Le menu sans viande à l’étude d’une commission municipale

Tétanisés. Nos dirigeants municipaux sont tétanisés. Aucun n’a dénoncé cette friponnerie majeure qu’un compte rendu d’une commission municipale, la commission « Service aux habitants » du 28 mai 2008, révèle en page 5/6. Le document a été publié par Erebus sur son site.

Les faits sont les suivants.

1100 repas sont servis à des enfants dans les cantines scolaires. Un tiers des enfants est apparemment de confession musulmane. En conséquence, ils ne supportent pas le porc. Voilà que des repas sans porc sont aussi servis.

Mais ce n’est pas suffisant. Peut être y a-t’il contamination.

Un conseiller municipal, M RBEH a manifesté son désir de voir de la viande « hallal » servie.

Mais ce n’est pas si simple. Alors, l’idée lumineuse du FCPE (syndicat de supposés parents d’élèves, très marqué à gauche) a été reprise et il a été proposé des menus sans viande. Pas de viande, pas de viande pour tout le monde.

C’est madame l’adjointe LIBERSA qui a soutenu le 28 mai 2008 cette belle idée.

On lit dans le compte-rendu :

« Mme LIBERSA propose d’enlever la viande de tous les menus pour tous les enfants ».

La commission proposera prudemment  l’étude des attentes des familles (on suppose celles concernées par la problématique, ce qui laisse deviner le résultat), et la production de deux repas simultanés, avec et sans viande.

Il faut réfléchir à ce que contient la proposition de Mme LIBERSA, 9e Adjointe aux Solidarités, à l’Économie sociale et solidaire,  au Tissu associatif social,  au Logement.

Il y a d’abord cette énormité : 33% des enfants seraient musulmans, et les 67% qui ne le sont pas devraient se priver d’un aliment TRADITIONNEL, pour ne pas fâcher, sans doute.

Il y a ensuite cette autre énormité. On est en République. Notre République est LAÏQUE. Il y a 103 ans elle séparait l’Église de l’État, pour le bien commun.

Cette laïcité signifie d’abord que les religions doivent rester à la porte de l’école publique, qui ne peut accepter que des accommodements mineurs.

Et Mme LIBERSA, sans même mentionner M RBEH, dans une nouvelle forme de capitulation complaisante, de vouloir renforcer non seulement un signe majeur d’appartenance religieuse, le tabou alimentaire, mais plus encore DE VOULOIR L’IMPOSER A TOUS.

Une majorité n’est pas concernée par le tabou. Mais cela importe peu aux yeux de la solidaire de service. La majorité se verra imposer le respect de l’interdit. C’est cela la « solidarité » pour Mme LIBERSA. On abandonne notre culture, nos traditions, notre être, notre identité.

Prodigieux scandale.