souterrain de la place de la Libération.

Ce fut l’occasion d’admirer de splendides images avec même une proposition de palmiers autour du monument aux morts. Je blague à peine. La place sera jaune. Comme le sable du désert.

Petit progrès des idées, il est envisagé d’inclure des bassins. Ce sera bon pour la soif, mais attention aux fémurs en hiver. Grâce à quoi nous aurons une nouvelle patinoire, mais ça sera chouette. Toute fracture sera immédiatement traitée au Brouaz, dans la flambante neuve clinique.

Le vert vert très vert sera pour le futur sur les deux autres places. 

Louis Mermet et Anne Michel ont voté contre, je me suis abstenu, et très franchement je ne me souviens plus de ce qu’on voté les autres opposants.

Je n’y étais pas mais on m’a tout dit

Le 1er Juillet 2008 à Annemasse s’est tenue une séance d’information sur l’aménagement des trois places.

Il semblerait tout d’abord que les foules ne se soient pas mobilisées pour cet événement.

Il y avait naturellement le maire, et aussi le représentant de la SAGS, l’aménageur,  concessionnaire, exploitant des parkings.

Une question, et même une question essentielle a été posée : pourquoi ne pas faire des niveaux supplémentaires, au lieu de se limiter à deux.

La réponse donnée est que les niveaux supplémentaires seraient à la charge de la commune laquelle préférait investir l’argent du contribuable dans l’aménagement de surface.
Sur ce point il faut s’interroger, la réponse est-elle pertinente ?

Tout d’abord on peut observer que l’aménagement de surface coûtera d’autant plus cher qu’il sera minéral, et l’orientation est malheureusement prise en ce sens. On va tous cuire sur cette étendue minérale. Personnellement je préfèrerai un autre type d’aménagement. 12 Millions d’euros, avec ça on aura chaud l’été luxueusement.

En second lieu on remarque que dans le même temps un investissement colossal va être engagé pour la réalisation du siège de l’ex-2C2A. Et là on pourrait faire des économies. On n’a pas besoin de ce type de dépense pharaonique.

Le niveau par définition ne serait pas exploité par le concessionnaire qui ne l’aurait pas réalisé, sauf à ce qu’il paye une redevance, et en ce cas cela reviendrait au même. Un investissement qui serait finalement payé par l’usager.

Donc la réponse est une mauvaise réponse, ce ne serait pas in fine le contribuable mais bien l’usager qui supporterait le coût de l’investissement. Et l’investissement est d’un intérêt majeur pour la cité.

Et si par extraordinaire le concessionnaire actuel (on pourra en changer quand le temps sera venu) avait de quelque manière que ce soit la possibilité de s’y opposer, alors il entrerait en conflit avec la ville qui a les moyens de résister.

Il est donc urgent de revoir la copie. Quand les pelleteuses seront sur place, elle pourront creuser un peu plus. Après il sera trop tard, il sera impossible d’ajouter des niveaux. Une occasion sera perdue.

Reste aussi qu’au cours de cette soirée, à laquelle je n’ai pas participé, nos édiles ont reconnu que c’était le vœu de la population qu’il n’y ait aucune construction sur les trois places.

Annemassiens souvenez-vous. Souvenez-vous du débat sur la construction du siège de la 2C2A sur la place du marché couvert. Souvenez-vous des hurlements poussés alors par le maire devant la contestation suscitée par ce projet stupide. On n’y a échappé, on avait raison, ils avaient tort, et je salue ce progrès, ils le reconnaissent aujourd’hui.

La consultation de la population est vraiment un impératif. Les élus se trompent aussi. La preuve.  La technique démocratique du référendum est indispensable.

Sur le coût du stationnement, il n’y a rien à attendre du concessionnaire. Il veut le maintenir à son niveau actuel, sans aucun aménagement ni pour la nuit ni pour les dimanches. On ne parlera même pas des samedis. Et c’est bien dommage. D’abord pour les riverains, sacrifiés. Mais aussi pour tous les Annemassiens. Mais aussi pour les commerçants, c’est à dire pour l’animation essentielle de la ville.

C’est au fond une question politique. Il faut qu’elle soit réglée dans le cadre d’une approche multifactorielle. La maîtrise du coût des parkings, notamment le samedi est un facteur indispensable au soutien du commerce. La ville doit peser dans la négociation avec le concessionnaire pour trouver de nouveaux équilibres.

Ordre du jour Conseil Municipal 3 juillet 2008

Vous aurez tout le week end pour le lire, l’apprendre, et m’en faire rapport. Notation sur 20, le zéro n’est pas éliminatoire, mais oblige à apprendre aussi par cœur le compte-rendu.

L’un des plus importants de l’année, en considération du sujet principal.

Sous forme de fichier word (je hais Microsoft, mais je suis obligé de composer avec les puissances temporelles).

Cliquez, et souriez !

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Les emplacements de stationnement à Annemasse.

Nous approchons de choix décisifs.

Annemasse se transforme.

Le quartier Chablais-Gare poursuit sa course (folle), et d’autres projets suivent.

Il est question, comme cela est relaté dans un article ci-dessous, d’y créer une grande densité de logements, 1/3 de logements sociaux, par voie de conséquence 2/3 d’autres logements, non-aidés.

Un problème à régler : les effets de la démographie.

Il est démontré qu’on aboutira à une surdensité dans le nouveau quartier.

Ce qui signifie probablement 1000 nouveaux venus.

Et combien de voitures, pour combien de parkings ? Il y aura une réponse locale, par la création de stationnements souterrains à Chablais-Gare, mais en quelle proportion ? Seront-ils suffisants pour accueillir des résidents et des visiteurs ?

Or, on laisse se construire un parking souterrain avec un nombre limité d’emplacements de stationnement, sous la place de la libération.

Bien sûr ce n’est pas Chablais-Gare, pourrait-on répondre. Mais si. Car il faut apprécier le nombre de places de stationnement dans la totalité de la ville. Et son déficit également sur tout l’espace.

Actuellement environ 900 places seront créées entre la place de la libération et le parc Montessuit. Mais dans le même temps, le nombre de places diminue au centre-ville, et aussi sur  la place de la libération. Très bien, mais il faut alors compenser et même surcompenser les disparitions si on veut, par exemple, que le commerce continue de vivre. Le parking sous la place de la libération est manifestement sous-dimensionné avec ses deux niveaux.

Mais pourquoi ne pas en rajouter un ou plusieurs ? Question technique ou choix délibéré, peu importe. Le résultat sera là, et peut-être sera-t’il trop tard.

Pour commencer, votez, votez pour votre avenir.

Complément sur le conseil municipal du 19 juin 2008, au sujet de la clinique du Brouaz

A l’ordre du jour il y avait le point sur la ligne de trésorerie. Il s’agissait de voter cette ouverture de crédit. Il était précisé que ce crédit, banal, qui est simplement dans les livres d’une banque la possibilité d’un découvert, avait comme intérêt notamment de permettre le « portage » du foncier dans l’opération de la Clinique du Brouaz. Notamment. Car cette ligne peut couvrir d’autres besoins de trésorerie.

Le maire, interpelé en conseil, ce 19 juin 2008, a affirmé publiquement que les intérêts seraient facturés à la Clinique.

Je le crois sur parole. Je fais confiance à un homme qui affirme publiquement un point.

Car si cela était inexact, ce serait terrible sur un plan politique. Et cette issue, jusqu’à preuve du contraire je n’y crois pas.

Anne Michel, pour des motifs de prudence que je respecte totalement, a voté contre. J’ai voté pour.

Nous différons donc sur l’analyse de la situation, ce qui n’est en rien le signe d’une désunion, mais au contraire de la richesse et de la liberté de notre équipe, animée d’un profond sentiment démocratique.

Je crois fondamentalement que si nous avons perdu l’hôpital, nous devons coûte que coûte conserver la clinique. C’est une question de santé publique.

Quel beau conseil municipal ! (19 juin 2008)

Toutes les troupes de toutes les formations, au grand complet. C’était beau. Le Maire a ouvert la séance en rappelant que tout allait bien ici bas, grâce à quoi il fallut aussitôt approuver le compte administratif. On y apprit que les dépenses de fonctionnement en 2007 avaient progressé de 8,5%, mazette, de 5 points de plus que les recettes de fonctionnement itou. Si bien qu’à ce rythme on a tous du souci pour l’avenir, et surtout quand on sait que le quart des recettes est fourni par des ressources à caractère exceptionnel, les fonds frontaliers et le casino. Même, monsieur Borel confirmait qu’un croupier indélicat suffisait à faire fermer un honorable établissement pour deux ans. Le débat n’est pas nouveau, m’a dit monsieur le maire, mais je crois que la sagesse, vielle comme le monde de famine, commande de garder des poires pour la soif, et de viser comme objectif au moins la maîtrise des dépenses publiques. Peine perdue à Annnemasse, puisqu’on vous dit que tout va bien. Du côté des minorités, on s’est abstenu. Logiquement.

On a aussi eu un moment de gaité. Louis Mermet a justement brandi le code des collectivités locales pour rappeler que les publications coûtaient plus de 80000 € et que le JIM, belle danseuse, n’en était pas moins régi par ledit code, de sorte qu’on lui contrevenait chaque fois que la majorité s’offrait une colonne d’expression à côté de l’espace misérable réservé à la (aux) minorité (s). L’argument est imparable juridiquement. Politiquement aussi, c’est pour cela que j’ai lancé la contestation du JIM tant qu’il n’aura pas changé sur ce point, et que j’ai vigoureusement rappelé qu’on se trouvait en présence d’un abus de majorité.

La seule fausse note de la soirée, en dehors de l’absence quasi constante à toutes les séances du conseil de petits fours, aura été l’intervention de Mme C V, qui, avec sa légendaire distinction, a soudainement manifesté qu’elle existait et avec cette bonne éducation qu’on apprécie tant chez elle, a lancé à l’adresse de notre opposition (POUR ANNEMASSE) que nous exprimions suffisamment notre diarrhée, c’est son mot, dans nos médias, comprenez nos blogs.

Je ne voulus pas la blesser en lui disant tout le bien que je pensais de cette délicate image, de l’emploi qu’on pouvait réversiblement en faire, et je me suis contenté de demander au maire de la rappeler à l’ordre ! C’est vrai quoi, un peu de discipline..

Un autre temps fort aura été le vote des subventions aux différentes associations. Ça fait toujours plaisir de savoir que l’argent du contribuable est bien employé. Et là je peux vous l’affirmer : tout ce qui est soutenu mérite largement de l’être. Vrai de vrai. Ce qui ne nous interdit naturellement pas de nous informer pleinement sur le fonctionnement des bénéficiaires.

La vie municipale est formidable. Suie à la prochaine séance.

Même pour la Police, les résultats à Annemasse sont moyens.

C’est un article paru dans le Figaro du 18 juin.

Un classement a été opéré entre les villes sur le critère des résultats en matière d’élucidation d’affaires par policier. On y apprend que pour les 119 policiers de la Police Nationale, le nombre de faits élucidés est de 12,9 par an.

Ce qui classe Annemasse en 69e position des villes françaises. Ce qui n’est pas si mal, mais loin du score ahurissant de St Lo dont les 57 policiers ont élucidé chacun 27,4 affaires, ce qui leur fait remporter haut la main (pas haut les mains) le concours. Même si on peut les soupçonner, vu de très loin, d’arrêter chacun à leur tour 10 fois le même délinquant pour remporter la palme… Mais là c’est du pur chauvinisme de ma part.

Au fait, vous saviez qu’ils étaient 119 ?

La Police veille, citoyens, vous pouvez dormir tranquillement !

Pour plus de résultats, téléchargez le fichier Excel :

cliquez ici

Questions politiques.

On a vu au dernier conseil municipal Mme Fradet se retirer officiellement du groupe issu de la liste voulue et soutenue par l’UMP au cours des dernières élections.

On observe que Mme Casas, élue sur cette liste et militante du MODEM, ne siège jamais. Elle aussi s’est retirée.

M Pirat, l’élu « écologique » pour reprendre la jolie expression de son chef de file, M Vigny, se fait si rare qu’il commence déjà à nous manquer.

Restent apparemment Messieurs Vigny, Augusto, et Jouleaud.

Est-on bien sûr que cette situation est celle qu’ont souhaité leurs électeurs ?

C’est une vraie question politique.

Parce qu’il faut se souvenir du discours tenu alors par cette liste improbable sur sa volonté de rassemblement. Elle n’a pour finir rien rassemblé du tout. Elle a divisé. Elle explose. Et malgré le soutien du plus grand parti de France, elle a échoué. Elle a échoué dans les élections. Elle échoue dans l’opposition.

C’est en ce point que commencent les questions politiques.

Scoop sur Chablais Gare

Mme CHRISOSTOME PROUTEAU, colistière de POUR ANNEMASSE a assisté à une réunion tenue le 5 juin par le grand architecte de l’opération.

Elle en rapporte que les immeubles feront 10 étages.

Le signal aura quant à lui 14 étages.

Il est question qu’on y plante une éolienne. Pour ma part je préfèrerais une statue équestre d’une personnalité de la ville. (Vous pouvez voter sur le point et proposer votre choix : M BOREL, M DUPESSEY, ou pour les opposants M VIGNY, Mme FRADET, etc. zut, je me trompe, M VIGNY était parti, mais il a voté pour, Mme FRADET boudait!)

La vie sera belle à l’ombre des rues étroites au pied des immeubles de 10 étages.

Une vraie médina, sauf que les immeubles seront peints en vert. Ouf ! on respire.

Fonctionnement du JIM

D’abord, qu’est-ce que le JIM ?

Un journal. LE journal d’informations municipales. Journal gratuit, distribué dans les boîtes aux lettres.

Au fil du temps il est devenu de plus en plus agréable à l’œil. De véritables professionnels se chargent de sa mise en page.

Le contenu, c’est une autre histoire. Le contenu c’est l’expression de la majorité municipale.

Une vingtaine de pages d’expression. On sait tout, absolument tout, sur tous les projets. Tout sur les bâtiments inaugurés. Tout sur les équipements. Mais rien sur ce qui ne va pas bien, ou simplement qui ne va pas très bien.

Cela n’a rien d’étonnant, car on ne voit pas pourquoi la majorité municipale tendrait des verges pour se faire battre.

Mais quand même, le thème du « tout va bien », à force, ça lasse.

Et puis aussi un seul son de cloche, à la fin des temps, surtout dans un pays démocratique, ça finit par faire désordre. C’est pourquoi notre sage législateur a prévu de réserver un droit d’expression aux minorités dans les journaux municipaux.

C’est en application de ce droit que les minorités à Annemasse sont invitées à publier des articles dans le JIM. Articles limités en espace. On nous accorde généreusement 1800 caractères. Un tiers de page.

J’ai compté que dans la dernière parution du JIM il nous avait été réservé (nous = POUR ANNEMASSE) un tiers de page sur 20. C’est-à-dire 1/60ième du journal.

Tout pourrait bien se passer dans le meilleur des mondes municipaux possibles, mais voilà que la majorité s’offre en prime un petit supplément d’âme. Elle appelle cela sa « tribune ». Elle vient y exprimer son opinion. Son opinion sur la minorité. Juste à côté du maigre espace laissé à la minorité, aux minorités devrais-je écrire. Elle marque le joueur. Elle le flanque de sa prose. C’est comme si elle voulait le submerger sous le flot de ses discours. Discours devant, avant, après, à côté, partout. Elle est partout.

Techniquement les choses se passent simplement. La majorité dispose du pouvoir de publier, d’éditer le journal municipal. Elle a ainsi la possibilité de lire en primeur l’article de la minorité grâce à cet autre artifice qui consiste à imposer une date limite de dépôt de son article, qu’elle n’a, elle, nul besoin de respecter. C’est beau, non ? Et elle répond.

Alors, on arrête le jeu.

On ne publiera plus d’article dans le JIM. On publiera sur nos blogs respectifs. Et dans le JIM on expliquera pourquoi on invite nos lecteurs à nous retrouver sur nos blogs.

La terre va continuer de tourner. Justement, tout tourne. Les majorités deviennent des minorités et inversement. Sic transit gloria mundi.

Un hôpital privé au Brouaz

C’est un projet qui avance.

Nous l’avons soutenu, nous le soutiendrons, et nous en serons tous fiers.

Lors du dernier conseil municipal, le 22 mai 2008, le directeur de la clinique, un représentant des médecins, le Dr Py, l’architecte de l’opération, avec ses ingénieurs, sont venus présenter leur projet.

Remarquable. Les hommes, le projet, l’équipe sont remarquables. La volonté du groupe qui dirige la clinique est claire. Il s’agit d’inscrire ce projet dans une approche en réseau avec tous les autres établissements hospitaliers de la région. Cette région inclut Genève.

Après de longues décennies de schizophrénie régionale, avec deux systèmes de santé très proches en termes géographiques (le genevois et le français) mais pour le reste étrangers l’un à l’autre, un souffle de renouveau le fait vaciller. L’avenir sera à la coopération renforcée, au réseau. C’est dans cette logique que l’hôpital privé s’inscrit. Nous pouvons faire confiance à ses praticiens, à ses dirigeants, et de toute façon nous n’avons pas le choix, ou plus le choix. L’hôpital public déménage, et se reconstruira à Findrol. On l’a perdu, c’est dommage, mais c’est irréversible.

Le plus étonnant est que nos amis les réalisateurs de cet hôpital privé exposent qu’ils ont enregistré ces dernières années un augmentation vertigineuse de la fréquentation de la clinique, si bien que la question se pose de savoir si les 275 lits suffiront demain. J’ai posé cette question. La réponse est que les capacités d’accueil devraient pouvoir être augmentées dans le futur.

Anne Michel a posé la question des accès, en remarquant qu’à 17 heures on ne pouvait plus accéder rapidement à Annemasse, la sortie de l’autoroute étant bloquée. Il lui a été répondu que les accès à ce secteur seront facilités. Nous verrons, mais on peut se faire du souci pour la circulation venant de Genève ou St Julien.

Bon vent pour ce projet indispensable ! Parce qu’il est indispensable. Il faut en effet savoir qu’une crise de la santé se profile à Annemasse pour les années à venir. De nombreux médecins libéraux vont prendre leur retraite. Or, la gestion calamiteuse de la démographie médicale en France depuis des décennies va probablement engendrer une pénurie. Dans un tel contexte, un pôle solide de santé est encore plus indispensable.

Les raisons de mon vote contre le projet Chablais-Gare.

J’ai voté contre ce projet simplement parce que je le pense funeste pour la ville d’Annemasse.

Il faut que tous nous comprenions bien de quoi il s’agit vraiment.

Sur deux hectares coincés entre l’avenue de la Gare et la rue du Chablais, un énorme projet est parti pour se réaliser. Car il se réalisera maintenant, sauf miracle.

Je passe sur les milliers de mètres carrés de surfaces commerciales, le montage financier qui fait la part belle aux sauveurs actuels du projet, deux puissants groupes financiers, tohu et bohu, alliés ici comme larrons en foire,  je passe aussi sur le tiers de logements sociaux présenté comme le justificatif ultime de ce pari urbanistique, et la panacée. Je passe aussi sur les chances qu’on rate. On rate la construction d’un quartier en harmonie avec le reste de la ville. Un quartier à son échelle.

Non, plutôt que la mesure, la démesure. L’enflure plus exactement. L’enflure d’un architecte présenté comme un génie. Pensez, il a reçu un prix pour une réalisation au Portugal ! alors les ringards, les antimodes, les anti-intellos, les anti mimétiques, taisez-vous. L’artillerie des moutons de Panurge tonne. Elle détient la vérité. Elle est le chemin, la vérité, la vie. Et elle mourra de modestie.

Rien n’est fait, mais vous devez vous pâmer d’admiration. Vous allez voir cette verticalité du tonnerre, ces jardins suspendus riquiquis, mais à la manière de Babylone, version Allemagne de l’Est. Pile dans la mode actuelle, c’est à dire démodé demain. Quand ce sera gris. Quand ce sera sale. Quand ce sera glauque, quand ce sera délabré. Quand le centre aura implosé dans ce trou noir en orbite autour de son signal dérisoire, le truc en verre qui nous rendra plus grands que le jet d’eau de Genève. 

Et tout ça pour quoi ? Pourquoi 450 logements sur 2 hectares ce qui représente environ un millier d’habitants. Un millier d’habitants pour 2 hectares, c’est 500 habitants à l’hectare. Bravo, et puis ? Et bien 500 à l’hectare, c’est simplement 50 000 au kilomètre carré.

Avec actuellement 6 000 habitants au kilomètre carré, Annemasse et ses 30 000 habitants sur moins de 5 kilomètres carrés est la commune la plus dense de la Haute-Savoie. On va battre les records.

Pourquoi donc ? Parce que les amis il faut den-si-fier. Au nom du développement durable, au nom de la solidarité, au nom de ma sœur, au nom du n’importe quoi, au nom des idées cadavériques enflées de suffisance.

Et pourtant nous savons tous que si l’on doit en effet densifier, on peut le faire soit à la manière du ghetto, soit à la façon des quartiers à échelle humaine. Manhattan ce n’est pas à échelle humaine. Et un sous Manhattan de banlieue ça l’est encore moins. On peut entasser, ou non, on a le choix. On peut densifier les centres des bourgs. On peut densifier les cités environnantes. On n’est pas obligé de sur-densifier Annemasse en priorité. On ne doit rien à personne. On doit d’abord réaliser une ville vivable. Pas un truc de magazine qui est joli exclusivement sur son papier glacé.

La vie des bêtes est formidable !

Des bêtes politiques, s’entend.

Alors que l’harmonie règne dans l’équipe de la majorité, et que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes municipaux possibles, dans la félicité et la béatitude, voilà qu’une des deux minorités, celle de la liste conduite par M VIGNY, traverse un début de tempête. La mer devint soudainement sur l’échelle météorologique, assez agitée.

Mme Sophie FRADET, conseillère municipale membre de l’UMP, a lu hier, lors de la séance du 22 mai 2008, un communiqué annonçant qu’elle se retirait de son groupe municipal d’opposition, et qu’elle se retirait aussi de la séance. Aussitôt dit aussitôt fait, elle quitta la salle.

Les conseillers du groupe de M VIGNY, qui n’étaient pas extrêmement nombreux, sur six se retrouvèrent à trois. Puis M VIGNY quitta à son tour la séance, il n’était pas fâché, suivi par Mme MAICA, elle non plus n’était pas fâchée. Si bien qu’à la fin seul M JOULAUD survécut, il en profita pour voter pour le programme Chablais-Gare.

On ne sait pas si Mme FRADET va vouloir rejoindre l’équipe de M DUPESSEY, ou postuler pour rejoindre notre groupe, ou encore fonder un groupe à elle toute seule. Tout est possible.

Notre groupe « POUR ANNEMASSE », lui,  se porte à merveille. Mais connaît aussi des mouvements divers. C’est bien naturel. Ainsi M MERMET a signé un communiqué avec Mme FRADET, au nom de l’UMP, à propos des permanences dans les communes les jours de grève, dont personnellement j’approuve le contenu. Mais cela a été interprété par la majorité municipale comme le signe d’on ne sait quoi, car il a été remarqué que les autres membres de l’UMP de la liste de M VIGNY n’avaient pas signé le communiqué.

Je confirme, que ce n’est rien que la vie politique, l’expression de la liberté, et les deux élus, Mme FRADET et M MERMET sont au surplus membres de la même formation politique. Puisqu’on vous le dit qu’il n’y a rien à voir, vous pouvez circuler !

Mme Anne MICHEL, quant à elle, a indiqué qu’elle était suspendue de l’UMP, peut-être pour avoir eu l’audace d’être candidate sur une liste conduite par un néo-centriste. Je lui souhaite d’être rapidement réintégrée dans sa formation, laquelle se priverait bien inutilement, d’une personne de grande qualité.

Ce n’est pas dans tous les partis que la vie politique est un vrai fleuve tranquille, mais dans tous la vie des bêtes est passionnante, et encore plus dans le microcosme annemassien. Pour l’avenir il faut se souvenir que l’union ne peut se faire que sur des programmes. Le reste est accessoire.

Surveillance des enfants les jours de grève : c’est la loi qui aura le dernier mot.

La question est maintenant tranchée. Ce sera la loi qui décidera prochainement, si on en croit le Président de la République, de la surveillance des enfants pendant les grèves des enseignants.

Il ne faut jamais se réjouir de ce qu’une loi vienne régler une question qui relève au fond des rapports sociaux. Mais c’est ainsi.

La question est devenue purement politique, et sur ce terrain les communes dirigées par la gauche ont fait front commun avec les organisations syndicales. Aucun progrès n’a pu être observé sur ce scandale qui consiste pour les agents de l’Etat à prendre en otage la population afin de défendre des intérêts catégoriels.

Ces intérêts sont respectables en soi, mais ce qui est pervers c’est de les abriter toujours sous le couvert d’un discours de la défense du service public. On glisse ainsi subrepticement de la défense des agents à celle du service public, entendu comme celle de l’intérêt général, alors que l’intérêt général n’est en rien le but des mouvements de grève. Ce qui est un mensonge. Ces glissements sémantiques systématiques finissent par ternir l’image de ces acteurs.

Les briseurs de grève ne sont pas ceux qu’on croit !

Une excellente initiative a été prise par le gouvernement. Organiser un service minimum d’accueil pour les enfants, les scolaires, lors de la grève de l’enseignement.

L’immense majorité de la population soutient cette idée.

Parce que c’est le bon sens.

Les communes de gauche, dirigées par la gauche serait-il plus exact d’écrire, refusent cette idée. Elles évoquent le spectre des « briseurs de grève ».
Toute l’imagerie d’Épinal monte au créneau. Les discours s’enflent, la main se porte sur le cœur (à gauche).

Mais la réalité est tout autre. À Annemasse par exemple, ce seront des centaines de parents qui seront dans l’obligation de se débrouiller, de rater au besoin une journée de travail, et qui au final subiront le mouvement qui pourtant ne proclame pas qu’il est dirigé contre eux.

Tiens donc, ce n’est pas contre les parents ?

Alors, c’est contre qui ?

Le gouvernement pardi. Mais le gouvernement, entre nous, ne compte que peu de parents qui vont conduire et reprendre leurs enfants à l’école. Alors de là à conclure qu’il s’en fiche, ce serait exagéré, mais la vérité est que la grève n’a pas d’effet direct sur lui.

Alors l’effet serait-il indirect ? Oui et par la médiation des otages. Nos bons syndicalistes, nos encore meilleurs élus de gauche, ceux qui avancent ceints de l’écharpe tricolore, la main sur le cœur, pour la défense du service public, sont encore pires que le gouvernement. Eux ils se foutent carrément des usagers dudit service. Ils les méprisent. Les prennent en otage.
Et ça, c’est scandaleux.

Et le scandale est ressenti profondément dans l’opinion. Et c’est l’opinion qui répondra. Et ce sont tous ces braves gens pris en otage qui mettront une claque sur le nez des preneurs d’otage. Dès qu’on leur demandera leur avis. Et là vous pourrez être sûr que tous ces élus la main sur le cœur, s’arque bouteront contre toute idée de référendum. Entre temps, la grève sera mise sur la sellette. C’est elle qui fera les frais de l’impopularité.

Or, c’est un droit fondamental. Et elle n’y est pour rien, la grève, dans ce dévoiement. Parce qu’elle est dévoyée. La grève ce n’est pas la prise d’otage. La grève c’est un mouvement social respectable dès lors qu’il reste dans son registre.

Les enseignants ont le droit le plus absolu de faire grève. Et on a le moyen de la rendre encore plus légitime : l’organisation d’un service public d’accueil des jeunes scolarisés.
Les véritables briseurs de grève sont ceux qui, dans les communes de gauche, tuent le mouvement social en contribuant à le rendre impopulaire.

C’est pourquoi je formule le vœu que la ville d’Annemasse, avec bon sens, organise cet accueil.

Le 8 mai 1945 : une petite rue. Henri Barbusse : une large avenue.

Rien à voir avec la majesté de l’Avenue Henri Barbusse.

On a préféré ici baptiser une voie large, du nom d’un collabo stalinien mort à Moscou après avoir encensé l’un des deux plus grands criminels de l’histoire, et fermé les yeux sur ses abominations. il est connu pour son livre « le feu », écrit pendant la Première guerre. Il l’est moins pour cet autre ouvrage « Staline ». Simple comme titre. A l’intérieur une dithyrambe de ce merveilleux monde socialiste. Rien sur ses crimes, rien sur les millions d’innocents, femmes hommes enfants, sacrifiés au génie communiste. Il meurt à Moscou.Et il y a des rues, des places qui portent son nom. Généralement là où l’extrême gauche a dirigé les communes.

Et le huit mai 1945, le jour de la capitulation des monstres nazis, un petit bout de rue.

Cherchez l’erreur. Un grand événement : un tronçon de voirie. Un collabo du crime communiste : une avenue.

Il faut en effet que nous nous souvenions. Que nous nous souvenions que des Américains, des Anglais, et des résistants (de la première heure, peu nombreux, de la dernière, très nombreux) ont libéré notre pays.

Il n’y a pas de rue de l’Amérique à Annemasse. Pas la moindre place. Pas le moindre espace. Rien.

En revanche il y a une avenue Henri Barbusse.

On devrait la border d’un mur. On l’appellerait en son souvenir, le mur de Berlin. Ce serait pas mal, un mur de Berlin satisferait tout le monde : les thuriféraires du crime communiste et leurs détracteurs. Côté pile les adorateurs du régime criminel pourraient célébrer la gloire de ce monde enseveli sous sa honte, et côté face les autres pourraient chanter la victoire de sa chute. Si on ne fait  pas ça, alors, il faudra débaptiser cette voie, et la rebaptiser. On a le choix des symboles. On peut rendre hommage à nos libérateurs, on peut aussi se souvenir de ce qui fait aujourd’hui le ciment d’une Europe en construction, sa culture. Je me risque. Un autre écrivain. De la même origine culturelle. Qui lui aussi a fait le voyage en URSS, mais qui en est revenu. Et pas exactement dans le même état d’esprit. Gide. Allez, chiche, une Avenue André Gide ? Ou alors une Avenue de l’Amérique ? Là je fais de la peine. Je sais.

La rivière Arve, du point de vue d’un mammouth.

Peu de personnes savent que la rivière Arve, qui est la marque de notre paysage, depuis sa source jusqu’à la Jonction, est gérée par un syndicat de syndicats,  le SM3A, et que le syndicat des quatre communes qui en fait partie, Annemasse, Etrembières, Vétraz, Gaillard, s’appelle le SIAEAB. On aime les sigles, pas vrai !

Mais les sigles, on s’en fout. Ce qui compte est ce qui est fait. Et là il faut dire que ce qui a été fait est remarquable.

Tout a commencé il y a 10 000 ans. En ce temps là, Robert Borel n’était pas encore maire d’Annemasse, mais il se préparait, et Christian Dupessey taillait ses flèches. Au dessus de nos têtes il y avait 1 500 mètres de glace. Un tout petit bout de temps après, les choses se dégradèrent sérieusement. Le Dr Dechamboux arriva, et devint le président du SIAEAB. Il constata que l’Arve s’était enfoncée de 15 mètres par endroits, que ses eaux étaient totalement polluées par les industries de la vallée, pas les industrie annemassiennes, il y n’y en a plus. Et le travail commença.

Aujourd’hui l’Arve est dépolluée. Presque totalement. Le travail continue. Les collectivités locales ont changé leur perception de ce cours d’eau. Elles ont pris conscience de son importance, de la ressource qu’il représente et qu’il faut préserver.

Et derrière le sigle infernal, il y a ce travail formidable. C’est pourquoi il fallait réélire le Dr DECHAMBOUX. Merci Docteur. Au diable les sigles, et si on appelait un chat un chat, un mammouth un mammouth, et un syndicat au nom imprononçable tout simplement l’agence de la rivière ? De toutes façons c’est du bon travail.

Un mammouth.

En ces temps de souvenir

La civilisation des camps, je prends le risque de qualifier de « civilisation  » ces temps de barbarie, a produit des montagnes de cadavres, et dans sa forme la plus avancée avait même poussé le processus jusqu’à l’effacement de ces restes encombrants.

Pour se souvenir d’abord de ce qui doit unir l’humanité, et qui se lit dans le creux des monstruosités produites par l’Allemagne Nazie et le communisme, il est des livres et des écrivains fantastiques.
 
Je citerai deux chefs-d’œuvre :

– « Si c’est un homme »,1947 Primo Levi – edition poche

– « L’archipel du goulag » 1974 Soljenitsyne.

Le premier prend une après midi pluvieuse à lire. Le second en ses trois tomes, demande une plus longue lecture. Mais quel détour.

Souvenons nous, souvenons nous ! Souvenons nous de ce qui fait l’humanité fraternelle, et la démocratie, pour ne laisser disparaître ni l’une ni l’autre.

Retour sur le social.

À Annemasse, chacun le sait aussi, la majorité municipale, qui ne se confond pas avec la majorité présidentielle, remporte depuis plus de trente ans les élections. Une telle constance interdit d’expliquer le résultat uniquement parce que « les électeurs se sont trompés ». Ils peuvent se tromper une fois, voire deux fois, mais pas sept fois de suite. Sinon il faudrait changer, non pas de majorité, mais d’électorat…. Ce qui n’est pas le plus raisonnable. On pourrait aussi ajouter qu’il faudrait changer d’opposition, mais là ce serait encore plus exagéré.

Il faut donc en convenir. La gauche sert à chaque élection de bons arguments qui conduisent à sa réélection. On peut les énumérer : le social d’abord, ensuite le social, enfin le social.

Et c’est sur ce plan que nous, les opposants, sommes à chaque fois pris en défaut. Nous sommes perçus à chaque élection comme voulant mettre à bas tout l’édifice « social » auquel les électeurs, dans leur majorité, tiennent.

La majorité qui va voter, pas l’autre qui va à la pêche, au ski, à la résidence secondaire, ailleurs bref. Celle que nous ne parvenons pas à mobiliser.

Nous ne savons pas expliquer, aux électeurs, que le « social » aujourd’hui est principalement une fonction du département, que le financement vient de l’État, et que dès lors, l’élection en elle-même ne change rien. Nous ne savons pas non plus expliquer que notre intention a toujours été de conserver la dimension de solidarité de la vie locale.

Alors au fait, quelle est notre vision du social ? Et d’abord existe t’il une vision que nous partageons entre les différentes composantes du camp politique de la droite Annemassienne ?

La réponse simple est oui. Nous partageons un certain nombre de principes.  Plutôt que de principes, il vaudrait mieux d’ailleurs parler de « réflexes ».

Le premier est que toutes tendances confondues nous sommes réellement en faveur des mécanismes de solidarité. Il y a en réalité un large consensus dans l’opinion de notre pays sur ce point. En témoignent toutes les élections, et leurs suites : les lois. Car trouvez donc un point fondamental de rupture législative entre la droite et la gauche ? Il n’y en a pas. Sauf si l’on veut caricaturer les positions des uns et des autres, le plus souvent à un usage électoral immédiat, la réalité est celle du consensus national et non celle d’une profonde divergence.

Le second principe/réflexe en tout cas au niveau local, est que nous nous rejoignons pour penser que la solidarité ne doit pas être entendue comme un simple flux, mais comme un double flux. Et c’est peut-être là notre vraie divergence avec la majorité municipale. Double flux, c’est-à-dire qu’aucun effort ne doit être à sens unique et qu’il faut réinscrire l’échange au cœur du processus.

Mais alors qu’attendre de ceux qui reçoivent ? Que doivent-ils donner en retour ? La réponse est : pour l’instant rien, car il n’existe aucune institution,  aucun mécanisme qui permette un tel retour. Mais demain, c’est à tous de l’inventer. Car les besoins sociaux sont innombrables, que ce soit la sécurité à la sortie des écoles pour régler la circulation, qui pourrait fort bien être assurée par d’autres personnes que des policiers municipaux, jusqu’à la collecte de divers biens pour le service des plus pauvres, en passant par des tâches de secrétariat d’associations ou de tout autres instances intervenantes dans le social. Les besoins sont immenses et l’apport de chacun peut être immensément utile.

Cette idée d’échange pourrait être au cœur d’un nouveau dispositif social à organiser au niveau local.

Il faut ajouter un bémol à la proposition d’échange. C’est celui de la dignité des personnes concernées. Car nous sommes confortablement installés dans nos positions sociales, intégrées, stables, et nous devons dès lors comprendre les sentiments de ceux qui souffrent souvent d’une réelle humiliation. Être aidé, ou « assisté », cela peut être dégradant, donc cela se cache. Or la solution de l’échange éclaire d’un coup de projecteur la personne en cette situation délicate. D’anonyme et d’invisible elle devient dénommée et visible. C’est une difficulté réelle à la mise en pratique de solutions de solidarité interactive. Il faut donc pouvoir veiller dans l’instauration des nouveaux mécanismes à inventer à cette dimension nécessaire de la dignité.

Juste un truc en passant sur les finances publiques,

« François Hollande – Oui, l’intérêt du pays l’emporte sur toute autre considération. Quel est l’intérêt du pays pour les quatre ans à venir ? C’est d’être plus compétitif globalement, être capable de prendre toute sa part dans la mondialisation, être plus solidaire entre catégories et entre générations. De ce point de vue, la dette publique est un sujet que nous avons collectivement intérêt à appréhender le plus tôt possible.
Je veux que l’opposition soit utile. Comme il se trouve que nous avons la responsabilité de la quasi-totalité des régions, de plus de la moitié des départements, et maintenant de la plupart des grandes villes de France, nous sommes une part du pouvoir. Nous ferons, nous aussi, au niveau des collectivités locales, des réformes, pour démontrer notre capacité à laisser aux générations suivantes un pays en meilleur état. »

(Le Monde édition du 19 avril 2008 : Réformer la France : mission impossible ?)

D’un coup, nous sommes tous devenus « hollandistes »! On doit commencer par balayer devant sa porte, et donc devant celle de notre collectivité territoriale, la ville, ainsi que devant celle de l’agglomération.

L’important pour les générations futures est qu’on diminue la dette. Et dans la dette de la France il y a toutes celles, consolidées, de l’Etat et de toutes les collectivités territoriales. Pour ces dernières c’est encore pour l’instant essentiellement pour les investissements qu’on emprunte. Pour l’Etat, c’est déjà pour le fonctionnement.

Ici à Annemasse, les ressources exceptionnelles des fonds frontaliers et du Casino permettent de limiter le recours à l’emprunt.

Mais structurellement on enregistre chaque année une progression globale des dépenses, notamment de fonctionnement, supérieure à l’inflation. Si bien qu’à terme la bonne santé financière actuelle sera compromise, sauf à la rétablir en augmentant les impôts locaux.

Dans ce contexte les affirmations de M PELISSIER, l’ancien adjoint aux finances de M BOREL l’ancien maire, prennent toute leur saveur. Il déclarait, naguère, que les impôts locaux devaient être augmentés au prétexte de dégager une « marge de manœuvre ». Je m’y étais opposé, et j’avais raison. La marge de manœuvre est une pure illusion. Il reste aujourd’hui une seule réalité : les impôts locaux ont été alors augmentés, et la « marge de manœuvre » s’est évaporée.

La seule marge de manœuvre consiste à laisser l’argent dans la poche des ménages. Tout le reste est pure illusion.

Et pour laisser l’argent dans la poche des ménages, il faut dépenser moins. C’est là que le bât blesse. Parce que les collectivités locales dépensent de plus en plus.

Ainsi la défunte 2C2A, aujourd’hui communauté d’agglomération, s’est lancée dans l’édification d’un siège. On peut se demander pourquoi il faudrait à tout prix, et en l’espèce à un prix d’environ 10 millions d’euros, que l’agglomération disposât d’un siège de prestige ?

On peut s’interroger sur la proposition sans cesse martelée, que les structures intercommunales ont d’abord pour but de rationaliser la gestion administrative et donc de réaliser des économies.

On peut douter qu’il y ait la moindre économie, puisque les mêmes services continuent d’exister au sein des communes, alors que la structure intercommunale en ajoute simplement de nouveaux. D’ailleurs observez s’il y a jamais la moindre diminution des effectifs dans les villes dont les communautés d’agglomérations sont issues, tant à Annemasse qu’ailleurs.

Le résultat de l’intercommunalité en termes d’économie de personnels est donc difficile à établir, c’est une litote. On peut même considérer qu’au contraire la structure intercommunale ajoute du personnel. L’effet serait donc inverse. C’est ce qu’on appelle un effet pervers ou encore un résultat contre-intuitif.

Et ce n’est pas tout. À cet élément il faut encore ajouter les dépenses nouvelles générées directement par la structure intercommunale.

Par exemple les dépenses pour un siège. C’est d’ailleurs une lapalissade. Pas de structure pas de dépense de cette nature.

Et là, avec Annemasse Agglo on ne va pas se plaindre, nous serons même gâtés. Non seulement il n’y aura aucune diminution de personnel, et même on peut craindre un accroissement. Mieux encore, on va commencer par dépenser 10 millions pour un siège. D’accord, la Communauté va nous rapporter 5 millions de plus de DGF, mais le mieux serait de ne pas commencer par dépenser 10 millions, même si en quelques années ce sera payé par l’Etat. L’Etat c’est nous.

Et est-ce vraiment utile d’avoir un siège ? Oui, répondent les thuriféraires, la communauté ne dispose même pas d’une salle de réunion, et j’en frémis simplement à l’évoquer, il lui arrive de devoir être hébergée à Annemasse à la salle MLK, ou encore à Ambilly à la Martinière. Voilà donc l’argument lâché. Une grande salle de réunion. Et puis où mettre le Président et les 23 vice-présidents ? On ne peut pas imaginer les mettre dans des locaux squattés dans différentes mairies. Il faut de la majesté il faut de la qualité, il faut de l’espace. Bref, il faut un siège. Et le personnel ? Vous n’avez aucun égard pour le personnel ? Celui de la 2C2A était et est entassé. Quelques fois à plusieurs par bureau. Mais pour le décomprimer, il n’était peut-être pas besoin de construire un siège.

Il reste donc que de nouvelles dépenses seront ajoutées aux dépenses existantes. Alors comment les justifier ?
Par le gain d’efficacité ? Mais sur ce point nous ne disposons d’aucun indicateur. Aucun indice. Aucune étude. Rien. C’est donc pour l’instant un simple article de foi. Il faut croire dans le gain de productivité. Et si cela ne se réalise pas ?

Quel esprit chagrin. Un vrai mécréant. Je me rassure en me disant que c’est uniquement le matin que je suis aussi pessimiste. Le soir, j’ai de l’espoir. Le soir, j’imagine ce bel immeuble tout scintillant de ses mille lumières. Il fait déjà parti du décor. Et j’ai ma réponse : « .. la dette publique est un sujet que nous avons collectivement intérêt à appréhender le plus tôt possible ». La réponse c’est l’avenir. Vous verrez, demain ce sera mieux !

Encore un instant, Monsieur le Bourreau. C’est si doux de dépenser sans jamais compter.

Et tout n’a pas été dit au Conseil, mais c’était quand même intéressant !

Brèves du Conseil

La séance du 17 avril 2008 aura été la première séance ordinaire du Conseil. Le rythme de croisière va bientôt être atteint. Ce Conseil suivait l’élection la veille de l’ancien Maire, M BOREL, à la présidence de l’Agglomération.

Au menu du Conseil il y avait beaucoup de questions de routine, et quelques surprises. On a d’ailleurs commencé par une surprise. Les lycéens (lesquels ?) manifestent ces temps. Aussitôt notre nouveau maire propose au Conseil de voter une motion de soutien. On voudrait supprimer des postes d’enseignants. Louis Mermet monte au créneau pour expliquer que la démographie est là, qu’on enregistre une baisse des effectifs des classes d’âge qui fréquentent les lycées, et que par voie de conséquence il était tout à fait naturel que les effectifs des professeurs baissent également. Il soulignait le caractère politique du vote, et indiquait aussi qu’on manquait de données sur la situation Annemassienne.

J’ai ajouté que la question n’était pas inscrite à l’ordre du jour, de sorte qu’on ne pouvait voter la motion et j’ai insisté sur l’absence de tout élément d’information sur la situation dans notre ville, de sorte qu’on ne pouvait voter alors que par ailleurs il s’agissait en prime d’un vote politique.

Plusieurs personnalités du Conseil sont alors venues expliquer que même si les effectifs d’élèves baissaient, la situation n’était pas satisfaisante parce que cela obligerait les professeurs à faire des heures supplémentaires. On a envie de dire : et alors ?

Pour finir, la question a été retirée, et la majorité va simplement faire une déclaration exprimant sa position sur la diminution des effectifs de professeurs.

C’est alors que nous sommes passés à un curieux épisode de notre feuilleton Annemassien. Il s’est agi d’élire 5 représentants de la majorité au CCAS (Centre communal d’action sociale). Et un représentant de la minorité. Et le scrutin devait être un scrutin de liste. Nous avions compris dans notre groupe que la candidature d’Anne Michel serait conjointement proposée. Et surprise, Sophie Fradet s’est présentée aussi. Il fallait donc passer au vote, et nous n’avions aucune chance de voir Anne élue puisque dans un scrutin de liste la majorité obtenait ses 5 sièges, et la liste Vigny raflait le siège restant. Mais nouvelle surprise, ou même coup de théâtre, si les candidats de la majorité étaient élus, eux sans surprise, en revanche Anne Michel était élue….Ce qui implique quelques votes dissidents. La vie démocratique est formidable, non ?

Une autre question discutée a été celle des subventions aux syndicats.
Dans un premier temps, j’ai demandé que l’on fasse deux votes : un pour les subventions qui ne posaient pas de problèmes particuliers, (anciens combattants, etc..) et un autre pour les subventions aux syndicats. On a donc voté en deux temps. J’ai demandé si on avait connaissance des comptes, comme pour toutes les associations. M BECQUET m’a affirmé que oui. J’ai exposé que ce n’était pas le rôle d’une commune de subventionner des syndicats. M le Maire m’a répondu que le code des communes le permet. Au fond, que ce soit prévu par la loi ne change en rien le problème. Ce qui est critiquable dans la situation actuelle est que ces  syndicats puissent recevoir un financement public, alors qu’ils ne sont pas des partis politiques, que pour les partis il y a d’ailleurs des règles strictes, et qu’ils devraient tirer leurs ressources de leurs adhérents.  Anne Michel, Louis Mermet et moi nous sommes abstenus. François Vigny votait Oui, ainsi que une de ses colistiers.

Election à la Communauté d’Agglomération

Sans surprise, mais dans la quasi-unanimité, Monsieur Robert BOREL a été élu Président de la Communauté, et M George DELEAVAL, vice-Président. Tous les maires et leurs adjoints se partagent les 23 vice-Présidences. Le Bureau a été constitué par l’ensemble des maires, etc.. Une soirée passionnante et riche d’évènements imprévus. Ainsi pour la 20° vice-Présidence y a-t’il eu une compétition entre deux Saint-Cerguois. Mais d’un autre côté, l’unanimité des désignations montre que cet organisme qui recevra 5 millions de DGF en plus, en raison de sa constitution et de la fusion des deux communautés, et parce que l’État encourage cette forme de coopération intercommunale, commence son existence dans le consensus. Et cela est bien. Le nouveau Président a souligné que l’agglomération Annemassienne est la deuxième du Département, et arrive en 8° place dans la région Rhône Alpes. C’est le signe d’une certaine taille.

Maintenant il faut espérer que cette forme de coopération ne soit pas un mille-feuille de plus, une structure rajoutée à celles existantes et entre les sigles desquelles on se perd, il faut espérer qu’elle constituera un progrès pour tous, qu’elle rationalisera la gestion. Mais, citoyens, soyons attentifs. Observons avec bienveillance son évolution, et sachons le jour venu tirer toutes les conséquences du bilan qu’il sera alors possible de réaliser.

À 60 000 habitants, on est moins seul, et nous serons donc nombreux à applaudir à son succès. Succès que nous pouvons lui souhaiter.

Château Rouge et boule-quiès

Erebus, grand lecteur de l’ordre du jour du conseil municipal, soulève dans celui de jeudi 17 avril une question bien pertinente. En effet il est proposé au conseil de voter une enveloppe de 145000 € HT pour réduire « des bruits sourds émis par les amplificateurs de guitare (qui) persistent dans les studios et la salle de concert ». Il remarque tout aussi pertinemment qu’est mentionné l’intervention de la MAIF assureur dommage-ouvrage des travaux qui viennent juste d’être réalisés, et il pose la question logique de savoir s’il ne serait pas judicieux de rechercher la responsabilité des entreprises et de l’architecte. C’est pile la question qu’il faudra poser jeudi. La réponse peut être qu’il s’agirait de travaux d’amélioration, auquel cas le problème subsisterait entier puisqu’alors l’ouvrage aurait été mal conçu. Une erreur de conception relève aussi de la responsabilité de l’architecte. Merci Erebus pour ces questions ! Elles seront posées.

Article du Groupe POUR ANNEMASSE dans le JIM (Journal d’Information Municipale) à paraître en mai 2008

L’aménagement de la ville.

Les relations entre l’opposition et la majorité .

Les résultats des élections commandent les relations entre la majorité et l’opposition, puisque la majorité, en rassemblant 52% des voix, ne représente finalement que 23,4% des électeurs inscrits. Il est de ce fait impossible à la majorité d’imaginer avoir un blanc-seing pour la durée du mandat.

Pour les grands choix du futur il sera nécessaire que l’opposition soit associée à la majorité, sans quoi la légitimité des décisions pourrait s’évanouir.

C’est sur cet axe des relations nécessaires que la liste POUR ANNEMASSE s’est engagée, en siégeant dans les commissions, en assumant les délégations qui lui ont été confiées, dans un esprit d’opposition constructive. Notre opposition entend conserver son indépendance, elle ne votera pas le budget et sera critique lorsque cela sera nécessaire, mais elle sera aussi un organe de propositions . 

L’amélioration du cadre de vie en est un exemple.

Nous avons soutenu l’idée qu’il fallait réaménager les trois places, et si nous divergeons sur la méthode, nous sommes d’accord avec la majorité sur cet objectif. Nous y travaillerons de tout cœur, et nous l’espérons, ensemble.

Le centre de la ville en sera transformé pour des décennies, et au lieu du chaos des automobiles un espace aménagé et paysagé nous donnera cette respiration tant mise à mal par le développement tous azimuts du béton.

Mais il ne faut pas s’arrêter à seulement cela. Il faut aller plus loin et aussi transformer la place du Clos Fleury. Le « clos fleuri (y) », le bien nommé, c’est tout un programme, alors allons y ! Comme pour la place de la Libération : les voitures dessous, un espace aménagé en surface. Le parking souterrain pourrait être relié directement avec le passage Jean Moulin. Qu’on imagine cette place avec une MJC refaite, les quelques bâtisses disgracieuses remplacées par des immeubles de bonne facture, un jardin.

Un autre projet cohérent avec cet objectif de l’amélioration du cadre de vie serait simple à réaliser : donnons à la Ville des arbres, partout où cela est possible, et nous bénéficierons de cette atmosphère sympathique que l’on trouve dans toutes les cités arborisées. Des arbres, des arbres et encore des arbres ! Et notre ville sera transformée.

Groupe « POUR ANNEMASSE »
Jean-Pierre Benoist – Louis Mermet – Anne Michel
adresse postale : Mairie d’Annemasse 74100 ANNEMASSE
pourannemasse@gmail.com

Subventions, subventions,

Eh oui, nous aurons à voter des subventions pour différentes associations. Sur le principe il n’y a que du positif. Mais il y a aussi des exceptions. Car il y a subvention et subvention. Par exemple, parmi les subventions qu’il est proposé de voter au conseil municipal, il y a celles pour différents syndicats.

C.G.T. U.N.S.A.
2.000,00 €
2.000,00 €
C.F.D.T. 2.000,00 €
F.S.U.    2.000,00 €
F.O.       2.000,00 €
C.F.T.C.  2.000,00 €
C.G.C.    2.000,00 €

La question est donc bien de savoir si c’est le rôle d’une commune de subventionner les syndicats. Quelqu’ils soient.

Personnellement j’hésite sur la réponse. Il y a bien entendu des arguments en faveur : les syndicats sont indispensables à l’équilibre des forces économiques, ils défendent les intérêts des salariés. Mais une commune n’a pas pour vocation de défendre les intérêts des uns ou des autres. Elle n’a pas non plus à utiliser l’argent des contribuables en faveur de mouvements qui ont une vraie dimension politique. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit en fin de compte. De politique. C’est comme si l’État se mettait à donner de l’argent à un parti. L’accepterait-on ? C’est peu probable.

Alors, je lance la discussion et la réflexion. Et j’attends vos commentaires ! Avant jeudi, bien entendu.

Ordre du jour du Conseil Municipal d’Annemasse du 17/04/08

ORDRE DU JOUR

Décisions

Aménagement du Parc Montessuit et de la rue Molière   avenant n°1 à la mission de maitrise d’œuvre confiée au groupement ATELIER FONTAINE (mandataire) et le CABINET UGLJET relatif à la modification de la répartition des honoraires : 67,25% pour l’ATELIER FONTAINE et 32,75% pour le CABINET UGUET

Marchés par procédure adaptée

Mise en conformité de l’alarme incendie, de l’éclairage de sécurité et d’ambiance

  au conservatoire de musique : travaux confiés au bureau d’études A.I.M.R./A.M.B.I.

(74) pour un forfait provisoire de 7.116,20 €TTC et un taux de rémunération de 8,50%   dans les locaux de l’Hôtel de Ville : travaux confiés à l’entreprise NORISKO

COORDINATION (74) pour un montant de 3.091,66 ETTC

AFFAIRES GENERALES

  1 I  Confirmation des mandats des membres des Conseils Consultatifs de quartiers

21  Désignation de représentants dans les commissions et organismes extérieurs

  Conseils Consultatifs
  Centre Hospitalier Intercommunal
  Syndicat d’Électricité, des Energies et d’Equipements de la Haute Savoie (SELEQ 74)
  Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d’Entretien de l’Arve et de ses Berges
  Centre Communal d’Action Sociale

RESSOURCES HUMAINES

3 J   Dispositions relatives à la « Journée de Solidarité»

URBANISME ET TRAVAUX

’41    Autorisation d’ester en justice dans le cadre d’un recours contre un permis de construire

24 rue du Chablais

51    Délégation de l’exercice du droit de préemption à l’occasion de l’aliénation d’un bien à

Annemasse Les Voirons Agglomération et à l’Établissement Public Foncier de la Haute
Savoie

61    Nouvelle dénomination de la section de voirie comprise entre la route de Bonneville et

le rond point situé à l’entrée de la rue du Pralère

71    Restructuration du Centre Nautique: lancement d’un concours restreint avec remise des

prestations (de niveau Esquisse +)81  Acquisition de mobilier scolaire pour le Groupe Scolaire Saint Exupéry   lancement de
  la consultation

9  Travaux de réduction des perturbations électromagnétiques au Centre culturel de
  Château-Rouge lancement de la consultation

101  Approvisionnement en fioul pour l’ensemble des bâtiments municipaux   lancement de
  la consultation

  FINANCES

11 j   CASINO   abattement supplémentaire pour manifestations artistiques

AFFAIRES SCOLAIRES ET SPORTIVES

121   Carte scolaire   rentrée 2008

131   Financement des postes de directeurs des MJC au titre de l’année 2008

141  Versement de la première moitié de la subvention relative aux conventions d’objectifs signées entre la Ville et les clubs sportifs

VIE PUBLIQUE

151   Subventions aux associations du service «vie publique»

161   Versement du solde de la subvention au Comité des Fêtes

AFFAIRES CULTURELLES

171  Versement des subventions aux associations à caractère culturel et de solidarité internationale

191    Versement de la subvention à Lettres Frontière

MAIRIE D’ANNEMASSE
Direction Générale
JIIP VB,2 03232

SEANCE DU CONSEIL
MUNICIPAL
DU 17 AVRIL 2008

NOTE EXPLICATIVE DE SYNTHESE
SUR LES AFFAIRES INSCRITES A L’ORDRE DU
JOUR
ART. 2121 12 CCT

AFFAIRES CENERALES

11   Confirmation des mandats des membres des Conseils Consultatifs de quartiers

Il est rappelé qu’en application de la « Charte de la Participation» approuvée en séance du Conseil Municipal du 15 décembre 2005, la Ville d’Annemasse a mis en place trois Conseils Consultatifs de quartiers.

Le règlement intérieur de ces Conseils prévoit une durée de mandat de trois ans des membres des différents collèges (Elus Municipaux, Acteurs Socio Economiqucs et Habitants). Le mandat des Habitants et des Acteurs Socio Economiques, élus en novembre 2006, devrait donc prendre fin en novembre 2009. Néanmoins, l’article L.2143 2 du Code Général des Collectivités Territoriales stipule que la composition des conseils est fixée pour une durée qui ne peut excéder celle du mandat municipal en cours. Suite au renouvellement complet du Conseil Municipal, il appartient donc à ce dernier, sur proposition dc Monsieur le Maire, de fixer la composition et la durée des Conseils Consultatifs.

Exceptionnellement et pour ne pas arrêter la dynamique qui s’est instaurée durant cette première année de travail, il est proposé au Conseil Municipal de conserver les mêmes membres au sein des Collèges des Acteurs Socio Economiques et des Habitants jusqu’à la fin de leur mandat initial, soit jusqu’à novembre 2009.

21   Désignation de représentants dans les commissions et organismes extérieurs

En complément des désignations arrêtées lors de la dernière séance du Conseil Municipal, il convient de désigner

  3 délégués pour chaque conseil consultatif de quartier (Centre Ville, Romagny et Quartiers Sud), soit 9 délégués

  les représentants au Conseil d’Administration du Centre Hospitalier Intercommunal;

2008

  5 délégués au Syndicat d’Électricité, des Énergies et d’Équipements de la Haute Savoie (SELEQ 74) ;

  3 délégués au Syndicat Intercommunal d’Aménagement et d’Entretien de PArve et de ses Berges;

  6 délégués au Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale:

Pour la nomination de ces derniers : les membres sont élus au scrutin de liste, à la représentation proportionnelle au plus fort reste, sans panachage ni vote préférentiel (article R. 123 8 du Code de l’Action Sociale et des Familles).

Pour l’ensemble de ces désignations les conseillers sont invités à déposer dès à présent leurs candidatures auprès de la Direction Générale des Services (Mme Vanessa BouchetPoste 1015)

RESSOURCES HUMAINES

31   Dispositions relatives à la « Journée de Solidarité
»

Il est rappelé que par décision gouvernementale, le lundi de Pentecôte redevient un jour férié, le principe d’une journée de solidarité choisie par la collectivité étant conservé. Il convient donc de fixer cette journée de solidarité.

Il est proposé au Conseil Municipal de décompter un jour calculé au prorata du temps de travail sur le nombre de congés annuels octroyés aux agents de la Ville d’Annemasse.

URBANISME ET
TRAVAUX

41  Autorisation d’ester en justice dans le cadre d’un recours contre un permis de construire 24 rue du Chablais

Par arrêté en date du 19 juillet 2007, un permis de construire a été délivré au profit du Groupe SORENTO SA. pour la construction d’un immeuble collectif d’habitation de 14 logements au 24 rue du Chablais à Annemasse.

Le 7 décembre 2007, une requête était présentée devant le Tribunal Administratif de Grenoble par la Société d’Avocats FAVRE DUBOULOZ COFFY, représentant Monsieur GUY Henri Claude, domicilié 22 rue du Chablais à Annemasse, tendant à l’annulation dudit permis, et ce suite au rejet du recours gracieux déposé le 17 septembre 2007. Le requérant conteste le contenu du dossier, l’accès et le système de parking à fonctionnement semi automatique, les règles de prospects et la conformité avec les règles de sécurité et d’incendie.

Il est proposé au Conseil Municipal d’autoriser Monsieur le Maire à ester en justice, de charger Maître AZEMA, avocat à Annemasse, de défendre les intérêts de la Ville dans les instances à venir dans le cadre de la procédure engagée et d’accepter le principe de versement d’acomptes à ce dernier.

5)  Délégation de l’exercice du droit de préemption à l’occasion de l’aliénation d’un bien à Annemasse Les Voirons Agglomération et à l’Établissement Public Foncier de la Haute Savoie

Il est rappelé que par délibération en date du 27 mars 2008, le Conseil Municipal a chargé Monsieur le Maire, par délégation, et pour la durée de son mandat, d’exercer certaines attributions relevant normalement de la compétence de l’assemblée délibérante, et ce, en vertu de l’article L.2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales.

Cet article prévoit notamment en son alinéa 15 traitant de l’exercice du droit de préemption, la faculté pour Monsieur le Maire de déléguer l’exercice du droit de préemption selon les dispositions de l’article L 213 3 du Code de l’Urbanisme dans les conditions que fixe le Conseil Municipal.

L’article susvisé précise que la délégation du droit de préemption peut être envisagée ponctuellement au bénéfice de l’Etat, d’une collectivité locale ou d’un établissement public y ayant vocation.

Dans ce cadre, il est proposé au Conseil Municipal de déléguer ponctuellement le droit de préemption en faveur:

  de l’Établissçment Public Foncier de la Haute Savoie afin de réaliser les acquisitions foncières ou immobilières en fonctions d’opportunités prédéfinies, en vue de la constitution de réserves foncières ou en prévision d’actions ou d’opérations d’aménagement  l’EPF permettant un portage foncier pour une période allant de 4 à 8 ans, la Ville récupérant les biens à l’issue de cette période moyennant des frais financiers modérés;

  d’Annemasse Les Voirons Agglomération afin de réussir la mise en oeuvre des orientations du
Programme Local de l’Habitat 2004 2008 approuvé par la Ville d’Annemasse et l’Agglomération.

61  Nouvelle dénomination de la section de voirie comprise entre la route de Bonneville et le rond point situé à l’entrée de la rue du Pralère

Dans le cadre de son opération de construction de quatre immeubles d’habitations collectives avenue du Léman (anciens terrains RENAULT), le groupe OMNIUM FINANCE sollicite la numérotation de son opération.

La numérotation existante de cette portion de l’avenue du Léman ne permettant pas l’affectation de nouveaux numéros et pour plus de cohérence, il est proposé au Conseil Municipal de prolonger l’avenue de Verdun jusqu’à la Route de Bonneville en renommant la portion susvisée, actuellement nommée avenue du Léman, avenue de Verdun (plan ci annexé).

7)  Restructuration du Centre Nautique : lancement d’un concours restreint avec

remise des prestations (de niveau Esquisse +)

Il est rappelé que la Ville d’Annemasse a inscrit dans sa programmation la restructuration de son Centre Nautique. Il est précisé que la construction de l’équipement sera réalisée par la Ville d’Annemasse et qu’Annemasse Les Voirons Agglomération assurera, pour sa part, la gestion de l’équipement dès la réception des travaux.

La programmation de l’équipement intègre donc la vocation intercommunale du bâtiment avec la prise en compte des besoins de la population de l’agglomération (scolaires et public).

Le projet consiste en la restructuration complète du bâtiment comprenant   la couverture du bassin extérieur de 50 m (1 000 m2) ;

  la restructuration des bassins intérieurs en vue de la création d’un bassin ludique et d’un bassin petite enfance (360 m2) ;

  la création d’un espace soin du corps (en option);   la création d’une aire de jeux d’eau extérieure;

  l’amélioration de la fonctionnalité et du confort;

  le réaménagement des locaux du personnel et administratifs;   la création de locaux d’entretien et dc rangement;

  et la mise aux normes réglementaires.

Cette opération intégrera également une démarche Haute Qualité Environnementale sans toutefois viser la certification.

Il est rappelé que la Commission Achats en date du 28 novembre 2007 a désigné le programmiste suivant groupement Bureau d’études AMEX (mandataire) (76) / Bureau d’études ECHOS (76). Ces derniers travaillent actuellement sur la définition du programme fonctionnel et technique de l’équipement et sur la définition du coût global de l’opération (investissement et exploitation). Il a, en outre, la mission d’assister le maître d’ouvrage dans la procédure de consultation du concours.

La rémunération prévisible du maître d’oeuvre étant supérieure à 206.000 €HT, le choix du maître d’oeuvre se fera obligatoirement par la procédure de concours. Il est donc proposé de procéder à un concours restreint anonyme limité à trois candidats qui concourront sur la base d’une « Esquisse + ».

Cette procédure prévoit, après avis d’appel public à concurrence, la sélection des candidats après examen et avis motivé d’un jury. Les trois candidats sélectionnés devront ensuite remettre une prestation à partir d’un dossier de consultation (contenant le programme de l’opération) qui leur sera adressé. Le jury examinera ensuite la conformité de ces prestations par rapport au règlement du concours, les évaluera et proposera un classement. Le pouvoir adjudicateur décidera du ou des lauréats du concours. Il engagera avec le ou les lauréats une négociation en vue d’attribuer le marché de maîtrise d’oeuvre pour la réhabilitation du centre nautique. Ce marché sera attribué par le Conseil Municipal au lauréat retenu (date prévisionnelle début 2009).

Conformément au Code des Marchés Publies, une prime sera allouée à chaque candidat retenu qui remettra une offre conforme au règlement de concours. Le montant de chaque prime (dont le maximum est fixé à 3) est de l’ordre de 48.000 EHT, sous réserve des conditions fixées au règlement du concours.

II convient aujourd’hui de préparer l’appel à candidature du concours et la phase de sélection des candidats qui devrait se terminer courant juin.

Il est proposé, conformément à l’article 24 du Code des Marchés Publies, de composer le jury de la manière suivante

Membres à voix délibérative

  Monsieur le Maire ou son représentant Monsieur Becquet;

  Les membres titulaires de la commission d’appel d’offres : Messieurs Boucher, Minchella,

Pacthod, Pirat, Madame Berlier (ou leurs suppléants) ;

  Les membres désignés par le Président du jury dont la participation présente un intérêt

particulier au regard de l’objet du concours:

*  Monsieur Couty, Maire Adjoint en charge des Sports;

*  Monsieur le Vice Président d’Annemasse Les Voirons Agglomération en charge des Sports;

*  Quatre membres désignés par le Président du jury ayant la même qualification ou qualification équivalente que celle des candidats.

Membres à voix consultative invités

  Le représentant de la Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la

Répression des Fraudes,

  Monsieur le Trésorier Principal.

Il est donc proposé au Conseil Municipal d’approuver le lancement d’un concours restreint sur «Esquisse + » limité à 3 candidats, de nommer les membres de la commission d’appel d’offres membres du jury et d’accepter la composition du jury pour cette opération telle que présentée ci¬dessus.

S j  Acquisition de mobilier scolaire pour le Groupe Scolaire Saint Exupéry  lancement de la consultation

La Ville d’Annemasse doit acquérir du mobilier scolaire afin d’équiper le groupe scolaire Saint¬Exupéry dont les travaux sont en cours d’exécution. TI est précisé qu’il sagira de marchés à bons de commande avec seuils minimum et maximum. Une consultation en deux temps  avec appel à candidature  sera lancée pour l’exécution de cette prestation, décomposée en 3 lots

Lot n° 1 « mobilier pour salles de classe, salle informatique, salle d’arts plastiques, mobilier de bureau, mobilier divers, etc. »

* Durée du marché : 2 ans à compter de sa notification;

* Seuil minimum : 85.000 €HT / seuil maximum: 155.000 €FIT.

  Lot n° 2 (<divers matériel de cuisine (chariots, trancheur à pain, étagères, lave vaisselle, chambres froides positives, etc.)

* Durée du marché : 1 an à compter de sa notification;

* Seuil minimum: 10.000 LilT / seuil maximum : 40.000 CHT.

  Lot n° 3 «petit électroménager (four à micro ondes, cafetière bouilloire, cuisinière, etc.) »

* Durée du marché : I an à compter de sa notification;

* Seuil minimum 1.000 €1 IT / seuil maximum : 5.000 CHT.

La livraison du mobilier s’effectuera en plusieurs phases et débutera à partir de juillet 2008. Les commandes s’échelonneront ensuite sur l’année 2009.

Il est proposé au Conseil Municipal de prendre acte du lancement de cette consultation.

91  Travaux de réduction des perturbations électromagnétiques au Centre culturel de Château Rouge   lancement de la consultation

La Ville d’Annemasse doit réaliser des travaux de réduction des perturbations électromagnétiques au Centre culturel de Château Rouge. En effet, depuis la mise en service des équipements de musiques amplifiées, des bruits sourds émis par les amplificateurs de guitare persistent dans les studios et la salle de concert. Le cabinet d’expertise SARETEC, mandaté par la MAIF assureur dommage ouvrage du chantier initial, a fixé le programme des travaux d’amélioration. Le maître d’oeuvre, le Cabinet BRIERE (74) ayant élaboré le dossier de consultation des entreprises, une consultation est lancée pour l’exécution de ces travaux, décomposés en 2 lots : Lot n° 1 <(Electricité » et lot n° 2 « Blindage Électromagnétique ».

Il est précisé que le coût prévisionnel des travaux est arrêté à 145.000 €HT et que le délai d’exécution des travaux est de 3 mois  démirrage des travaux courant mai 2008.

Il est proposé au Conseil Municipal de prendre acte du lancement de cette opération dont la procédure de passation est celle de la procédure adaptée.

101  Approvisionnement eu fioul pour l’ensemble des bâtiments municipaux  lancement de la consultation

Le marché de fourniture de fioul domestique pour les bâtiments municipaux arrivant à échéance le 31 juillet 2008, il est proposé au Conseil Municipal de procéder à son renouvellement.

Il s’agit d’un marché à bons de commande avec un seuil minimum annuel de 180 mètres cubes et un seuil maximum annuel de 700 mètres cubes. Il est précisé que le marché sera conclu pour une période initiale de I an à compter du i août 2008 et qu’il pourra être reconduit 3 fois 1 an, soit une durée totale possible avec le même fournisseur de 4 ans.

Il est proposé au Conseil Municipal de prendre acte du lancement de cette consultation par appel d’offres ouvert.

FINANCES

11f   CASINO   abattement supplémentaire pour manifestations artistiques

L’administration des finances vient de notifier le montant de l’abattement supplémentaire provisoire accordé au Casino au titre de la saison 2006/2007 pour sa participation au <(Festival Dansez ! » 2007 à Annemasse. Cet abattement provisoire s’élève à 75.500 €.

La Ville ayant déjà perçu le montant de la taxe sur les jeux de l’exercice 2007, il convient donc que la commune reverse la somme de 16.232,50 € au Casino d’Annemasse au titre de l’exercice 2006/2007  somme se ventilant comme suit:

  au titre du cahier des charges : 11.325,00 € ( 75.500 € x 15%);

  au titre des 10% de la part communale : 4.907,50€ (75.500€ x 65% x 10%).

Il est proposé au Conseil Municipal de reverser ladite somme au Casino d’Annemasse.

AFFAIRES SCOLAIRES ET
SPORTIVES

121   Carte scolaire   rentrée 2008

Suite à la construction de l’école Saint Exupéry, la Ville d’Annemasse a adopté la refonte de sa carte scolaire par délibération du 20 décembre 2007, sous réserve de la livraison des bâtiments. Néanmoins, les travaux ayant pris du retard, cette livraison n’interviendra qu’en septembre 2009.

Dans le but de faire face à l’accroissement des effectifs à la rentrée prochaine, un bâtiment provisoire sera installé dans la cour de l’école Jean Mermoz afin d’accueillir une classe maternelle de l’école Marianne Cohn ainsi qu’une classe maternelle supplémentaire de l’école Jean Mermoz.

Considérant qu’il est nécessaire de déterminer quels enfants du secteur de l’école Marianne Cohn seront concernés,

Considérant qu’il est important pour ces familles de limiter les déplacements afin d’acheminer leurs enfants à l’école, et qu’il est préférable de ne pas séparer les enfants de cette classe l’année prochaine,

Il est proposé au Conseil Municipal de décider que certains enfants dépendant du secteur actuel de Marianne Cohn seront scolarisés sur l’école Jean Mermoz pour l’année scolaire 2008 2009 et que les élèves concernés seront sélectionnés selon les trois critères suivants

  s’ils sont inscrits en petite section maternelle;

  s’ils n’ont pas de fratrie scolarisée à l’école élémentaire;   s’ils dépendent du futur secteur de l’école Saint Exupéry.

131   Financement des postes de directeurs des MJC au titre de l’année 2008

  MJC CENTRE

Par délibération en date du 30 septembre 2004, la ville d’Annemasse s’est engagée auprès de la Fédération des MJC en Rhône Alpes à financer le poste de Directeur de la MJC Centre.

Le coût d’un poste de directeur de MJC est évalué pour 2008 à 71.200 €.

Il est proposé au Conseil Municipal d’accepter de verser ce montant à la Fédération des MJC en Rhône Alpes (par tranches de 17.800 € par trimestre) et d’autoriser Monsieur le Maire à recouvrer la participation du Conseil Général au financement du poste.

  MJC SUD / MJC ROMAGNY

La ville d’Annemasse s’est engagée auprès de la Fédération des MJC en Rhône Alpes et du FONJEP à financer les postes de Directeur du Centre Social de la MJC Sud et de la MJC de Romagny, déduction faite de la participation de l’Etat.

Ces sommes sont versées par la Ville au FONJEP chargé à son tour de les reverser à la Fédération des MJC en Rhône Alpes.

Le coût d’un poste de directeur de MJC est évalué pour 2007 à 71.200 €. La participation de l’Etat s’élève à 7 259 E.

La participation de la Ville est donc appelée à hauteur de 63.941 € par MJC.

Il est proposé au Conseil Municipal d’accepter de verser ces montants au FONJEP (par tranches de 15.985 € par trimestre) et d’autoriser Monsieur le Maire à recouvrer les participations du Conseil Général au financement de ces postes.

141  Versement de la première moitié de la subvention relative aux conventions d’objectifs signées entre la Ville et les clubs sportifs

Par délibération du 27 novembre 2003, le Conseil Municipal a approuvé la reconduction du Plan Communal pour la Jeunesse. Dans ce cadre, les conventions d’objectifs sont destinées à la réalisation d’actions sportives éducatives en direction des jeunes au sein des clubs. Elles prévoient le versement d’une subvention annuelle correspondant à un mi temps ETAPS, soit 14.000 €.

Actuellement, six clubs sont signataires d’une convention d’objectifs : Annemasse Natation, Annemasse Volley 74, Annemasse Basket Club, l’Union Sportive d’Annemasse, le Vélo Club d’Annemasse et la Foulée d’Annemasse.

L’article 3 de la convention prévoit le versement de la première moitié de la subvention en début d’année. Les associations concernées ayant fourni à la Ville l’ensemble des documents requis, il est proposé au Conseil Municipal d’accepter de leur verser à chacune une subvention d’un montant de 7.000 €.

VIE PUBLIQUE

151   Subventions aux associations du service «vie publique»

Il est proposé au Conseil Municipal de verser aux associations locales relevant du service «vie publique » leur subvention annuelle:

* Union Locale des Anciens Combattants ( U.L.A.C.)  6.500,00£
* Libre pensée    200,00£
* Comité Local Ligue des Droits de l’Homme  1.200,00E
* Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (M.R.A.P.)  550,00E
* Association Départementale de Protection Civile et de Secours  2.100,00 €
* Prévention Routière  350,00 €
  * Annemasse Accueil (Accueil des villes de France)  350,00 €
  * Entente interdépartementale de lutte contre la rage  4.644,00E
  <‘Office des associations  1.200,00£

Organisations syndicales

C.G.T. U.N.S.A.

2.000,00 €
2.000,00 €

C.F.D.T.    2.000,00 €
F.S.U.    2.000,00 €
F.O.    2.000,00 €
C.F.T.C.    2.000,00 €
C.G.C.    2.000,00 €

161   Versement du solde de la subvention au Comité des Fêtes

Considérant l’implantation de l’association au sein de la commune d’Annemasse et son expérience dans le domaine de l’animation, il est proposé de soutenir financièrement le programme d’animation proposé par le Comité des Fêtes pour l’année 2008. Ce programme comprend notamment le carnaval des 12 et 13 avril prochains et l’organisation des théâtres de verdure. La subvention annuelle a été fixée à 115.000 €.

Les 3/l2′ de cette subvention ayant été versés par délibération en date du 24 janvier 2008, il est proposé au Conseil Municipal d’en verser le solde, soit 86.250€.

AFFAIRES CULTURELLES

171  Versement des subventions aux associations à caractère culturel et de solidarité internationale

Compte tenu de l’implication des associations dans l’animation de la Ville, il est proposé au Conseil
Municipal de verser les subventions de fonctionnement suivantes

  Villa du Parc

* versement des 9112èmes : 96.897,75 €

* subvention exceptionnelle (Exposition d’été) : 2.000,00 €

  Théâtre du Torrent

* subvention ordinaire : 7.630,00 €

* subvention exceptionnelle (Masque d’Or) : 1.500,00 €

  Fox Compagnie

* subvention ordinaire :l1.5Q0,00 €

* subvention exceptionnelle (Festival d’Avignon) : 2.000,00 €

  FBI Prod : 2.000,00 €
  Choeur renaissance : 600,00 €
  OVVA (Orchestre à Vent de la Ville d’Annemasse) : 12.000,00€
  A.C.E.M.M.A. : 2.000,00 €

(Association des Concerts de l’École de Musique Municipale d’Annemasse)   Lustig’ Music: 10.000,00 €   Donneurs de Voix : 300,00 €   Diletto Musicale: 1.000,00 €   Namascae (subvention exceptionnelle   soutien saison musicale) : 5.000,00 €   Aide Technique Bénévole (A.T.B.) : 6.000,00 €

18 I   Versement de la subvention à Lettres Frontière

Il est rappelé que l’opération transfrontalière «Lettres Frontière» a pour objet de promouvoir, à travers des actions et des rencontres entre les bibliothèques des villes adhérentes, la littérature suisse romande et de Rhône Alpes.

Vu la délibération en date du 21 septembre 2006 par laquelle le Conseil Municipal a approuvé les termes d’une convention relative à l’organisation de l’opération Lettres Frontière, notamment le principe du versement à l’association d’une participation financière annuelle,

Et compte tenu de l’implication de la Bibliothèque municipale dans l’opération Lettres Frontière, il est proposé au Conseil Municipal de verser à l’association une subvention de fonctionnement de 4.000 € pour l’année 2008.

Le social doit être un domaine de réflexion.

Il est utile de revenir sur la question du social, celle qui nous divise, entre la « majorité » et « l’opposition ». Qui nous divise plus formellement que sur le fond, parce que je crois que tous nous pourrions nous accorder sur ces questions, à la seule condition de bien définir de quoi on parle, et quels sont les objectifs. Ce qui d’ailleurs est le premier temps d’une démarche qui exclut comme seule réponse la réponse quantitative.

L’enjeu pourrait se définir ainsi :ou bien on fait la charité en donnant directement de l’argent aux pauvres, ou bien on leur donne d’abord des fonctionnaires de la charité qui ont mission d’administrer la distribution.

Mais pourquoi donc faut-il qu’un corps de fonctionnaires soit en interface entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent. Encore que parler de ceux qui donnent est un raccourci trompeur puisqu’il y a la médiation de l’État, qui fait notre particularité culturelle. L’État au sens le plus large de ses multiples appareils et instances, du local au national. C’est l’État qui donne. C’est cela notre modèle social. L’État donne, l’État donne par la médiation de ses fonctionnaires sociaux.

Une charité administrée directement à ses destinataires par ses « fournisseurs » gênerait, dérangerait, et serait rejetée par tout le monde ou presque. On sent qu’elle contrarierait la dignité de ceux qui reçoivent. Cette dignité humaine, qui est justement sacrée. Et l’on sent immédiatement qu’instaurer un lien direct entre les deux, les donateurs et les donataires, se dégraderait et transmuerait en un lien d’allégeance, de clientélisme, de pouvoir, d’autant plus insupportable qu’il serait direct. Et le génie français est justement d’avoir fait échapper la société à la puissance des potentats locaux en développant l’État. Derrière chaque administré et assisté, il y a un citoyen, et derrière chaque citoyen il y a un électeur. Et derrière chaque électeur, une femme ou un homme. C’est au nom de la liberté aussi qu’on refuse l’allégeance au puissant de proximité.

Erreur pourtant que de croire que par le développement de l’État on échapperait au pouvoir , parce que si le pouvoir proche est insupportable par sa proximité même, le pouvoir lointain n’en est pas moins puissant et attentatoire à la liberté. Mais erreur commune qui comme toute erreur universelle finit par faire la vérité et la loi. Erreur, car l’État est un instrument de pouvoir encore plus violent, plus totalitaire que tous les autres. On paye l’illusion de cette liberté par une servitude plus grande encore.

Cette psychologie du pouvoir n’épuise pas la problématique, elle constitue simplement l’un des piliers de la réflexion. Cette réflexion qui plus prosaïquement doit aussi s’intéresser à nos finances publiques, et plus encore s’intéresser à l’efficacité intrinsèque de notre modèle collectif du social.

En d’autres termes l’argent des contribuables, car ce n’est au fond que cela, est il bien employé en irriguant ce système État-fonctionnaires sociaux-personnes aidées ? Chaque euro dépensé pour l’aide n’est il pas absorbé par la machine chargée de le distribuer ? Si l’on répond oui, il faut aussi s’intéresser à la proportion de cette absorption. À son efficacité. Et pour répondre à ces nouvelles questions, il faut les étudier.

Sans nécessairement par cette étude entrer dans une logique purement comptable, mais au contraire rester dans une perspective simple. Celle de la maximalisation de l’effort collectif en faveur de ceux qui en ont besoin.

Ce qui participe de cette autre idée simple qui est celle de la bonne utilisation des deniers publics.

Et nous pouvons tous commencer à nous interroger, à interroger les décisions, à nous intéresser aux études qui pourront être faites, ou encore celles que nous souhaitons voir faire. Ce qui nous reconduit au coeur de la décision prise le 27 mars 2008 par le Conseil Municipal, et qui est frappante.

Il s’agit d’intervenir dans une Zone Urbaine Sensible, où les besoins sont comme nous le savons, constants, pour apporter, c’est le titre du projet, plus de cohésion sociale. On est ici au coeur de cette problématique. Et la réponse que nous donnons passe en proportion importante par un accroissement du nombre des personnels « sociaux ».

Peut-il en aller différemment, c’est toute la question.

Le parking Montessuit, le parc, et les autres espaces

Extrait du site de la mairie : « Le parking Montessuit accueillera ses premiers usagers au deuxième
semestre 2008. En surface, le parc municipal sera réaménagé et agrandi
de 2200 m² (qui s’ajouteront aux 15400 m² actuels) grâce à la “
requalification ” du site du Clos Granier. De nouvelles essences feront
leur apparition et côtoieront les arbres remarquables de l’espace boisé
actuel ».

Sur l’augmentation de la surface d’espaces verts, U-NA-NI-MI-TÉ ! On souffrira même les excès du langage à la mode-intello-bureaucrate-urbaniste, la « requalification » (sic), pourvu que la ville devienne plus respirable.

Mais au fait, et le délicieux parc de la Fantasia ? Et si on l’aménageait une bonne fois pour toutes ? On en profiterait pour obliger la SNCF à nettoyer les talus de la voie ferrée. Je propose même que sur ce point la commune use de contrainte judiciaire pour l’obliger, si elle devait rencontrer de la mauvaise volonté. Ce serait un nouvel espace de repos.

Nous aurons aussi à nous intéresser au futur proche du boulevard urbain qui ouvrira une voie des plus utiles, et aussi permettra l’aménagement d’espaces verts latéraux.

Enfin, j’espère et nous espérons tous que ces prochaines années verront l’aménagement des 3 places.

Paysagistes, au travail !

L’effort pour le secteur social

Réflexions sur le social

À la séance du Jeudi 27 mars 2008, il a été soumis au Conseil Municipal d’Annemasse  une proposition destinée à la mise en œuvre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale, dit en abrégé CUCS.

Il s’agit d’un ensemble d’actions qui découlent de l’analyse conduite par des groupes de travail et d’experts rémunérés, et qui elles-mêmes font suite à un autre programme dénommé Contrat de Ville.

Tous les quartiers ne sont pas éligibles au CUCS, on s’en douterait. C’est donc destiné principalement à la ZUS (Zone Urbaine Sensible), qui constitue son champ territorial d’application.

La problématique est donc celle des quartiers dits « difficiles ».

Le CUCS programme ces actions sur trois ans, ce qui dépasse le cadre de l’annualité du budget.

Ce qui a été voté c’est un premier budget.

L’intéressant dans les chiffres est qu’ils reflètent avec précision les modalités de la mise en œuvre d’un programme social.

Ont donc été votées les actions suivantes avec leur budget :

Équipe opérationnelle, dépenses de fonctionnement 15800 €
Information participation des habitants 3000 €
Séances de cinéma en plein air, subvention Région -5000 €, 7000 €
Soutien logistique aux associations intervenant sur le quartier 23700 €
Fonctionnement et animation des espaces de proximité 25000 €
Intensification du travail social (à déduire subvention Région de -41226 €)2 postes conventionnés 3 postes service logement 168478 €
Soutien au réseau d’éducation prioritaire REP, à déduire subvention de 13183 €, 37665 €
Service prévention médiation et alerte éducative, à déduire subvention 51616 €, 172055 €
Gestion urbaine et sociale de proximité, -sur entretien réalisé en concertation avec les habitants, à déduire subvention -30400 €, 38952 €
Lutte contre la discrimination à l’emploi, à déduire subvention Région – 5000 €, 10000 €
Participation de la ville à la surveillance des parkings souterrains 34000 €
Total 535650,00 €

On aperçoit immédiatement l’importance de cet investissement, mais aussi la ventilation de ces dépenses.

Les deux plus gros postes sont le service de prévention et médiation, et il s’agit apparemment des frais de personnel, et l’intensification du travail social qui se résume en l’embauche de personnels.

Au total 340533,00 € sur 535650,00 € c’est à dire 64 % du montant total.

Ce qui pose question.

La question, tirée de ce cas particulier, mais qui a un caractère général, est de savoir pourquoi, en France, la voie choisie pour l’investissement social, est celle de l’investissement dans le personnel administratif qui traite du social. En d’autres termes, la question est de savoir si l’effort budgétaire pour le social ne serait pas absorbé principalement par le coût du personnel dédié au social, et si les bénéficiaires finaux, ceux pour qui la solidarité est nécessaire, ne verraient pas ainsi l’aide qui leur est destinée, diminuer d’autant.

Mais peut on imaginer une autre solution ?

C’est sur ce point qu’il convient de réfléchir. Car personne ne peut prétendre connaître la solution. La pratique française, qui s’illustre ici dans cet exemple, annemassien constitue une réponse. Elle considère que la dimension éducative du secteur social justifie l’intervention de personnels toujours de plus en plus nombreux puisque les besoins sont sans cesse plus importants. On est d’ailleurs pris de vertige.

Mais c’est une réponse. Il nous faut tout examiner pour maximiser l’efficacité de la dépense publique.

Dossier de Presse pour le Conseil du 27 mars 2008

Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

MAIRIE D’ANNEMASSE

Direction Générale

SEANCE DU CONSEIL
MUNICIPAL
DU 27 MARS 2008

    NOTE EXPLICATIVE DE
SYNTHESE
    SUR LES AFFAIRES INSCRITES A
L’ORDRE DU JOUR
r     ART. 2121 12
CGT

AFFAIRES GENERALES

1!    Délégation du Conseil Municipal au Maire en vertu de l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales

Il est rappelé que l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales prévoit que le Maire peut être chargé, par délégation du Conseil Municipal et pour la durée de son mandat, d’exercer certaines attributions relevant normalement de la compétence de l’assemblée délibérante.

Il est proposé au Conseil Municipal de déléguer à Monsieur le Maire les compétences prévues par cet article selon le projet de délibération ci annexé.

Par ailleurs, il est proposé de préciser les dispositions de l’alinéa 3 dudit article  alinéa relatif à la réalisation des emprunts inscrits au budget  tel qu’indexé à la note explicative de synthèse.

2    Approbation de l’organigramme de la Mairie et création des postes de conseillers municipaux chargés d’un mandat spécial

Il est proposé au Conseil Municipal
  d’approuver l’organigramme fixant l’organisation de la Mairie (document ci annexé);

  et de prendre acte de la création de postes de conseillers chargés d’un mandat spécial tels que figurant sur ledit organigramme.

31    Désignation des représentants de la Ville dans les différentes commissions et organismes extérieurs

Il est proposé au Conseil Municipal de procéder à la désignation des représentants de la Ville dans les différentes commissions et organismes extérieurs détaillés dans le tableau ci joint.

Les conseillers sont invités à déposer dès à présent leurs candidatures auprès de la Direction Générale des Services (Mme Bouchet Poste 1015)
 
Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

RESSOURCES HUMAINES

41     Indemnité des Élus   nouvelle répartition

Conformément à la loi du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, l’enveloppe budgétaire est constituée par le montant total des indemnités maximales dues au Maire et aux Adjoints comprenant notamment les majorations Chef Lieu de Canton et Station Touristique, votées par le Conseil Municipal, ainsi que la Majoration D.S.U considérant que la Ville en est actuellement attributaire. Cette enveloppe peut donc s’élever au maximum à 373.348,32 €.

11 est proposé au Conseil Municipal d’accepter d’appliquer le texte susvisé à compter du 18 mars 2008 selon le tableau récapitulatif ci annexé et de fixer l’enveloppe budgétaire à 373.348,32 € pour l’année 2008.

S I     Crédit Formation des Élus   enveloppe

En application de la Loi n° 2002.276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, les Elus Locaux ont droit à une formation adaptée à leurs fonctions auprès d’organismes agréés par le Ministère de l’Intérieur.

Les frais de formation constituent une dépense obligatoire pour la Commune dans la limite de 20 % du montant total des indemnités de fonction susceptibles d’être allouées aux Élus de la Collectivité.

En conséquence, il est proposé

  de prévoir une enveloppe maximum budgétaire de 20 % du montant total des crédits ouverts au titre des indemnités 2008 soit 373.348,32 € x 20 Vu = 74.669,66 €.

  et d’assurer la répartition de cette enveloppe par liste ayant obtenu des sièges au Conseil

Municipal

    1°! Liste Christian DUPESSEY:    1.914,61 € x 30 = 57.438,26 €
    2°f Liste François VIGNY:    1.914,61 € x 6 = 11.487,60 €
    3°fListe Jean Pierre BENOIST:    1.914,61€ x 3 = 5.743,80€

URBANISME ET TRAVAUX

61    Exercice du droit de priorité pour l’acquisition d’un terrain appartenant à l’Etat au lieu dit « Cassan»

Par déclaration d’intention d’aliéner déposée en date du 20 février 2008. l’Etat, représenté par Monsieur le Directeur des Services Fiscaux de la Haute Savoie, a fait connaître son intention de vendre les biens cadastrés section B sous les n° 4380 et 4381 d’une contenance totale de 1.660 m2 situés au lieu dit « Cassan», au prix de 415.000 euros.

Cette intention de vendre a été notifiée à la Commune d’Annemasse en application des nouvelles dispositions de l’article L. 240 1 du Code de l’Urbanisme instituant en faveur des communes notamment, un droit de priorité sur tout projet de cession appartenant à l’Etat « en vue de la réalisation, dans l’intérêt général, d’actions ou d’opérations répondant aux objets définis à l’article L. 300 1 du Code de l’Urbanisme ou pour constituer des réserves foncières en vue de permettre la réalisation de telles actions ou opérations ».

2f7
Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

La Ville d’Annemasse (propriétaire du terrain mitoyen) étant intéressée par l’acquisition de ces parcelles en vue de la réalisation de logements sociaux avec un partenaire social, il est proposé au Conseil Municipal de procéder à l’acquisition desdites propriétés de l’Etat dans les conditions susvisées et d’autoriser Monsieur le Maire à signer l’acte à intervenir ainsi que toutes pièces nécessaires à la conclusion de ladite vente.

AFFAIRES SCOLAIRES ET SPORTIVES

71     Subvention de fonctionnement à divers structures

Afin de soutenir leurs activités, il est proposé au Conseil Municipal de verser le solde des subventions de fonctionnement (9/12è » »‘) aux associations suivantes

  Subvention aux trois MJC

MJC Centre

  Au titre de la subvention ordinaire de fonctionnement: 120.150 €

  Au titre de la subvention destinée à financer des actions prévues dans le cadre du Plan Communal pour la Jeunesse : 48 518 €

Centre Social MJC Sud:

  Au titre de la subvention ordinaire de fonctionnement: 148.634 €

  Au titre de la subvention destinée à financer des actions prévues dans le cadre du Plan Communal pour la Jeunesse : 67.779 €

MJC Romagny:

  Au titre de la subvention ordinaire de fonctionnement: 67.405 €

  Au titre de la subvention destinée à financer des actions prévues dans le cadre du Plan Communal pour la Jeunesse :49.166 €

  Subvention à la MJC Sud pour le financement du poste d’animateur jeunes

Conformément aux termes de la convention de partenariat liant la Ville et le Centre Social MJC Sud, il est proposé au Conseil Municipal de verser à la MJC Sud le solde de la subvention équivalente à la totalité du coût salarial de l’animateur « Animations décentralisées » (9/]2é »‘), soit la somme de 23.297€.

  Subvention au Sou des Écoles Laïques d’Annemasse

Afin de soutenir l’activité de l’Association du Sou des Écoles Laïques d’Annemasse, il est proposé au Conseil Municipal de verser le solde de la subvention ordinaire de fonctionnement (9/12m) attribuée à cette association, soit la somme de 23.375 €.

3/7
Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

  Subvention à l’Office Municipal des Sports

11 est proposé au Conseil Municipal de verser le solde de la subvention de fonctionnement dévolue à l’Office Municipal des Sports (9/l2èmes), soit la somme de 10.025 €.

8     Subventions aux associations à caractère périscolaire

Dans le cadre du budget primitif 2008, ii est proposé au Conseil Municipal de verser les subventions de fonctionnement aux associations à caractère périscolaire suivantes

  Conseil Local des Parents d’élèves du groupe La Fontaine   Conseil Parents d’élèves Ecole du Centre   Conseil Local des Parents d’élèves de Bois Livron   Pages Ouvertes   APE Jean Mermoz   APE des Hutins   APE Centre Bibliothèque Junior

POLITIQUE DE LA VILLE ET AGENDA 21

91        Soutien logistique aux associations:

550,00 €
550,00€
550,00 €
1200,00€
550,00E
550,00 €
500,00 €

  subvention à l’Union Locale C.L.C.V (Consommation, Logement, Cadre de Vie)

L’association C.L.C.V., dont le but est l’amélioration du logement et du cadre de vie, est à ce jour le seul interlocuteur des bailleurs sociaux et des pouvoirs publics agissant dans le domaine du logement sur la Zone Urbaine Sensible d’Annemasse.

Pour l’armée 2008, l’association souhaite conduire les actions suivantes

•    Permanences auprès des habitants;

•    Renforcement du lien social grâce à l’opération « immeuble en fête» en privilégiant les initiatives des habitants

•    Soutien et conseil aux locataires concernés par la démolition de leur immeuble (Château Rouge et Livron) dans le cadre du projet de renouvellement urbain

•    Formation des bénévoles.

Afin d’aider cette association à mener à bien ces actions, il est proposé au Conseil Municipal d’accepter de lui verser une subvention de 2.000 €.

  subvention à la MJC Sud

L’accompagnement et le soutien de la maison de quartier sont des actions prioritaires inscrites dans le Contrat Urbain de Cohésion Sociale de la Ville d’Annemasse.

4/7
Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

Dans ce cadre, la M.J.C. Sud bénéficie, en plus de sa dotation financière globale, d’une enveloppe non affectée qui permet de financer les projets initiés par les jeunes tels que

•    La gestion de l’Espace Jeunes, qui fonctionne avec des animateurs permanents et une équipe de jeunes responsables bénévoles

•    La mise en place d’actions multiculturelles;

•    L’organisation d’activités de loisirs autour du sport et de la culture;

Le coût total de ces actions s’élevant à 120.300 €, la Ville est sollicitée, pour sa part, à hauteur de 13.000€. Il est donc proposé au Conseil Municipal de verser ladite subvention à la MJC Sud.

  subvention à l’Association Kinder Educ

L’association Kinder’ Educ, dont le but est de proposer un accompagnement scolaire à des enfants (du primaires et du collège) habitant la ZUS du Perrier, propose des temps de soutien scolaire dans les espaces de proximité mis à disposition par la Ville. Elle fonctionne grâce aux bénévoles, essentiellement des lycéens du quartier (une dizaine de jeunes volontaires) qui assurent trois permanences par semaine.

En 2008, les jeunes bénévoles de l’association s’investiront également dans des projets collectifs organisés sur la Zone Urbaine Sensible : participation aux séances de cinéma en plein air et aux animations avant séance, visites de bibliothèques, etc.

Il est proposé au Conseil Municipal de verser une somme de 2.900 € à cette association pour financer notamment la formation des bénévoles et l’achat de petit matériel pédagogique.

101    Contrat Urbain de Cohésion Sociale (C.U.C.S.)   programme d’actions 2008 du contrat particulier de la Ville d’Annemasse

Pour l’année 2008, conformément aux directives préfectorales et aux instructions de l’Agence pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des chances), il est proposé au Conseil Municipal d’autoriser Monsieur le Maire à engager les actions de la programmation du C.U.C.S. suivantes:

  Équipe Opérationnelle   Dépenses de fonctionnement
    Dépense évaluée à:    15.800€

  Information, communication, participation des habitants
    Dépense évaluée à:    3.000 €

  Séances de cinéma en plein air et animation pré séances
    Dépense évaluée à:    7.000 €

    Subvention sollicitée auprès du Conseil Régional :    5.000 €

  Soutien logistique aux associations intervenant sur le quartier

Dépense évaluée à :     23.700 €

5/Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

  Fonctionnement et animation des espaces de proximité
    Dépense évaluée à:25.000 €

  Intensification du travail social
    Dépense évaluée à:    168.478 €
    Participation conventionnée avec le Conseil Général     41.226€

    (2 postes conventionnés et 3 postes du service logement)

  Soutien au Réseau d’Education Prioritaire   Écoles maternelles et élémentaire

Dépense évaluée à: 37.665C
    Subvention sollicitée auprès de l’ACSE :    13183 €

  Service Prévention, Médiation et Alerte Éducative
    Dépense évaluée à:    172.055 € e ‘

    Subvention sollicitée auprès de l’ACSE:
        51.616 E

  Gestion urbaine et sociale de proximité   sur entretien réalisé en concertation avec les habitants

Dépense évaluée à        38.952 €
    Subvention sollicitée auprès du Conseil Régional    30.400 €

  Lutte contre les discriminations à l’emploi
    Dépense évaluée à    10.000 €

    Subvention sollicitée auprès du Conseil Régional    5.000e

  Participation de la Ville à la surveillances des garages sous terrains de la Z.U.S.
    Dépense évaluée à:     34.000c

Il est proposé au Conseil Municipal

  de prendre acte des actions susvisées,   de solliciter la participation de l’ACSE s’élevant à 64.799 E,   et de solliciter la participation du Conseil Régional s’élevant à 40.400 E.

11 J    Adhésion aux associations Prioriterre et Rhônalpénergie Environnement dans le cadre de l’Agenda 21

Il est proposé au Conseil Municipal de renouveler l’adhésion de la Ville à l’Association « PRIORITERRE ». 11 est rappelé que cette association favorise la pérennisation et le partage des ressources naturelles de la planète en incitant à la modification des comportements d’achat, de consommation d’énergie et d’utilisation de l’eau et des matières premières. Pour ce faire, elle travaille en partenariat avec les collectivités locales, dont la Ville d’Annemasse, avec qui elle a notamment développé le projet EDEN visant à sensibiliser les enfants de l’école primaire aux énergies renouvelables (conférences, fourniture d’outils pédagogiques pour la fête de la science, etc.).

Il est précisé que le renouvellement de l’adhésion s’élève à 600 E.

6/7Note explicative de synthèse Conseil Municipal du 27 mars 2008

Par ailleurs, il est proposé d’adhérer à l’agence régionale Rhônalpénergie Environnement dont le but est de répondre aux besoins d’information, de conseil et d’assistance des collectivités locales en matière d’Thvrgie. Il est rappelé que c’est sur proposition de cette agence que le projet Agenda 21 s’est consthti et que la Ville, via une convention signée en 2007, bénéficie d’une assistance concernanl : l’élaboration d’un bilan 2004 2007 de réalisation du plan d’actions de l’Agenda 21, la définition c, nouvelles actions, la hiérarchisation des actions à réaliser et la mise en place d’une méthode d’évaluation participative de l’Agenda 21.

Il est précisé que la cotisation au titre de l’année 2008 s’élève à 2.862 €.

7/7PROJET DE DELIBERATION

Objet :    Délégation du Conseil Municipal au Maire en vertu de l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales

Il est rappelé que l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales prévoit que le Maire peut être chargé, par délégation du Conseil Municipal et pour la durée de son mandat, d’exercer certaines attributions relevant normalement de la compétence de l’assemblée délibérante:

1.    D’arrêter et de modifier l’affectation des propriétés communales utilisées par les services publics municipaux;

2.    De fixer, dans les limites déterminées par le Conseil Municipal, les tarifs des droits de voirie, de stationnement, de dépôt temporaire sur les voies et autres lieux publics, et d’une manière générale, des droits prévus au profit de la commune qui n’ont pas un caractère fiscal;

De procéder, dans les limites fixées par le Conseil Municipal, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget, et aux opérations financières utiles à la gestion des emprunts, y compris les opérations de couvertures des risques de taux et de change, ainsi que de prendre les décisions mentionnées au Ill de l’article L. 1618 2 et au a de l’article L,2221 5 l, sous réserve des dispositions du c de ce même article, et de passer à cet effet les actes nécessaires

4.    De prendre toute décision relative à la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et des accords cadres passés en procédure adaptée en fonction de leur montant, ainsi que toute décision concernant leurs avenants qui n’entraînent pas une augmentation du montant du contrat initial supérieure à 5%, lorsque les crédits sont inscrits au budget

De décider de la conclusion et de la révision du louage des choses pour une durée n’excédant pas douze ans;

6.    De passer les contrats d’assurance ainsi que d’accepter les indemnités de sinistre y afférentes;

7.    De créer les régies comptables nécessaires au fonctionnement des services municipaux;

8.    De prononcer la délivrance et la reprise des concessions dans les cimetières;

9.    D’accepter les dons et legs qui ne sont grevés ni de conditions ni de charges;

10. De décider l’aliénation de gré à gré des biens mobiliers jusqu’à 4.600 E;

li. De fixer les rémunérations et de régler les frais et honoraires des avocats, notaires, avoués, huissiers de justice et experts

12. De fixer, dans les limites de l’estimation des services fiscaux (domaines), le montant des offres de la commune à notifier aux expropriés et de répondre à leurs demandes
13. De décider de la création de classes dans les établissements d’enseignement;

14. De fixer les reprises d’alignement en application d’un document d’urbanisme;

15. D’exercer au nom de la commune, les droits de préemption définis par le Code de l’Urbanisme, que la commune en soit titulaire ou délégataire, de déléguer l’exercice de ces droits à l’occasion de l’aliénation d’un bien selon les dispositions prévues au premier alinéa de l’article L.213 3 de ce même code dans les conditions que fixe le Conseil Municipal

16. D’intenter au nom de la commune les actions en justice ou de défendre la commune dans les actions intentées contre elle, dans les cas définis par le Conseil Municipal

17. Dc régler les conséquences dommageables des accidents dans lesquels sont impliqués les véhicules municipaux dans la limite fixée par le Conseil Municipal;

18. De donner, en application de l’article L. 324 1 du Code de l’Urbanisme, l’avis de la commune préalablement aux opérations menées par un établissement public foncier local;

19. De signer la convention prévue par le quatrième alinéa de l’article L. 311 4 du Code de l’Urbanisme précisant les conditions dans lesquelles un constructeur participe au coût d’équipement d’une zone d’aménagement concerté et de signer la convention prévue par le troisième aliéna de l’article L. 332 11 2 du même code précisant les conditions dans lesquelles un propriétaire peut verser la participation pour voirie et réseaux;

20. De réaliser les lignes de trésorerie sur la base d’un montant maximum autorisé par le Conseil Municipal

21. D’exercer, au nom de la commune et dans les conditions fixées par le Conseil Municipal, le droit de préemption défini par l’article L. 214 l du Code de l’Urbanisme;

22. D’exercer au nom de la commune le droit de priorité défini aux articles L. 240 l et suivants du Code de l’Urbanisme.

Les décisions prises par Monsieur le Maire, en vertu de cette délégation, sont soumises aux mêmes règles que celles qui sont applicables aux délibérations des Conseils Municipaux.

En cas d’absence ou d’empêchement de Monsieur le Maire, les décisions relatives aux matières ayant fait l’objet de la présente délégation peuvent être prises par le Premier Adjoint dans l’exercice de la suppléance de Monsieur le Maire.

Conformément au texte, Monsieur le Maire rendra compte au Conseil Municipal de l’exercice de cette délégation à chacune des réunions obligatoires du Conseil Municipal.

Il est proposé au Conseil Municipal de déléguer à Monsieur le Maire les compétences prévues par l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales

PROJET DE DELIBERATION

Objet:    Alinéa 3 de l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales  Délégation spécifique à la réalisation des emprunts inscrits au budget

Vu l’article L. 2122 22 du Code Général des Collectivités Territoriales et notamment l’alinéa 3,

Il est proposé au Conseil Municipal:

Article 1      De donner délégation au Maire, pendant toute la durée de son mandat, de procéder dans les limites fixées à l’article 2, à la réalisation des emprunts destinés au financement des investissements prévus par le budget et de passer à cet effet les actes nécessaires.

    Article 2      Les emprunts pourront être:

  à court, moyen ou long terme,
  libellés en euro ou en devise,
  avec possibilité d’un différé d’amortissement et/ou d’intérêts,
  au taux d’intérêt fixe et/ou indexé (révisable ou variable) à un taux effectif global
    (TEG) compatible avec les dispositions légales ou réglementaires applicables en
    cette matière.

    En outre, le contrat de prêt pourra comporter une ou plusieurs des caractéristiques
ci après
  des droits de tirages échelonnés dans le temps avec faculté de remboursement et/ou
    de consolidation par mise en place des tranches d’amortissement,
  la faculté de modifier une ou plusieurs fois l’index ou le taux relatif au(x) calcul(s)
    du ou des taux d’intérêt,
  la faculté de modifier la devise,
  la possibilité de réduire ou d’allonger la durée d’amortissement,
  la faculté de modifier la périodicité et le profil de remboursement.

    Par ailleurs, Monsieur le Maire pourra exercer les options prévues par le contrat
de
prêt et conclure tout avenant destiné à introduire dans le contrat initial une ou
plusieurs des caractéristiques ci dessus.

Article 3      Le Conseil Municipal sera tenu informé des emprunts contractés dans le cadre de la
    délégation dans les conditions prévues à l’article L. 2122 23 du Code Général des
    Collectivités Territoriales.
TABLEAU ANNEXE I   APPLICATION AU 18 MARS 2008

NOM – PRENOM    FONCTIONS    MONTANT INDEMNITE MENSUELLE
ÔIÏESSEY Christian    Maire    2.600 Euros
BECQUET André    Adjoint    1.600 Euros
MINCHELLA Eric    Adjoint    1.600 Euros
BOUCHER Michel    Adjoint    1.600 Euros
GUERINOT Bénédicte    Adjoint    1.600 Euros
FIL Kheira    Adjoint    1.600 Euros
PACTHOD Bernard    Adjoint    1.600 Euros
DEROME Annie    Adjoint    1.600 Euros
COUTY Bernard    Adjoint    1.600 Euros
LIBERSA Anne    Adjoint    1.600 Euros
CUNY Agnès    Adjoint    1.600 Euros
DAVOINE-VERDONNET Corinne    Adjoint    1.600 Euros
RIGAUD Gilles    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
BERLIER Danièle    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800Euros
    Délégation du Maire   
PEUGNIEZ Eric    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
JOURDAIN Gilles    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
BENATTIA Malek    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
THIRY Claire    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
RBEH Karim    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
SAGE-VALLIER Bernard    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
VAUDAUX-ARSON Lucile    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation du Maire   
FOING Patrick    Conseiller Municipal bénéficiant d’une    800 Euros
    Délégation _du_Maire   

Dossier de presse à télécharger.

(Cliquez sur l’annexe ci-dessous).

Liste des Commissions et délégations où siègent les élus de la liste POUR ANNEMASSE

Liste des Commissions et délégations dans lesquelles siègent les élus de la liste POUR ANNEMASSE

OPAH Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat : Anne Michel
CAO Commission d’Appel d’Offres ZAC Sud-Ouest : Louis Mermet
Commission de délégation de Service Public : Anne Michel
Commission Consultative des Services Publics Locaux : Jean-Pierre Benoist
Commission Jumelage : Anne Michel
Groupe de Travail Révision du PLU : Anne Michel
Révision des listes électorales : Louis Mermet
SIAEAB (entretien de l’Arve) : Jean-Pierre Benoist
Aérodrome : Jean-Pierre Benoist
Comité des fêtes : Louis Mermet

Délégation à l’Agglomération : Louis Mermet titulaire, Jean-Pierre Benoist suppléant.

Outre ces commissions et délégations, les élus de l’opposition participeront aux commissions issues du nouvel organigramme du Conseil Municipal, divisé en quatre grands secteurs : Administration de la cité, Rayonnement de la ville, Services aux habitants, Aménagement.

Enfin M Dupessey a proposé que des grands projets puissent être conduits par des structures plus transversales. Par exemple pour l’aménagement des trois places. Les élus de l’opposition devraient aussi pouvoir y participer.

Ainsi l’opposition sera plus présente dans la vie de la ville.

Nous tentons une expérience politique. Conseil Municipal du 27 mars 2008.

Nous allons tenter une expérience politique.

Pour ne pas nous retrouver dans une opposition aussi stérile que systématique, nous avons souhaité, mes colistiers et moi, nous inscrire dans un autre schéma, qui nous paraît plus intelligent, celui de l’opposition constructive.

L’idée est simple. Elle part du constat que la majorité repose sur une base électorale rétrécie par le fait de l’abstention massive. Tout comme d’ailleurs l’opposition. Ensemble, majorité et opposition(s), ne représentent que 45% de tous les électeurs.

Se pose alors la question de la légitimité des décisions prises. Et c’est dans cette perspective qu’il apparaît comme plus opportun d’engager un dialogue entre la majorité et l’opposition, de sorte que cette dernière puisse être associée aux grandes orientations et aux grandes réalisations, tout en conservant son rôle d’opposition.

À cet égard, la limite politique est celle du mandat donné par les électeurs, à telle ou telle liste. Les listes n’en sont pas propriétaires, et de ce fait ne peuvent que respecter l’engagement de leurs électeurs.

Ainsi et pour traduire cette limite, les oppositions, (si l’on admet qu’il en existe deux), ne peuvent voter le budget, sans quoi elles rejoignent la majorité, et se trouvent alors en porte à faux avec leur électorat.

Cette limite étant posée, il n’en demeure pas moins que la coopération constructive est préférable. Notre voix ne pourra qu’être mieux entendue.

La traduction de ceci est la présence des oppositions dans les commissions,  où la majorité a accepté de les accueillir.

Il y a aussi les délégations et à cet égard les deux oppositions, celle de la liste VIGNY, et celle de la liste POUR ANNEMASSE, n’ont pas eu la même attitude.

L’opposition de la liste VIGNY a refusé de participer aux délégations de l’agglomération. Pour la raison que la majorité demandait en contrepartie, un alignement sur ses positions dans l’enceinte de l’agglomération.

Ce qui se comprend puisque la situation à l’intérieur de l’agglomération est la suivante : seules Annemasse et Ambilly ont accepté que leurs oppositions siègent à l’agglomération, les autres communes ont refusé. Il faut excepter les communes où une seule liste se présentait et a été élue, comme par exemple Ville la Grand.

Annemasse fait donc un effort, et on peut comprendre de ce point de vue que la majorité ait souhaité que la solidarité territoriale prime la solidarité politique, sans quoi à l’occasion de votes sur une question quelconque, elle pourrait se trouver mise en difficulté par des membres de sa propre délégation. Ce qui n’aurait pu se concevoir que si par une sorte de compensation, d’autres membres minoritaires d’autres communes avaient pu venir la soutenir. Mais dans la figure actuelle, il n’y en aura pas.

De ce fait, le compromis est que dans le cadre de la délégation à l’agglomération les élus minoritaires voteront comme la majorité en faisant prévaloir la solidarité municipale avant toute autre considération.

C’est un pacte politique, et nous l’avons accepté lors de la séance du 27 mars 2008. La liste VIGNY l’a refusé.

Louis Mermet siégera à ce titre comme délégué à l’agglomération, et  JP Benoist comme délégué suppléant.

Une nouvelle ère, un nouveau blog, mais la même foi dans l’avenir.

Ce blog répond à plusieurs besoins essentiels.

Tout d’abord, maintenir les relations entre les membres de la liste POUR ANNEMASSE. La fermeture du blog POUR ANNEMASSE, que je regrette était commandée par la situation.

En deux mots et pour revenir sur cette question, soudainement l’atmosphère était devenue bizarre. Mais rassurons nous, toujours respirable !

La raison a été exprimée par Louis MERMET. Il me contestait tout leadership au sein des élus de notre liste au conseil municipal. Il n’indiquait pas qui à ses yeux devait assumer le leadership.

Soit.

J’ai compris alors qu’il serait difficile de maintenir un groupe au sein du Conseil Municipal dans ces conditions.

Personnellement cela ne me dérange pas de rester seul.

Je le regretterai.

Le spectacle de l’opposition risque d’être saisissant. Un premier bloc, déjà fissuré, celui de Vigny. Un second groupe, admettons qu’il soit d’étiquette UMP. Combien de membres ? Deux, ou plus ? Plus de deux, cela signifiera un détachement d’un ou de plusieurs membres de la liste Vigny de leur orbite initiale. Et puis JP BENOIST, seul. La réflexion n’est pas terminée sur ce point. Je conserve l’espoir que nous puissions rester unis.

Mais plus rien ne trouvait grâce ni aux yeux de Louis MERMET ni à ceux d’Anne MICHEL.

Plus rien dans l’ancien blog s’entend.

Juste après les élections j’ai publié des commentaires. Ils étaient de trop. Personne ne m’a proposé d’articles, mais les miens fâchaient. Puis il y a eu un reproche sur ma photo. Je l’ai supprimée. Puis un reproche sur le titre. Je l’ai supprimé.

Je remettais en ligne nos trois photos. Celles d’Anne, de Louis et de moi. Reproche. Que fallait-il faire ?

Alors j’ai décidé de fermer le blog.

Ce nouveau blog inaugure donc une nouvelle phase politique.

Et je vous lance un appel. Venez!

Ce site pourra fonctionner comme point de ralliement. C’est sa deuxième raison d’être.

Je compte y publier tous le matériel politique, et tout ce qui fait la vie de notre cité. Je souhaite que le site réponde à ce besoin fédérateur qui permet de fonder l’avenir sur un socle solide.

Le site sera ouvert, il faut le souhaiter tolérant. Il le sera.

Et puis il répondra à tous les besoins que le surgissement de la vie fera naître.

Et sa troisième raison est d’être tout entier tourné vers l’avenir.

Alors à vos plumes !

Amicalement,

Jean-Pierre Benoist

Mais où sont passés les électeurs ?

Les résultats des cantonales nous interpellent.

Notre député a encore remporté une victoire sans discussion possible.

Le plus intéressant est de remarquer qu’il rassemble sur son nom, dans le seul secteur d’Annemasse-Sud, 51,4% des suffrages exprimés.

Certes l’abstention atteint des records puisque seuls 31% des électeurs se sont déplacés.

Mais rapportée aux récentes élections municipales, la victoire de Birraux dans le canton Annemasse-Sud est plus que significative.

Elle signifie qu’une faute énorme a été commise. Il devait prendre la tête de liste.

Je le lui ai demandé.

Louis Mermet le lui a demandé.

S’il avait accepté, Annemasse ne serait pas restée à gauche.

Jean-Pierre Benoist

Clarification

Françoise CASAS, élue en 4° position sur la liste Vigny, a démissionné. Elle est remplacée par M Jouleau. Le Modem n’est en conséquence plus représenté que par Gilles Rigaud dans le camp socialiste. Le Modem devient ici un parti de gauche, qu’il le veuille ou non. Il quitte donc les rivages centristes traditionnels en Haute-Savoie. Mais en quittant ses électeurs qui continueront sans lui à voter pour un centre allié avec l’UMP, il se prive de sa base électorale.

Les résultats à Gaillard, St Julien, Thonon, Ville la Grand, Ambilly

Ambilly a connu une petite révolution, dont l’ampleur reste à expliquer. L’appartenance à la gauche de la nouvelle équipe fera bouger un peu les lignes de l’agglomération, mais plus à la marge. Ailleurs, il n’y a pas de forts changements. Notamment à Gaillard qui nous intéresse par son poids démographique. Madame MAGNIN est réélue. L’agglomération en conséquence ne va pas beaucoup changer.

Saint-Julien voit la victoire de Thénard. Les voix de droite sont allées à son secours pour battre la candidature Modem, dissimulée dans une liste sans étiquette. La stratégie de cette liste, qui refusait avec violence la liste UMP, n’a finalement pas payé.

Thonon voit son maire sortant s’en tirer de justesse. Ce qui laisse penser qu’avec une investiture UMP, Arminjon, candidat tête de liste exclu de l’UMP, aurait pu l’emporter. Curieuse stratégie départementale.

La palme revient incontestablement à Ville la Grand. Une liste. Un maire. 100 % des votes ! Qui dit mieux ?

L’opposition au Conseil Municipal d’Annemasse

Nous ne baisserons pas les bras. Et en tout cas, je ne les baisserai pas. L’opposition peut vivre au Conseil, dans la diversité, et dans la richesse de sa participation à la vie municipale.

Dans le même esprit que celui qui a animé notre campagne, j’ai proposé lors de l’installation du Conseil, samedi 15 mars 2008, de constituer une opposition constructive. Ce qui appelait de la part de la majorité, une réponse. Cette réponse a été positive. Notamment pour ce qui concerne une participation de l’opposition aux délégations importantes. Cela aura aussi une conséquence, l’opposition dans une délégation devra d’abord être solidaire de la ville. Sinon, on peut comprendre que la majorité n’ait pas envie d’être mise en minorité à l’occasion de décisions prises dans les enceintes communautaires.

Nous verrons donc comment ces idées seront mises en œuvre. Si rien ne vient, alors nous serons condamnés à une opposition plus stérile, et je le regretterai.

Nous pouvons faire fonctionner au Conseil un groupe d’opposition. Ce blog participera à son expression.

curiosité du Modem

Vous remarquez que le Modem sera représenté :

– par deux conseillers municipaux dans la majorité, c’est donc un parti de l’alliance majoritaire,
– par une conseillère municipale dans la minorité de la liste Vigny.

Qui dit mieux ?

Remerciements

Remerciements d’abord à toute notre équipe qui a déployé une énergie considérable, au service, au fond, de la démocratie.

Remerciements à toutes les électrices et les électeurs qui ont apporté leur soutien à une liste qui présentait un programme, un vrai, pas un machin confectionné à la va-vite, sans considération pour la réalité.

Remerciements à toutes celles et ceux qui pensent, avec nous, qu’Annemasse méritait, et méritera demain, un autre destin.

Nous poursuivons notre action politique.

Au sein d’un conseil municipal « de gauche », dans notre ville qui reste une ville modérée.

Jean-Pierre BENOIST