Le fiasco du câble et son urgence.

Annemasse n’a pas eu de chance avec l’opérateur du réseau câblé.

La ville adoptait il y a dix ans un plan sous le régime de la concession. Mais voilà, le concessionnaire est défaillant. 334 foyers reçoivent la télévision par câble, alors que la ville en compte 5000 et que l’objectif était naturellement de les desservir tous.

L’alternative, comme cela a été exposé au conseil municipal le 16 octobre 2008, est simple : négocier ou aller au tribunal (administratif). La négociation, entre nous, on voit mal ce qu’elle pourrait donner. La procédure aboutira nécessairement, mais dans plusieurs années, avec des expertises, etc. Le but étant de se débarrasser de la concession qui s’étend encore pour une durée de 15 ans, et aussi de récupérer au prix qui sera fixé l’infrastructure.

Car c’est bien d’infrastructure qu’il s’agit.

Pendant la campagne notre liste avait souligné l’importance du câble, c’est à dire des tuyaux de la modernité et du transfert ultra rapide des données.

C’est urgent. Très urgent. Sans cela nous perdrons jour après jour des activités qui formeront demain le tissu de l’économie. Et surtout nous n’en gagnons pas. Elles se déportent ailleurs.

Un plan très haut débit serait lancé, et le département s’y mettrait aussi avec l’aide de la région. 27 millions d’euros pour le plan concernant les « provinces du nord » de l’ancienne Savoie, c’est à dire notre Genevois Haut-Savoyard et le Chablais. Mais rien n’est décidé. Et on peut aussi s’attendre à ce que tout traîne, alors qu’il y a urgence.

La solution passe donc par un investissement rapide là où on peut agir immédiatement, c’est-à-dire notre échelle et celle de l’agglomération. On dispose des gaines. Il faut les alimenter.