Ordre du jour Conseil Municipal 3 juillet 2008

Vous aurez tout le week end pour le lire, l’apprendre, et m’en faire rapport. Notation sur 20, le zéro n’est pas éliminatoire, mais oblige à apprendre aussi par cœur le compte-rendu.

L’un des plus importants de l’année, en considération du sujet principal.

Sous forme de fichier word (je hais Microsoft, mais je suis obligé de composer avec les puissances temporelles).

Cliquez, et souriez !

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Les emplacements de stationnement à Annemasse.

Nous approchons de choix décisifs.

Annemasse se transforme.

Le quartier Chablais-Gare poursuit sa course (folle), et d’autres projets suivent.

Il est question, comme cela est relaté dans un article ci-dessous, d’y créer une grande densité de logements, 1/3 de logements sociaux, par voie de conséquence 2/3 d’autres logements, non-aidés.

Un problème à régler : les effets de la démographie.

Il est démontré qu’on aboutira à une surdensité dans le nouveau quartier.

Ce qui signifie probablement 1000 nouveaux venus.

Et combien de voitures, pour combien de parkings ? Il y aura une réponse locale, par la création de stationnements souterrains à Chablais-Gare, mais en quelle proportion ? Seront-ils suffisants pour accueillir des résidents et des visiteurs ?

Or, on laisse se construire un parking souterrain avec un nombre limité d’emplacements de stationnement, sous la place de la libération.

Bien sûr ce n’est pas Chablais-Gare, pourrait-on répondre. Mais si. Car il faut apprécier le nombre de places de stationnement dans la totalité de la ville. Et son déficit également sur tout l’espace.

Actuellement environ 900 places seront créées entre la place de la libération et le parc Montessuit. Mais dans le même temps, le nombre de places diminue au centre-ville, et aussi sur  la place de la libération. Très bien, mais il faut alors compenser et même surcompenser les disparitions si on veut, par exemple, que le commerce continue de vivre. Le parking sous la place de la libération est manifestement sous-dimensionné avec ses deux niveaux.

Mais pourquoi ne pas en rajouter un ou plusieurs ? Question technique ou choix délibéré, peu importe. Le résultat sera là, et peut-être sera-t’il trop tard.

Pour commencer, votez, votez pour votre avenir.

Complément sur le conseil municipal du 19 juin 2008, au sujet de la clinique du Brouaz

A l’ordre du jour il y avait le point sur la ligne de trésorerie. Il s’agissait de voter cette ouverture de crédit. Il était précisé que ce crédit, banal, qui est simplement dans les livres d’une banque la possibilité d’un découvert, avait comme intérêt notamment de permettre le « portage » du foncier dans l’opération de la Clinique du Brouaz. Notamment. Car cette ligne peut couvrir d’autres besoins de trésorerie.

Le maire, interpelé en conseil, ce 19 juin 2008, a affirmé publiquement que les intérêts seraient facturés à la Clinique.

Je le crois sur parole. Je fais confiance à un homme qui affirme publiquement un point.

Car si cela était inexact, ce serait terrible sur un plan politique. Et cette issue, jusqu’à preuve du contraire je n’y crois pas.

Anne Michel, pour des motifs de prudence que je respecte totalement, a voté contre. J’ai voté pour.

Nous différons donc sur l’analyse de la situation, ce qui n’est en rien le signe d’une désunion, mais au contraire de la richesse et de la liberté de notre équipe, animée d’un profond sentiment démocratique.

Je crois fondamentalement que si nous avons perdu l’hôpital, nous devons coûte que coûte conserver la clinique. C’est une question de santé publique.

Quel beau conseil municipal ! (19 juin 2008)

Toutes les troupes de toutes les formations, au grand complet. C’était beau. Le Maire a ouvert la séance en rappelant que tout allait bien ici bas, grâce à quoi il fallut aussitôt approuver le compte administratif. On y apprit que les dépenses de fonctionnement en 2007 avaient progressé de 8,5%, mazette, de 5 points de plus que les recettes de fonctionnement itou. Si bien qu’à ce rythme on a tous du souci pour l’avenir, et surtout quand on sait que le quart des recettes est fourni par des ressources à caractère exceptionnel, les fonds frontaliers et le casino. Même, monsieur Borel confirmait qu’un croupier indélicat suffisait à faire fermer un honorable établissement pour deux ans. Le débat n’est pas nouveau, m’a dit monsieur le maire, mais je crois que la sagesse, vielle comme le monde de famine, commande de garder des poires pour la soif, et de viser comme objectif au moins la maîtrise des dépenses publiques. Peine perdue à Annnemasse, puisqu’on vous dit que tout va bien. Du côté des minorités, on s’est abstenu. Logiquement.

On a aussi eu un moment de gaité. Louis Mermet a justement brandi le code des collectivités locales pour rappeler que les publications coûtaient plus de 80000 € et que le JIM, belle danseuse, n’en était pas moins régi par ledit code, de sorte qu’on lui contrevenait chaque fois que la majorité s’offrait une colonne d’expression à côté de l’espace misérable réservé à la (aux) minorité (s). L’argument est imparable juridiquement. Politiquement aussi, c’est pour cela que j’ai lancé la contestation du JIM tant qu’il n’aura pas changé sur ce point, et que j’ai vigoureusement rappelé qu’on se trouvait en présence d’un abus de majorité.

La seule fausse note de la soirée, en dehors de l’absence quasi constante à toutes les séances du conseil de petits fours, aura été l’intervention de Mme C V, qui, avec sa légendaire distinction, a soudainement manifesté qu’elle existait et avec cette bonne éducation qu’on apprécie tant chez elle, a lancé à l’adresse de notre opposition (POUR ANNEMASSE) que nous exprimions suffisamment notre diarrhée, c’est son mot, dans nos médias, comprenez nos blogs.

Je ne voulus pas la blesser en lui disant tout le bien que je pensais de cette délicate image, de l’emploi qu’on pouvait réversiblement en faire, et je me suis contenté de demander au maire de la rappeler à l’ordre ! C’est vrai quoi, un peu de discipline..

Un autre temps fort aura été le vote des subventions aux différentes associations. Ça fait toujours plaisir de savoir que l’argent du contribuable est bien employé. Et là je peux vous l’affirmer : tout ce qui est soutenu mérite largement de l’être. Vrai de vrai. Ce qui ne nous interdit naturellement pas de nous informer pleinement sur le fonctionnement des bénéficiaires.

La vie municipale est formidable. Suie à la prochaine séance.

Même pour la Police, les résultats à Annemasse sont moyens.

C’est un article paru dans le Figaro du 18 juin.

Un classement a été opéré entre les villes sur le critère des résultats en matière d’élucidation d’affaires par policier. On y apprend que pour les 119 policiers de la Police Nationale, le nombre de faits élucidés est de 12,9 par an.

Ce qui classe Annemasse en 69e position des villes françaises. Ce qui n’est pas si mal, mais loin du score ahurissant de St Lo dont les 57 policiers ont élucidé chacun 27,4 affaires, ce qui leur fait remporter haut la main (pas haut les mains) le concours. Même si on peut les soupçonner, vu de très loin, d’arrêter chacun à leur tour 10 fois le même délinquant pour remporter la palme… Mais là c’est du pur chauvinisme de ma part.

Au fait, vous saviez qu’ils étaient 119 ?

La Police veille, citoyens, vous pouvez dormir tranquillement !

Pour plus de résultats, téléchargez le fichier Excel :

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Questions politiques.

On a vu au dernier conseil municipal Mme Fradet se retirer officiellement du groupe issu de la liste voulue et soutenue par l’UMP au cours des dernières élections.

On observe que Mme Casas, élue sur cette liste et militante du MODEM, ne siège jamais. Elle aussi s’est retirée.

M Pirat, l’élu « écologique » pour reprendre la jolie expression de son chef de file, M Vigny, se fait si rare qu’il commence déjà à nous manquer.

Restent apparemment Messieurs Vigny, Augusto, et Jouleaud.

Est-on bien sûr que cette situation est celle qu’ont souhaité leurs électeurs ?

C’est une vraie question politique.

Parce qu’il faut se souvenir du discours tenu alors par cette liste improbable sur sa volonté de rassemblement. Elle n’a pour finir rien rassemblé du tout. Elle a divisé. Elle explose. Et malgré le soutien du plus grand parti de France, elle a échoué. Elle a échoué dans les élections. Elle échoue dans l’opposition.

C’est en ce point que commencent les questions politiques.

Scoop sur Chablais Gare

Mme CHRISOSTOME PROUTEAU, colistière de POUR ANNEMASSE a assisté à une réunion tenue le 5 juin par le grand architecte de l’opération.

Elle en rapporte que les immeubles feront 10 étages.

Le signal aura quant à lui 14 étages.

Il est question qu’on y plante une éolienne. Pour ma part je préfèrerais une statue équestre d’une personnalité de la ville. (Vous pouvez voter sur le point et proposer votre choix : M BOREL, M DUPESSEY, ou pour les opposants M VIGNY, Mme FRADET, etc. zut, je me trompe, M VIGNY était parti, mais il a voté pour, Mme FRADET boudait!)

La vie sera belle à l’ombre des rues étroites au pied des immeubles de 10 étages.

Une vraie médina, sauf que les immeubles seront peints en vert. Ouf ! on respire.

Fonctionnement du JIM

D’abord, qu’est-ce que le JIM ?

Un journal. LE journal d’informations municipales. Journal gratuit, distribué dans les boîtes aux lettres.

Au fil du temps il est devenu de plus en plus agréable à l’œil. De véritables professionnels se chargent de sa mise en page.

Le contenu, c’est une autre histoire. Le contenu c’est l’expression de la majorité municipale.

Une vingtaine de pages d’expression. On sait tout, absolument tout, sur tous les projets. Tout sur les bâtiments inaugurés. Tout sur les équipements. Mais rien sur ce qui ne va pas bien, ou simplement qui ne va pas très bien.

Cela n’a rien d’étonnant, car on ne voit pas pourquoi la majorité municipale tendrait des verges pour se faire battre.

Mais quand même, le thème du « tout va bien », à force, ça lasse.

Et puis aussi un seul son de cloche, à la fin des temps, surtout dans un pays démocratique, ça finit par faire désordre. C’est pourquoi notre sage législateur a prévu de réserver un droit d’expression aux minorités dans les journaux municipaux.

C’est en application de ce droit que les minorités à Annemasse sont invitées à publier des articles dans le JIM. Articles limités en espace. On nous accorde généreusement 1800 caractères. Un tiers de page.

J’ai compté que dans la dernière parution du JIM il nous avait été réservé (nous = POUR ANNEMASSE) un tiers de page sur 20. C’est-à-dire 1/60ième du journal.

Tout pourrait bien se passer dans le meilleur des mondes municipaux possibles, mais voilà que la majorité s’offre en prime un petit supplément d’âme. Elle appelle cela sa « tribune ». Elle vient y exprimer son opinion. Son opinion sur la minorité. Juste à côté du maigre espace laissé à la minorité, aux minorités devrais-je écrire. Elle marque le joueur. Elle le flanque de sa prose. C’est comme si elle voulait le submerger sous le flot de ses discours. Discours devant, avant, après, à côté, partout. Elle est partout.

Techniquement les choses se passent simplement. La majorité dispose du pouvoir de publier, d’éditer le journal municipal. Elle a ainsi la possibilité de lire en primeur l’article de la minorité grâce à cet autre artifice qui consiste à imposer une date limite de dépôt de son article, qu’elle n’a, elle, nul besoin de respecter. C’est beau, non ? Et elle répond.

Alors, on arrête le jeu.

On ne publiera plus d’article dans le JIM. On publiera sur nos blogs respectifs. Et dans le JIM on expliquera pourquoi on invite nos lecteurs à nous retrouver sur nos blogs.

La terre va continuer de tourner. Justement, tout tourne. Les majorités deviennent des minorités et inversement. Sic transit gloria mundi.